Donjons et Dragons est ce qu’on appelle un jeu de rôles. C’est un jeu très populaire qui a été créé il y a plus de 50 ans. Chaque joueur y incarne un personnage fantastique. Magicien, guerrier, voleur, elfe, gnome, nains… il y a toutes sortes de combinaisons possibles!
L’histoire est dirigée par un maître du jeu. C’est lui qui raconte l’aventure, qui décrit les défis que les joueurs doivent surmonter et qui fait parler les personnages qu’ils rencontrent. Les joueurs doivent jouer leur rôle, improviser et réagir à ce que le maître de jeu raconte. À plusieurs moments de l’aventure, les joueurs lancent des dés. Selon le résultat ainsi que les forces et faiblesses du personnage, on réussit… ou on échoue!
Thomas Wardell et Charlie Dilk sont tous les deux travailleurs sociaux chez Playwell Therapy. Il s’agit d’un organisme qui utilise le jeu pour aider des gens à surmonter certains défis.
En jouant à Donjons et Dragons avec des jeunes, Thomas a remarqué que le jeu leur permettait d’explorer différentes façons de réagir à des situations difficiles, sans conséquence dans la vraie vie.
Par exemple, un joueur peut avoir à parler à un roi, faire face à de l’intimidation ou résoudre un conflit. Ensuite, les jeunes discutent de ce qu’ils ont ressenti et font des liens avec leur propre vie.
«En tant que maître de donjon, je joue le rôle de personnages qui peuvent les mettre au défi et les placer dans des situations inconfortables. Le but est qu’ils puissent explorer différentes façons d’y réagir dans un univers fantastique», explique Thomas Wardell.
Après avoir accompagné plusieurs groupes jusqu’à la fin de leur aventure, le travailleur social dit avoir vu des résultats encourageants. Certains jeunes lui ont raconté qu’ils sortaient davantage de chez eux et participaient à plus d’activités sociales.
Comme quoi, vaincre un monstre dans un jeu peut aussi aider à affronter certains défis dans la vraie vie!
Et toi, y a-t-il un jeu ou une activité qui t’aide à prendre confiance en toi?
En ce moment, il y a environ 900 feux actifs au Canada, dont la plupart en Ontario et au Québec.
Le Canada a BEAUCOUP de forêts. Il abrite 9 % des forêts du monde entier! Sauf que la plupart de ses habitants vivent tout proche de la frontière avec les États-Unis. Le reste du territoire est presque inhabité et recouvert d’arbres : il y a donc peu de routes. Pourquoi je te raconte ça? S’il n’y a pas de routes, les pompiers ne peuvent pas arriver jusqu’à l’endroit où commence le feu.
L’expert en feux de forêt Michael Flannigan a expliqué au New York Times que les pompiers devraient arriver dans les 30 premières minutes d’un feu. C’est le temps qu’il faut pour le maîtriser rapidement.
En ce moment, les 200 feux qui brûlent les forêts du Nord-Ouest de l’Ontario se situent dans des régions reculées. Ils sont provoqués par la foudre. Entre le moment où on se rend compte qu’un incendie a commencé et celui où les pompiers arrivent sur place, il s’est écoulé beaucoup plus que 30 minutes. Le Canada ne peut pas gérer tous ses hectares de pays non habité!
S’il n’y en a pas trop, les feux aident la forêt à maintenir une bonne santé. «La forêt boréale se régénère en partie en raison des feux», explique le chercheur en écologie forestière Yan Boulanger, à l’émission de radio Les Faits d’abord à Radio-Canada.
Régénérer, ça veut dire qu’elle peut repousser en meilleure santé. En plus, les feux permettent de brûler les feuilles sèches qui s’accumulent sur le sol. Imagine-toi un sol en fin d’automne : il y a beaucoup de feuilles mortes. Plus il y en a, plus les flammes peuvent grandir. C’est donc mieux qu’il y ait de plus petits feux, chaque année, à la bonne saison!
Mais il y a quand même un problème : la saison des feux s’allonge chaque année. Il y a de plus en plus de feux et c’est trop pour les pompiers qui ne peuvent pas être partout à la fois.
La cause de tout ça : le réchauffement climatique. Il fait chaud plus longtemps. La chaleur assèche les plantes qui s’enflamment beaucoup plus rapidement. Et plus l’air reste chaud, plus il y a des risques de foudre. C’est ce qui démarre les feux de forêt.
Le réchauffement climatique est causé par la combustion de pétrole et de charbon, ce qui cause des gaz à effet de serre. C’est ce qui fait que la température globale augmente. Les États-Unis sont le deuxième pays qui relâche le plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Mais ça, Donald Trump n’en a pas parlé.
Face à Donald Trump, le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, n’a pas eu froid aux yeux. D’ailleurs, il a même dit dans une conférence de presse : «Un jour, ce sera votre tour, et nous serons là sans hésiter pour soutenir nos voisins».
En 2020 et 2025, le Canada avait déjà envoyé des pompiers pour aider la Californie à éteindre ses feux.
Et toi, est-ce que tu as déjà aidé un voisin? Raconte!
Sources : New York Times, Radio-Canada
Sébastien, peux-tu nous expliquer c’est quoi, le Grand Bioblitz?
Le but : rapprocher les gens de la nature et recueillir des informations utiles pour la science. La nature, ce n’est pas seulement quelque chose qu’on trouve loin en forêt ou à la campagne.
Il y a de la nature partout, même sur notre balcon! C’est une activité organisée par Conservation de la nature Canada depuis 6 ans.
On doit faire quoi exactement?
Du 27 juillet au 3 août, on sort! On va dans la ruelle, sur le balcon, sur un sentier de randonnée, dans un rang, un chemin de campagne, un parc. N’importe où à l’extérieur! Et on prend en photo les êtres vivants qui nous entourent : plantes, animaux, insectes, champignons. Même les traces de pattes et les cacas d’animaux sont acceptés! On dépose ensuite nos photos dans une application ou un site Web auquel les scientifiques ont accès. Ces images les aident beaucoup dans leur travail.
Comment participer au Grand Bioblitz
Étape 1 : En parler à ses parents!
Étape 2 : S’inscrire au Grand BioBlitz sur le site de Conservation de la nature Canada. C’est gratuit.
Étape 3 : Télécharger l’application iNaturalist ou simplement utiliser un ordinateur. Tout est expliqué au moment de l’inscription.
Étape 4 : Prendre des photos avec l’application ou les télécharger sur l’ordinateur en suivant les consignes.
Donc, pas besoin d’être un expert pour participer?
Pas du tout! Si on voit un bel oiseau rouge sans savoir que c’est un cardinal, on peut quand même le prendre en photo et l’envoyer.
Si on utilise l’application, l’outil qui analyse les photos va aider à identifier ce qu’on voit et nous suggérer des réponses. C’est intéressant parce qu’on ne fait pas seulement envoyer de l’information : on apprend aussi énormément. Même moi, je suis biologiste, et j’apprends encore des choses en l’utilisant.
Le vois-tu? Le petit hibou bien camouflé? C’est un petit-duc maculé. Il habite tout près de chez moi dans un grand parc en ville! On l’a surnommé Jerry. J’ai bien envie de participer au Grand BioBlitz et d’envoyer une photo de mon Jerry Bou!
Qu’est-ce qui a été le plus photographié l’an dernier?
Le monarque, un papillon en voie de disparition. Alors c’est une bonne nouvelle d’avoir reçu autant de photos!
Pourquoi la participation des citoyens est-elle importante pour la science?
Les scientifiques ne peuvent pas être partout à la fois. Quand des milliers de personnes contribuent, cela permet de recueillir beaucoup plus de données et d’obtenir un portrait beaucoup plus précis de ce qui se passe sur le terrain.
Avec les années, toutes les observations accumulées deviennent aussi très précieuses. Elles permettent de suivre l’évolution de la nature et de voir comment elle réagit aux changements climatiques, par exemple. La participation des citoyens est vraiment très importante!
Toi, as-tu envie de participer au Grand BioBlitz? Quelles observations aimerais-tu faire?
Quand Eric Kennedy a quitté le Québec qui l’a vu grandir pour aller se réinstaller au Nouveau-Brunswick en 2006, il s’exprimait, de son propre aveu, «un peu comme un dictionnaire» : «J’ai dû ajuster ma façon de parler.»
Eric Kennedy a, de son propre aveu, changé sa façon de parler pour s’adapter à son environnement.
«Quand je posais des questions, quand j’avais des discussions, c’était comme : “OK, wow, simplifie ton langage svp, on n’est pas sûr de te comprendre”», confie le directeur des communications de l’Association Régionale de la Communauté francophone (ARCf) de Saint-Jean, aussi rédacteur en chef du journal Le Saint-Jeannois, publié par l’ARCf.
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Aujourd’hui, lorsqu’il discute avec son frère au Québec, il constate que sa façon de parler a changé. «On se moule à notre environnement», dit Eric Kennedy.
«C’était beaucoup plus facile d’être caméléon que de rester avec une identité où déjà, dès les premiers mots, on allait savoir que je n’étais pas d’ici.» Il voulait aussi être compris de ses interlocuteurs et interlocutrices.
Cody Broderick a vécu plusieurs années en France, où il a «absorbé» les tics langagiers locaux. Quand il est revenu au Canada, son accent est devenu «un peu français de France, un peu Québécois, un peu terre-neuvien», comme une «glace napolitaine», sourit le rédacteur en chef du Gaboteur, à Terre-Neuve-et-Labrador.
Il donne à ses journalistes un conseil que lui avait partagé une consœur : parler de «manière plus relax, pour que la personne soit plus à l’aise».
Cody Broderick déteste quand on lui dit : «Vous parlez très bien le français».
«L’accent, ce n’est pas juste celui qu’on entend ou celui qu’on perçoit à la radio ou à la télé, c’est aussi celui qui se crée dans les interactions entre collègues, avec les sources», rappelle le chercheur et journaliste Clément Lechat.
Pour sa recherche «Speaking About One’s Accent : The Subjective Experience of Accented Journalists in Quebec and Canadian Francophone Media», il a mené 12 entretiens auprès de professionnels et professionnelles qui œuvrent dans les médias francophones au Québec et au Canada.
Certains journalistes craignent de ne pas établir un lien de confiance avec les personnes qu’ils interviewent à cause de leur accent, qui laisse paraitre leur origine géographique ou même sociale, remarque le diplômé du programme de maitrise en innovation numérique en études journalistiques à l’Université Concordia.
«D’un point de vue plus personnel, il y a vraiment des répercussions en termes d’estime de soi, de sentiment de crédibilité, de professionnalisme et de légitimité à être journaliste.»
Une des grandes tendances qui traverse les récits recueillis par Clément Lechat reste l’ambivalence entre les stratégies d’adaptation, de «conformisme», face aux normes professionnelles et la résistance à ces standards.
«Les personnes peuvent sentir qu’elles doivent faire très attention à la façon dont elles parlent. Ça pèse lourd aussi en termes d’énergie, de charge mentale», remarque Clément Lechat.
«Certains participants ont décrit des mécanismes que je qualifie de passing […]; tout un ensemble de techniques mises en place pour avoir l’air invisible et se fondre dans la norme», explique le chercheur.
«Des journalistes m’ont dit avoir pris des cours de coaching, de diction, pour “effacer ou assouplir” leur accent, mais aussi leur vocabulaire.»
Lors de son passage à la radio, Nicolas Pelletier avoue avoir adopté un français standard dans le but d’être compris par la majorité. «Quelque part, j’ai tenté de rejoindre la norme. Puis je l’ai fait de manière consciente et inconsciente. Ça a changé ma façon de parler», partage le coordonnateur du programme de journalisme du collège La Cité, à Ottawa.
«Les journalistes vont effectivement essayer de rencontrer certains standards», abonde dans le même sens le directeur adjoint d’Alliance Radios (l’Alliance des radios communautaires du Canada), Simon Forgues.
«Je ne dirais pas gommer nécessairement leurs accents, mais plutôt d’avoir une qualité de français ou un niveau de français qui soit compréhensible.»
Il n’aimerait pas que les radios communautaires fassent appel à des coachs de langue et «qu’on commence à dire “non, il faut prononcer comme ça, il faut dire ça comme ça”».
«Là où le bât blesse, c’est lorsque [l’accent] devient une discrimination à l’embauche ou une discrimination à l’avancée professionnelle», signale Nicolas Pelletier.
Pour Clément Lechat, les écoles de journalisme ont aussi leur rôle à jouer. C’est là qu’on peut commencer à «dialoguer et mettre le sujet sur la table».
«Parfois dans les écoles, il y a peu ou pas de coaching par rapport à la voix, ou en tout cas, il n’y a pas vraiment de discussion honnête sur quelles sont les attentes. Les journalistes vont être amenés à imiter ce qu’ils identifient comme la bonne façon de parler», analyse-t-il.
Au collège La Cité, à Ottawa, les étudiants et étudiantes du programme de journalisme ont des cours de technique vocale, d’animation et de radio. L’établissement essaie de trouver un équilibre entre compréhension et authenticité quand il s’agit d’accent.
«On leur apprend surtout à avoir confiance dans leur manière de s’exprimer. On met de l’avant la diversité francophone d’abord […] Il y a un souci de travailler l’élocution, la prononciation, mais je pense que tout ça peut se faire tout en respectant les accents», explique le coordonnateur du programme, Nicolas Pelletier.
«Ce qu’on priorise, c’est la compréhension par le plus grand nombre, mais on ne reproche jamais à un étudiant son accent.» Il prend l’exemple des régionalismes, qui peuvent être utilisés s’ils sont compris par la majorité du public visé.
«Jamais je ne voudrais que tout le monde parle de la même façon», soutient le responsable.
«Dès que t’arrives avec un accent différent, t’es repéré comme étranger. T’as comme une cible sur le dos. Mais ça, c’était au début. Ça a beaucoup évolué», assure Eric Kennedy, au Nouveau-Brunswick.
Selon lui, les différentes vagues d’immigration font que l’Acadie est «pluriculturelle» et on y entend plusieurs accents. «Autant les anglophones que les francophones ont habitué leurs oreilles à des accents différents, si bien que c’est très rare que les gens vont commenter.»
Selon Maryne Dumaine, les médias francophones se doivent de donner de la visibilité à la langue française, sous toutes ses facettes.
«Notre communauté change. En tant que journaliste, on veut s’adapter à ça aussi», souligne la directrice et rédactrice en chef de l’Aurore boréale, Maryne Dumaine. «On essaie d’embrasser la diversité et de la refléter dans notre salle de rédaction.»
Quand elle a commencé à travailler pour le journal francophone du Yukon, il y a huit ans, «quand quelqu’un parlait avec un accent ou avec un français avec des intonations anglophones ou avec ce qui n’était pas nécessairement un français standard, on avait tendance à le lisser et à le paraphraser, plutôt que de mettre la citation».
Cette mentalité a évolué, assure-t-elle. «On donne plus de visibilité au vrai parler des gens […] Si la personne met des anglicismes dans sa phrase, on va les garder dans la citation.»
Dans les deux cas, la démarche visait à assurer la sécurité linguistique des membres de la communauté, mais celle-ci passe désormais par «l’utilisation et la normalisation d’un français diversifié», explique Maryne Dumaine.
L’Aurore boréale a d’ailleurs proposé l’année dernière la capsule «Moi j’dis ça comme ça» pour présenter des mots et expressions utilisés par les différentes personnes francophones du territoire. «Il n’y a pas une bonne façon de dire, il y en plusieurs; on peut en rire, on peut en jaser, on peut se l’expliquer, etc.»
Au Gaboteur, les citations sont également reproduites telles quelles : «On va garder ça aussi près de l’accent et du caractère que possible», précise Cody Broderick. Le journal propose aussi, au besoin, un petit lexique pour expliquer certains mots ou expressions propres à la région.
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Plusieurs journalistes francophones en situation minoritaire interrogés par Clément Lechat estiment que les choses vont dans le bon sens.
Il cite une personne malentendante qui travaille en journalisme et qui, dans les dix dernières années, a remarqué plus d’acceptation, notamment de la part de ses collègues, qui sont davantage bienveillants et «enthousiastes par rapport à la diversité que ça peut apporter dans les équipes».
Si «la norme est encore très présente en journalisme», le vent tourne, estime aussi Nicolas Pelletier.
«Historiquement, Radio-Canada était un standard de la langue française. Il y avait un grand décalage entre le langage des journalistes et celui du public […] Tranquillement, on est arrivé vers une logique d’équilibre entre être un modèle d’utilisation de la langue, mais aussi un miroir de la société.»
«Le plus important, c’est d’être compris du plus grand nombre, mais après, l’accent qu’il y a derrière ou la façon de prononcer, ça peut changer», estime Simon Forgues.
En 30 ans de radio, Simon Forgues a lui aussi observé un changement. «J’ai comme l’impression que la radio revient à ses racines communautaires, très locales, très enracinées. Elle redevient un peu plus le reflet des gens de la communauté.»
Il prend l’exemple des nouveaux arrivants qui conservent leur accent et qui apportent leur authenticité au micro. Par ailleurs, l’essor des balados a fait que les contenus sont «moins lissés, plus naturels», selon lui.
«Quand ils font des podcasts, les gens sont dans un mood un peu plus relax. Ils vont plus se laisser aller. Ils mettent leurs tripes sur la table, ils ont une histoire à raconter et par la force des choses, ça vient avec l’accent, et parfois certaines expressions.»
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«Les gens ont envie d’entendre des voix de personnes, des personnalités, des couleurs», poursuit Simon Forgues.
D’après lui, toutes ces évolutions permettent à la radio de se rapprocher de son public, contribuant ainsi à «tisser un sentiment de communauté».
On prend les auditeurs beaucoup plus comme des membres de la famille ou comme des membres d’une communauté. Dans les années 1980, 1990, les gens de la radio, c’étaient des vedettes, comme des intouchables. Il y avait comme un standing.
Néanmoins, aux yeux de Nicolas Pelletier, «il y a encore une trop grande homogénéité chez les journalistes». Du côté des accents, mais aussi de l’origine sociale. Il souhaiterait en outre que les personnes atteintes de handicaps invisibles aient leur place dans les salles de nouvelles.
Reste que pour lui, comme pour la majorité des personnes interrogées, la direction est claire : plus les salles de rédaction ressembleront aux communautés qu’elles couvrent, plus elles gagneront en confiance et en légitimité.
Lundi, Ottawa a annoncé une hausse des versements de l’Allocation canadienne pour enfants (ACE) pour 2026-2027.
Jusqu’à 160 $ par enfant : Désormais, une famille pourra recevoir jusqu’à 8 157 $ pour chaque enfant âgé de moins de 6 ans et jusqu’à 6 883 $ pour chaque enfant âgé de 6 à 17 ans. Cela représente une augmentation qui peut aller jusqu’à 160 $ par enfant de moins de six ans et 135 $ par enfant âgé de six à 17 ans, par rapport à l’année dernière.
Selon le gouvernement, l’ACE bénéficie à environ 3,6 millions de familles et 6 millions d’enfants partout au pays.
Cette augmentation permettra de «couvrir des dépenses quotidiennes, comme les fournitures scolaires, les vêtements et l’épicerie», a déclaré la secrétaire d’État canadienne à l’Enfance et à la Jeunesse, Anna Gainey.
Les premiers ministres des provinces et territoires se sont réunis à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard, de mardi à jeudi, à l’occasion du Conseil de la fédération.
Vente d’alcool : Mardi, les premiers ministres de neuf provinces – l’Alberta, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, le Manitoba, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador – ont signé un accord pancanadien sur la vente d’alcool. Les brasseurs et les distillateurs pourront vendre leurs produits directement aux consommateurs situés en dehors de leur province d’origine.
Le Manitoba et le Nouveau-Brunswick avaient déjà autorisé la vente d’alcool directement aux consommateurs. La Colombie-Britannique s’est pour sa part engagée à mettre en place un système similaire d’ici février 2027. Le Québec et le Yukon devraient suivre le pas «dans un avenir rapproché», précise-t-on par communiqué.
Commerce intérieur : Les premiers ministres ont également convenu d’accélérer l’élimination des obstacles au commerce intérieur. Ils visent un accord de principe d’ici la fin de 2026 sur une loi type favorisant la reconnaissance mutuelle des règles provinciales et territoriales ainsi que la mobilité de la main-d’œuvre.
À la suite des dernières menaces tarifaires du président Donald Trump (lire plus bas), le gouvernement fédéral a annoncé mardi que le Canada ne célèbrera pas l’ouverture du nouveau pont international Gordie-Howe – qui relie Windsor et Détroit – avec les États-Unis.
Une cérémonie exclusivement canadienne devrait avoir lieu vendredi 24 juillet. L’ouverture du pont à la circulation des véhicules est prévue le lundi 27 juillet.
Accord dévoilé : Les détails de l’entente de principe conclue entre le Canada et les États-Unis concernant le pont ont été rendus publics mardi soir. Ce nouveau document ne modifie toutefois pas l’Accord entre le Canada et le Michigan signé en 2012.
Le Canada devrait partager avec les États-Unis 50 % des recettes nettes liées aux péages pour traverser le pont pendant les 15 premières années.
L’accord précise la date d’ouverture et mentionne également l’organisation conjointe, avec l’État du Michigan, d’une cérémonie d’ouverture qui devrait avoir lieu au plus tard le 3 aout.
Mardi, le ministre canadien de la Défense, David McGuinty, s’est joint à ses homologues du Royaume-Uni, de l’Italie et du Japon pour annoncer que le Canada deviendra le premier pays observateur au sein du Global Combat Air Programme (GCAP), un partenariat multinational axé sur la conception d’aéronefs de combat.
Nouvelles technologies : Ottawa explore les capacités des futurs avions de combat de sixième génération, qui pourraient intégrer l’intelligence artificielle et des technologies de pointe pour faire face aux enjeux de sécurité des prochaines décennies.
Le modèle de l’avion de chasse développé conjointement par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon. Le Canada est officiellement devenu un observateur du Global Combat Air Programme.
L’administration Trump a annoncé, lundi, son intention d’imposer, à compter du 19 aout, de nouveaux droits de douane de 50 % sur une série de produits canadiens, notamment dans les secteurs des produits laitiers, du bois d’œuvre, de l’alcool, du mobilier et des vêtements.
Les États-Unis reprochent au Canada ses représailles en réponse aux droits de douane qu’ils lui ont imposés, comme le retrait de l’alcool américain des tablettes, la gestion de l’offre dans la production laitière et les contretarifs pour le secteur de l’automobile.
Négociations intensifiées : «Nous intensifions nos négociations commerciales avec les États-Unis et nous n’hésiterons pas à défendre nos intérêts si nous devons le faire», a déclaré Mark Carney lors de son discours devant les premiers ministres des provinces et territoires réunis à Charlottetown, jeudi.
Ottawa affirme toutefois qu’il envisage toutes les options si les discussions échouent. Plusieurs premiers ministres provinciaux réclament une réponse ferme.
Des dirigeants de grandes compagnies comme Uber ou Nvidia ont récemment affirmé aux médias que leurs coûts d’utilisation de l’IA surpassaient maintenant leurs coûts en main-d’œuvre. Le Détecteur de rumeurs s’est donc penché sur les effets de l’IA sur la productivité et la rentabilité des entreprises.
Depuis l’arrivée de ChatGPT en 2022, l’IA est souvent présentée comme une solution pour diminuer les coûts de fonctionnement des entreprises. Dans un rapport publié en 2025, la banque américaine Morgan Stanley estimait même que l’adoption complète de l’IA pourrait mener à des bénéfices annuels de 920 milliards de dollars, en partie grâce à la réduction des frais de fonctionnement.
Cependant, des données récentes semblent confirmer que ces prévisions étaient trop optimistes. Par exemple, dans un sondage réalisé auprès de 753 chefs d’entreprises canadiens en septembre 2025, seulement 2 % disaient avoir constaté un retour sur investissement après avoir adopté l’IA générative dans leur entreprise.
C’est que, même si l’IA peut accélérer certaines tâches, cela ne se traduit pas automatiquement par une amélioration de la performance globale d’une entreprise, confirmait en mai 2026 Julien Pillot, un docteur en économie à l’Université de Nice, qui s’intéresse entre autres à la régulation de la technologie et du numérique. «Cela ne signifie pas que l’IA est inutile. Cela signifie que son coût réel a été sous-estimé.»
Déjà en 2024, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) avaient estimé que l’IA serait moins chère que l’humain pour seulement 23 % des tâches. Leur étude avait été réalisée avec un type d’IA appelée vision par ordinateur, dont les coûts sont bien documentés. Selon les auteurs, leurs conclusions pourraient s’appliquer également aux grands modèles de langages, qui sont derrière l’IA générative.
Dans un article sur la macroéconomie de l’IA publié en 2025, Daron Acemoglu, lui aussi chercheur au MIT, concluait que d’ici 2034, la productivité de l’économie ne devrait pas augmenter de plus de 0,66 % en raison de l’utilisation de l’IA. Selon lui, le fait que l’IA ne parvienne pas à être plus efficace qu’un humain dans plusieurs tâches complexes expliquerait cet impact limité.
De plus, l’utilisation de l’IA en entreprise peut avoir des coûts cachés, soulignait Julien Pillot en 2026. Cela peut inclure l’intégration de l’IA dans les systèmes existants, la maintenance, la formation des équipes, la supervision humaine et le contrôle de la qualité, dont la gestion des erreurs commises par le robot, voire ses inventions (ou «hallucinations»).
L’augmentation récente des coûts associés à l’utilisation de l’IA en entreprise coïncide avec l’arrivée de ce qu’on appelle l’IA agentique. Un agent IA est un système autonome qui peut prendre en charge des tâches complexes en élaborant un plan qui lui permet d’interagir avec d’autres systèmes, puis de le réanalyser et de corriger ses actions au besoin. Ces agents ont été développés au départ pour le codage, parce qu’ils sont très efficaces.
Or, paradoxalement, le recours à de tels agents IA a fait grimper la facture. Il faut savoir que, pour réaliser les tâches qu’on leur confie, les systèmes d’IA utilisent des jetons (en anglais, token) définis comme des unités de données traitées. Les agents conversationnels comme ChatGPT utilisent aussi les jetons, mais ils sont beaucoup moins gourmands que les agents IA.
À quel point? En avril 2026, une équipe de chercheurs du MIT, de Google et de Microsoft, a publié un article sur la plateforme de prépublication ArXiv, où elle concluait que les tâches nécessitant des agents IA utilisaient en moyenne 100 fois plus de jetons que les tâches de conversation ou de réflexion.
Cette augmentation du nombre de jetons utilisés s’explique par le fonctionnement même des agents. Ceux-ci doivent continuellement lire la tâche qui leur a été attribuée, obtenir une réponse, puis relire la tâche et la réponse avant la prochaine action. Tous ces allers-retours consomment énormément de jetons.
Or, les entreprises se sont retrouvées dans des situations où elles n’avaient pas le choix de facturer davantage pour demeurer rentables. «Pendant les deux premières années, écrit Julien Pillot, beaucoup d’acteurs de l’IA ont subventionné l’usage de leurs modèles. Ils disposaient de cash, d’investisseurs, d’une forme d’euphorie de marché. Mais cette période touche à sa fin. Les modèles économiques changent.»
Les compagnies d’IA sont pour cette raison passées progressivement d’abonnements très larges, où l’utilisation de jetons était illimitée, à des tarifications à l’usage, c’est-à-dire au nombre de jetons consommés. «Pour les entreprises qui utilisent massivement l’IA, la facture peut alors exploser très vite», ajoutait Julien Pillot en mai 2026. Nous serions présentement, explique-t-il, dans une phase où le travail humain reste plus rentable que le travail numérique. L’IA, qui devait réduire la masse salariale ou améliorer fortement la productivité, devient plutôt un poste de dépense supplémentaire.
Au point où Gartner, une entreprise américaine de recherche-conseil en informatique, prédisait en juin 2025 que 40 % des projets utilisant des agents IA seront abandonnés d’ici 2027 à cause des coûts. Puis, en février dernier, elle prédisait que 50 % des entreprises qui ont coupé des postes en raison de l’IA réembaucheront des travailleurs pour faire des tâches similaires.
Malgré les promesses faites par les compagnies d’intelligence artificielle, l’utilisation de l’IA ne permet pas encore de réaliser des économies claires pour les entreprises.
Le potentiel de production d’énergie solaire au Canada est «fortement éclipsé» par les occasions de production éolienne, note Evan Pivnick, directeur associé des affaires publiques chez Clean Energy Canada. Il étudie les meilleures pistes pour la transition électrique en exploitant au maximum les énergies renouvelables au sein de cette organisation associée à l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique.
Evan Pivnick souligne que les crédits d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre et à l’investissement dans l’économie propre du fédéral ont déjà des effets positifs sur la production d’énergie propre.
«Du côté de l’Alberta et de l’Ontario, le solaire aura une contribution significative», précise-t-il. Dans la plupart des autres provinces, il y aura des projets qui seront aussi pertinents, surtout avec l’amélioration de la technologie et des piles, explique-t-il.
Yves Poissant est gestionnaire de recherche et spécialiste principal en technologies solaires photovoltaïques au centre de recherche CanmetÉNERGIE – une agence de Ressources naturelles Canada. Il souligne que des pays situés plus au Nord que le sud du Canada produisent une proportion plus importante de leur énergie grâce au soleil. «Il y a des pays comme l’Allemagne, qui tirent plus de 20 % de leur électricité à partir de l’énergie solaire, qui ont un potentiel inférieur à celui du Canada.»
Evan Pivnick rappelle que le Canada est depuis longtemps l’un des plus importants producteurs d’électricité propre, mais surtout en raison de l’hydroélectricité. «Pour ce qui est des nouvelles énergies, le Canada n’a pas suivi l’explosion mondiale pour la production d’énergies renouvelables.»
Le potentiel photovoltaïque représente la production moyenne d’électricité en kWh prévue sur la durée de vie du système.
La région du Centre-Sud des prairies a le potentiel de production le plus élevé sur une base annuelle au pays. En deuxième place vient une section plus grande de ces provinces, la région d’Ottawa ainsi que l’ouest et la pointe sud de l’Ontario.
Selon un rapport de l’Association canadienne de l’énergie renouvelable (CanREA), le Canada disposait d’une capacité installée d’un peu plus de 5 gigawatts (GW) d’électricité par énergie solaire en 2025. En comparaison, le pays a une capacité installée de 19 GW en énergie éolienne.
Ce sont l’Ontario et l’Alberta qui mènent la charge. L’Ontario a presque la moitié du total de la capacité du pays – avec un mélange d’installations industrielles et résidentielles – avec 2,5 GW. L’Alberta n’est pas très loin derrière avec 2,2 GW.
Yves Poissant de CanmetÉNERGIE souligne le fait qu’il ne faut pas pour autant négliger le potentiel solaire du Nord : le Yukon a le plus d’installation solaire par habitant, révèle-t-il. «Un système bien orienté au Yukon va sans doute produire plus en été que le même système situé en Ontario», mais évidemment presque rien en hiver.
Malgré cela, pour des communautés éloignées qui dépendent souvent des génératrices, l’énergie solaire peut permettre de les éteindre pendant plusieurs semaines en été.
Le principal obstacle au développement des productions éoliennes et solaires au Canada a longtemps été le faible cout de production des autres méthodes, surtout de l’hydroélectricité, explique Yves Poissant.
La tendance est cependant en train de s’inverser en raison de la diminution du prix des matériaux et des batteries pour l’énergie solaire. Le solaire est maintenant le moyen le moins dispendieux par kilowattheure pour produire de l’électricité.
Evan Pivnick constate que les gouvernements provinciaux voient venir la hausse de la demande en énergie et évaluent davantage les projets selon la valeur de leur production et de leur apport économique, plutôt que sous un angle partisan. «C’est mieux pour les prix, c’est mieux pour la planification du système.»
«Il y a malheureusement l’Alberta, qui a le plus grand potentiel solaire au pays, mais c’est aussi le seul gouvernement qui a des politiques qui minent la compétitivité de l’énergie solaire», note Evan Pivnick. Les nombreuses infrastructures en place en Alberta ont été installées avant les nouvelles politiques du Parti conservateur, instaurées en 2024.
Jusque-là, l’Alberta était de loin le leadeur en nouvelles installations d’énergie renouvelable au Canada. Le marché encourageait la compétition.
En ce moment, l’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique sont les provinces les plus généreuses pour des programmes de remboursement pour l’installation de panneaux solaires. La Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut et quelques municipalités ont aussi de tels programmes. Il y a aussi des programmes de financement dans plusieurs provinces.
L’énergie est une responsabilité provinciale, mais le rapport Coup de circuit : Comment électrifier la croissance du Canada de l’Institut climatique du Canada, publié en juin 2026, propose des mesures que le gouvernement fédéral pourrait entreprendre pour bâtir un meilleur réseau électrique pour tout le pays. Appuyer la planification des connexions interprovinciales, soutenir le développement de manière ciblée et établir un Règlement sur l’électricité propre qui assurerait une prévisibilité à long terme sont les principales recommandations.
Evan Pivnick ajoute que les crédits d’impôt à l’investissement dans l’électricité propre et à l’investissement dans l’économie propre du fédéral ont déjà des effets positifs.
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La production d’énergie solaire au Canada n’est pas optimale toute l’année. Les heures d’ensoleillement sont plus longues en été, mais plus courtes en hiver. De plus, l’hiver est habituellement le moment de l’année où la demande en électricité est plus importante, pour le chauffage.
Evan Pivnick entrevoit tout de même que le solaire peut jouer un rôle pour répondre à la hausse de la demande en été. Elle restera forte en hiver, mais la hausse des températures fera augmenter les besoins en climatisation, sans oublier l’électrification des transports.
«Je crois que l’on verra plus de solaire que ce qui est actuellement prévu, mais en raison de la disponibilité du vent tout au long de l’année, le solaire restera un joueur dans le mix», dit l’expert.
La baisse du cout des batteries rend la production solaire encore plus intéressante. Elles permettent d’emmagasiner ce qui est produit en excédent pendant la journée pour l’utiliser le soir ou la nuit. De plus en plus de projets de production sont accompagnés d’une composante batterie.
Yves Poissant ajoute que les innovations rendront aussi la technologie plus attrayante. Les cellules gagnent en efficacité et les designs s’intègrent à l’architecture. «Parfois, on ne s’aperçoit même pas que c’est un panneau solaire tellement que c’est bien intégré et que ça ressemble à un autre revêtement conventionnel.»
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Cette carte des installations existantes au Canada en 2024 a été créée par Aela Fejzulla, Jenna Pare et Dr. John Parkins du département des ressources économiques et sociologie de l’environnement de l’Université de l’Alberta.
Un des autres avantages de l’énergie solaire, c’est qu’elle peut être produite à plus petite échelle – sur le toit des maisons par exemple.
Yves Poissant compte trois facteurs qui influencent la rentabilité d’une installation solaire résidentielle : les caractéristiques du site physique, le cout du système et le cout du financement.
Selon l’Évaluation du potentiel photovoltaïque du parc immobilier du Canada, réalisée en 2024 par Erin Gaucher-Loksts et Sophie Pelland, la surface totale des toitures des bâtiments résidentiels offre des possibilités de production beaucoup plus importantes que celle des toitures commerciales et industrielles, et ce, dans toutes les provinces et tous les territoires. «Le secteur résidentiel représente 64 % à 70 % de la capacité et de la production d’électricité [solaire] totale au Canada», peut-on lire.
Leur calcul tient compte de l’orientation des toitures. Pour être productifs, les panneaux solaires fixes doivent être à un angle maximal de 30 degrés par rapport au sud, note Yves Poissant.
Dans l’état actuel du marché, il faut de 16 à 18 ans pour que l’économie sur la facture d’électricité rembourse l’investissement, précise le gestionnaire de CanmetÉNERGIE. La baisse des couts d’installation et des programmes de subventions rend l’investissement encore plus intéressant si le cout peut être amorti sur environ 10 ans.
Fin juin et début juillet 2021, en l’espace de huit jours, 619 personnes sont décédées des suites de la canicule. La plupart étaient des personnes âgées. Beaucoup vivaient seules. Presque toutes sont mortes chez elles. Ce qui s’est passé n’était pas seulement un phénomène météorologique. C’était un échec des politiques en matière de logement, de santé, de préparation aux situations d’urgence et de politique sociale.
Aujourd’hui, la question qui dérange n’est pas de savoir si nous avons tiré les leçons de cette tragédie. C’est de savoir si nous en avons tiré suffisamment.
Ce mois-ci, une grande partie de l’Europe est à nouveau sous alerte canicule. L’Italie a émis ses alertes de niveau maximal dans plusieurs villes. La France et le Royaume-Uni ont enregistré des températures supérieures à 44 °C, des écoles ont fermé, les réseaux de transport ont été perturbés et les gouvernements s’efforcent de protéger les habitants vulnérables. Des milliers de décès ont déjà été associés à la vague de chaleur actuelle, touchant principalement les personnes âgées.
Les récentes vagues de chaleur qui ont touché le Canada rappellent que les risques sanitaires liés au réchauffement climatique s’aggravent aussi chez nous. Fin juin et début juillet 2026, des périodes prolongées de chaleur extrême ont donné lieu à des alertes de chaleur généralisées en Ontario, au Québec et dans certaines régions du Canada atlantique, avec des indices humidex dépassant les 40 °C par endroits.
Ces scènes nous sont familières, car le problème sous-jacent est le même. Les vagues de chaleur extrême ne sont plus des événements rares. Elles sont en train de devenir un enjeu majeur de santé publique du XXIe siècle. Pourtant, notre réponse reste largement réactive.
La vague de chaleur a mis en évidence ce que les chercheurs savent depuis longtemps : la chaleur n’affecte pas tout le monde de la même manière. L’âge, le handicap, les revenus, la qualité du logement, l’isolement social, les responsabilités familiales et l’accès à des moyens de rafraîchissement sont autant de facteurs déterminants. Les personnes les plus exposées sont celles qui disposent du moins de ressources pour se protéger.
Les personnes âgées sont souvent considérées comme un groupe vulnérable en cas de canicule, mais la vulnérabilité ne dépend pas uniquement de l’âge. Elle dépend des choix politiques.
Les personnes deviennent vulnérables lorsqu’elles vivent dans des logements mal ventilés, n’ont pas les moyens de s’équiper d’une climatisation, ont une mobilité réduite, sont socialement isolées ou dépendent de systèmes de santé et d’aide sociale fragmentés qui peinent à identifier les personnes à risque avant qu’une crise ne survienne.
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La population canadienne est désormais « hyper-vieillissante ». Plus de 20 % des Canadiens ont plus de 65 ans. Parallèlement, le changement climatique augmente à la fois la fréquence et l’intensité des épisodes de chaleur extrême.
Santé Canada prévoit que la mortalité liée à la chaleur continuera d’augmenter au cours des prochaines décennies. En Colombie-Britannique, des modélisations suggèrent que, sans mesures d’adaptation significatives, la chaleur extrême pourrait causer la mort de plus de 1300 personnes par an d’ici 2030.
La température a dépassé 40oC à plusieurs reprises en Europe cet été; l’Est du Canada a aussi vu des indices humidex dépassant les 40 °C par endroits.
Au sein du National Collaborative on Climate Change and Aging (Collectif national sur les changements climatiques et le vieillissement), dont je suis la directrice scientifique, nous savons ce qui pourrait aider. Les villes peuvent étendre la canopée urbaine et les espaces publics ombragés. Les codes de construction peuvent privilégier le refroidissement passif et la conception résistante à la chaleur, et nous pouvons garantir et faire respecter la législation afin que les logements disposent d’espaces dédiés au contrôle de la température.
Les logements sociaux, les établissements de soins de longue durée, les résidences pour personnes âgées et les logements communautaires peuvent être adaptés et soumis à des obligations visant à prévenir les températures intérieures dangereuses. Les systèmes de santé peuvent mettre en place des mécanismes pour identifier et soutenir les personnes les plus exposées. Les plans d’action chaleur-santé peuvent associer la santé publique, les services sociaux, la gestion des urgences et les organisations communautaires avant que les températures ne grimpent. Nous pouvons également nous appuyer sur les experts de terrain qui font face à ces problèmes depuis des années.
Le problème n’est pas un manque de preuves. C’est un manque d’empressement.
Au lendemain du dôme de chaleur de 2021, de nombreux gouvernements ont promis de prendre des mesures. Des améliorations importantes ont été apportées, mais l’adaptation reste fragmentée et inégale. Trop souvent, la préparation à la chaleur repose encore sur la responsabilité individuelle, alors que les risques sont largement déterminés par des conditions sociales et environnementales plus vastes.
Au cours des 20 prochaines années au Canada, la population âgée de 65 ans et plus devrait augmenter de 68 %. Soutenir les personnes âgées face au changement climatique deviendra une priorité politique croissante pour les collectivités.
Étant donné que la plupart des personnes âgées préfèrent vieillir chez elles – c’est-à-dire rester aussi longtemps que possible dans leur logement et leur communauté –, les stratégies d’adaptation au changement climatique devraient aller au-delà des interventions d’urgence. Elles devraient inclure des logements adaptés aux personnes âgées, des infrastructures de quartier, des services accessibles et des soutiens communautaires, afin que chacun puisse rester en sécurité chez soi dans un climat en mutation.
Il y a cinq ans, 619 personnes ont perdu la vie en Colombie-Britannique, et cette immense tragédie a servi d’avertissement au pays. L’Europe nous en donne aujourd’hui un autre. La leçon à retenir n’est pas que la chaleur extrême est à venir ; elle est déjà là. L’hypothèse la plus dangereuse que nous puissions formuler est que nous disposons encore de temps.
La ville de Shediac est surnommée la «capitale mondiale du homard». Chaque année, des milliers de visiteurs se rendent dans cette ville pour le célébrer. Cette année, le Festival du homard a attiré plus de 30 000 personnes.
La tablée que tu peux voir sur la photo mesurait 228 mètres de long. C’est presque aussi long que deux terrains de soccer mis bout à bout!
700 personnes y étaient assises pour déguster leur repas. Et tu dois t’en douter… le homard était au menu!🦞
«La grande table, c’est parfait pour favoriser les rencontres. Les gens sont un peu tassés, mais ça les incite à jaser avec leurs voisins. Il y a des rencontres qui se font et des amitiés qui se développent. Je sais qu’il y a beaucoup de gens qui reviennent chaque année pour cette occasion», explique François Poirier, le porte-parole de l’événement.
Le Festival du homard de Shediac est une tradition qui existe depuis 77 ans. La fête proposait, encore cette année, plusieurs activités comme des spectacles, des dégustations et même un concours de mangeurs de homards!
Et toi, quel aliment de ta région aimerais-tu faire découvrir aux As?
Source : Acadie Nouvelle
Les feux de forêt se sont déclarés à la fin du mois de juin, surtout dans le nord-ouest de l’Ontario. Et, malheureusement, ils se sont rapidement propagés. En 24 heures, de mercredi à jeudi, 20 nouveaux incendies ont été signalés dans la province.
Mais qu’est-ce qui les cause? Il y a plusieurs coupables : la chaleur extrême, le temps très sec, la foudre et le vent. Résultat : jeudi matin, il y avait plus de 180 feux de forêt en Ontario.
Heureusement, pour le moment, les autorités n’ont rapporté aucune victime. Mais tu dois t’en douter : la situation inquiète quand même les Ontariens. Voici ce qu’ils vivent :
🏠 Des communautés détruites : Les incendies ont ravagé plusieurs communautés, dont des territoires autochtones. Par exemple, la Première Nation de Namaygoosisagagun a presque tout perdu. Le feu a détruit ses maisons, ses bâtiments et l’endroit où elle vit. Heureusement, les gens qui y habitent ont pu fuir à temps.
🧳 Des évacuations : Des milliers d’Ontariens, qui vivent près des feux, ont reçu l’ordre d’évacuer. Ça veut dire que le gouvernement de l’Ontario exige que les gens quittent leurs maisons et se rendent plus loin, à l’abri.
🚧 Des routes fermées : Jeudi, deux autoroutes étaient fermées en Ontario, par mesure de sécurité.
💨 De la fumée : Mercredi, la pire qualité de l’air au monde était… à Toronto, la capitale de l’Ontario. C’est à cause de l’épaisse fumée qui se dégage des feux et qui pollue. Tu l’as peut-être vue : c’est elle qui rend le ciel jaune, ces jours-ci. Elle se propage au Québec et aux États-Unis. Toronto a annulé la majorité des activités extérieures et a demandé à sa population de rester à l’intérieur le plus possible. Elle a aussi ouvert six centres où les citoyens peuvent aller pour respirer l’air frais et propre.
En ce moment, plus de 150 équipes de pompiers sont sur place. Leur mission : contenir et éteindre les flammes. En plus, 50 avions et hélicoptères transportant de l’eau pour arroser les incendies survolent les zones en feu. Leur priorité est de secourir les gens et les bâtiments.
Hier, le premier ministre du Canada, Mark Carney, a publié un message de remerciement sur Facebook : «Au nom des Canadiennes et des Canadiens, je tiens à remercier les courageux pompiers, premiers intervenants, dirigeants autochtones et locaux qui travaillent sans relâche pour assurer la sécurité de la population».
Si on te parle de la situation en Ontario, c’est parce que les incendies se sont propagés trèèèès rapidement. Toutefois, des feux de forêt font rage ailleurs au pays. Il y en présentement:
Aux As, on a une grosse pensée pour les équipes qui combattent les flammes dans toutes ces provinces!
Et toi, as-tu senti ou vu la fumée qui vient des feux en Ontario?
Sources : Gouvernement de l’Ontario, Radio-Canada