Avec des informations de Julien Cayouette
FRANCOPHONIE
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Ministère de la Défense : le français relégué au second plan?
Le ministère a signalé, dans une infolettre publiée le 27 juillet, avoir adopté une «nouvelle approche en matière de langue de travail», a dévoilé Le Devoir en début de semaine.
Jusqu’à présent, de nombreuses organisations du ministère de la Défense nationale et des Forces armées canadiennes étaient réparties selon trois désignations linguistiques : anglaise, française ou bilingue.
«Toutefois, cette approche présentait certains défis. Plusieurs organisations et unités situées dans des régions unilingues éprouvaient des difficultés à respecter leurs obligations linguistiques, ce qui entrainait des plaintes fondées et de la frustration», rapporte le ministère pour justifier le changement.
Nouvelle classification : Désormais, la langue de travail dépend principalement de la région où est située l’organisation ou l’unité, conformément à la Liste des régions bilingues du Canada aux fins de la langue de travail prévue par la Loi sur les langues officielles.
À l’extérieur du Québec, ces régions bilingues se situent autour d’Ottawa, au Nouveau-Brunswick, dans l’Est et le Nord de l’Ontario.
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Les organisations situées dans une région unilingue fonctionnent dans la langue officielle prédominante de la province ou du territoire où elles sont établies.
Autrement dit, certaines organisations auparavant bilingues devront travailler exclusivement en anglais.
Inquiétude chez les francophones : Cette décision inquiète entre autres la Fédération de communautés francophones et acadienne et d’anciens militaires francophones.
Le député conservateur Joël Godin, vice-président du Comité permanent sur les langues officielles, déplore la décision en entrevue avec Francopresse.
Au niveau légal, probablement qu’ils respectent la loi, mais ce n’est pas l’esprit de la loi. […] [L’]esprit de la loi, c’était d’arrêter le déclin du français et de protéger et promouvoir les deux langues officielles.
CANADA
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Essai clinique pour un vaccin contre l’Ebola
Après le Royaume-Uni, c’est au tour de Santé Canada d’autoriser un essai clinique pour un vaccin contre la maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo. L’entreprise américaine Moderna pourra lancer un essai de phase I pour son vaccin à ARN messager.
Il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué contre ce type d’Ebola, qui sévit actuellement en République démocratique du Congo et en Ouganda.
Le Canada est le deuxième pays, après le Royaume-Uni, à autoriser un essai clinique de pour un vaccin à ARN messager contre le virus Bundibugyo, une souche du virus Ebola.
Pas encore de cas au Canada : Aucun cas de maladie Ebola n’a pour l’heure été recensé au Canada. Le virus se transmet par contact direct et non protégé avec les liquides corporels d’une personne infectée qui présente des symptômes (ou d’une personne décédée des suites de la maladie), ainsi que par contact avec des objets contaminés ou des animaux infectés.
Selon l’UNICEF, depuis sa première apparition il y a 50 ans, le virus a fait plus de 15 000 morts en Afrique. Depuis mai 2026, une nouvelle épidémie a touché plus de 3626 personnes et causé 1589 décès en République démocratique du Congo et en Ouganda.
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Un pipeline bientôt projet «d’intérêt national»
Le gouvernement fédéral a lancé les démarches pour désigner l’oléoduc vers la côte du Pacifique comme projet «d’intérêt national».
Cette désignation s’inscrit dans la mise en œuvre de la nouvelle Loi sur les projets d’intérêt national, qui vise à accélérer l’approbation de grands projets jugés stratégiques, en contournant notamment certaines lois environnementales.
Le gouvernement fédéral vient de lancer des démarches pour accélérer son projet d’oléoduc vers la côte Ouest.
Consultation publique : Ottawa invite les citoyens et les citoyennes à «donner leur point de vue sur des considérations susceptibles d’orienter la décision du gouvernement». Un avis publié dans la Gazette du Canada le 1er aout fixe au 18 septembre la date limite pour soumettre des commentaires sur cette désignation.
Selon un nouveau sondage de l’institut Angus Reid, une majorité de Canadiens (54 %) estiment que le gouvernement fédéral devrait conserver le pipeline Trans Mountain plutôt que de le vendre, le projet étant désormais perçu pour beaucoup comme «un atout énergétique stratégique pour le pays».
À lire aussi : Énergie Est : le projet d’oléoduc controversé pourrait-il ressortir de terre?
INTERNATIONAL
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Anita Anand au Bénin
La ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, était cette semaine en visite dans deux pays francophones de l’Afrique de l’Ouest : le Bénin et la Côte d’Ivoire.
Cette semaine, la ministre des Affaires étrangères, Anita Anand, a officiellement inauguré l’ambassade du Canada à Cotonou, la capitale économique du Bénin.
Partenariat : Mercredi, Affaires mondiales Canada a annoncé une nouvelle étape dans un partenariat stratégique avec le Bénin pour renforcer le dialogue entre les deux pays ainsi que «leur coopération économique et leur engagement commun en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable».
Cet accord vise aussi à lutter contre l’insécurité en Afrique de l’Ouest et la piraterie maritime.
Elle et son homologue, la ministre des Affaires étrangères du Bénin Corinne Amori Brunet, ont souligné «leur volonté de poursuivre une concertation étroite au sein des organisations internationales, notamment des Nations Unies et de l’Organisation internationale de la Francophonie».
La ministre Anand a également inauguré l’ambassade du Canada à Cotonou, la capitale économique du Bénin.
En Côte d’Ivoire, les discussions ont entre autres porté sur la promotion de la stabilité et de la prospérité en Afrique de l’Ouest et la collaboration au sein des forums multilatéraux, dont celui sur la Francophonie.
