le Dimanche 5 juillet 2026

Barboter à la piscine

Que tu aies une piscine à la maison, ou que tu fréquentes la piscine publique de ton quartier, voici quelques règles à respecter:

Psst! J’ai fouillé dans mes albums photos pour illustrer les bonnes pratiques dans l’eau.  😉👇

Se baigner en toute sécurité, c’est stylé! C’est ce que la Marilys de 10 ans te dirait.

Photo : Courtoisie

Petite baignade à la rivière

Au Québec, à peu près 4 noyades sur 10 surviennent dans des rivières. C’est parce qu’elles comportent plusieurs risques, comme des courants forts et des fonds irréguliers. Voici donc quelques points à respecter: 

Et la Marilys d’aujourd’hui est toujours de cet avis! Même adulte, si je suis sur une rivière, c’est avec ma veste de sauvetage! Lors de cette sortie en canoë avec mon amie Audrey (à droite), je l’avais agencée au chandail que je portais!

Photo : Courtoisie

Patauger à la mer

La mer apporte son lot de plaisirs, mais elle est imprévisible… vaut mieux être bien préparé!

Voilà! Tu sais tout maintenant pour te rafraîchir en toute sécurité!

Et toi, tu préfères te baigner dans une piscine, dans une rivière ou à la mer?

Deux visions du pays

Les Colombiens avaient le choix entre deux candidats aux idées très différentes.

D’un côté, Abelardo de la Espriella. On dit qu’il est d’extrême droite, c’est-à-dire qu’il défend des idées très conservatrices. Parmi ses promesses : construire plus de prisons, donner plus de pouvoir à l’armée et produire davantage de pétrole. C’est un admirateur de Donald Trump.

De l’autre, le politicien et philosophe Ivan Cepeda. Ses priorités : aider les personnes plus pauvres, augmenter le salaire minimum et réduire les inégalités.

Lors de ces élections, plus de la moitié de la population est allée voter. Ça peut te sembler peu, mais c’est le plus haut taux de participation de l’histoire du pays! 

Abelardo de la Espriella a finalement été élu avec 49,7 % des voix, contre 48,7 % pour Iván Cepeda. À peine 1 % de différence! 

«Le résultat était tellement serré qu’il montre à quel point notre pays est divisé», raconte Fabian, un Colombien que j’ai rejoint à Bogotá, la capitale du pays. 

Fabián Castaño Barrera es colombiano. Vive en Bogotá, la capital del país. – Traduction : Fabian Castaño Barrera est colombien. Il habite à Bogota, la capitale du pays. 

Photo : Courtoisie

Des réactions partagées

La victoire du nouveau président a provoqué des réactions très différentes à travers le pays. À Bogotá, plusieurs personnes sont descendues dans les rues pour célébrer le résultat de l’élection.

Dans d’autres villes, comme Cali, des manifestants ont plutôt exprimé leur mécontentement.

Sur son réseau Truth Social, le président des États-Unis, Donald Trump, s’est réjoui de la victoire de celui qu’on surnomme «le Tigre», avec le message : «Il a gagné, et largement»!

Et maintenant?

Fabian craint que certaines avancées acquises sous le dernier gouvernement soient éliminées. Le président sortant, Gustavo Petro, voulait réduire les inégalités et protéger l’environnement. «L’avenir est très incertain. On ne sait pas ce que ce nouveau président va faire. Mais j’ai peur qu’on revienne à plus de conflits et qu’on perde certains droits que les Colombiens ont gagnés au fil des années», confie Fabian.  

«Abelardo de la Espriella a une vision très traditionnelle de la société. Il est contre plusieurs droits des personnes LGBTQ+ et il a déjà dit que les femmes devraient rester à la maison. J’ai peur que le pays recule au lieu d’avancer», a-t-il ajouté. 

Le surnom du nouveau président est «Le Tigre». Toi, si on avait à te donner le surnom d’un animal, lequel serait-ce? 

Une canicule historique

Le 24 juin, la France a connu la journée la plus chaude de son histoire: dans presque tout le pays, il a fait au moins 40 degrés Celsius, sans compter le facteur humidex!

Pourquoi ces températures extrêmes? Des scientifiques affirment que c’est à cause des changements climatiques. Ils ont calculé que, si une canicule avait eu lieu en Europe il y a 50 ans, elle aurait été moins chaude de 3,5 °C pendant la journée, et de 2,4 °C pendant la nuit.

Combattre la chaleur avec la clim?

🚨 La chaleur très élevée peut être dangereuse pour la santé, surtout pour les jeunes enfants et les personnes âgées. Malheureusement, depuis le 21 juin, plus de 1300 personnes seraient décédées à cause de la canicule en Europe. C’est donc important de trouver des moyens de se rafraichir.

Parmi les solutions, la climatisation semble une bonne idée. Mais, en Europe, seulement 20% des habitations sont équipées de climatiseurs. En plus de ça, ces appareils:

▶️ nécessitent beaucoup d’énergie pour fonctionner

▶️ utilisent des gaz à effet de serre très puissants

▶️ rejettent de la chaleur à l’extérieur

Résultat: en rafraichissant les bâtiments avec des climatiseurs, on contribue à réchauffer encore plus l’air extérieur. 🤔

Des moyens écolos et rigolos de se rafraichir

Il existe plein de façons de se rafraichir sans polluer. En voici quelques-unes que j’ai trouvées très originales.

🧶 Tricoter des toiles protectrices

À l’ombre des arbres ou d’un parasol, il fait toujours moins chaud qu’en plein soleil. Dans le sud de l’Espagne, une professeure de crochet (une activité qui ressemble au tricot, mais avec une seule aiguille) et ses élèves ont eu l’idée de créer de grandes toiles en tissu recyclé. Accrochées en hauteur entre les maisons, ces toiles sont une excellente protection contre le soleil pour les passants. 

Et en plus d’être pratique, c’est vraiment joli!

Photos : Facebook

🪟 Empêcher le soleil de passer par les fenêtres

En cas de grosse chaleur, il est conseillé de fermer les rideaux ou les volets. Une autre manière d’empêcher le soleil de passer par les fenêtres est d’y installer une couverture d’urgence: sa surface réfléchissante comme du papier aluminium renvoie les rayons du soleil.

En France, plusieurs ont aussi peint leurs fenêtres en blanc. Avec de la peinture? Non! Avec un mélange à base de blanc de Meudon. C’est une poudre de craie très blanche qui, elle aussi, réfléchit très bien les rayons du soleil tout en laissant passer un peu de lumière à l’intérieur.

💦 Une bataille d’eau… avec des policiers

Rien de mieux que de l’eau pour se rafraichir! En France, la ville de Paris a autorisé la population à se baigner dans le canal Saint-Martin. Des enfants en ont profité pour commencer une bataille avec des fusils à eau. Quand des policiers qui passaient par là se sont mis à les arroser eux aussi, c’est devenu un vrai party!

Dans la francophonie canadienne, les réseaux sociaux servent à rapprocher des communautés très éloignées les unes des autres, observe le consultant en éducation basé en Ontario, Bertrand Ndeffo.

«Facebook est extrêmement populaire. Extrêmement utilisé dans le Nord de l’Ontario. Pas seulement pour le divertissement, mais pour les liens», explique le fondateur d’EducNation Consulting, qui parcourt la province pour son travail.

Il a observé une dynamique similaire chez les moins de 16 ans. «Les jeunes, les amitiés renforcent les liens sur les réseaux sociaux. C’est un espace dans des champs de communication, de créativité, de partage très important. C’est un espace identitaire.»

Une logique qui s’applique aussi chez les jeunes francophones issus de l’immigration. À leur arrivée dans un nouvel environnement, les réseaux sociaux peuvent les aider à découvrir la culture locale et garder le contact avec la famille demeurée dans le pays ou la province d’origine.

À partir de ces constats, Betrand Ndeffo croit que le projet de loi C-34 sur la sécurité numérique du gouvernement fédéral est une bonne initiative, mais qu’il aura peu d’impact sans éducation des jeunes et des adultes, ainsi que sans recherche de possibles solutions de remplacement.

Le projet de loi C-34

Le projet de loi C-34, ou la Loi sur les médias sociaux sécuritaires, a été présentée à la Chambre des communes le 10 juin dernier. Son principal objectif est d’améliorer la sécurité des services de médias sociaux et des agents conversationnels. Plusieurs éléments sont mis de l’avant pour y arriver :

La Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF) estime même qu’une interdiction aura «des conséquences néfastes».

«Il y a des problèmes avec les médias sociaux, mais c’est quand même aussi un outil que les jeunes utilisent. Et donc, ça compliquerait le travail de nos membres. Les organismes qui desservent un grand territoire ou qui veulent rejoindre des jeunes dans des régions plus éloignées auront de la difficulté à se faire connaitre et ça limiterait l’accès des jeunes à des initiatives bénéfiques à leur développement personnel et professionnel», explique la vice-présidente de la FJCF, Madeleina Daigneault.

Dans une recherche publiée en 2020, Pascal Lupien, qui était à l’époque professeur adjoint au Campus St-Jean de l’Université de l’Alberta, souligne l’utilité des réseaux sociaux pour la francophonie minoritaire, y compris pour les organismes jeunesse. «Les médias socionumériques peuvent soutenir les efforts des organisations francophones en milieu minoritaire pour mobiliser des ressources […], influencer les débats politiques et promouvoir l’identité collective.»

À lire aussi : L’interdiction des réseaux sociaux aux mineurs, bonne ou mauvaise idée?

Pour Bertrand Ndeffo, trop peu de parents connaissent ou utilisent des outils de contrôle parental pour les appareils électroniques. Photo : Courtoisie

Photo : Courtoisie

Pas d’interdiction sans éducation

Le conseil d’administration de la FJCF est en faveur des restrictions sur l’utilisation des réseaux sociaux, mais il nuance sa position en précisant qu’une interdiction totale serait difficile à appliquer et ne permettrait pas aux jeunes d’apprendre à s’en servir de manière responsable.

Selon leur consultation, «l’accent doit plutôt être sur la sensibilisation et l’éducation», souligne Madeleina Daigneault.

L’organisme ontarien Parent partenaire en éducation adopte la même posture. «Les mesures législatives ne peuvent, à elles seules, assurer la sécurité des jeunes en ligne. Nous devons continuer d’outiller nos jeunes afin qu’ils développent leur jugement, leur esprit critique et les compétences nécessaires pour évoluer de façon sécuritaire et responsable dans un monde numérique», explique par écrit le président, Paul Baril.

La recherche Littératie et citoyenneté numériques chez les jeunes d’expression française en milieu minoritaire au Canada fait le même constat.

Dans leur conclusion, Sylvain St-Onge, Anne Robineau et Josée Guignard Noël soutiennent qu’il serait préférable d’enseigner comment avoir un «esprit analytique en misant plutôt sur l’engagement et la participation des jeunes pour qu’ils soient capables de résilience en développant leur capacité réflexive en tant qu’apprenants et acteurs numériques».

«Dans cette perspective, la protection des jeunes et l’éducation aux médias ne devraient pas être opposées, mais complémentaires», précise Sylvain St-Onge par courriel à Francopresse.

À lire aussi : Interdiction des cellulaires en classe : éduquer plutôt que réprimander

Tenir compte des minorités

Le projet de loi mentionne les communautés de langue officielle en situation minoritaire une seule fois. L’une des missions de la Commission sur la sécurité numérique serait de faciliter leur participation à ses activités.

Bertrand Ndeffo espère que ces communautés seront consultées, afin d’adapter les solutions à leurs enjeux particuliers.

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les mercredis et samedis

Marie-Pier Jolicœur analyse que le gouvernement canadien a choisi de parler de la sécurité des enfants dans son projet de loi, et non de la santé publique ou mentale, comme l’ont fait l’Australie ou le Royaume-Uni. L’avenir dira si cette approche est plus efficace. 

Photo : Studio Magenta

Une question de capacités et de sécurité

Ces dernières années, les enquêtes et recherches associant l’utilisation des réseaux sociaux à des effets néfastes chez une partie des adolescents se sont multipliées. Leurs algorithmes peuvent mener à la dépendance, à l’isolement, à des troubles du sommeil et à une mauvaise image corporelle, entre autres.

Dans son parcours universitaire, la doctorante en droit à l’Université Laval, Marie-Pier Jolicœur, s’est spécialisée dans les questions de droits des enfants. Elle accueille favorablement l’interdiction des réseaux sociaux au moins de 16 ans, «en vertu du principe des capacités évolutives de l’enfant».

De manière générale, dans la société, on ne permet pas à un enfant de 3 ans, 8 ans, 10 ans de faire la même chose qu’un adolescent de 13, 14, 15 ou 16 ans.

— Marie-Pier Jolicœur

Elle rappelle également que l’on oublie parfois qu’Internet ne se limite pas aux réseaux sociaux. «Ce n’est pas parce qu’un jeune ne peut pas s’ouvrir un compte sur Instagram ou sur TikTok ou sur Facebook qu’il ne peut pas avoir une expérience numérique, faire de la recherche sur Google ou écouter des balados.»

D’autres moyens de communication très utilisés par les jeunes – comme ceux inclus dans des jeux vidéos – sont pourtant absents du projet de loi

En tant que mère engagée en éducation et ancienne enseignante basée à Hamilton, Sonia Macaluso a été témoin de suffisamment d’effets néfastes des réseaux sociaux chez les jeunes pour appuyer une interdiction.

Elle voit une incohérence entre la gestion du risque pour les jeunes dans la réalité et sur les réseaux sociaux. «On a tout pour que les enfants soient en sécurité par rapport aux adultes qui viennent dans les écoles, mais on a zéro [protection] pour eux quand ils sont sur les réseaux sociaux.»

À lire aussi : Quand la télévision jeunesse francophone doit rivaliser avec le numérique

Un coup de main pour les parents

L’un des bénéfices du projet de loi perçu par Marie-Pier Joliœur est un rééquilibrage des responsabilités de protection des enfants entre les parents, l’État et les plateformes. «Parce que l’idée, c’est aussi d’impliquer une pluralité d’acteurs dans la recherche de solutions, que ce n’est pas juste le parent, c’est aussi une responsabilité étatique, de santé publique et tout ça.»

Dans leur recherche, Sylvain St-Onge, Anne Robineau et Josée Guignard Noël ont constaté que «les enseignants et les parents sont dépassés par le phénomène de désinformation et de propagande en ligne, tout comme l’intensité à laquelle les médias sociaux évoluent». Ils recommandent donc de mieux outiller et accompagner les acteurs du système d’éducation.

Bertrand Ndeffo insiste sur le besoin d’accompagner le projet de loi d’une recherche de solutions de remplacement et, surtout, d’éducation; pour les enfants, les parents et les enseignants.

Il faut sensibiliser et former les parents, insiste-t-il. Il y a énormément d’adultes qui, un, ne savent pas utiliser l’IA, deux, n’ont quasiment aucune idée des risques associés à l’IA, déjà pour eux-mêmes et à plus forte raison pour les enfants à la maison.

— Bertrand Ndeffo

Selon lui, il faudra passer par les conseils scolaires, les associations et les organismes pour rejoindre le plus d’adultes possible. Et le gouvernement devra prévoir des fonds pour fournir cette éducation.

Des angles morts dans C-34

Le premier ministre Mark Carney a annoncé que la région de la capitale nationale accueillera le 21e Sommet de la Francophonie en 2028. Ce sera une première pour l’Ontario.

Les activités se dérouleront à Ottawa et à Gatineau, sous réserve de l’approbation officielle de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) lors du prochain Sommet de la Francophonie, à l’automne, au Cambodge.

L’annonce a été saluée par la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) et d’autres organismes francophones, qui y voient une occasion de promouvoir le français, de renforcer le rayonnement économique et culturel du Canada et de mettre en valeur les communautés francophones.

À lire aussi : Ottawa accueillera le Sommet de la Francophonie en 2028

Le juge manitobain Glenn D. Joyal a été confirmé comme prochain juge à la Cour suprême, à la suite du départ à la retraite de la juge Sheilah Martin.

Inès Lombardo – Francopresse

Le juge Glenn D. Joyal a été confirmé comme prochain juge de la Cour suprême à la suite du départ à la retraite de la juge Sheilah Martin.

Remise en question des nominations des juges : Son audience de confirmation, lundi, a été marquée par les critiques de l’opposition envers un processus de nomination jugé trop politisé.

De son côté, M. Joyal a défendu l’indépendance de la magistrature, mis en garde contre les risques de la désinformation et de l’IA, et souligné l’importance de la réconciliation avec les peuples autochtones ainsi que de la diversité au sein du système judiciaire.

À lire aussi : L’audience du juge Joyal utilisée pour critiquer les processus de nomination

La Franco-Ontarienne Trèva Cousineau a reçu l’Ordre du Canada, l’une des plus hautes distinctions du pays.

Courtoisie CFA

Trèva Cousineau, figure importante de la francophonie ontarienne, a été décorée de l’Ordre du Canada par la gouverneure générale Louise Arbour, vendredi dernier.

Honneurs : Engagée depuis plus de 60 ans dans la promotion de la francophonie canadienne, elle a contribué à de nombreux organismes et comités. Déjà honorée par plusieurs distinctions, dont le prix Bernard-Grandmaître et la Médaille du couronnement du roi Charles III, elle a également un parc à Orléans, en banlieue d’Ottawa, qui porte son nom. 

L’Ordre du Canada, l’une des plus hautes distinctions du pays, récompense les personnes ayant apporté une contribution exceptionnelle et durable au Canada. Cette année, 61 personnes ont été nommées, dont Michael J. Fox, Christine Sinclair, Yvan Cournoyer et la Dre Caroline Quach-Thanh.

Réunis à Winnipeg les 25 et 26 juin, les ministres du Conseil des ministres sur la francophonie canadienne (CMFC) ont réaffirmé leur engagement à renforcer les services en français et à appuyer les communautés francophones et acadienne.

Les échanges ont porté sur l’accès à la justice, l’immigration francophone, le développement économique et la promotion du français.

Les responsables ont également souligné l’importance de poursuivre la collaboration entre les gouvernements afin de favoriser l’épanouissement de la francophonie partout au pays.

«Mieux faire» : Le ministre fédéral responsable des Langues officielles, Marc Miller, a reconnu que les gouvernements «peuvent tous mieux faire» après le décès d’un francophone aux urgences au Nouveau-Brunswick, où il n’a pas pu être servi en français.

Il s’est engagé à améliorer l’accès aux services en français partout au pays, tout en rappelant que cette responsabilité est partagée entre les différents paliers de gouvernement.

Le Conseil des ministres sur la francophonie canadienne était réuni la semaine dernière à Winnipeg, au Manitoba.

Courtoisie

David Eby, fortement opposé au projet d’oléoduc dans sa province, a conclu un accord avec le premier ministre Mark Carney qui facilite ce projet, sans toutefois toucher au moratoire qui interdit le passage aux pétroliers.

Province de la CB – Flickr

CANADA

Le premier ministre Mark Carney et la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, ont annoncé jeudi soir un projet d’oléoduc, qui relierait les sables bitumineux du nord de l’Alberta au sud de la Colombie-Britannique, en suivant le tracé du pipeline Trans Mountain. Les travaux devraient débuter entre 2027 et 2029 et se terminer entre 2032 et 2034.

Couts : Estimé entre 35,2 et 43,7 milliards de dollars, le projet permettra de transporter un million de barils de pétrole par jour. Selon le gouvernement fédéral, il génèrera plus de 200 milliards de dollars d’investissements et créera au moins 175 000 emplois au Canada. L’Alberta a déjà investi 18,3 millions de dollars dans le projet.

Un autre accord : Quelques heures plus tôt, en Colombie-Britannique, Mark Carney a signé un accord avec le premier ministre de la province, David Eby. L’accord garantit le maintien du moratoire interdisant les pétroliers dans le nord-ouest de la province, malgré la poursuite du projet de l’oléoduc albertain.

Le document souligne aussi le développement de corridors visant à exporter les ressources naturelles canadiennes à l’international, notamment vers l’Asie.

Ces projets restent toutefois controversés en raison de l’opposition de certaines Premières Nations et des réserves exprimées par le gouvernement de la Colombie-Britannique, dirigé par David Eby. 

Ce dernier a assuré en conférence de presse, jeudi matin, aux côtés de Mark Carney, que les Britannocolombiens seraient «compensés justement» pour les risques environnementaux qu’un tel projet pourrait entrainer.

L’Institut climatique du Canada alerte sur la nécessité de s’adapter à des vagues de chaleur intense, causées par la combustion des énergies fossiles, qui toucheront le Canada de plus en plus fréquemment.

Gábor Molnár – Unsplash

L’Institut climatique du Canada a publié cette semaine une feuille d’information qui explique que le changement climatique, principalement causé par la combustion des énergies fossiles, intensifie la fréquence et la gravité des vagues de chaleur au Canada. Le pays se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale, selon l’Institut.

Coûts financiers et humains : Le document souligne aussi que les températures extrêmes sont devenues plus fréquentes et plus intenses. Elles contribuent à des saisons de feux de forêt records et à une augmentation des évènements météorologiques extrêmes. Elles posent aussi des risques sanitaires importants et une hausse de la mortalité liée à la chaleur, comme lors de la canicule de 2021 en Colombie-Britannique.

La feuille de route met également en évidence des impacts économiques majeurs; des milliards de dollars de couts liés à la santé, aux infrastructures et à la perte de productivité, et affirme que sans mesures d’adaptation et de réduction des émissions, ces impacts devraient fortement augmenter d’ici 2050.

Enfin, il recommande des solutions comme la climatisation et les espaces verts, les systèmes d’alerte, l’adaptation des infrastructures et des normes de protection contre la chaleur afin de réduire les risques pour la population.

À lire aussi : «Bâtir le pays, pas le réduire en cendres» : 300 élus canadiens réclament un plan climatique national

Lundi, le chef conservateur Pierre Poilievre a demandé du Parlement une enquête sur le projet du gouvernement fédéral, visant à convertir 2 200 copropriétés invendues en Colombie-Britannique en logements abordables.

Selon lui, cette initiative pourrait avantager les promoteurs immobiliers. De son côté, le gouvernement affirme que le programme vise à offrir des logements en formule location avec option d’achat, tandis que la Colombie-Britannique estime qu’il pourrait permettre d’acquérir des logements à moindre cout pour les rendre plus accessibles.

Le communiqué du Parti conservateur souligne également les difficultés persistantes d’accès au logement au Canada. Il rappelle enfin l’engagement du gouvernement de construire 500 000 logements par année et affirme que les prévisions de construction demeurent inférieures à cet objectif.

INTERNATIONAL

Les États-Unis ont refusé mercredi de renouveler l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), du moins dans sa forme actuelle. 

Washington affirme vouloir corriger certaines «lacunes» de l’accord et réduire son déficit commercial avec le Canada et le Mexique.

Pour le Canada, cela signifie une période d’incertitude accrue sur le plan commercial, alors que l’ACEUM continue de protéger une grande partie des exportations canadiennes, mais pas certains secteurs comme l’acier, l’aluminium, l’automobile et le bois d’œuvre, toujours soumis à des tensions tarifaires.

Ottawa et Washington poursuivent donc les négociations, notamment sur ces droits de douane sectoriels, afin de limiter les impacts économiques et de stabiliser les échanges.

«Oui, le Canada accueillera le Sommet de la Francophonie en 2028, ici même, dans la région de la capitale nationale. Que la fête commence», a déclaré Mark Carney, le 1er juillet, à l’occasion des célébrations de la fête du Canada, à Ottawa.

«Nous avons décidé d’amener le monde au Canada pour célébrer la vitalité, la richesse et la résilience de la langue française dans ce pays et partout dans le monde.»

Le premier ministre avait annoncé la candidature de la capitale fédérale en décembre. Celle-ci a été officialisée par le Conseil permanent de la Francophonie, le 1er juillet. Sa désignation devrait être entérinée en novembre, lors du prochain Sommet de la Francophonie à Siem Reap, au Cambodge.

Le Sommet de la Francophonie est organisé tous les deux ans par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Il permet aux dirigeants des 90 États et gouvernements membres de l’OIF d’établir les orientations majeures de l’organisation.

Le pays a déjà été l’hôte de ce rassemblement à Québec en 2008 et en 1987, ainsi qu’à Moncton en 1999.

L’évènement sera aussi l’occasion pour le Canada de mettre en lumière ses communautés francophones.

À lire aussi : Sommet de la francophonie 2028 à Ottawa : les retombées seraient aussi économiques

Annonce «symbolique»

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) se dit «très heureuse» de la nouvelle.

«J’ai particulièrement apprécié entendre les propos du premier ministre sur la volonté d’emmener le monde au Canada pour célébrer la richesse et la vitalité de la langue française chez nous. Que ce soit fait, en plus, à l’occasion de la fête du Canada, est hautement symbolique», a déclaré le jour même la présidente de la FCFA, Liane Roy, par communiqué.

L’organisme est à l’origine d’une lettre au premier ministre pour pousser le Canada à être candidat. Le document a été cosigné avec l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario, la Société nationale de l’Acadie, la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick.

À lire aussi : Francophonie : 396 millions de locuteurs, une croissance portée par l’Afrique

Retombées économiques

Le Réseau de développement économique et d’employabilité du Canada (RDÉE Canada) voit aussi d’un très bon œil cette annonce.

«En plaçant la francophonie canadienne au cœur d’un rendez-vous mondial, dans la région même où se prennent plusieurs grandes décisions du pays, elle donne au Canada une scène internationale pour montrer la francophonie telle qu’elle se vit réellement dans nos régions», réagit l’organisme par communiqué.

Selon le RDÉE Canada, l’évènement permettra aussi aux communautés francophones et acadienne en situation minoritaire de mettre en valeur leur présence et de démontrer que le français est aussi «une langue d’affaires, d’innovation, d’emploi et de développement économique».

L’espace francophone représente un levier stratégique très important. Le Sommet de la Francophonie 2028 devra permettre de mieux faire connaitre cette force, ici comme à l’international.

— RDÉE Canada

L’organisme ajoute vouloir s’assurer que les communautés prennent toute leur place dans les discussions, les partenariats et les retombées qui en découleront.

Quelques courageux peuvent participer au concours Mangeurs de homard. 

Photo : Damien Dauphin – Le Moniteur Acadien

NOUVEAU-BRUNSWICK : Festival du homard de Shediac

Présenté chaque été en juillet dans la capitale mondiale du homard, le Festival du homard de Shediac reste l’un des évènements les plus populaires du Nouveau-Brunswick.

Pendant plusieurs jours, visiteurs et résidents profitent d’une programmation variée comprenant des spectacles, des activités familiales, des compétitions sportives, des expériences culinaires et de nombreuses célébrations mettant à l’honneur le crustacé emblématique de la région.

Que ce soit pour déguster un homard fraichement pêché, assister à un concert en plein air ou participer aux nombreuses activités organisées dans la ville, l’évènement permet de vivre pleinement la culture et les traditions du sud-est du Nouveau-Brunswick. C’est aussi l’un des meilleurs moments de l’année pour visiter Shediac et profiter de ses plages, de son front de mer et de son atmosphère estivale.

Damien Dauphin, Le Moniteur Acadien

Photo : Archives – Le Saint-Jeannois

NOUVEAU-BRUNSWICK : Clé de sel et solstice d’été à Saint-Jean

Le 21 juin de chaque année, l’ARCf de Saint-Jean célèbre le solstice d’été par la musique à l’Area 506. L’évènement gratuit, inspiré des traditions festives européennes, en sera à sa 3e édition. Des prestations en français, en anglais et en espagnol reflètent le caractère plurilingue et interculturel de la ville.

Area 506 est un lieu unique qui marie les côtés industriels et artistiques de Saint-Jean : le visiteur entre dans un village de conteneurs où artistes et commerçants locaux proposent leurs produits, puis une grande scène aux abords de l’estuaire du fleuve permet d’écouter de la musique et de danser dans une ambiance magique, bercée par le rythme des marées de la baie de Fundy.

La vie maritime et sa joie de vivre résumées en un seul lieu, venez accueillir l’été avec nous à Saint-Jean!

Eric Kennedy, rédacteur en chef, Le Saint-Jeannois

Photo: Nathalie Prézeau, l-express.ca

ONTARIO : Le nouveau parc Biidaasige à Toronto

L’embouchure de la rivière Don, à l’Est du port de Toronto sur le lac Ontario, est en voie de devenir un nouveau quartier résidentiel écologique et touristique, en bordure du grand parc Biidaasige (prononcé «bi-da-si-gué»).

Ouvert l’été dernier dans l’ancien secteur industriel en réorientant la rivière, le parc est déjà une des attractions naturelles majeures de la métropole. On peut s’y promener et y faire du vélo et du canot, mais on ne peut pas s’y baigner. Il comprend une des aires de jeux pour enfants des plus originales.

François Bergeron, l-express.ca

Photo : Odette Bussière

ONTARIO : Le musée du journal Le Goût de vivre

Lors de votre prochaine visite dans la région de la baie Georgienne, arrêtez-vous au musée du journal Le Goût de vivre, situé en plein cœur du beau village de Lafontaine.

Ce musée ouvrira ses portes durant la saison estivale afin de permettre aux visiteurs d’en apprendre davantage sur l’histoire de ce journal communautaire, qui offre une plume sur la réalité franco-ontarienne depuis 1972.

Odette Bussière, présidente, Le Goût de vivre

Photos : Courtoisie

ONTARIO : Le Nord de l’Ontario en train et en canoë

Une des meilleures façons de découvrir les belles régions du Nord de l’Ontario est sans doute par train. Pour ceux avides de passer du temps en plein air, ils peuvent monter à bord avec leurs canoës. On peut choisir une destination de canotage avec un parcours de courte durée sur la rivière Spanish ou une qui peut durer plusieurs jours. Si on est moins aventureux, on peut décider de se rendre toujours en train à une pourvoirie.

Les voyageurs peuvent même prendre le train pour une escale de deux jours, où ils font le trajet complet de Sudbury jusqu’à White River. Ensuite, ils passent la nuit sur place et refont le trajet dans le sens inverse pour revenir à Sudbury. Si c’est le cas, il faut sans équivoque visiter le fameux monument de Winnie The Pooh, juché dans un arbre, d’une hauteur de 4,5 mètres. L’ourson sur lequel ce personnage bien connu est basé était bel et bien de White River. Tous les mois d’aout, un festival lui est dédié.

Mehdi Mehenni, rédacteur en chef, Le Voyageur

Photos : Courtoisie

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TERRITOIRES DU NORD-OUEST : Flotter en musique avec Float On The Rocks

Quelques heures avant le début du festival ténois Folk On The Rocks – prévu cette année du 18 au 20 juillet 2026 –, un autre évènement rythmera la capitale des TNO le 17 juillet : Float On The Rocks.

Imaginez, au cœur de la vieille ville de Yellowknife, postées sur le Grand lac des Esclaves au milieu des maisons-bateaux, des dizaines d’embarcations flottantes se rassemblent autour d’une barge. Et sur cette dernière, des groupes d’artistes locaux, plus énergiques les uns que les autres, se succèdent à la lueur du crépuscule de minuit.

Difficile de trouver des détails précis en amont de ce rendez-vous intime, il est néanmoins gratuit et ouvert à toutes et à tous. Une seule chose à savoir : munissez-vous de votre meilleur canot, paddle ou autre bouée pour vivre la meilleure expérience aquatique sonore de votre été!

À noter qu’il n’existe pas de site Internet officiel pour l’évènement. Des informations seront diffusées à travers le réseau social de Folk On The Rocks.

Cécile Antoine-Meyzonnade, Responsable éditoriale, Médias Ténois

Enfants à vélo aux abords du lac Beauvert, près de Jasper, en Alberta. 

Photo : Emilie Langley

ALBERTA : Jasper à vélo

Depuis quelques années, le vélo de montagne gagne en popularité tant auprès des adultes que des tout petits. En Alberta, les endroits pour pratiquer ce sport ne manquent pas, mais j’ai envie de vous faire découvrir Jasper!

Avec plus de 200 km de sentiers à utiliser, il y en a pour tous les gouts, que l’on soit débutant ou cycliste expérimenté. Parmi les parcours favoris des familles locales, celui reliant le centre-ville au lac Annette en passant par le lac Beauvert est un incontournable. Les décors transformés par les feux de 2024 sont tout aussi dramatiques que magnifiques.

N’oubliez surtout pas votre maillot de bain, puisque Jasper propose de superbes eaux turquoise, des baignades à faire rêver!

Emilie Langley, directrice, Le Franco

Le village de Moosehide fait désormais partie du patrimoine culturel de l’UNESCO. Il est niché le long des rives du fleuve Yukon. La disposition du village reflète un mélange d’éléments traditionnels et contemporains. 

Photo : Alistair Maitland Photograph – Archives AB

YUKON : Le rassemblement Moosehide

Il ne faut pas manquer le Moosehide Gathering, un rassemblement bisannuel organisé par la Première Nation Tr’ondëk Hwëch’in, à quelques kilomètres de Dawson City. Accessible par un court trajet en bateau, ce festival célèbre la culture Hän avec des chants, des danses et des festins traditionnels. Une expérience autochtone authentique.

Maryne Dumaine, directrice,  L’Aurore boréale

Glenn D. Joyal, désigné comme prochain juge à la Cour suprême, a écrit quelques pièces de théâtre. 

Le juge Glenn D. Joyal a été entendu le 29 juin lors d’une séance extraordinaire du Comité permanent de la justice et des droits de la personne afin que le parlement confirme sa nomination comme prochain juge de la Cour suprême. 

Avant de rencontrer le candidat, les députés du comité ont d’abord questionné le ministre de la Justice, Sean Fraser. 

Le député conservateur Roman Baber (York-Centre) a critiqué d’emblée le fait que le processus de nomination des juges à la plus haute juridiction du pays est «biaisé». Il a confronté le ministre de la Justice en affirmant que ce processus avait été «préoccupant» par le passé sous la houlette des libéraux. 

Roman Baber a cité la nomination du juge Mathieu Piché-Messier, qui a été nommé à la Cour supérieure du Québec en 2025. Un an plus tôt, il avait fait un don au Parti libéral du Canada (PLC).

Interrogé sur ce point en comité, le ministre Sean Fraser a balayé l’argument : «Je ne pense pas que les dons devraient avoir un lien suite aux nominations». 

Autre point d’accroc aux yeux des députés issus de l’opposition : une base de données d’«amis libéraux», a résumé Rhéal Éloi Fortin (Rivière-du-Nord), porte-parole en matière de Justice du Bloc québécois. 

Le Globe and Mail avait révélé que le Parti libéral du Canada disposait d’une liste de magistrats canadiens qui auraient fait des dons au PLC. 

Le ministre de la Justice a répondu ne pas avoir utilisé cette liste depuis sa nomination en tant que ministre. «Je ne suis pas au courant si des dons ont été faits, et cette information ne serait pas sur la liste. Mais je peux recevoir une note avant la nomination finale», a-t-il fait savoir.

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Des nominations trop politiques?

Le député conservateur Roman Baber a continué à parler de «biais» pour les nominations en lien avec cette liste. «Ça révèle les orientations politiques», a-t-il reproché au ministre. 

Sean Fraser a répondu que ces candidats ne peuvent être exclus du processus de nomination «juste parce qu’ils ont participé à un processus politique», s’engageant  toutefois à «ne pas nommer quelqu’un sur la base de dons». 

Le ministre a aussi dû répondre aux critiques de députés qui dénoncent un processus de nomination parfois «trop politisé», avec un pouvoir «concentré entre les mains du premier ministre» qui peut se passer des recommandations du comité consultatif ou de son ministre de la Justice. 

Un rapport du comité de sélection devrait être produit cette année pour éventuellement recommander un meilleur équilibre et un processus moins politisé, a fait savoir la présidente du comité de sélection, Maureen McTeer.

Diversité, confiance et réconciliation

Le même jour, lors d’un comité plein à craquer composé d’une quinzaine de parlementaires présents pour le questionner sur sa candidature, le juge Glenn D. Joyal a de son côté souligné qu’on «ne devrait pas avoir à décider entre une magistrature forte et une branche exécutive forte». 

Il a notamment pointé le rôle de la désinformation potentielle comme «un danger réel», auquel s’ajoute l’intelligence artificielle (IA), susceptible selon lui de «sortir un document polémique».

Le juge a émis une réserve appuyée sur l’IA, affirmant que «ce sont les humains qui décident» pour éviter «de compromettre ce à quoi les gens s’attendent».

Lors de questions en série sur la diversité, le juge Joyal n’a pas répondu sur directement à une question sur la protection des minorités de langue officielle en situation minoritaire, se contentant d’une déclaration générale :

Lorsqu’on parle une langue qui n’est pas la nôtre, on a une fenêtre sur la culture de l’autre et une empathie avec celles qu’on ne comprend pas

— Glenn D. Joyal

Il a aussi mis l’accent sur la «réconciliation judiciaire» avec les Autochtones, qui a permis selon lui de «se rapprocher des communautés autochtones», reconnaissant que ces dernières avaient «un accès différent à la magistrature». 

«La confiance qui existe entre la magistrature et les citoyens autochtones exige un autre niveau de confiance. Il reste beaucoup à faire […]; les questions concernant les limites et les paramètres de l’autodétermination autochtone restent à être décidées.»

Il a aussi assuré que l’affaire qu’il a présidée et dont il est le plus fier est celle de Jeremy Skibicki, reconnu coupable en 2024 du meurtre de quatre femmes autochtones. «Le processus a eu beaucoup de conséquences. […] On a beaucoup fait pour créer la confiance que nous voulions créer» à propos du jugement, a-t-il déclaré.

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En 2024, le juge en chef Glenn Joyal de la Cour du Banc du Roi du Manitoba a condamné le tueur en série Jeremy Skibicki à quatre peines d’emprisonnement à perpétuité concurrentes. Skibicki a été reconnu coupable du meurtre au premier degré de quatre femmes autochtones, une affaire devenue selon le juge «emblématique» des enjeux touchant les femmes et filles autochtones disparues et assassinées.

Une fête très ancienne

La Saint-Jean existe depuis très longtemps. À l’origine, on y célébrait le solstice d’été, la journée où il fait le plus longtemps clair dans l’année. Plus tard, cette fête est devenue la Saint-Jean-Baptiste.

Aujourd’hui, pour bien des francophones à travers le pays, c’est surtout une occasion de célébrer la langue française, la culture et le plaisir d’être ensemble.

La chanteuse Roxane Bruneau était à Kapuskasing dans le Nord de l’Ontario pour célébrer la Saint-Jean avec les Franco-Ontariens le 20 juin. 

Photo : Kevin Anderson – La Voix du Corridor

Vive la francophonie!

Comme je te disais plus haut, les francophones de tout le pays profitent de cette journée pour célébrer la langue française. Dans plusieurs provinces, les francophones vivent en situation minoritaire, entourés d’une majorité anglophone. Ces célébrations deviennent alors une façon importante de montrer leur fierté de parler français.

Comme le 24 juin n’est pas un jour férié dans la plupart des provinces, les célébrations ont souvent lieu la fin de semaine d’avant. 

Au Manitoba, par exemple, la communauté de La Broquerie vient de tenir la 129e édition de sa fête de la Saint-Jean. Cette année, près de 1000 Francos-Manitobains étaient présents!

En Alberta, des activités sont organisées dans une dizaine de villes. Au Yukon, les francophones célèbrent le Solstice Saint-Jean avec un concert. La fin de semaine dernière, il y avait aussi une grande fête à Kapuskasing, en Ontario. Des artistes que tu connais peut-être étaient présents : Roxane Bruneau et Louis-José Houde!

Une des traditions de la Saint-Jean à Sudbury, dans le Nord de l’Ontario, c’est d’installer un drapeau franco-ontarien sur un nouveau lieu de la ville. 

Photo : Diane-Emma Kouakou – ACFO du grand Sudbury

À Sudbury, en Ontario, Lyse Lamothe participe à l’organisation de la Saint-Jean depuis plus de 25 ans. Pour elle, cette fête est une façon de souligner la présence des francophones dans la région. «C’est une autre façon de montrer qu’on est là», m’a-t-elle confié.

Elle m’a expliqué qu’à Sudbury, les festivités s’étendent pendant tout le mois de juin. Au menu cette année? Spectacles, journée familiale et une exposition d’art mettant en vedette les œuvres d’élèves du secondaire!

«En 25 ans, j’ai constaté que nos jeunes sont fiers d’être francophones. Si on leur donne des occasions où il fait bon vivre en français, ils sont toujours présents», affirme Lyse. 

Et toi, quelles activités sont organisées dans ta ville pour célébrer la Saint-Jean?