le Mercredi 28 octobre 2026
le Mercredi 28 octobre 2026 5:00 Éducation

Bourses d’études : la demande explose chez les jeunes francophones

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Selon le Baromètre jeunesse 2025 de la FJCF, 80 % des jeunes de 18 à 21 ans occupent un emploi, souvent en même temps qu’ils sont aux études à temps plein.  — Photo : Vitaly Gariev – Unsplash
Selon le Baromètre jeunesse 2025 de la FJCF, 80 % des jeunes de 18 à 21 ans occupent un emploi, souvent en même temps qu’ils sont aux études à temps plein.
Photo : Vitaly Gariev – Unsplash

FRANCOPRESSE – Hausse du cout de la vie, frais de scolarité et dépenses courantes : les jeunes francophones doivent composer avec des couts élevés pour poursuivre leurs études postsecondaires. Par conséquent, ils cherchent des sources de revenus.

Bourses d’études : la demande explose chez les jeunes francophones
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En huit ans, la Fondation Baxter & Alma Ricard a plus que triplé le nombre de ses personnes boursières, passant de huit en 2018-2019 à 26 en 2026-2027. «Chaque année, les candidatures augmentent», commente le directeur général de la fondation, Elia Eliev.

Selon lui, poursuivre des études postsecondaires peut couter entre 56 000 $ et 60 000 $ par année. «Et ça, ça comprend le logement, les frais de scolarité, les frais de subsistance, etc.»

«Nos récipiendaires passent à travers plusieurs étapes pour recevoir la bourse. On sélectionne les meilleurs des meilleurs. Parfois, c’est très difficile parce qu’on aimerait en donner plus au niveau financier, mais on a une enveloppe très précise par année», précise Elia Eliev.

Créée en décembre 1998 par Alma Ricard et son défunt mari, Baxter Ricard, à Sudbury dans le Nord de l’Ontario, la fondation soutient des francophones issus de communautés en situation minoritaire au Canada qui terminent un deuxième baccalauréat, une maitrise ou un doctorat.

La fondation offre également une bourse de logement en partenariat avec la Maison des étudiants canadiens (MEC), située à Paris. Celle-ci permet à une personne francophone vivant en situation minoritaire au Canada et inscrite à un programme d’études de 2e ou de 3e cycle d’envisager de poursuivre une partie de ses études dans la capitale française.

«On veut s’assurer que la francophonie puisse vivre, rayonner, vibrer, à travers les projets de nos récipiendaires», témoigne Elia Eliev.

Photo : Courtoisie

Cap à l’Ouest

Si la majorité des boursiers de la fondation viennent de l’Ontario, celle-ci entend bien se faire connaitre d’un océan à l’autre. «On est là pour le rayonnement de la francophonie, pas juste émettre des chèques», dit Elia Eliev.

«Depuis 4 ans déjà, on a déployé des activités de promotion à travers le Canada, surtout dans l’Ouest, parce qu’historiquement, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba étaient bien représentés à la Fondation», indique le directeur général.

«On a aussi beaucoup de demandes provenant de francophiles, qui ont fait l’immersion […] On est en train d’appuyer et d’activer une nouvelle francophonie, une nouvelle génération de francophones.»

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«Tout augmente»

«Les jeunes, de plus en plus, demandent et essaient de trouver des bourses, mais même suite à ça, ils essaient aussi de se trouver un emploi à temps partiel, parfois à temps plein ou parfois deux emplois à temps partiel», confirme la présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Emma Raphaelle.

Tout augmente : le cout des études postsecondaires, la vie, le logement, la nourriture, l’essence. Ça rend l’éducation postsecondaire de moins en moins accessible pour les personnes étudiantes.

— Elia Eliev

Les dépenses s’accumulent et les difficultés financières se font sentir. Dans le Baromètre jeunesse 2025 de la FJCF, les jeunes réclament notamment plus de soutien financier et de bourses.

Étudier et travailler

Selon le Baromètre jeunesse 2025 de la FJCF, 80 % des jeunes de 18 à 21 ans occupent un emploi, 64 % travaillent à temps partiel et 36 % à temps plein. La plupart poursuivent parallèlement des études postsecondaires à temps plein.

Parmi les jeunes qui subviennent entièrement ou en partie à leurs besoins, deux sur cinq (40 %) déclarent éprouver des difficultés financières.

Même parmi les personnes répondantes qui ont des bourses, 49 % indiquent rencontrer des difficultés à subvenir à leurs besoins.

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Selon Emma Raphaelle, l’éducation postsecondaire doit être vue comme un investissement par les gouvernements et non une dépense. 

Photo : Jean-François Bergeron

L’organisme francophone propose d’ailleurs, en partenariat avec l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), les Bourses jeunes engagé·es. Un concours ouvert aux jeunes d’expression française en contexte minoritaire qui se démarquent par leur engagement, au sein de leur école ou de leur communauté francophone.

«C’est certain que plus on offre de bourses, mieux c’est. Subventionner et financer les institutions postsecondaires, c’est quelque chose qui est très important», insiste Emma Raphaelle.

Un investissement, pas une dépense

Selon Statistique Canada, les droits de scolarité moyens des étudiants canadiens au premier cycle ont augmenté de 1,4 % en 2025-2026, pour atteindre 7 734 $ à l’échelle du pays. En Ontario, ils s’élevaient à 8 958 $ au premier cycle et à 9 930 $ aux cycles supérieurs. Ces montants n’incluent ni le logement ni les frais de subsistance.

Il y a des défis au niveau des études postsecondaires en Ontario et à travers le Canada. Il y a de moins en moins de financement

— Elia Eliev

Aux yeux d’Emma Raphaelle, les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral doivent comprendre que l’éducation postsecondaire constitue un investissement, pas une dépense. «Parce que si on cherche des électriciens, des nurses, des enseignants par exemple, il faut investir dans l’éducation.»

«L’accessibilité de cette éducation en français est primordiale, ajoute-t-elle. Cela devrait être reflété dans le financement des gouvernements, que ce soit à travers du financement direct dans les institutions ou justement des bourses pour les personnes étudiantes.»

La responsable rappelle que les jeunes francophones partent déjà avec un fardeau. «Quand les jeunes choisissent d’aller au postsecondaire en français, c’est très souvent une grosse décision pour eux, parce que l’option la plus facile, c’est très souvent d’aller en anglais plus proche de chez nous.»

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Type: Actualités

Actualités: Contenu fondé sur des faits, soit observés et vérifiés de première main par le ou la journaliste, soit rapportés et vérifiés par des sources bien informées.

Déclaration sur les sources et la méthode:

Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par une journaliste. Un outil d’intelligence artificielle a servi à la transcription des entrevues. La journaliste a révisé l’exactitude des extraits utilisés.

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Monrtéal

Camille Langlade

Cheffe de pupitre

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