La question centrale de l’affaire amenée jusqu’en Cour suprême par la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) était de savoir si la nomination d’une personne unilingue au poste de lieutenant-gouverneur général du Nouveau-Brunswick porte atteinte aux garanties constitutionnelles d’égalité linguistique de la Charte canadienne des droits et libertés, notamment celles spécifiques au Nouveau-Brunswick, seule province officiellement bilingue du Canada.
Oui, ont tranché six juges de la Cour suprême – Wagner, Côté, Kasirer, Martin, Moreau et O’Bonsawin – contre trois. Ils donnent ainsi raison au principal demandeur, la SANB, qui a plaidé que le premier ministre du Canada avait la responsabilité constitutionnelle de nommer une personne bilingue au poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.
«La nomination d’un lieutenant-gouverneur au Nouveau-Brunswick n’ayant pas la capacité de comprendre les deux langues officielles et de communiquer dans celles-ci dans l’exercice de ses fonctions enfreint le par. 16(2) de la Charte», rédige ainsi le juge-en-chef Richard Wagner, dans la décision.
En revanche, la Cour suprême ne désavoue pas la nomination et refuse d’annuler les actes de l’ancienne gouverneure générale de la province dont la nomination a déclenché cette affaire, Brenda Murphy.
Acadie Nouvelle : Lieutenante-gouverneure unilingue: Fredericton veut bloquer l’appel de la SANB
La cause en bref
En septembre 2019, Brenda Murphy est devenue lieutenante-gouverneure du Nouveau-Brunswick, sur recommandation du premier ministre de l’époque, Justin Trudeau. Elle n’était pas bilingue au moment de sa nomination et elle ne l’est pas devenue en cours de mandat. Elle a cependant appris le français.
Sa successeure Louise Imbeault, en poste depuis janvier 205, est quant à elle bilingue.
En première instance, la juge provinciale avait donné raison à la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick : la nomination ne respectait pas les exigences de bilinguisme et elle attachait le bilinguisme à la personne qui occupe ce rôle, en plus d’être une simple exigence professionnelle.
La Cour d’appel du Nouveau-Brunswick avait infirmé cette première décision, argüant que la charge que requiert ce poste se distingue de la personne qui l’occupe.
En 2025, le gouvernement du Nouveau-Brunswick avait utilisé ce même argument et s’était rangé derrière Ottawa pour demander le rejet de la demande de la SANB.
Député d’Acadie–Bathurst sous Justin Trudeau, Serge Cormier avait exposé son désaccord avec son chef publiquement sur la nomination non bilingue de Brenda Murphy.
Le député acadien de Madawaska–Restigouche, au Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick, Guillaume Deschênes-Thériault, a réagi au jugement en entrevue avec Francopresse : «Est-ce que dans le passé, on aurait dû avoir des personnes au poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick nommées, qui maitrisent les deux langues officielles? Certainement. Là, le jugement permet de clarifier que, pour la suite des choses, la personne qui va occuper le poste de doit maitriser les deux langues.»
Pour lui, la personne doit être bilingue dès sa nomination. Il a toutefois évité de se prononcer sur d’autres postes de haute charge publique.
Réaction similaire sur Facebook de l’ancien député d’Acadie-Bathurst, Serge Cormier. Il s’était opposé dès le départ, avec les députés néobrunswickois René Arsenault et Jenica Atwin, à la nomination d’une personne unilingue anglophone.
«Les droits linguistiques ne devraient jamais être perçus comme des obstacles à contourner, mais comme des droits fondamentaux à respecter, à protéger et à faire progresser», écrit-il.
Pas de mention d’autres postes similaires
Les motifs du juge en chef et des cinq juges en accord avec l’infraction constitutionnelle de cette nomination précisent que leur décision porte uniquement sur la nomination au poste de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick.
Le juge-en-chef Wagner écrit que leur décision «est ancrée dans le contexte spécifique de l’historique de la protection des droits linguistiques au Nouveau-Brunswick et n’est pas nécessairement transposables dans l’interprétation des dispositions concernant les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada. Cette question n’a pas à être résolue dans le cadre du présent dossier».
Les juges dissidents Rowe, Karakatsanis et Jamal affirment sous la plume du juge Rowe que «[…] les institutions, y compris la lieutenante-gouverneure, ne sont pas des “institutions” […]». Pour eux, les droits relatifs à l’usage du français et de l’anglais et qui imposent «à ces institutions l’obligation correspondante d’exercer certaines fonctions dans les deux langues» sont «opposables aux institutions et non aux individus».
Dans son désaccord, le juge Rowe nuance que si l’on suit le raisonnement selon lequel l’unilinguisme anglophone à de tels postes aurait de «vastes implications», cela requiert alors un bilinguisme personnel d’autres postes de charge publique, notamment «le premier ministre du Canada et les ministres du Cabinet fédéral».
«Il est difficile de voir pourquoi la nomination d’une lieutenante-gouverneure unilingue violerait l’égalité de statut des langues officielles, mais que ce ne serait pas le cas si le premier ministre ou le ministre des Finances, par exemple, était unilingue», poursuit-il.
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FRANCOPHONIE
La Fédération culturelle canadienne-française (FCCF) s’est inquiétée par voie de communiqué de l’absence de protections claires du droit d’auteur dans la stratégie fédérale L’IA pour tous, dévoilée la semaine dernière par le premier ministre Mark Carney et le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon.
La FCCF juge que les mécanismes de soutien aux organismes culturels sans but lucratif sont insuffisamment définis et rappelle que la souveraineté numérique doit inclure la protection et la visibilité des contenus culturels francophones.
Autres réactions : La Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) a aussi estimé par communiqué que le plan fédéral néglige la souveraineté culturelle et le droit d’auteur. Elle demande au gouvernement de protéger ce droit, d’imposer davantage de transparence sur les données d’entrainement des IA et de favoriser un modèle fondé sur l’autorisation et la rémunération des créateurs pour l’utilisation de leurs œuvres.
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L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) a recommandé, mardi, en comité parlementaire, d’élargir la région à forte présence francophone d’Edmonton au-delà de ses limites actuelles..
L’ACFA souhaite aussi ajouter Calgary comme pôle francophone à part entière, et souhaite que plusieurs communautés francophones historiques de la province soient également reconnues comme francophones, à l’instar de Saint-Albert, Saint-Paul, Plamondon, Lac La Biche, Falher, Donnelly, Rivière-la-Paix, Legal, Morinville et Beaumont.
Lutter contre l’assimilation : Elle propose aussi d’instaurer un «principe de non-recul» pour protéger les droits linguistiques acquis, ainsi qu’un mécanisme de révision régulière des désignations, idéalement tous les cinq ans.
«C’est évident qu’on a un incitatif à ne pas parler français. Donc, je pense que tous les services qu’on peut offrir pour multiplier les occasions pour nous d’être servis en français vont nous aider à contrer l’assimilation», a fait valoir la présidente de l’ACFA, Nathalie Lachance.
Marc Miller a déposé le projet de loi qui vise à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Une mesure qui fait sourciller depuis son dépôt en Chambre, mercredi, alors qu’aucune limite d’âge n’a été fixée pour l’usage des agents conversationnels reposant sur l’IA.
CANADA
Mercredi, le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, a déposé le projet de loi C-34 sur la sécurité numérique. Celui-ci vise à renforcer la sécurité des jeunes en ligne en fixant à 16 ans l’âge minimal pour utiliser les réseaux sociaux.
Il obligerait les plateformes à vérifier l’âge des utilisateurs, à mieux encadrer les contenus préjudiciables et à rendre des comptes sur les risques associés à leurs services.
Le texte prévoit également la création d’une Commission canadienne de la sécurité numérique pour superviser ces mesures.
Limites du texte : Les plateformes pourraient obtenir des exemptions à la restriction d’âge si elles mettent en place des mesures de protection jugées adéquates. En outre, aucune limite d’âge n’est prévue pour l’utilisation des agents conversationnels d’intelligence artificielle, et plusieurs aspects clés de l’application de la loi restent à définir par le futur organisme de réglementation.
Le «strict minimum» demandé aux plateformes : Sur les ondes de Radio-Canada, Marc Miller a défendu son projet de loi en ces termes : «C’est le [minimum] de demander aux plateformes de protéger les enfants et d’avoir un strict minimum de responsabilité.»
Le gouvernement devrait prendre des mesures pour que les plateformes soient sécuritaires «dès leur conception», a-t-il ajouté, en citant notamment l’Australie, qui a interdit l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 16 ans en décembre dernier. «L’expérience en ligne des enfants est bien meilleure – pas parfaite – qu’elle l’est au Canada», a-t-il insisté.
Concernant les agents d’IA conversationnels, Marc Miller affirme que «ce ne sont pas des médias sociaux où les gens peuvent interagir», pointant là aussi que le risque est toujours présent, mais réduit.
Le ministre Miller a aussi fini par assurer que la protection des enfants «n’est pas un enjeu de négociations commerciales» avec les États-Unis, après avoir été interrogé sur le recul du gouvernement quant à l’obligation faite aux plateformes de diffusion en continu de contribuer financièrement aux productions canadiennes.
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La Colline du Parlement a accueilli un millier de manifestants, mercredi, opposés au projet de train à grande vitesse (TGV) de la société Alto, qui doit relier Québec à Toronto.
Un élu de l’opposition de la Ville de Mirabel, Robert Charron, a fait valoir son soutien aux manifestants en affirmant que «ce n’est pas un sprint, mais un marathon», tout comme Jean-Denis Garon, le député fédéral du Bloc québécois.
La ville de Mirabel a été marquée par l’expropriation de centaines de familles lors de la construction de l’aéroport fédéral, dans les années 1970. «Personne n’utilise cet aéroport aujourd’hui», a ironisé le chef conservateur Pierre Poilievre, également présent parmi les responsables politiques.
Réaction : En mêlée de presse un peu plus tôt, avant la réunion du caucus libéral, le ministre des Transports, Steven MacKinnon, a affirmé qu’il avait «déjà rencontré les agriculteurs».
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Vingt-et-un chercheurs et chercheuses issus de 13 universités canadiennes demandent au gouvernement fédéral de retirer certaines dispositions du projet de loi C-30. Ils estiment qu’elles affaibliraient l’intégrité scientifique du processus d’approbation des pesticides, a rapporté Radio-Canada, lundi.
La réforme permettrait au Conseil des ministres d’annuler des décisions de Santé Canada et de réautoriser des pesticides interdits pour des raisons environnementales, au nom de la sécurité alimentaire et économique.
Le Cabinet de la ministre de la Santé, Marjorie Michel, affirme que ce serait des décisions prises exceptionnellement.
Lobbying : Les scientifiques jugent cette mesure injustifiée et craignent qu’elle permette d’ignorer les données. Le débat est également alimenté par les liens étroits du gouvernement avec l’industrie des pesticides, notamment les échanges récents entre la ministre de la Santé et le lobby agricole.
Les libéraux souhaitent que le projet de loi soit adopté avant la fin de la session parlementaire, le 19 juin prochain.
Louise Arbour est devenue la 31e gouverneure générale du Canada officiellement lundi. Elle succède à Mary Simon, nommée en 2021 par Justin Trudeau, qui est entrée dans l’histoire comme la première gouverneure générale autochtone du pays.
Lors de sa première allocution comme 31e gouverneure générale du Canada, lundi, Louise Arbour a lancé un appel à l’unité, à l’ouverture et au respect de la diversité des points de vue.
Dans un contexte qu’elle juge marqué par les défis et les divisions, elle a appelé les Canadiens et les Canadiennes à valoriser leurs différences plutôt qu’à céder à la polarisation, estimant que la diversité des points de vue est essentielle à l’innovation et à la construction d’un avenir commun.
Elle a également mis en garde contre les risques liés à l’intelligence artificielle et souligné l’importance de renforcer les institutions démocratiques, l’éducation et la recherche.
Un mot sur le climat : Alors que Mark Carney est décrié par plusieurs détracteurs pour ne pas en faire assez pour l’environnement, Louise Arbour a déclaré : «Les jeunes du Canada sont des citoyens du monde : ils sont instruits, profondément sensibilisés aux enjeux climatiques et dotés d’une remarquable maitrise du numérique. Pourtant, tous ne parviennent pas à réaliser pleinement leur potentiel, freinés par les vents contraires des inégalités. En cela, nous échouons à les soutenir. Il est donc de notre responsabilité commune de corriger la trajectoire.»
Pierre Poilievre a lancé en début de semaine un appel à l’unité canadienne depuis l’Alberta. Il a toutefois attribué la montée des mouvements souverainistes en Alberta et au Québec aux politiques des gouvernements libéraux fédéraux.
Selon lui, Ottawa «empiète sur les compétences provinciales» et adopte des mesures qui nuisent notamment au secteur énergétique albertain.
Il a soutenu que la solution n’est pas la séparation, mais un changement de politiques fédérales axé sur l’abordabilité, le développement des ressources naturelles, la baisse des impôts et un plus grand respect de l’autonomie provinciale.
INTERNATIONAL
Alors qu’il avait confirmé vendredi aux médias l’ouverture du pont Gordie-Howe – qui relie Windsor, en Ontario, à Détroit, au Michigan –, le premier ministre, Mark Carney, a rétropédalé mercredi en mêlée de presse. Une information confirmée le lendemain par l’Autorité du Pont Windsor-Détroit, par voie de communiqué jeudi, afin de «résoudre les questions en suspens».
«Tout le monde travaille fortement pour que le pont soit ouvert aussitôt que possible. Il n’y a pas de drame si ça prend un peu plus de temps, ce sera le cas», avait dit Mark Carney, la veille.
Deux versions : Donald Trump réclame depuis février un remboursement pour «tout» ce que les États-Unis ont «donné» au Canada. Cependant, ce projet de construction n’a rien couté aux États-Unis et a été financé à hauteur de plus de 6 milliards de dollars par les Canadiens.
Le gouvernement canadien compte toutefois se faire rembourser les coûts de construction grâce aux recettes du péage du pont. Une fois que le Canada sera remboursé, le Michigan aura droit à 50 % des recettes nettes de péage.
Mardi, un porte-parole américain affirmait sur les ondes de CBC que la position de Donald Trump demeurait «inchangée».
Professeure adjointe en enseignement et apprentissage, mes travaux portent sur la fracture numérique, l’inclusion scolaire et l’intégration de l’intelligence artificielle en éducation.
L’école d’aujourd’hui porte une ambition explicite : permettre à tous les élèves de réussir, quels que soient leurs besoins, leurs capacités ou leurs parcours. L’inclusion scolaire dans les écoles élémentaires et secondaires n’est plus une option, mais une exigence reconnue à l’échelle internationale.
Si cette inclusion est évidemment louable, elle a complexifié le travail du personnel enseignant. Une question se pose alors : quels sont les moyens donnés aux enseignants pour développer des pratiques pédagogiques réellement inclusives ?
Différencier l’enseignement, adapter les supports, varier les modalités d’évaluation, soutenir l’engagement de tous les élèves : ces attentes sont désormais au cœur du métier d’enseignant. Elles s’appuient notamment sur des approches reconnues comme la conception universelle de l’apprentissage (CUA), qui propose d’anticiper les manières de rejoindre la diversité des profils d’apprenants dès la planification pédagogique.
En théorie, le principe est convaincant. Dans la pratique, il se heurte à une réalité bien connue : le manque de temps.
Planifier une séquence, par exemple une série de séances portant sur une notion précise comme les fractions, demande déjà un investissement important. Y intégrer des variantes pour répondre à des besoins diversifiés (sans multiplier indéfiniment les activités) représente une charge supplémentaire considérable. Finalement, l’inclusion scolaire, bien que souhaitée, devient difficile à mettre en œuvre de manière systématique.
Ce décalage entre les intentions et les conditions réelles du travail enseignant crée une tension professionnelle souvent silencieuse. On attend beaucoup, sans toujours offrir les ressources correspondantes.
Contrairement à certaines idées reçues, le principal obstacle à l’inclusion n’est pas le manque d’engagement du personnel enseignant. De nombreuses recherches montrent plutôt que les défis sont organisationnels et structurels.
La difficulté réside surtout dans la traduction de principes pédagogiques en actions concrètes, notamment dans la capacité du personnel enseignant à varier les façons de présenter un contenu, à offrir plusieurs moyens d’expression tout en maintenant des exigences communes, et à soutenir l’engagement de tous sans fragmenter l’activité.
Planifier une séance puis y intégrer des variantes pour répondre aux besoins diversifiés d’une classe nombreuse représente une charge considérable.
Ceci révèle un enjeu central, souvent sous-estimé : la disponibilité des outils pour planifier des leçons qui tiennent compte de la diversité des profils d’élèves.
Dans ce contexte, les enseignants réclament depuis longtemps des conditions favorisant réellement l’inclusion scolaire : réduction de la taille des classes, présence accrue de personnel spécialisé, ressources adaptées, accroissement des ressources financières. Ces revendications demeurent essentielles et aucune technologie ne peut s’y substituer.
Au milieu de ces diverses contraintes, certaines équipes explorent la manière dont des outils numériques pourraient soutenir concrètement certaines dimensions du travail pédagogique.
L’enjeu n’est donc pas seulement de former le personnel enseignant à l’inclusion scolaire, mais aussi de leur fournir des outils capables de soutenir concrètement cette ambition. C’est dans cette perspective que certains travaux examinent le potentiel de l’IAG en éducation
Au sein du Adopt-IA Lab de l’Université de l’Ontario français (UOF), nous avons par exemple développé un outil d’IAG nommé Movari, conçu pour accompagner la planification pédagogique à partir des principes de la CUA.
Son fonctionnement repose sur une idée simple : à partir d’une activité proposée par le personnel enseignant, l’outil génère des pistes pour en élargir l’accessibilité et la flexibilité, sans en modifier les objectifs. Par exemple, une activité de compréhension de texte telle qu’une lecture suivie de questions peut être enrichie rapidement par l’ajout d’une version audio ou l’intégration des discussions en petits groupes.
Les IAG ne constituent pas des solutions miracles en éducation. Leur usage soulève des enjeux importants : fiabilité des suggestions, risque de dépendance, protection des données et nécessité de formation du personnel enseignant.
Aussi, un risque est celui du solutionnisme technologique : investir massivement dans des outils numériques en laissant croire que la technologie peut, à elle seule, résoudre des problèmes avant tout humains et organisationnels.
Les IAG risquent-elles donc de servir à justifier des classes toujours plus chargées, sous prétexte que la technologie pourrait « compenser » le manque de ressources humaines ? Toutes les écoles auront-elles le même accès à ces outils, aux infrastructures numériques et à la formation nécessaire ? Si leur implantation dépend fortement des moyens financiers des établissements, le risque est réel de voir s’accentuer les écarts entre écoles privées et publiques, ou encore entre milieux favorisés et défavorisés.
Ces préoccupations n’impliquent toutefois pas qu’il faille rejeter entièrement les IAG en éducation. Elles invitent plutôt à réfléchir aux conditions de leur intégration, aux finalités poursuivies et aux garde-fous nécessaires pour éviter que ces outils ne viennent remplacer des investissements humains essentiels.
L’enjeu dépasse la seule question de l’usage des outils numériques et de l’IAG en particulier. Il concerne plus largement la manière dont les systèmes éducatifs accompagnent concrètement les transformations qu’ils appellent de leurs vœux.
Promouvoir l’inclusion scolaire sans agir sur les conditions de sa mise en œuvre revient à déplacer la responsabilité vers le personnel enseignant, sans toujours leur donner les moyens d’agir. De plus, les réponses à ces défis ne peuvent être uniquement technologiques. Les besoins exprimés depuis longtemps par le personnel enseignant, au rang desquels la réduction des effectifs dans les classes, l’accès à des ressources spécialisées et le soutien institutionnel demeurent essentiels.
Toutefois, dans un contexte où ces transformations structurelles sont souvent lentes à mettre en place, certains outils numériques peuvent offrir un soutien concret à leur pratique pédagogique.
Pression financière, concurrence des géants du numérique, formation de la relève : le monde de la culture au Canada fait face à une myriade de défis. Lors du Comité permanent du patrimoine canadien, le 9 juin, les témoins ont partagé leurs préoccupations quant à l’avenir des infrastructures de leurs lieux culturels.
Tous se sont accordés à dire qu’ils manquaient de ressources afin d’assurer à la fois l’entretien des bâtiments, mais aussi la pérennité de leur mission. Si le public est toujours au rendez-vous, les fonds le sont beaucoup moins.
Nancy Juneau rappelle qu’en vertu de la Loi sur les langues officielles, les institutions fédérales doivent reconnaitre la nature asymétrique des réalités et des caractéristiques des communautés minoritaires.
«Dans nos communautés, les infrastructures culturelles jouent un rôle essentiel dans la construction identitaire et la cohésion sociale, puisqu’elles représentent souvent les seuls points d’accès à une offre culturelle en français», a souligné devant les parlementaires la présidente de la Fédération culturelle canadienne-française (FCCF), Nancy Juneau. L’organisme représente environ 350 organismes.
Ces lieux contribuent à l’attractivité et à la rétention des populations francophones et francophiles, a-t-elle fait valoir. Or, ces écosystèmes sont fragilisés.
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«Les récents changements au Fonds du Canada pour les espaces culturels (FCEC), géré par Patrimoine canadien, suscitent des inquiétudes légitimes quant à la capacité et à l’engagement du gouvernement fédéral de répondre aux besoins spécifiques de nos communautés en matière d’infrastructures culturelles», rapporte la Nancy Juneau.
Dans une publication datant du 1er avril 2026, le gouvernement indique qu’en «raison du financement limité, les projets pour la réalisation des documents de planification et de conception d’infrastructures, les études de faisabilité et les évaluations d’installations ne sont plus acceptés. Les projets de construction ne sont plus acceptés. Des circonstances exceptionnelles peuvent toutefois s’appliquer.»
«Au courant des deux prochains exercices financiers, le FCEC ne financera que l’acquisition d’équipements spécialisés», ajoute Nancy Juneau. Les autres besoins en matière d’infrastructures seront dirigés vers le nouveau Fonds pour bâtir des collectivités fortes (FBCF), géré par Logement, Infrastructures et Collectivités Canada.
Le secteur culturel et artistique aurait à compétitionner avec des besoins en infrastructures comme des ponts. Alors qu’on ne représente pas les mêmes intérêts. Oui, un pont, c’est important, on en convient, mais les lieux de diffusion, les lieux de production, les lieux de création sont tout aussi importants à la santé de notre nation.
Nancy Juneau déplore le fait que ce nouveau financement ne soit plus exclusivement consacré à l’industrie culturelle : «Aucun financement minimal n’est réservé à notre secteur au sein de ce nouveau programme. Il existe une crainte réelle de sous-financement des infrastructures culturelles du pays, d’autant plus que la demande pour le FCEC a traditionnellement dépassé ses ressources et ça depuis plusieurs années.»
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C’est pour toutes ces raisons que la FCCF demande au gouvernement fédéral de réserver une part du FBCF aux infrastructures culturelles.
Conformément à la partie VII de la Loi sur les langues officielles, l’organisme exige également des fonds dédiés à la francophonie canadienne, qui fait face à des enjeux propres et à un contexte souvent marqué par l’éloignement des grands centres, avec des communautés de petite taille.
«Les institutions fédérales doivent reconnaitre la nature asymétrique des réalités et des caractéristiques des communautés minoritaires, entre elles et par rapport aux communautés majoritaires, afin de prendre des mesures positives qui permettront de mettre en œuvre les engagements du gouvernement du Canada en matière de langues officielles», insiste Nancy Juneau.
La FCCF réclame que le gouvernement fédéral finance, «par la voie qu’il estime la plus appropriée», des travaux de recherche permettant de disposer de données fiables et régulièrement mises à jour sur les infrastructures culturelles à travers le pays et dans l’ensemble des disciplines artistiques, dont les réalités et les besoins diffèrent.
Là encore, Nancy Juneau fait référence à la Loi sur les langues officielles, qui stipule que les institutions fédérales doivent, «dans la mesure du possible, fonder leurs mesures positives sur des analyses issues de recherche et de données propres et de données probantes», a rappelé la responsable en comité.
«Or, à l’heure actuelle, ce portrait demeure incomplet et ne permet pas d’appuyer une prise de décision pleinement éclairée», estime-t-elle.
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En fait, c’est la cuisson des viandes en général (de 100 à 300 degrés Celsius) et sur une longue période qui est associée à l’augmentation de certains types de cancers (de la prostate, du côlon, du sein et du pancréas). Cette association est présente autant pour les aliments qui sont grillés que pour ceux qui sont frits (dans l’huile ou dans une friteuse à air chaud) ou cuits sur le barbecue.
Au contraire, les viandes bouillies ou cuites sous vide seraient moins problématiques, expliquaient en 2025 des chercheurs du Pakistan dans un article portant sur la consommation de viande et le cancer.
En clair, pour être associée à un risque accru de cancer, il faut que la viande soit carbonisée. C’est pourquoi l’Agence de la santé publique du Canada recommandait dès 2017 de limiter l’exposition aux viandes carbonisées pour réduire les risques.
La cuisson des viandes et des poissons produit deux substances chimiques cancérigènes.
Sous l’action d’une forte chaleur, les composés naturellement présents dans ces aliments (créatine, acides aminés, sucres) produisent des composés chimiques cancérigènes : des amines hétérocycles (AH).
Lorsque le gras animal tombe sur l’élément chauffant du barbecue (briquettes ou flammes de propane), il se décompose en substances toxiques volatiles qui s’élèvent avec la fumée et se déposent sur l’aliment : des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP).
Sur le site de l’Institut national du cancer des États-Unis, on peut lire que ces AH et HAP peuvent endommager notre ADN seulement après avoir été métabolisés par des enzymes spécifiques dans notre corps : un processus appelé «bioactivation». Des études ont révélé que l’activité de ces enzymes, qui peut différer d’une personne à l’autre, pourrait être reliée à l’augmentation des risques de cancer.
Quel que soit le type de viande, plus on cuit sur le barbecue une viande longtemps, plus elle aura tendance à former des AH et plus elle sera exposée aux HAP. Ainsi, un poulet et un steak bien cuits en auront tous deux des concentrations élevées, précise l’Institut national du cancer. Pour ce qui est des poissons, comme leur temps de cuisson est généralement plus court, cela diminue d’autant leur exposition à ces substances cancérigènes. Précisons que les légumes ne peuvent pas générer d’AH.
Cependant, il faut souligner que la viande rouge, peu importe la méthode de cuisson, a été associée à un risque plus élevé de cancer. L’Institut américain de recherche sur le cancer recommande d’ailleurs de ne pas manger plus de 340 à 510 g de viande rouge par semaine.
Difficile de le savoir précisément. Les recherches en laboratoire et sur des animaux suggèrent que les AH peuvent provoquer des dommages à l’ADN et favoriser le développement de tumeurs dans des cellules du côlon, du sein, de la prostate et ailleurs.
Toutefois, même si des études réalisées sur les humains ont bien constaté une relation entre la consommation de AH et certains cancers, il n’a pas encore été possible d’établir un lien définitif entre le cancer chez l’humain et la méthode de cuisson, soulignaient en 2025 les chercheurs pakistanais.
Une des difficultés à mener de telles études est de déterminer le niveau exact d’exposition qu’une personne obtient, tout dépendant de sa consommation de viandes cuites et des méthodes de cuisson choisies. Cependant, les autorités en prévention du cancer de la plupart des pays occidentaux recommandent de minimiser l’exposition aux AH.
Sur le site de l’Institut américain de recherche sur le cancer, on peut lire que le fait de mariner la viande au moins 30 minutes peut réduire significativement la formation de substances cancérigènes.
Dans une étude de 2025 portant sur la formation d’AH et d’HAP dans les viandes cuites dans une friteuse à air chaud, des chercheurs coréens expliquaient que la marinade réduisait leur production en limitant l’exposition directe à la chaleur.
De plus, les sucres présents dans la marinade favoriseraient la rétention d’eau, ce qui diminuerait la température de l’aliment pendant la cuisson. Enfin, certaines marinades contiennent des antioxydants qui pourraient réduire l’activité cancérigène des AH et des HAP.
Plusieurs options de marinade seraient efficaces :
Bref, pour limiter notre exposition aux substances cancérigènes, il faut baisser la température du feu, réduire le temps de cuisson, éviter les flammes directes et limiter l’exposition à la fumée. Pour cela, on peut précuire certaines viandes (saucisses et côtes levées) avant de les déposer sur le gril, utiliser un bloc de cèdre ou de sel d’Himalaya pour éviter de carboniser ses viandes et ses poissons, saisir la viande puis terminer en mode de cuisson indirecte, ou encore opter pour une cuisson en papillote. En d’autres termes, on évite de les bruler!
Et pourquoi ne pas ajouter quelques légumes à votre repas? Comme le rappelle le site de l’Institut américain de recherche sur le cancer, les ognons, les courgettes, l’aubergine, les poivrons et les tomates contiennent des fibres et des vitamines qui sont bénéfiques pour prévenir le cancer.
Un premier texte sur ce sujet est paru en 2017. Les informations ci-dessus ont été mises à jour par Kathleen Couillard.
Le 1er avril 2026, un homme qui faisait des rénovations sur son terrain à Plaisance, situé sur la côte sud-est de l’île de Terre-Neuve, ne s’attendait pas à ce qu’il allait trouver sous ses pieds : des boulets de canon, vieux de plusieurs centaines d’années. Que faisaient ces objets sur son terrain?
Ici, tu peux voir un boulet de canon ancien, comme ceux qui ont été retrouvés à Terre-Neuve-et-Labrador!
La réponse se cache dans l’histoire de la région. Il y a plus de 300 ans, Plaisance était une colonie française. Des soldats y vivaient et utilisaient des canons pour protéger le territoire. Les boulets qui ont été retrouvés sont comme des souvenirs de cette époque. On les appelle des artéfacts.
Andréa Shaulis est conservatrice au Musée de la civilisation de Québec.
«Ce sont des objets qu’on trouve et qui nous renseignent sur le passé», explique Andréa Shaulis, conservatrice au Musée de la civilisation de Québec.
Et ils peuvent prendre toutes sortes de formes! On peut même en retrouver chez soi. Il peut s’agir, par exemple, de vaisselle, des vieux outils, de vêtements, de photographies ou même de machines anciennes.
«Les gens ne réalisent pas toujours qu’ils ont des objets intéressants chez eux. Pourtant, des choses qui semblent banales peuvent en dire beaucoup sur notre société, notre histoire et notre manière de vivre», ajoute Andréa.
Si, en creusant ou en explorant ton terrain, tu fais une découverte digne d’un archéologue d’un jour, voici la marche à suivre!
Tout d’abord, il ne faut pas le déplacer. «La première chose à faire, c’est de s’arrêter», conseille Andréa.
Ensuite, résiste à la tentation de ramasser l’objet ou de chercher s’il y en a d’autres autour. À la place, prends des photos et note l’endroit exact où tu l’as trouvé.
Pourquoi? Parce que pour les archéologues, l’emplacement d’un objet est souvent aussi important que l’objet lui-même. Les autres objets à proximité et la profondeur à laquelle il a été découvert peuvent fournir de précieux indices sur son histoire.
«Si on manipule ou qu’on creuse davantage, on risque de détruire des informations qui pourraient être utiles», explique l’experte.
La dernière étape? Prévenir les autorités afin que des spécialistes puissent examiner la découverte.
«Quand quelqu’un fait une découverte et la signale, il contribue à faire avancer nos connaissances sur notre histoire», souligne Andréa Shaulis.
Et toi, quel objet aimerais-tu laisser derrière toi pour raconter ton histoire aux gens du futur?
Sources : Le Gaboteur
Les jeunes que tu vois danser dans la vidéo font partie du groupe de danse acrobatique Hypers Kids Africa. Ils ont quelque chose en commun : tous ont déjà vécu dans la rue ou perdu leurs parents. Aujourd’hui, ils sont plus de 50 jeunes à vivre ensemble dans un orphelinat dans lequel on s’occupe d’eux.
Le groupe a été fondé par Moses Butindo, un ancien joueur de soccer de Kampala, en Ouganda. Ayant lui-même vécu dans la rue, il a décidé d’aider des jeunes en difficulté en leur offrant un endroit sécuritaire où vivre, apprendre… et danser!
Dans la légende de la vidéo publiée sur les réseaux sociaux, on peut lire : «Notre rêve est de performer lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde 2026… on invite la FIFA à découvrir notre danse»!
Les Hypers Kids Africa ne sont pas les seuls à tenter leur chance. Depuis la sortie de Dai Dai, Shakira a lancé un appel aux danseurs du monde entier pour qu’ils créent leurs versions de sa chorégraphie. Plusieurs publient maintenant leurs vidéos dans l’espoir d’être invités à performer à la FIFA aux côtés de la chanteuse.
Et ça semble fonctionner! La chanteuse a déjà recruté certaines personnes, comme le groupe ougandais Ghetto Kids, la danseuse québécoise Enola Bédard et une jeune danseuse américaine de 10 ans nommée Eseniia Mikheeva.
Pour l’instant, Shakira n’a pas encore répondu à Hypers Kids Africa… mais aux As, on leur dit «bonne chance»! ⚽✨
Et toi, dans tes rêves les plus fous, avec quel artiste aimerais-tu performer?
Comme tous les êtres humains, les astronautes ont besoin d’eau pour survivre! C’est pourquoi il y a un système de recyclage d’eau dans la Station spatiale internationale (SSI), où des astronautes sont envoyés pendant des périodes de plusieurs mois.
À bord, toute l’eau est filtrée pour être bue : l’humidité dans l’air, la sueur et même… le pipi! Cette eau filtrée constitue 98 % des réserves d’eau à bord. Le reste est livré à partir de la Terre par fusée. 🚀
Mais envoyer de l’eau sur la Lune, pour approvisionner les astronautes qui vont s’y établir dans quelques années, ne serait pas simple. La Lune se trouve presque 1000 fois plus loin que la Station spatiale internationale.
Voici à quoi la base lunaire au pôle Sud de la Lune pourrait ressembler!
Alors comment faire? La solution : les astronautes pourraient boire l’eau qui se trouve déjà sur la Lune!
Selon Tara Hayden, une scientifique qui collabore avec l’Agence spatiale canadienne, il y aurait environ 600 milliards de kilogrammes d’eau sur la Lune.
Pendant des milliards d’années, l’eau s’est accumulée dans son sol et ses cratères qui ne voient jamais la lumière du Soleil. À l’ombre et au froid dans ces creux, l’eau a gelé! 💧👉🧊
Voici VIPER, un robot de la NASA qui ira explorer le pôle Sud de la Lune pour y trouver de l’eau glacée en 2027!
Même si on dégelait cette eau, on ne pourrait pas la boire, car elle est pleine de bactéries. 🦠
Voilà pourquoi l’Agence spatiale canadienne a lancé un concours pour résoudre le problème. LunaPure, l’invention gagnante, pourrait être la solution!
LunaPure, la nouvelle invention d’une entreprise de Toronto, est capable d’extraire et de purifier l’eau lunaire. Le prototype utilise la chaleur du Soleil pour faire fondre la glace et déclencher un processus qui purifie l’eau. 🌞
Cette image montre où l’eau (les traces bleues) pourrait se retrouver sur le pôle Sud de la Lune.
Avec cette invention, plus besoin de livraisons d’eau par fusée! LunaPure pourrait alléger l’équipement, sauver du carburant, économiser de l’argent et assurer une meilleure sécurité des astronautes, au cas où leurs réserves d’eau ne suffisent pas.
Mais pas si vite! 🛑 L’invention n’a pas encore été testée sur la Lune. Dans les essais effectués sur Terre, LunaPure réussit à localiser, extraire et purifier la glace enfouie dans le sol. Il faudra encore perfectionner l’invention pour qu’elle donne une eau complètement potable.
LunaPure a remporté un grand prix de 400 000 $ de l’Agence spatiale canadienne. Avec cet argent, l’entreprise qui l’a créée pourra améliorer son prototype pour éventuellement le tester dans l’espace.
Mais en attendant, cette technologie pourrait aussi servir sur notre planète! 🌎 Elle pourrait nous aider à trouver et purifier l’eau souterraine difficilement accessible, surtout dans les régions de sécheresse. 🏜️
Et toi, si tu pouvais habiter sur la Lune, à quoi ressemblerait ta maison?
Sources: L’Agence spatiale canadienne, La Voix de l’Est
«Nous voulons des projets qui bâtissent le pays, pas qui le réduisent en cendres» : tel est le message que l’alliance Retroussons-nous les manches pour le climat, qui réunit près de 300 maires et conseillers municipaux partout au Canada, veut faire passer au premier ministre, Mark Carney.
Réunis à l’occasion d’un sommet d’urgence à Edmonton, en Alberta, plusieurs élus se sont succédé au micro pour témoigner des impacts des changements climatiques dans leurs communautés. «C’est sans précédent, et c’est désormais notre nouvelle réalité», a déclaré Ben Hendriksen, maire de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, lors de la conférence de presse.
«15 millions de Canadiens, répartis dans plus de 200 municipalités, sont exposés à des catastrophes climatiques, allant des évacuations et des inondations aux feux de forêt, en passant par les sècheresses et la pollution atmosphérique», a rappelé Valérie Plante, ancienne mairesse de Montréal et coprésidente de l’alliance.
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Selon un nouveau rapport de l’alliance Retroussons-nous les manches pour le climat, les changements climatiques coutent à l’économie canadienne entre 1 et 5 % de son PIB.
Les effets du changement climatique font augmenter de près de 9 milliards de dollars par année le cout d’entretien des routes, des ponts, des réseaux d’assainissement et autres infrastructures publiques. «Les deux tiers de ces couts étant à la charge des municipalités», rappelle Valérie Plante.
Au cours de la dernière décennie, 700 000 personnes au Canada ont été forcées de quitter leur domicile de façon temporaire ou permanente, principalement en raison des feux de forêt, rapporte encore le document.
«Nous avons besoin d’un leadeurship fédéral en matière de climat, pas d’un recul», a insisté Valérie Plante. Les élus ont notamment fait allusion à l’accord pour un oléoduc entre le Canada et l’Alberta, qui suscite de nombreuses critiques, aussi bien dans la sphère politique qu’au sein des groupes environnementaux.
«D’autres communautés risquent de partir en fumée cet été pendant que le premier ministre persiste à vouloir étendre l’industrie des énergies fossiles», alerte Richard Ireland, maire de Jasper, en Alberta, dont la ville a été dévastée en 2024 par les incendies de forêt.
Nous voulons briser cette spirale du silence, qui nous donne peut-être l’impression que le changement climatique n’est pas une priorité, alors qu’il l’est bel et bien, et que les Canadiens le pensent aussi.
Selon un sondage Abacus Data de juin 2025, les deux tiers des Canadiennes et Canadiens (67 %) préfèrent le développement des énergies propres à celui des énergies fossiles, tandis que 85 % souhaitent maintenir ou accroitre l’action climatique fédérale, dont 72 % des Albertains.
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«Nous avons des solutions; aucune d’entre elles n’est une surprise», a partagé Catherine Craig-St-Louis, conseillère municipale de Gatineau, au Québec.
L’alliance a présenté cinq demandes phares en matière de politiques fédérales pour faire du Canada une superpuissance de l’énergie propre, à commencer par la création d’un réseau électrique est-ouest-nord, alimenté par des énergies renouvelables.
Les élus plaident également pour la construction de deux-millions de logements hors marché à pollution nulle et écoénergétique, ainsi que pour la mise en place d’un vaste programme de rénovations résidentielles et d’installation de thermopompes et de panneaux solaires.
Leur proposition prévoit aussi le développement d’un réseau ferroviaire à grande vitesse pancanadien relié à des services d’autobus électriques fabriqués au Canada.
Ils demandent une stratégie nationale de résilience, d’intervention et de rétablissement après les catastrophes climatiques, financée par une taxe sur les profits excédentaires des industries pétrolières et gazières.
Nous devons appliquer le principe du pollueur-payeur au Canada, ce qui signifie que les industries polluantes doivent assumer les couts des dommages causés par leurs activités.
«Cela implique de suivre l’exemple de nos alliés européens et de mettre en place une taxe sur les bénéfices exceptionnels des entreprises du secteur des énergies fossiles, qui engrangent actuellement des milliards de bénéfices supplémentaires aux dépens de Canadiens déjà en difficulté, en raison de la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran.»
Selon un récent sondage de Liaison Stratégies réalisé en mai 2026, deux Canadiens sur trois se disent favorables à une taxe sur les bénéfices exceptionnels des compagnies pétrolières et gazières, dont les revenus serviraient à aider les ménages à réduire leurs factures d’énergie.
À l’issue de la rencontre, l’alliance a dévoilé une carte nationale des impacts climatiques, permettant de suivre en temps réel les catastrophes climatiques partout au pays. À ce jour, près de 7,6 millions de personnes au Canada ont déjà vécu des évènements météorologiques extrêmes cette année, rapportent les membres dans un communiqué.
L’alliance Retroussons-nous les manches pour le climat a créé une carte interactive pour suivre des urgences naturelles au Canada liées aux changements climatiques.
D’après les élus de l’alliance, toutes ces mesures en faveur de l’action climatique seraient non seulement bénéfiques pour l’environnement, mais aussi pour l’économie canadienne, en favorisant la création d’emplois et une plus grande indépendance énergétique.
FRANCOPHONIE
La Cour fédérale a rejeté mardi la demande de Droits collectifs Québec (DCQ) visant la traduction en français d’environ 6000 jugements de la Cour suprême rendus avant 1969.
Elle estime que ces décisions ne sont pas assujetties aux obligations de traduction prévues par la Loi sur les langues officielles. DCQ déplore cette décision, qu’il juge défavorable aux droits linguistiques des francophones, et envisage de faire appel.
Ce jugement va à l’encontre des conclusions du Commissariat aux langues officielles, qui soutenait la traduction de ces décisions.
À lire aussi : Pas de traduction en français des anciens jugements de la Cour suprême pour le moment
CANADA
Le gouvernement fédéral demande au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de revoir sa décision imposant aux plateformes de diffusion en ligne de consacrer 15 % de leurs revenus générés au Canada au financement de contenus canadiens, notamment pour la production en français et autochtone.
«Accessibilité financière» : Le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, invoque «l’accessibilité financière» et le besoin de soutenir rapidement l’industrie culturelle, notamment via une aide de 600 millions de dollars annoncée par Ottawa.
La décision du CRTC visait notamment des services comme Netflix, Disney+ et Prime Video.
L’annonce du ministre est critiquée par certains acteurs de l’industrie qui craignent un recul de la souveraineté culturelle, tandis que d’autres saluent le soutien financier.
Cette annonce a créé du remous sur la Colline, en raison des tensions commerciales avec les États-Unis et des critiques liées à l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).
Menace de nouveaux tarifs : Les États-Unis ont annoncé en début de semaine que l’administration Trump envisageait d’imposer des droits de douane de 10 % à une soixantaine de pays, dont le Canada, dans le cadre d’une enquête liée au travail forcé. Les produits concernés par l’ACEUM seraient toutefois exemptés.
Washington tente de punir les pays qui n’empêchent pas l’importation de biens issus du travail forcé, une pratique que les États-Unis considèrent comme une forme de concurrence déloyale envers les travailleurs américains
Le ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, a dévoilé la stratégie canadienne sur l’IA jeudi, à Toronto.
Jeudi, le premier ministre Mark Carney était accompagné de son ministre de l’Intelligence artificielle et de l’Innovation numérique, Evan Solomon, pour présenter la Stratégie nationale en matière d’intelligence artificielle du Canada : «L’IA pour tous».
Le plan : Celle-ci est basée sur l’adoption responsable de la technologie, la protection des citoyens, la création d’emplois et le développement d’une IA canadienne souveraine.
Ottawa prévoit investir environ 2,3 milliards de dollars et soutenir les entreprises locales afin de renforcer la confiance du public, stimuler la productivité et mieux commercialiser l’expertise canadienne en IA.
Rien sur l’impact environnemental : Le rapport a peu de mentions de mesures, ou de précisions sur celles-ci, pour réduire l’empreinte écologique croissante de l’IA ni les couts environnementaux que ce plan suscitera.
Selon un rapport de l’ONU publié le 3 juin, l’électricité nécessaire au fonctionnement des centres de données pourrait représenter une empreinte hydrique de 9,3 billions de litres d’ici 2030, soit assez d’eau pour couvrir pendant une année entière les besoins domestiques minimaux de toute la population de l’Afrique subsaharienne. L’ONU appelle les entreprises du secteur à publier leur empreinte environnementale.
À lire aussi : Pollution numérique : comment réduire son empreinte à l’ère de l’IA
Pierre Poilievre est apparu mardi devant les journalistes pour affirmer que «Mark Carney ne répond pas aux questions des médias sur la récession». Il a ensuite lui-même évité de répondre sur un autre sujet.
Lors de la période des questions à la Chambre des communes, mercredi, le chef conservateur Pierre Poilievre a pressé à plusieurs reprises Mark Carney de confirmer si le Canada est en récession, après un rapport de Statistique Canada à ce sujet, publié vendredi dernier.
Le premier ministre a évité de répondre directement et a mis de l’avant les investissements, la croissance des salaires et les mesures de son gouvernement pour renforcer l’économie.
Bien que le Canada ait enregistré deux trimestres consécutifs de croissance négative – ce qui correspond à une récession technique selon certaines définitions –, plusieurs économistes estiment que le ralentissement actuel ne répond pas pleinement aux critères d’une récession.
Débat d’urgence refusé : La demande de Pierre Poilievre visant à organiser un débat d’urgence sur la situation économique du Canada a été rejetée lundi après-midi par le président de la Chambre
Le Bureau de la consommation sera progressivement aboli d’ici fin mars 2027, dans le cadre des efforts du gouvernement fédéral pour réduire ses dépenses.
Cette décision mettra fin à l’Initiative canadienne de protection des consommateurs, qui finançait des projets de recherche menés par plusieurs organismes de défense des consommateurs.
Ceux-ci dénoncent une mesure qui affaiblira leur capacité à documenter les enjeux liés au cout de la vie et à influencer les politiques publiques. Ottawa estime toutefois que cette mesure permettra d’économiser 2,6 millions de dollars par année.