FRANCOPHONIE
- Les anciens jugements de la Cour suprême ne seront pas traduits en français
La Cour fédérale a rejeté mardi la demande de Droits collectifs Québec (DCQ) visant la traduction en français d’environ 6000 jugements de la Cour suprême rendus avant 1969.
Elle estime que ces décisions ne sont pas assujetties aux obligations de traduction prévues par la Loi sur les langues officielles. DCQ déplore cette décision, qu’il juge défavorable aux droits linguistiques des francophones, et envisage de faire appel.
Ce jugement va à l’encontre des conclusions du Commissariat aux langues officielles, qui soutenait la traduction de ces décisions.
À lire aussi : Pas de traduction en français des anciens jugements de la Cour suprême pour le moment
CANADA
- Ottawa s’oppose à une hausse des revenus pour les géants du numérique
Le gouvernement fédéral demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de revoir sa décision imposant aux plateformes de diffusion en ligne de consacrer 15 % de leurs revenus générés au Canada au financement de contenus canadiens, notamment pour la production en français et autochtone.
«Accessibilité financière» : Le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, invoque «l’accessibilité financière» et le besoin de soutenir rapidement l’industrie culturelle, notamment via une aide de 600 millions de dollars annoncée par Ottawa.
La décision du CRTC visait notamment des services comme Netflix, Disney+ et Prime Video.
L’annonce du ministre est critiquée par certains acteurs de l’industrie qui craignent un recul de la souveraineté culturelle, tandis que d’autres saluent le soutien financier.
Cette annonce a créé du remous sur la Colline, en raison des tensions commerciales avec les États-Unis et des critiques liées à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
Menace de nouveaux tarifs : Les États-Unis ont annoncé en début de semaine que l’administration Trump envisageait d’imposer des droits de douane de 10 % à une soixantaine de pays, dont le Canada, dans le cadre d’une enquête liée au travail forcé. Les produits concernés par l’ACEUM seraient toutefois exemptés.
Washington tente de punir les pays qui n’empêchent pas l’importation de biens issus du travail forcé, une pratique que les États-Unis considèrent comme une forme de concurrence déloyale envers les travailleurs américains
Le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a dévoilé la stratégie canadienne sur l’IA jeudi, à Toronto.
- Ottawa dévoile sa nouvelle stratégie sur l’IA
Jeudi, le premier ministre Mark Carney était accompagné de son ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, pour présenter la Stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle du Canada : «L’IA pour tous».
Le plan : Celle-ci est basée sur l’adoption responsable de la technologie, la protection des citoyens, la création d’emplois et le développement d’une IA canadienne souveraine.
Ottawa prévoit investir environ 2,3 milliards de dollars et soutenir les entreprises locales afin de renforcer la confiance du public, stimuler la productivité et mieux commercialiser l’expertise canadienne en IA.
Rien sur l’impact environnemental : Le rapport a peu de mentions de mesures, ou de précisions sur celles-ci, pour réduire l’empreinte écologique croissante de l’IA ni les couts environnementaux que ce plan suscitera.
Selon un rapport de l’ONU publié le 3 juin, l’électricité nécessaire au fonctionnement des centres de données pourrait représenter une empreinte hydrique de 9,3 billions de litres d’ici 2030, soit assez d’eau pour couvrir pendant une année entière les besoins domestiques minimaux de toute la population de l’Afrique subsaharienne. L’ONU appelle les entreprises du secteur à publier leur empreinte environnementale.
À lire aussi : Pollution numérique : comment réduire son empreinte à l’ère de l’IA
Pierre Poilievre est apparu mardi devant les journalistes pour affirmer que «Mark Carney ne répond pas aux questions des médias sur la récession». Il a ensuite lui-même évité de répondre sur un autre sujet.
- Pierre Poilievre critique Mark Carney sur la récession
Lors de la période des questions à la Chambre des communes, mercredi, le chef conservateur Pierre Poilievre a pressé à plusieurs reprises Mark Carney de confirmer si le Canada est en récession, après un rapport de Statistique Canada à ce sujet, publié vendredi dernier.
Le premier ministre a évité de répondre directement et a mis de l’avant les investissements, la croissance des salaires et les mesures de son gouvernement pour renforcer l’économie.
Bien que le Canada ait enregistré deux trimestres consécutifs de croissance négative – ce qui correspond à une récession technique selon certaines définitions –, plusieurs économistes estiment que le ralentissement actuel ne répond pas pleinement aux critères d’une récession.
Débat d’urgence refusé : La demande de Pierre Poilievre visant à organiser un débat d’urgence sur la situation économique du Canada a été rejetée lundi après-midi par le président de la Chambre
- Le fédéral réduit son soutien aux organismes de défense des consommateurs
Le Bureau de la consommation sera progressivement aboli d’ici fin mars 2027, dans le cadre des efforts du gouvernement fédéral pour réduire ses dépenses.
Cette décision mettra fin à l’Initiative canadienne de protection des consommateurs, qui finançait des projets de recherche menés par plusieurs organismes de défense des consommateurs.
Ceux-ci dénoncent une mesure qui affaiblira leur capacité à documenter les enjeux liés au cout de la vie et à influencer les politiques publiques. Ottawa estime toutefois que cette mesure permettra d’économiser 2,6 millions de dollars par année.
