le Mardi 2 juin 2026
le Mardi 2 juin 2026 14:47 Francophonie

Pas de traduction en français des anciens jugements de la Cour suprême pour le moment

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Le Bureau du registraire de la Cour suprême du Canada a toujours soutenu que les couts de traduction de ses anciens jugements seraient beaucoup trop élevés. — Ericka Muzzo – Francopresse 
Le Bureau du registraire de la Cour suprême du Canada a toujours soutenu que les couts de traduction de ses anciens jugements seraient beaucoup trop élevés.
Ericka Muzzo – Francopresse 

FRANCOPRESSE – La Cour fédérale vient de juger que les quelque 6000 décisions de justice de la Cour suprême du Canada rendues avant 1969 n’ont pas à être traduites en français, alors même que le Commissariat aux langues officielles avait conclu l’inverse, dès 2020.

Pas de traduction en français des anciens jugements de la Cour suprême pour le moment
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La Cour fédérale a rejeté le 2 juin la poursuite intentée par Droits collectifs Québec (DCQ), un organisme de défense des droits constitutionnels et linguistiques, contre le Bureau du registraire de la Cour suprême du Canada (BRCSC). L’organisme cherchait à obtenir la traduction en français d’environ 6000 jugements rendus avant 1969.

«Les décisions historiques de la CSC ne constituent ni des “services” ni des “communications au public” assujetties à l’obligation de traduction prévue par les dispositions générales de la partie IV de la Loi sur les langues officielles (LLO)», écrit la juge suppléante, Denise A. LeBlanc.

À lire aussi : Plus de 6000 jugements non traduits : la Cour suprême devant la Cour fédérale

«On est déçus»

«On est déçus, réagit le directeur général de DCQ, Étienne-Alexis Boucher. On demandait quand même à la Cour de remettre en question un système qui est bien établi depuis plusieurs décennies.»

Selon lui, cette décision «ne permet pas à l’État fédéral de tendre vers une égalité réelle entre les citoyens et les citoyennes du Canada, peu importe le groupe linguistique officiel auquel ils et elles appartiennent».

«Indépendamment de la technique judiciaire, on est quand même convaincus que la situation actuelle demeure problématique quant au respect des droits linguistiques des francophones du Canada.»

Indépendamment de la technique judiciaire, on est quand même convaincus que la situation actuelle demeure problématique quant au respect des droits linguistiques des francophones du Canada.

— Étienne-Alexis Boucher, directeur général de Droits collectifs Québec

Pour l’heure, DCQ «étudie» un éventuel appel de la décision. L’organisme a 30 jours pour le faire.

La Cour fédérale a fondé sa décision sur les arguments du BRCSC. Pour la Cour suprême, l’affaire touche la partie de la LLO abordant l’administration de la justice.

À l’encontre du Commissariat aux langues officielles

Cette décision va à l’encontre de deux conclusions du Commissariat aux langues officielles (CLO) dans le cadre de ce jugement.

Pour DCQ et le CLO, l’affaire touche la partie de la Loi sur les communications et les prestations avec le public.

Le CLO avait affirmé que les deux plaintes faites respectivement en 2019 puis en 2024 étaient fondées.

Après le dépôt du deuxième rapport du CLO, la CSC a retiré de son site Internet, fin 2024, toutes les décisions rendues avant 1970. Elle avait alors annoncé son intention d’en traduire certaines; 24 ont été sélectionnées en juin 2025.

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Malgré l’annonce de la traduction de ces 24 anciens jugements,  DCQ a maintenu sa plainte, jugeant cette mesure insuffisante, notamment parce que les traductions ne seront pas officielles.

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Type: Actualités

Actualités: Contenu fondé sur des faits, soit observés et vérifiés de première main par le ou la journaliste, soit rapportés et vérifiés par des sources bien informées.

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Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par une journaliste. Un outil d’intelligence artificielle a servi à la transcription des entrevues. La journaliste a révisé l’exactitude des extraits utilisés.

Données de parution:

Ottawa

Inès Lombardo

Francophonie canadienne

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