le Samedi 31 octobre 2026
le Samedi 31 octobre 2026 6:00 Francophonie

Forum jeunesse pancanadien : une place pour l’immersion

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Le Forum jeunesse pancanadien a réuni près de 70 jeunes francophones de partout au pays à Vancouver, du 21 au 25 octobre.  — Photo : Courtoisie FJCF
Le Forum jeunesse pancanadien a réuni près de 70 jeunes francophones de partout au pays à Vancouver, du 21 au 25 octobre.
Photo : Courtoisie FJCF

FRANCOPRESSE – Le Forum jeunesse pancanadien, organisé par la Fédération de la jeunesse canadienne-française, a élargi ses horizons cette année en accueillant pour la première fois une délégation de Canadian Parents for French. Le Forum a eu lieu à Vancouver du 21 au 25 octobre.

Forum jeunesse pancanadien : une place pour l’immersion
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Résumé en cinq points

  • Sept jeunes et leur accompagnatrice de Canadian Parents for French ont participé au Forum jeunesse pancanadien de la Fédération de la jeunesse canadienne-française.
  • Derrek Bentley dit que certains jeunes ont trouvé que les quatre jours en français avait été une expérience différents de leur salle de classe.
  • Le Forum a réuni plus de 70 jeunes de 14 à 25 ans autour du thème «Mission : information».
  • Les discussions ont porté sur les médias, la santé mentale, l’insécurité linguistique et l’intelligence artificielle.
  • Les recommandations adoptées au Forum seront examinées en novembre par le conseil de la direction de la FJCF.

Un partenariat a déjà existé entre les deux organismes de promotion de la langue française auprès de la jeunesse canadienne dans le cadre des Jeux de la francophonie canadienne, explique le directeur général du réseau, Derrek Bentley. Mais c’était la première fois que des jeunes issus du réseau Canadian Parents for French (CPF) – qui regroupe surtout des jeunes dont le français est la deuxième ou une autre langue – participaient au Forum.

«Souvent, les jeunes en programme d’immersion française n’ont pas l’occasion de créer des liens avec la francophonie locale», note Derrek Bentley. 

Photo : Sarah Lamontagne

Les sept jeunes et leur accompagnatrice ont adoré l’expérience. Les membres du groupe ont créé des liens avec de jeunes francophones de leur province.

Par contre, pour un petit nombre, quatre jours de conférence qui se déroulent dans un français différent de celui auquel ils sont habitués en classe «a été une expérience un petit peu overwhelming», raconte Derrek Bentley en entrevue. S’il y a une prochaine fois, l’équipe de CPF les préparera à cette réalité, ajoute-t-il.

La présidente du conseil de la direction de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Emma Raphaelle, considère également l’expérience concluante. «Je pense que c’était super le fun de discuter avec ces jeunes-là puis de comprendre mieux comment l’organisation fonctionne, mais aussi quels sont leurs besoins.»

Avant de confirmer la continuité de ce partenariat au prochain Forum, dans deux ans, Derrek Bentley dit qu’ils évalueront la participation de cette année. Intégrer les jeunes issus du système d’immersion à la francophonie reste important pour Canadian Parents for French.

«Je pense qu’il faut viser avec des actions très concrètes, quels sont nos moments où on va faire venir ensemble ces jeunes-là avec des parcours différents, mais avec beaucoup de similarités en même temps», indique-t-il.

Emme Raphaelle explique que pendant les forums jeunesse, les discussions portent sur les défis des jeunes et ce qui est important pour eux. «Ça nous permet à la FJCF de savoir que la direction qu’on prend est vraiment celle que la jeunesse veut.» Photo : Jean-François Bergeron

Emme Raphaelle explique que pendant les forums jeunesse, les discussions portent sur les défis des jeunes et ce qui est important pour eux. «Ça nous permet à la FJCF de savoir que la direction qu’on prend est vraiment celle que la jeunesse veut.» Photo : Jean-François Bergeron

Éduquer et écouter

Les Forums de la jeunesse pancanadienne ont le double rôle d’informer et d’outiller plus de 70 jeunes de 14 à 25 ans, mais aussi de donner la chance à la FJCF d’entendre leurs doléances.

Cette année, les sujets abordés tournaient autour du thème «Mission : information». Ils allaient des médias à la santé mentale, en passant par l’insécurité linguistique et l’intelligence artificielle.

Être sur place était important pour Emma Raphaelle, présidente depuis le 1er septembre seulement, pour écouter les jeunes. «C’est vraiment une occasion pour moi de remplir mon verre de perspectives, parce que, venant du Nouveau-Brunswick, parfois je me sens privilégiée par rapport aux autres, puisque le français est quand même notre langue officielle. Et donc, ça me donne vraiment l’opportunité de mieux comprendre les réalités du terrain. […] Parce que je ne suis pas là pour représenter ma perspective personnelle.»

Le représentant du Manitoba au conseil de la direction, Gabriel Gagnon, abonde dans le même sens. «On les a vraiment écoutés et on a vraiment été poussés pour donner des réponses concrètes, des choses que la FJCF peut concrètement faire pour aider.»

Gabriel Gagnon et été particulièrement impressionné par la pensée critique de plusieurs jeunes participants et participantes, sur leur niveau de connaissances, entre autres à propos de l’intelligence artificielle et les effets des centres de données sur l’environnement. 

Photo : Courtoisie

Camaraderie productive

Pour Gabriel Gagnon, les moments à l’extérieur des salles de conférence ont été tout aussi productifs. «C’est là où j’ai eu les meilleures discussions et où j’ai appris le plus.»

Connaitre de nouvelles personnes, repartir chez soi avec de nouveaux contacts permet de poursuivre la réflexion. «Moi, je vais continuer à échanger avec plusieurs gens que j’ai rencontrés dans le Forum, continuer ces discussions-là.»

Niveaux d’information variés, nationale et locale

Même si cette génération est née avec Internet et les réseaux sociaux, Emma Raphaelle note que les jeunes ne sont pas tous et toutes «des experts». Ils et elles essaient de comprendre les nouvelles technologies comme tout le monde.

«On a beaucoup parlé de désinformation, mésinformation, malinformation, à mieux comprendre ces réalités-là, mais aussi on a parlé avec les jeunes de comment aller chercher de la bonne information.» Par exemple, la travailleuse sociale Laure Sabini était au Forum afin de montrer comment trouver de l’information fiable sur la santé mentale.

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«Dans un monde où il y a tellement de fausses informations et qu’on est plus facilement, on va dire, truqués par les fausses nouvelles, c’est tellement important de montrer aux jeunes comment identifier les bonnes nouvelles et entendre leurs idées et pas juste répéter les mêmes choses qu’on voit en ligne. Vraiment pousser pour de la meilleure pensée critique», plaide Gabriel Gagnon.

Pendant l’un des ateliers du Forum, les jeunes ont pu s’exprimer en rédigeant un article sur la jeunesse. 

Photo : Courtoisie FJCF

Emma Raphaelle raconte que des jeunes présents ont exprimé leur déception d’avoir peu ou pas accès à de l’information locale en français sur les réseaux sociaux.

«C’est difficile quand on n’a pas accès à l’information fiable de nos journaux locaux sur nos médias qu’on consomme», déplore-t-elle. Meta bloque effectivement les médias au Canada depuis 2023 et les médias canadiens n’ont pas tous des comptes TikTok.

Ce genre de conférence peut aussi servir à créer de nouvelles habitudes. Gabriel Gagnon avoue que la majorité de ses sources de nouvelles sont en anglais. «J’ai eu la chance d’échanger avec des gens de différentes provinces, qui m’ont partagé des sources francophones, fiables, autres que Radio-Canada», raconte-t-il.

La représentante du Yukon au conseil de la direction, Rébecca Fico, repart un peu plus rassurée à propos de l’intelligence artificielle grâce aux spécialistes à qui les jeunes pouvaient poser des questions. «Ça m’a aidé un peu à démystifier c’était quoi les vrais risques de l’IA, puis comment on pouvait les éviter, mais aussi de voir comment elle peut être utilisée de manière responsable.»

Des réalités complexes

Rébecca Fico raconte aussi qu’après les sourires courtois et les poignées de mains polies de la première journée, plusieurs jeunes se sont ouverts et ont partagé des expériences plus personnelles au fil des conversations.

«Plusieurs jeunes ont fait des partages sur leur propre expérience avec la santé mentale et l’experte c’était une thérapeute, alors elle a pu leur offrir des conseils. Ça a vraiment un peu montré une différente approche de prendre soin de soi et de gérer sa santé mentale quand on est jeune», raconte Rébecca Fico. 

Photo : Étienne Hodgson

Les conversations autour de la santé mentale l’ont particulièrement marquée.

«Ça fait réaliser à plusieurs jeunes à quel point il y a des fissures sous la surface des personnes et comment les réalités, même des jeunes, peuvent être vraiment plus complexes que ça parait.»

C’est d’ailleurs la principale intention d’action qu’elle rapporte avec elle au Yukon. Elle veut «voir s’il y a quelque chose que je peux faire dans ma communauté pour supporter les jeunes dans leur santé mentale avec les nouvelles approches que j’ai apprises».

Une piste à suivre

Les suggestions et recommandations adoptées par les jeunes rassemblés au Forum seront examinées en novembre par le conseil de la direction de la FJCF. Un exercice auquel Emma Raphaelle a très hâte de participer.

Elle s’attend à ce que la santé mentale fasse partie des discussions à travers la création d’un cahier de propositions en rapport avec la santé mentale, afin que «la FJCF ait des propositions concrètes venant de la jeunesse sur ce qu’ils veulent voir améliorer dans la santé mentale».

Type: Actualités

Actualités: Contenu fondé sur des faits, soit observés et vérifiés de première main par le ou la journaliste, soit rapportés et vérifiés par des sources bien informées.

Déclaration sur les sources et la méthode:

Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par un journaliste. Un outil d’intelligence artificielle a servi à la transcription des entrevues. Le journaliste a révisé l’exactitude des extraits utilisés.
Le résumé et la FAQ ont été rédigés par un outil d’intelligence artificielle à partir du texte et révisés par le journaliste.

Données de parution:

Sudbury

Julien Cayouette

Rédacteur en chef

Adresse électronique:

FAQ

Pourquoi la participation de Canadian Parents for French était-elle notable?

Un partenariat avait déjà existé entre Canadian Parents for French et la Fédération de la jeunesse canadienne-française dans le cadre des Jeux de la francophonie canadienne. C’était toutefois la première fois que des jeunes issus du réseau CPF participaient au Forum.

Comment les jeunes de Canadian Parents for French ont-ils vécu le Forum?

Selon Derrek Bentley, les sept jeunes et leur accompagnatrice ont adoré l’expérience. Ils ont créé des liens avec de jeunes francophones de leur province.

Quels sujets ont été abordés pendant le Forum?

Le thème de cette année était «Mission : information». Les discussions ont porté sur les médias, la santé mentale, l’insécurité linguistique, l’intelligence artificielle et la recherche d’information fiable.

Quel rôle le Forum joue-t-il pour la FJCF?

Le Forum vise à informer et outiller plus de 70 jeunes de 14 à 25 ans. Il permet aussi à la FJCF d’entendre leurs doléances et de mieux comprendre les réalités du terrain.

Pourquoi l’accès à l’information locale en français a-t-il été discuté?

Emma Raphaelle rapporte que des jeunes ont exprimé leur déception d’avoir peu ou pas accès à de l’information locale en français sur les réseaux sociaux.  Meta bloque les médias au Canada depuis 2023 et ce ne sont pas tous les médias canadiens qui ont un compte TikTok.

Sources supplémentaires