2024 : Le projet Panama
Commençons avec notre personnage principal : Anthropic. C’est une grande entreprise américaine qui construit des intelligences artificielles. Elle a créé le modèle Claude, un robot conversationnel très utilisé, comme ChatGPT.
En 2024, la compagnie a téléchargé illégalement de l’Internet 7 millions de livres publiés avant 2022. Son but? Créer une bibliothèque numérique qui contient tous (oui, tous!) les livres du monde. Elle servirait à Claude, son IA, pour qu’il puisse les lire et apprendre à bien écrire. Le nom de cette opération : le projet Panama.
Ça lui a coûté très cher. Anthropic a été accusée de piratage et a dû donner 1,5 milliard de dollars aux auteurs des livres volés! L’entreprise a donc dû réfléchir à une autre solution pour entraîner Claude…
Mais pourquoi des livres d’avant 2022?
Anthropic ne veut pas que Claude s’entraîne… sur des contenus créés par l’intelligence artificielle. Aucune chance de trouver des traces d’IA (et de ses erreurs) dans les vieux livres, qui sont garantis 100 % humains! C’est ironique, non?
2026 : Claude et ses amies IA, les mangeuses de livres
Ça nous amène à aujourd’hui!
Des journalistes des médias américains Washington Post et 404 Media ont appris que des compagnies d’intelligence artificielle (dont Anthropic) achètent des millions de vrais livres pour entraîner leur IA… avant de les détruire. Cette méthode a été choisie parce qu’elle coûte moins cher :
Les journalistes de 404 Media ont parlé à des vendeurs de livres rares qui pensent avoir vendu des ouvrages à des compagnies d’IA. C’est difficile de le savoir à 100 %, puisqu’elles achètent les livres sans donner leur vraie identité.
«J’ai des sentiments partagés. Ça m’aide financièrement et ça me permet de vendre des livres que je n’aurais probablement jamais vendus. Mais je n’aime pas comment ils sont utilisés. Et je n’aime pas que des livres peu communs soient détruits», a déclaré un vendeur au média américain.
Et c’est ce qui choque les gens : «Ça veut dire que s’ils sont détruits dans le processus d’entraînement de l’IA, ils seront encore plus difficiles à trouver», écrit Emanuel Maiberg, le journaliste de 404 Media qui signe l’enquête.
Cette nouvelle a même fait réagir Elon Musk, qui est aussi en train d’entraîner un modèle IA avec des livres. «J’ai demandé à mon équipe de préserver tous les livres rares dans une bibliothèque et de les numériser sans les détruire», a-t-il écrit sur le réseau social X.
Heum… Bravo Elon?
Et toi, que penses-tu de cette utilisation/destruction des livres? Donne-nous ton opinion en commentaire!
L’auteur Albert Roy est un résident de la région d’Edmundston (N.-B.). Il a été témoin de la fermeture du journal Le Madawaska, dans la même région, en 2018. Il dit avoir constaté depuis une plus grande absence «d’un trait d’union entre ce qui se passe sur les médias sociaux» et sur ce qui se passe à l’extérieur de cet univers numérique.
«Il y a vraiment plusieurs endroits où si un membre [de Réseau.Presse] ferme, ça veut dire que sa communauté francophone n’aurait plus accès à de l’information locale en français», indique Maryne Dumaine.
«Au lieu d’être la petite histoire vraie, ce sont des ragots, une désinformation totale. Ça me fait penser à quand on faisait partir des rumeurs sur le parvis de l’église», compare-t-il.
Un média local en santé fait plus que rapporter des nouvelles de la francophonie minoritaire. «Les journaux contribuent énormément à la cohésion sociale», note la présidente de Réseau.Presse*, Maryne Dumaine.
«Ce sont des outils, des vecteurs de rassemblement, d’échange. Nos journaux éclairent sur l’information, mais ils rassemblent aussi nos communautés. On apprend à se connaitre les uns et les autres […]», dit-elle. Ils participent à la «structure» de la communauté.
«Il ne peut alors y avoir de communauté que si l’ensemble des individus peut accéder à une information semblable. Le recours aux médias devient donc incontournable», ajoute le chercheur Simon Laflamme, sociologue à l’Université Laurentienne, qui a mené plusieurs recherches sur les médias de langue minoritaire.
«Quand une communauté dans une région précise, dans une municipalité, a un enjeu sérieux qui peut miner son affirmation francophone ou son épanouissement francophone, les médias locaux sont là pour appuyer la communauté, puis couvrir, puis exposer les défis, les obstacles», rappelle la professeure de journalisme à la retraite, Marie-Linda Lord.
«Il y a encore de l’appétit pour la radio communautaire», soutien Simon Forgues. La preuve : l’ouverture de Radio IPE en juin 2025.
Alors qu’en Ontario Le Droit commente la crise de l’hôpital Montfort en Ontario, L’Aquilon traine en cour le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest pour qu’il applique équitablement sa Loi sur les langues officielles.
Pendant que Le Courrier de la Nouvelle-Écosse fait de la recherche sur l’insécurité linguistique de son lectorat, le journal La Liberté prépare les jeunes lecteurs et journalistes de demain.
En francophonie minoritaire, les médias ont donc un mandat plus large que d’informer.
«Dans une communauté linguistique minoritaire, avoir une radio ou un journal communautaire n’est pas un luxe. La langue et la culture se préservent aussi grâce à des outils comme ceux-là», pointe Simon Forgues, acteur et observateur de l’écosystème des radios communautaires de la francophonie canadienne depuis environ 35 ans.
Les médias font d’ailleurs partie des indicateurs de vitalité des communautés linguistiques minoritaires dans la documentation de Patrimoine canadien.
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Dans ses analyses du contenu de nombreux journaux francophones, Simon Laflamme a constaté que «ce sont des journaux qui sont vraiment attachés à une communauté, tu le vois dans leur vocabulaire, tu le vois dans les thématiques qu’ils discutent, ils parlent à une communauté».
Lorsqu’un média francophone ferme, c’est le droit d’une partie de la population canadienne de s’informer dans sa langue sur des enjeux locaux qui est atteint, rappelle Maryne Dumaine.
Simon Laflamme souligne que dans le monde moderne, «il n’y a pas de communauté qui n’a pas de médias». Celles qui n’en ont pas s’effondrent et sont «condamnées à disparaitre», puisqu’elles n’ont pas de façon de se représenter elles-mêmes.
Si un média ferme, «c’est la fin de la communauté», renchérit le directeur général d’Alliance Radios, Louis Béland.
Sans être aussi catégorique, le président de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), Fabien Hébert, croit tout de même que les communautés sont affaiblies par la disparition «de ce véhicule de partage d’information».
Pour cette raison, l’AFO, et d’autres associations francophones, incluent les médias dans les moteurs de développement communautaire et pour «assurer la durabilité de la communauté», dit-il.
Une des façons qu’à l’AFO d’appuyer les médias francophones, c’est de «rappeler au gouvernement qu’on a besoin d’avoir des médias francophones, que ça fait partie de notre écosystème comme les médias anglophones le font pour l’écosystème anglophone».
L’Assemblée cherche ce qu’elle appelle la «complétude institutionnelle». «On veut être capable de naitre en français puis de mourir en français puis d’avoir accès à tous les services en français entre les deux», incluant des médias, explique le président.
Le gouvernement fédéral a créé des programmes d’aide pour les médias au cours des dernières années – plus pour les médias écrits que les médias électroniques. Malgré cela, 81 % des médias communautaires de langues officielles en situation minoritaire affirment manquer de financement dans le Livre blanc : Vérités, défis, occasions à saisir et pistes d’avenir.
Simon Forgues note que même si le gouvernement canadien compte les médias de langue minoritaire dans ses indicateurs de vitalité, il y a un désengagement de sa part du côté du financement. Surtout par le manque d’achat de publicité, qui serait pourtant une façon de donner l’exemple «d’acheter Canadien».
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les mercredis et samedis
Madeleina Daignault souligne que la FJCF mise sur en bonne partie sur l’éducation pour que la jeunesse franco-canadienne comprenne le rôle et l’importance des médias francophones en situation minoritaire.
Dans de nombreux sondages, les jeunes de moins de 25 ans disent en grande majorité s’informer davantage sur les réseaux sociaux. Malgré des données qui suivent cette tendance, le Baromètre jeunesse 2025 de la Fédération de la jeunesse franco-canadienne (FJCF) montre qu’environ la moitié des personnes répondantes2 se soucie de la survie des médias de langue minoritaire.
La vice-présidente, Madeleina Daigneault, indique que l’organisme est bien au courant des habitudes de ses membres, mais «on pousse pour éviter une rupture de contact entre les jeunes et les médias canadiens traditionnels».
Une telle rupture aurait des conséquences sur l’appartenance linguistique des jeunes, mais aussi sur la vitalité de nos communautés et de nos médias locaux et nationaux.
La Fédération le fait à travers des initiatives et des partenariats qui encouragent les projets spéciaux pour les jeunes au sein des radios et des journaux.
«On va aussi inviter les médias traditionnels qui doivent aller chercher ces jeunes en renforçant leur présence sur les réseaux sociaux, autres que ceux de Meta, et en développant des sites Web, des infolettres engageantes qui s’adressent spécifiquement aux jeunes. Je pense qu’on ne peut pas parler d’un rapprochement vers les jeunes sans parler de médias sociaux.»
Le ministre de la Défense du Canada, David McGuinty, a voulu répondre aux «préoccupations» soulevées après la décision de modifier les langues de travail de plusieurs unités dans les Forces armées et au ministère.
Fin juillet, le ministère de la Défense du Canada annonçait avoir modifié la désignation linguistique de plusieurs lieux de travail. Dans une infolettre, le ministère soulignait que certaines régions unilingues anglophones du Canada avaient des «difficultés à respecter leurs obligations linguistiques [de bilinguisme], ce qui entrainait des plaintes fondées et de la frustration».
Une manière de baisser les bras devant l’ampleur de la tâche, selon un vétéran.
Vers un rétropédalage? : Dans une déclaration publiée le 13 aout, et après de vives réactions de la part des francophones du pays, le ministre de la Défense, David McGuinty, a annoncé qu’il demandait l’examen du changement de politique sur les régions désignées bilingues, en fonction des besoins des forces armées canadiennes.
La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) s’est «réjouie» de cette révision de la part du ministère : «Cette annonce est une bonne première étape et nous espérons qu’elle mènera à la remise en place du droit de travailler en français là où il existait auparavant.»
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La sénatrice Raymonde Gagné a voyagé 14 fois avec des collègues et du personnel depuis qu’elle est présidente du Sénat, à hauteur de plus de 900 000 $.
Selon les rapports financiers du Sénat, les 14 voyages à l’étranger de Raymonde Gagné, en tant que présidente du Sénat du Canada, ont couté environ 875 677 $ aux contribuables depuis qu’elle a accédé à ce poste, en 2023.
Ces frais incluent des voyages et des frais d’accommodation pour elle, deux autres sénateurs et deux employés du Sénat, ainsi que le compagnon de la sénatrice Gagné.
La Fédération des contribuables canadiens a déploré le fait que ces voyages coutent aussi cher pour une personne non élue.
Shaun Chen laisse son siège torontois en raison des séquelles d’un accident de la route à l’automne 2025. Mark Carney dispose de maximum 6 mois pour déclencher des élections partielles pour le remplacer.
Le député libéral de Scarborough–Nord (Ontario), Shaun Chen, a annoncé mardi qu’il laisse son siège le 15 aout.
Il explique son départ par les séquelles d’un «grave accident de la route» subi à l’automne 2025.
«J’espère que la personne qui représentera cette circonscription dans le futur aimera son poste autant que je l’ai aimé.»
Le premier ministre Mark Carney a salué le député sur X. Il a entre 11 et 180 jours à partir du 15 aout pour déclencher une élection partielle dans cette circonscription.
Le gouvernement du Canada et la Fédération canadienne des municipalités investissent ont investi cette semaine 34,2 millions de dollars dans 141 projets visant à renforcer la résilience climatique de 128 collectivités à travers le pays.
Ces projets leur permettront notamment de mieux se préparer aux inondations et aux vagues de chaleur, d’évaluer les risques climatiques et d’adapter les infrastructures et les logements.
Plus de résultats concrets, moins de programmes : Ryan Ness, de l’Institut climatique du Canada, estime que jusqu’à 1,5 million de ménages restent fortement exposés aux inondations.
Selon lui, seulement un tiers des Canadiens se sont préparés aux risques climatiques et que les communautés autochtones demeurent particulièrement vulnérables. Les efforts fédéraux se concentrent davantage sur les programmes et les initiatives, plutôt que sur des résultats réels, déplore-t-il.
Il appelle donc à des mesures plus concrètes, ciblées et assorties d’investissements, d’échéanciers et d’une reddition de comptes.
Dans une déclaration publiée lundi, et en pleine semaine de négociations entre le Canada et les États-Unis avant l’entrée en vigueur de tarifs américains sur une panoplie de produits canadiens le 19 aout, le Parti conservateur et le Bloc québécois ont exhorté Mark Carney de tenir sous la pression.
Demandes des conservateurs : Dans une lettre envoyée au chef de l’État, Pierre Poilievre, chef conservateur, et Shuvaloy Majumdar, responsable conservateur des relations entre le Canada et les États-Unis, pressent la fin des tarifs sur le bois et l’acier ainsi qu’un «pacte automobile sans tarif» et que les États-Unis recommencent à acheter canadien pour les projets d’infrastructure.
Le Bloc, défendeur du secteur laitier : De son côté, le Bloc québécois demande à Carney de ne «rien céder» sur la gestion de l’offre. Selon La Presse, le Canada serait prêt à des concessions sur les concessions sur la place des produits des États-Unis au Canada.
La Presse canadienne a obtenu une note selon laquelle le ministère de l’Identité et de la Culture canadienne (PCH) a récemment fait appel à des experts indépendants pour recenser les régions qui ne sont pas couvertes par des médias au Canada.
Les différentes phases du projet s’étendent sur plusieurs années, jusqu’en 2028. Le ministère affirme répondre aux demandes des parties prenantes pour accéder à de meilleures données afin de cibler des politiques publiques spécifiques au domaine des médias.
Une pétition en ligne vise à expulser l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra. Elle a pour le moment plus de 130 800 signatures.
Lancée par une Canadienne de l’Alberta, la pétition en ligne a atteint plus de 130 800 signatures en fin de journée le 13 aout. Elle demande que l’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, soit désigné «personae non grata», et qu’il soit expulsé en tant que diplomate.
La pétition sera présentée à la Chambre des communes par Elizabeth May, la cheffe du Parti vert, dès cet automne.
Le document demande aussi qu’une commission parlementaire se penche sur l’ingérence politique des États-Unis au Canada.
Propos provocateurs : Selon l’autrice de la pétition, Pete Hoekstra a égratigné les Canadiens en pleine guerre tarifaire, en affirmant, par exemple, que les élections fédérales de 2025 étaient «anti-américaines», ou que qualifier le Canada de 51e État des États-Unis était une «marque d’affection».
Il se serait également ingéré dans les affaires politiques canadiennes, tout en accusant le Canada d’un tel comportement envers les États-Unis.
Le ministre de la Défense, David McGunity, a annoncé le 13 aout qu’il demande une révision de la décision qui a modifié la langue de travail dans son ministère et dans les Forces armées canadienne (FAC). Un de ses effets a été de supprimer des unités de travail bilingues dans les régions unilingues anglophones.
La Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) a rencontré le ministre la veille de la révision de sa décision.
«Lors de cette rencontre, la FCFA a demandé au ministre McGuinty de revoir la décision de son ministère, à la lueur des objectifs de la Loi sur les langues officielles modernisée. Le ministre s’est dit engagé à trouver des solutions. […] Cette annonce est une bonne première étape et nous espérons qu’elle mènera à la remise en place du droit de travailler en français là où il existait auparavant.»
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En entrevue avec Francopresse, la présidente de la FCFA, Liane Roy, affirme toutefois qu’elle a exposé son souhait que le ministère procède également à l’évaluation d’impact de ses récentes décisions sur les communautés francophones du pays, notamment dans celles où les familles de militaires sont installées.
Mais Liane Roy et son équipe n’ont rien vu de tel dans la déclaration du ministre publiée le 13 aout.
Il n’y a pas eu d’information publique qui nous permettrait de déterminer si le ministère procède à ce type d’analyse-là, [soit] les incidences de cette réforme sur les communautés autour des bureaux et autour des bases militaires.
La présidente de la FCFA cite entre autres Comox, en Colombie-Britannique, où les organismes francophones ont tout fait pour que des infrastructures, comme les écoles, soient présentes pour accueillir le personnel et les familles francophones.
Le militaire à la retraite et président de la firme de consultants Innovigo, Éric Sauvé, a de son côté des échos des effets de la nouvelle politique linguistique. Selon ce qu’il entend du personnel en fonction, le changement «fait grincer des dents» dans des unités affectées. «On demande de fournir des services bilingues quand ils étaient en français. C’est un peu comme s’il y avait une régression du français. Même au Québec.»
Dans une infolettre publique du 27 juillet, le ministère de la Défense explique avoir modifié la désignation linguistique de plusieurs lieux de travail en partie parce que «plusieurs organisations et unités situées dans des régions unilingues éprouvaient des difficultés à respecter leurs obligations linguistiques, ce qui entrainait des plaintes fondées et de la frustration».
La nouvelle directive sur la langue de travail au ministère de la Défense et dans les Forces armées canadiennes est entrée en vigueur en janvier 2025. La langue de travail des unités suit depuis les régions désignées bilingues dans la Loi sur les langues officielles.
Trois députés du Parti conservateur ont réagi à la controverse par communiqué le 13 aout. Ils demandent au ministre d’annuler la directive afin de revenir aux règles en vigueur avant janvier 2025.
«Le problème fondamental de cette directive est qu’elle fait principalement dépendre la langue de travail d’une unité de son emplacement géographique. Or, les militaires sont affectés partout au pays selon les besoins du service», écrivent Pierre Paul-Hus (Charlesbourg–Haute-Saint-Charles), Joël Godin (Portneuf–Jacques-Cartier) et James Bezan (Selkirk–Interlake–Eastman).
«Un militaire francophone ne devrait pas perdre la possibilité de travailler, de commander ou de progresser professionnellement en français simplement parce qu’il est affecté dans une région majoritairement anglophone.»
Éric Sauvé est inquiet du message véhiculé par la nouvelle directive linguistique du ministère de la Défense.
Éric Sauvé fait partie d’un groupe qui prépare une pétition demandant un retour à la directive linguistique d’avant janvier 2025. «On ne demande pas de réviser ou de faire des études. On demande d’annuler, de revenir au statuquo ante, et s’il faut faire des études, les faire par la suite.»
Les études prendront du temps, dit-il, et laisseront le temps à la nouvelle directive de s’implanter davantage.
«On juge que ça n’a pas été bien évalué comme directive, affirme Éric Sauvé. La preuve vient de la réaction dans le Canada français, des francophiles», mais aussi du côté anglophone, comme l’exprime l’Ango-Québécois Andrew Caddell.
«Le français, ce n’est pas juste quelque chose qu’on accommode, c’est un atout, une richesse dans notre jeu», insiste Éric Sauvé. Elle permet aux Forces armées canadiennes de collaborer plus efficacement avec d’autres pays. «On est allé combien de fois à Haïti?»
Le vétéran rappelle que la nouvelle directive pourrait décourager l’utilisation du français à long terme dans les Forces, ce qui diminuerait ses capacités opérationnelles et le recrutement.
Dans un rapport d’enquête récent du Commissariat aux langues officielles (CLO) et obtenu par Francopresse, la personne plaignante affirme que le 4 mai 2025, le CN a manqué à ses obligations en vertu de la Loi sur les langues officielles, après qu’un employé n’ait pas donné de consignes assez claires en français.
Selon la personne à l’origine de la plainte, ces consignes encadraient une course à vélo tenue pour amasser des fonds pour le Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO), situé à Ottawa.
«Ne pas donner de consignes en français dans la Capitale nationale est un manque de sensibilité pour un évènement avec des enfants, des familles dont la moitié étaient francophones», estime la personne plaignante, avec qui Francopresse a pu s’entretenir.
Dans le rapport, le CN confirme que l’employé «n’occupe pas un poste bilingue et ne détient pas un niveau de compétence élevé en français».
En revanche, le CN se défend d’avoir violé la Loi sur les Langues officielles. Pour l’entreprise, aucune question n’a été posée après les consignes et les employés du CN bilingues qui étaient présents lors de cet évènement auraient pu répondre à toute question posée en français.
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Infraction à la Loi
Dans son rapport, le CLO a conclu que les consignes de sécurité étaient une communication et, qui plus est, «dans la région de la Capitale nationale», une région désignée bilingue. Les articles 22 et 27 de la Loi s’appliquent […], et le CN devait s’assurer que les consignes de sécurité étaient données dans les deux langues officielles et qu’elles étaient de qualité égale en français et en anglais».
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Le Commissariat aux langues officielles demande à l’entreprise sous compétence fédérale de «mettre en œuvre une politique, une procédure ou des lignes directrices afin de garantir que les employés choisis pour représenter l’institution à des évènements dans la région de la capitale nationale possèdent les compétences linguistiques requises pour assurer des communications de qualité égale dans les deux langues officielles».
La porte-parole du CN, Ashley Michnowski, a affirmé par courriel à Francopresse que l’entreprise a «mis en place des mesures afin d’assurer que les employés représentant le CN lors d’évènements publics dans la région de la capitale nationale puissent offrir des communications de qualité dans les deux langues officielles».
Mais cette mesure n’a pas été mise en place spécialement après le rapport d’enquête de la commissaire, ce qui indique que le CN n’a pas apporté de changement à ses politiques.
La porte-parole a précisé que l’entreprise disposait «déjà d’une politique sur les langues officielles encadrant les services et engagement avec le public».
Le 28 juillet 2026, on apprenait l’intention du gouvernement canadien d’abolir l’obligation de contribution de base imposée aux services de diffusion continue en ligne, pour la remplacer par du financement public.
Le premier ministre Mark Carney nie avoir plié devant les États-Unis : il ne s’agit, dit-il, que du prolongement de l’orientation annoncée début juin, quand il avait demandé au CRTC de revoir sa décision sur la hausse de la contribution des plates-formes numériques.
Pourtant le 17 juillet, dans une lettre adressée à la Cour d’appel fédérale, le gouvernement ne parlait plus de modérer la contribution des diffuseurs en ligne, mais bien de l’abolir. Zéro. Si Ottawa confirme cette intention, ce ne sera plus un recul. Ce sera un effacement.
Cette décision porte en elle un risque de dérives qu’il faut nommer : sur le plan de la souveraineté politique, de l’indépendance de nos institutions et de l’avenir de nos milieux de création.
Rappelons d’abord que la Loi sur la diffusion continue en ligne a été adoptée en 2023, à partir de recommandations émises, après cinq ans de travaux, par un comité mandaté pour moderniser l’ancienne loi, vieille de 30 ans. C’est le CRTC qui a le mandat d’appliquer cette loi, notamment en fixant la contribution exigée des diffuseurs en ligne afin de soutenir la création de contenus canadiens, comme le font déjà toutes les entreprises canadiennes de radiodiffusion.
En 2024, le CRTC a annoncé une première contribution de base, à 5 %. Cette décision a aussitôt été contestée devant les tribunaux par diverses plateformes numériques, et pas un seul dollar n’a été versé à ce jour. Et le CRTC, après avoir complété ses évaluations, a annoncé en mai 2026 une contribution fixée en fin de compte à 15 %, notamment pour mieux soutenir la production francophone au pays.
Le 3 juin Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, a demandé au CRTC de renverser cette décision afin, dit-il, d’éviter une hausse des frais d’abonnement pour les consommateurs. Puis six semaines plus tard, par la voix du haut fonctionnaire signant la lettre du 17 juillet, on apprend que l’abandon du principe même d’une contribution obligatoire pourrait se produire.
L’argument de l’«abordabilité» des contenus pour les Canadiens cité par le ministre Marc Miller est fallacieux lui aussi.
Nombreux sont les commentateurs qui expliquent cette concession par la volonté du gouvernement canadien d’améliorer son rapport de force dans les négociations commerciales avec les États-Unis. Mais l’argument s’effrite dès qu’on le confronte aux faits : déjà l’abolition de la taxe sur les services numériques, qui remonte à juin 2025, n’avait eu aucun effet sur l’agressivité tarifaire américaine et sur les critiques répétées du président Trump à l’endroit du Canada.
On a aussi évoqué le souci de protéger la révision de l’ACEUM, dont l’échéance tombait le 1er juillet. Or, aucune négociation entre les deux pays n’avait lieu à ce moment. Et le 1er juillet l’administration Trump a simplement refusé de reconduire l’accord, avant d’annoncer, fin juillet, une nouvelle salve de tarifs.
L’argument de l’«abordabilité» des contenus pour les Canadiens cité par le ministre Marc Miller est fallacieux lui aussi. Une entreprise privée peut toujours justifier une hausse de tarifs par de multiples facteurs : augmentation des coûts, rentabilité exigée par les actionnaires, investissements nécessaires, etc. À moins qu’Ottawa n’ait obtenu de ces entreprises un engagement explicite (qu’on aimerait bien voir), rien ne garantit que les abonnements n’augmenteront pas, à court ou moyen terme. La Coalition pour la diversité des expressions culturelles soulignait souligne d’ailleurs que l’expérience observée dans d’autres pays, notamment en Europe, dément cet argument.
Nous voici donc sans le moindre effet d’apaisement, et sans le moindre gain. La question se pose : que pense-t-on obtenir avec ces concessions qui touchent aux principes fondamentaux de notre système de radiodiffusion ?
Mark Carney disait à Davos en janvier 2026 que «si vous n’êtes pas à la table, vous êtes au menu». Dans les faits, il cuisine lui-même nos acquis culturels pour nourrir l’appétit vorace des géants américains de la «Big Tech».
Les récentes décisions ne répondent à aucune demande exprimée par les milieux de la production ou par la société civile. Au contraire, elles suivent près d’une décennie de représentations soutenues de la part des professionnels du cinéma, de la télévision, de la musique et de l’ensemble des guildes et associations sectorielles.
Plus troublant : plutôt que d’être communiquée par une politique publique, cette intention a été glissée dans une correspondance en réponse à la question d’un juge. La Cour en sait donc déjà plus que le CRTC, les intervenants du dossier et le public. Annoncer une orientation aussi lourde de conséquences par voie de plaidoirie plutôt que par un processus réglementaire ouvert est définitivement un raccourci démocratique.
C’est une dynamique que plusieurs chercheurs documentent aujourd’hui : la fusion croissante entre pouvoirs étatiques et pouvoirs technologiques et, par là, le lent effritement de nos souverainetés politique, numérique et culturelle. La politicologue Asma Mhalla, dans son livre Cyberpunk, parle d’une politique «post-légale» : «La loi existe, les résistances seraient théoriquement possibles, mais elles sont inaudibles ou impraticables. Le pouvoir centralisé n’avance pas contre elle mais à travers elles.»
Tout ça ouvre la porte pour dérèglementer l’ensemble de l’écosystème, ce qui causera d’immenses dommages au secteur audiovisuel canadien. La prochaine étape logique serait de réduire substantiellement le mandat même du CRTC qui, rappelons-le, mène ses décisions au terme d’un processus de gouvernance ouvert : audiences publiques, mémoires, conseillers représentant l’ensemble des provinces et territoires. Une gouvernance lente, certes, mais qui a l’avantage d’être transparente.
Un autre indice de cette orientation se manifeste dans la nouvelle Stratégie nationale sur l’intelligence artificielle, «L’IA pour tous» dévoilée le 4 juin 2026 par Mark Carney et le ministre de l’IA et de l’Innovation numérique Evan Solomon. On n’y trouve aucune mention du droit d’auteur, aucun mécanisme de rémunération pour l’utilisation de propriétés intellectuelles canadiennes par les systèmes d’IA, ni aucun cadre de gouvernance pour protéger les contenus créatifs. La seule mesure concrète destinée aux créateurs (un programme de technologies créatives de 50 millions $) reprend en fait un engagement déjà annoncé par le passé et jamais concrétisé.
Pourtant en mars 2026, lors d’un Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture tenu à Banff, plus de 300 représentants des milieux culturels, technologiques et de la recherche avaient formulé de nombreuses propositions constructives. La stratégie annoncée deux mois plus tard n’en a rien retenu de concret.
Quant au financement annuel (600 millions $) annoncé en lieu et place des redevances, il ne peut pas remplacer un financement structurel et à long terme de l’industrie. Les difficultés des milieux de la création ne datent pas d’hier : l’érosion des redevances s’accélère depuis le milieu des années 2010, à mesure que les Canadiens délaissent le câble et le satellite pour des plateformes majoritairement américaines. À cela s’ajoute l’exil des revenus publicitaires, captés aujourd’hui majoritairement par les réseaux numériques de Meta et d’Alphabet.
Notre gouvernement se dirige, décision après décision, vers une marchandisation toujours plus poussée des politiques culturelles canadiennes, et leur assujettissement aux diktats économiques des plates-formes. Avec, comme effets potentiels, la disparition des petites entreprises, la consolidation accélérée autour de quelques groupes en mesure de rivaliser avec les multinationales, et l’acquisition d’actifs de propriété intellectuelle canadienne par des capitaux étrangers.
En somme, moins de diversité, moins de voix autochtones et moins de protection pour la production francophone. Nous ne pourrons bientôt plus maintenir ce qui fait notre force sur les marchés internationaux : l’audace créative, la prise de risque et l’indépendance éditoriale. Ajoutons à cela, les dommages potentiellement irréparables à notre crédibilité sur la scène internationale, en particulier auprès de l’Europe et de l’Australie, nos principaux alliés en matière d’encadrement de la culture et du numérique.
Nous avons connu, et évacué, l’époque de la collusion entre État et Église pour laisser la place, dans les marchés d’après-guerre, à l’alliance entre État et économie. Maintenant un autre régime se dessine, où le complexe techno-industriel devient plus puissant que les États eux-mêmes, au point de dicter la marche à suivre dans le monde entier.
Ce que nous devons craindre va bien au-delà des quelques millions de dollars en jeu : le Canada s’apprête à faire cavalier seul à la fois en matière d’environnement, d’encadrement du numérique et de protection de sa culture, ce qui risque seulement d’accélérer notre américanisation.
Etsy, c’est une entreprise de vente en ligne américaine où des artisans du monde entier peuvent vendre leurs créations. On y trouve toutes sortes de choses, comme des bijoux, des vêtements, des jouets, des décorations, des œuvres d’art et bien plus encore!
Plus tôt cette année, Etsy a annoncé qu’à partir du 11 août, les objets fabriqués avec de la fourrure animale ne pourront plus être vendus sur son site. La raison? L’entreprise dit vouloir protéger la biodiversité et les espèces menacées, qui sont affectées par le commerce de la fourrure.
Mais cette décision ne fait pas l’unanimité.
Au Canada, la fourrure occupe une place importante dans la culture et l’histoire de plusieurs communautés autochtones. Encore aujourd’hui, la fabrication de vêtements et d’objets en fourrure de castor, de caribou, de phoque et de renard, entre autres, fait partie de leurs traditions.
Et plusieurs artisans autochtones, surtout des femmes, gagnent une partie importante de leurs revenus en vendant leurs créations traditionnelles sur Etsy. C’est particulièrement le cas dans certaines communautés éloignées, où il n’y a pas beaucoup de possibilités d’emploi.
La réponse n’est pas aussi simple que l’on pourrait croire. En fait, ce sont surtout les fermes d’élevage d’animaux destinés à la production de fourrure qui sont polluantes. C’est parce qu’elles utilisent beaucoup de nourriture, d’eau et d’énergie. Au Canada, on retrouve principalement des élevages de visons et de renards.
Or, la fourrure utilisée par les artisans autochtones est plutôt issue de la chasse. Et, selon la cheffe d’une Première Nation de Terre-Neuve-et-Labrador, Jenny Brake, les communautés autochtones chassent de manière responsable. C’est-à-dire en respectant l’environnement et les animaux.
Par exemple, les chasseurs ne tuent que le nombre d’animaux dont ils ont besoin, à la bonne période de l’année, pour éviter de mettre les populations en danger. Ils évitent aussi de gaspiller, en utilisant les différentes parties de l’animal, comme la viande pour se nourrir et la peau ou la fourrure pour fabriquer des vêtements ou des objets.
La semaine dernière, lors de l’Assemblée des Premières Nations, à Ottawa, Jenny Brake a demandé à Etsy de reculer sur l’interdiction de la fourrure. Elle aimerait que l’entreprise prenne le temps de discuter avec les peuples autochtones pour comprendre l’impact de cette nouvelle règle sur leur vie.
Jenny Brake, une artisane et cheffe de la Première Nation Qalipu, à Terre-Neuve-et-Labrador.
Plusieurs personnes ont appuyé cette demande, notamment le directeur général de l’Institut de la fourrure du Canada, Doug Chiasson.
«On sait que les communautés autochtones à travers le monde sont les partenaires les plus importants dans la conservation de la biodiversité», a-t-il expliqué.
Pour l’instant, Etsy n’a pas reculé sur son intention d’interdire la fourrure. À suivre!
Selon toi, quelle décision devrait prendre Etsy par rapport à la fourrure?
Le Pôle Nord est le point le plus au nord de la Terre. Il se trouve au milieu de l’océan Arctique, sur de l’eau de mer gelée qu’on appelle banquise.
C’est une partie de la Terre qu’on connait peu. On veut comprendre comment la vie s’est adaptée à cet environnement extrême. On va observer les animaux, la glace, l’atmosphère. Moi, j’y vais pour étudier quelles espèces de poissons vivent dans le Pôle Nord. Pour faire ça, je vais écouter le son des mammifères marins et filtrer de l’eau pour capturer le zooplancton et les larves de poissons.
C’est un environnement fragile, alors on veut aussi étudier ce qui l’affecte. Par exemple, un de mes collègues va étudier les déchets qui arrivent des pays plus au Sud.
Pour certaines missions, comme pour étudier la glace, on doit aller sur la banquise. Mais sinon, il y a un laboratoire qui nous permet de prendre des échantillons à partir du bateau.
On a aussi une équipe de plongeurs à bord, qui peut aller prendre des échantillons ou réparer le navire. Et il y aura même un robot qui peut descendre dans l’eau et que l’on peut guider à distance.
La mission va durer en tout entre 15 et 18 mois. Je vais monter dans le Polaris I avec la première équipe, qui y restera de septembre à mai. Une autre équipe nous remplacera ensuite.
L’expédition va se dérouler en grande partie pendant les nuits polaires. Ça veut dire que le soleil restera à l’horizon, sans vraiment se lever! Au Pôle Nord, les nuits polaires durent six mois, de la mi-septembre à la mi-mars.
Imagine-toi étudier les animaux et les plantes au Québec seulement pendant l’automne. Ça ne donnerait pas les mêmes résultats qu’en hiver! Les saisons, c’est important pour comprendre l’écosystème.
Notre bateau partira de la Norvège vers la mi-aout, direction l’Arctique. De là, on va suivre un bateau brise-glace chinois. Il va briser la glace devant nous pour qu’on puisse aller le plus au Nord possible. Ensuite, on va rester au même endroit jusqu’à ce que la glace nous entoure et qu’on ne puisse plus bouger. Alors on commencera à dériver avec elle.
Le bateau a été testé l’année dernière en Arctique, avec cet énorme brise-glace allemand!
Venant d’Abitibi, j’aime l’hiver et la neige qui craque, alors j’ai hâte de les retrouver! Ça fait deux ans que je prépare cette mission, alors j’ai hâte d’enfin découvrir cet environnement extrême dans lequel je ne suis encore jamais allé.
Qu’est-ce que tu aimerais étudier de près, si tu avais la chance de découvrir l’Arctique?
La fusée Falcon 9 a décollé en février 2025, sans personne à bord.
Elle appartenait à la compagnie Space X du milliardaire Elon Musk. Après le décollage, le propulseur de la fusée et l’étage se sont séparés, comme prévu. Son étage contenait deux engins spatiaux, qui devaient se rendre sur la Lune. Mais avec la force de la gravité du Soleil, de la Terre et de la Lune, ce bout de fusée a dévié de sa trajectoire. Space X a perdu son contrôle, et l’a classé comme débris spatial. C’est comme un déchet, mais dans l’espace!
🚀 Quand un véhicule spatial se pose sur la Lune, on dit qu’il alunit (du verbe alunir)! Comme on dirait qu’un avion atterrit (sur la Terre), amerrit (sur l’eau) ou apponte (sur un pont).
Des chercheurs américains ont pu prévoir la direction que prenait ce morceau de fusée. Il était aussi grand et lourd qu’un immeuble de 5 étages. Il se dirigeait vers la Lune, à près de 9000 km/h!!
L’impact a finalement eu lieu très tôt le 5 aout. Résultat : le choc a provoqué un nuage de 50 kilomètres de hauteur et créé un nouveau cratère sur la surface de la Lune. 🌝
Il était difficile de voir l’explosion depuis la Terre, même avec un télescope. Mais des satellites de la NASA l’ont enregistrée, et publieront les photos dans les prochains jours. On a hâte de voir!
Les impacts d’objets créés par les humains sur la Lune sont très rares. Cet accident offre une bonne occasion aux scientifiques d’étudier ce que ça provoque. Ils regardent par exemple le comportement du nuage de poussière que l’impact a soulevé. Ça peut leur donner des informations pour de futures missions, peut-être avec des astronautes!
La mission Artemis II a envoyé 4 astronautes du 1er au 11 avril 2026 autour de la Lune.
Quelle serait la première chose que tu ferais si tu allais sur la Lune?
Sources : Radio-Canada, New York Times, BBC