Les Canadiens ont jusqu’au 5 novembre pour voter pour leur artiste préféré. Le chanteur ou la chanteuse ayant reçu le plus de votes représentera officiellement le Canada au concours Eurovision, qui se tiendra en Bulgarie les 11, 13 et 15 mai 2027. L’artiste devra interpréter une nouvelle chanson pour la compétition. On pourra regarder le concours sur les ondes de Radio-Canada!
Chanteuse pop du Nouveau-Brunswick, Josiane chante en anglais et en français. Elle recommande d’écouter sa chanson Take Care of You pour découvrir son talent.
«Représenter le Canada dans les deux langues officielles du pays, c’est tellement spécial. Je veux rendre mon Acadie fière», a-t-elle déclaré, mardi, lors du dévoilement des candidats.
L’artiste montréalaise Rêve crée de la musique qui fait danser! Et selon elle, c’est sa chanson Ctrl + Alt + Del qu’il faut écouter pour avoir un avant-goût de ce qu’elle peut faire.
«Je promets de pousser toutes les limites que la scène de l’Eurovision a vues!», a-t-elle annoncé, mardi.
Talk est un auteur-compositeur-interprète né à Ottawa, qui a un style complètement sauté! Il suggère l’écoute de son morceau «dramatique et plein de vie» Goodbye Forever, à ceux qui ne le connaissent pas.
«Les gens viennent à mes spectacles parce que je suis moi-même, parce que je suis différent et authentique», a-t-il dit, lors de la présentation des artistes.
Originaire de la Colombie-Britannique, Tyler Shaw est l’artiste derrière la ballade With You, qu’il a aussi chantée en français.
«La chanson que je vais écrire pour l’Eurovision va, je l’espère, résonner avec tout le monde, partout dans le monde», a-t-il déclaré mardi.
Tu as sûrement déjà entendu son nom! William Cloutier est un artiste québécois qui a remporté l’édition 2021 de Star Académie. Et selon lui, c’est sa chanson sur l’environnement, Nous, qu’il faut écouter pour entendre de quoi il est capable.
«Si je vais à l’Eurovision, j’aimerais amener la francophonie. Et arriver sur scène en volant, soutenu par des câbles, ça serait un méchant trip!», a-t-il blagué, mardi.
Envie de voter? Rends-toi sur le site de Radio-Canada!
Quel extrait as-tu préféré parmi les 5?
C’est le Parti conservateur, dirigé par Lorne Doerkson, qui a remporté les élections avec 64 députés élus. Il formera donc un gouvernement majoritaire. Son parti n’avait pas dirigé la province depuis près de 100 ans!
Le Nouveau Parti démocratique, qui était au pouvoir depuis 2017, a remporté 27 sièges. Il formera donc l’opposition officielle.
Après sa défaite, l’ancien premier ministre, David Eby, a annoncé qu’il démissionnerait de son poste de chef du parti.
Les élections en Colombie-Britannique devaient avoir lieu en 2028. Mais David Eby a décidé de les devancer en les organisant dès cette année. Son objectif? Remporter plus de sièges pour obtenir une majorité plus solide et gouverner plus facilement.
C’était un pari risqué : en demandant aux citoyens de voter plus tôt, il espérait obtenir davantage de soutien. Finalement, ce sont ses adversaires qui ont remporté la victoire!
Lorne Doerkson, le futur premier ministre, a fait plusieurs promesses pendant sa campagne.
Il souhaite améliorer l’économie de la province en réduisant les impôts. Il s’agit de l’argent que les citoyens versent au gouvernement pour financer des services publics, comme les écoles, les hôpitaux et les routes.
Il veut aussi supprimer la Loi sur la Déclaration des droits des peuples autochtones. Cette loi exige que le gouvernement de la Colombie-Britannique consulte les peuples autochtones et travaille avec eux sur les questions qui les concernent. Il peut s’agir, par exemple, de décisions concernant l’utilisation du territoire et des ressources naturelles de la province. Lorne Doerkson trouve que cette loi crée trop de divisions au sein de la province.
Le conservateur veut aussi retirer des classes un programme qui aide les enseignants à parler d’identité de genre et d’orientation sexuelle avec les élèves. Selon lui, ce sujet n’a pas sa place à l’école.
Et l’environnement, dans tout ça? Le nouveau premier ministre appuie la construction d’un oléoduc qui transporterait du pétrole de l’Alberta en traversant la Colombie-Britannique, pour l’envoyer vers d’autres pays. Le gouvernement de David Eby, lui, était en partie contre cette idée. Mais Lorne Doerkson croit que ce projet pourrait créer des emplois et être bon pour l’économie de la province.
Voici ce à quoi ressemble un oléoduc.
«Ensemble, nous avons saisi cette occasion et, ensemble, nous avons voté pour une Colombie-Britannique meilleure», a-t-il déclaré aux citoyens de la province lors de son élection.
Et toi, si tu gagnais tes élections pour diriger ta province, quel serait le premier changement que tu ferais?
Sources : Radio-Canada, La Presse, Le Devoir
Un partenariat a déjà existé entre les deux organismes de promotion de la langue française auprès de la jeunesse canadienne dans le cadre des Jeux de la francophonie canadienne, explique le directeur général du réseau, Derrek Bentley. Mais c’était la première fois que des jeunes issus du réseau Canadian Parents for French (CPF) – qui regroupe surtout des jeunes dont le français est la deuxième ou une autre langue – participaient au Forum.
«Souvent, les jeunes en programme d’immersion française n’ont pas l’occasion de créer des liens avec la francophonie locale», note Derrek Bentley.
Les sept jeunes et leur accompagnatrice ont adoré l’expérience. Les membres du groupe ont créé des liens avec de jeunes francophones de leur province.
Par contre, pour un petit nombre, quatre jours de conférence qui se déroulent dans un français différent de celui auquel ils sont habitués en classe «a été une expérience un petit peu overwhelming», raconte Derrek Bentley en entrevue. S’il y a une prochaine fois, l’équipe de CPF les préparera à cette réalité, ajoute-t-il.
La présidente du conseil de la direction de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Emma Raphaelle, considère également l’expérience concluante. «Je pense que c’était super le fun de discuter avec ces jeunes-là puis de comprendre mieux comment l’organisation fonctionne, mais aussi quels sont leurs besoins.»
Avant de confirmer la continuité de ce partenariat au prochain Forum, dans deux ans, Derrek Bentley dit qu’ils évalueront la participation de cette année. Intégrer les jeunes issus du système d’immersion à la francophonie reste important pour Canadian Parents for French.
«Je pense qu’il faut viser avec des actions très concrètes, quels sont nos moments où on va faire venir ensemble ces jeunes-là avec des parcours différents, mais avec beaucoup de similarités en même temps», indique-t-il.
Emme Raphaelle explique que pendant les forums jeunesse, les discussions portent sur les défis des jeunes et ce qui est important pour eux. «Ça nous permet à la FJCF de savoir que la direction qu’on prend est vraiment celle que la jeunesse veut.» Photo : Jean-François Bergeron
Les Forums de la jeunesse pancanadienne ont le double rôle d’informer et d’outiller plus de 70 jeunes de 14 à 25 ans, mais aussi de donner la chance à la FJCF d’entendre leurs doléances.
Cette année, les sujets abordés tournaient autour du thème «Mission : information». Ils allaient des médias à la santé mentale, en passant par l’insécurité linguistique et l’intelligence artificielle.
Être sur place était important pour Emma Raphaelle, présidente depuis le 1er septembre seulement, pour écouter les jeunes. «C’est vraiment une occasion pour moi de remplir mon verre de perspectives, parce que, venant du Nouveau-Brunswick, parfois je me sens privilégiée par rapport aux autres, puisque le français est quand même notre langue officielle. Et donc, ça me donne vraiment l’opportunité de mieux comprendre les réalités du terrain. […] Parce que je ne suis pas là pour représenter ma perspective personnelle.»
Le représentant du Manitoba au conseil de la direction, Gabriel Gagnon, abonde dans le même sens. «On les a vraiment écoutés et on a vraiment été poussés pour donner des réponses concrètes, des choses que la FJCF peut concrètement faire pour aider.»
Gabriel Gagnon et été particulièrement impressionné par la pensée critique de plusieurs jeunes participants et participantes, sur leur niveau de connaissances, entre autres à propos de l’intelligence artificielle et les effets des centres de données sur l’environnement.
Pour Gabriel Gagnon, les moments à l’extérieur des salles de conférence ont été tout aussi productifs. «C’est là où j’ai eu les meilleures discussions et où j’ai appris le plus.»
Connaitre de nouvelles personnes, repartir chez soi avec de nouveaux contacts permet de poursuivre la réflexion. «Moi, je vais continuer à échanger avec plusieurs gens que j’ai rencontrés dans le Forum, continuer ces discussions-là.»
Même si cette génération est née avec Internet et les réseaux sociaux, Emma Raphaelle note que les jeunes ne sont pas tous et toutes «des experts». Ils et elles essaient de comprendre les nouvelles technologies comme tout le monde.
«On a beaucoup parlé de désinformation, mésinformation, malinformation, à mieux comprendre ces réalités-là, mais aussi on a parlé avec les jeunes de comment aller chercher de la bonne information.» Par exemple, la travailleuse sociale Laure Sabini était au Forum afin de montrer comment trouver de l’information fiable sur la santé mentale.
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«Dans un monde où il y a tellement de fausses informations et qu’on est plus facilement, on va dire, truqués par les fausses nouvelles, c’est tellement important de montrer aux jeunes comment identifier les bonnes nouvelles et entendre leurs idées et pas juste répéter les mêmes choses qu’on voit en ligne. Vraiment pousser pour de la meilleure pensée critique», plaide Gabriel Gagnon.
Pendant l’un des ateliers du Forum, les jeunes ont pu s’exprimer en rédigeant un article sur la jeunesse.
Emma Raphaelle raconte que des jeunes présents ont exprimé leur déception d’avoir peu ou pas accès à de l’information locale en français sur les réseaux sociaux.
«C’est difficile quand on n’a pas accès à l’information fiable de nos journaux locaux sur nos médias qu’on consomme», déplore-t-elle. Meta bloque effectivement les médias au Canada depuis 2023 et les médias canadiens n’ont pas tous des comptes TikTok.
Ce genre de conférence peut aussi servir à créer de nouvelles habitudes. Gabriel Gagnon avoue que la majorité de ses sources de nouvelles sont en anglais. «J’ai eu la chance d’échanger avec des gens de différentes provinces, qui m’ont partagé des sources francophones, fiables, autres que Radio-Canada», raconte-t-il.
La représentante du Yukon au conseil de la direction, Rébecca Fico, repart un peu plus rassurée à propos de l’intelligence artificielle grâce aux spécialistes à qui les jeunes pouvaient poser des questions. «Ça m’a aidé un peu à démystifier c’était quoi les vrais risques de l’IA, puis comment on pouvait les éviter, mais aussi de voir comment elle peut être utilisée de manière responsable.»
Rébecca Fico raconte aussi qu’après les sourires courtois et les poignées de mains polies de la première journée, plusieurs jeunes se sont ouverts et ont partagé des expériences plus personnelles au fil des conversations.
«Plusieurs jeunes ont fait des partages sur leur propre expérience avec la santé mentale et l’experte c’était une thérapeute, alors elle a pu leur offrir des conseils. Ça a vraiment un peu montré une différente approche de prendre soin de soi et de gérer sa santé mentale quand on est jeune», raconte Rébecca Fico.
Les conversations autour de la santé mentale l’ont particulièrement marquée.
«Ça fait réaliser à plusieurs jeunes à quel point il y a des fissures sous la surface des personnes et comment les réalités, même des jeunes, peuvent être vraiment plus complexes que ça parait.»
C’est d’ailleurs la principale intention d’action qu’elle rapporte avec elle au Yukon. Elle veut «voir s’il y a quelque chose que je peux faire dans ma communauté pour supporter les jeunes dans leur santé mentale avec les nouvelles approches que j’ai apprises».
Les suggestions et recommandations adoptées par les jeunes rassemblés au Forum seront examinées en novembre par le conseil de la direction de la FJCF. Un exercice auquel Emma Raphaelle a très hâte de participer.
Elle s’attend à ce que la santé mentale fasse partie des discussions à travers la création d’un cahier de propositions en rapport avec la santé mentale, afin que «la FJCF ait des propositions concrètes venant de la jeunesse sur ce qu’ils veulent voir améliorer dans la santé mentale».
FRANCOPHONIE
Dans un rapport publié jeudi, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) conclut que le réseau des organismes et institutions francophones en situation minoritaire a évité le point de rupture, mais demeure fragile.
L’étude, intitulée Des fondations essentielles pour la francophonie, s’appuie sur un sondage mené auprès de 158 organismes de la francophonie et met à jour un rapport de 2022 qui sonnait l’alarme sur le sous-financement et la pénurie de main-d’œuvre.
Plus de la moitié en fragilité : Selon le sondage, 59 % des organismes disent qu’ils ne peuvent pas qualifier leur situation de stable, 80 % n’ont ni l’équipe ni la capacité de recrutement pour remplir leur mandat, 67 % offrent des salaires inférieurs à la moyenne canadienne et 45 % citent l’instabilité financière et l’érosion causée par l’inflation parmi les défis que le Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 n’a pas réglés.
Les petits organismes, qui portent souvent les services en français dans les petites communautés, sont les plus vulnérables. La présidente de la FCFA, Liane Roy, reconnait que les investissements fédéraux ont permis de maintenir les activités, mais affirme qu’on ne peut pas dire que la situation soit stabilisée. Elle souligne le contraste avec l’image d’une francophonie forte que le Canada veut projeter à l’approche du Sommet de la Francophonie de 2028.
L’étude a été produite dans le cadre des consultations en cours sur le prochain Plan d’action, pour la période 2028-2033.
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CANADA
Le premier ministre Mark Carney a ouvert la porte à l’abolition ou à une réforme de la Loi sur les Indiens, vieille de 150 ans. Il l’a qualifiée de «loi raciste» lundi, à l’issue d’une rencontre historique tenue à Ottawa entre des premiers ministres et les chefs des Premières Nations.
Le premier ministre Carney accepte ainsi une proposition du premier ministre manitobain, Wab Kinew, qui juge que le Canada ne devrait pas avoir de «système d’identification fondé sur la race».
Les suites concrètes : Le premier ministre a chargé les ministres Mandy Gull-Masty et Rebecca Alty de travailler avec l’Assemblée des Premières Nations (APN) afin de «dépasser la Loi sur les Indiens», sans dicter la marche à suivre.
La cheffe de l’APN, Cindy Woodhouse Nepinak, a précisé qu’il revient aux Premières Nations de trancher la question.
Mark Carney a par la même occasion annoncé 2,5 milliards de dollars sur cinq ans pour la préparation aux urgences (incendies, inondations) et promis un fonds souverain destiné aux Premières Nations, avec une rencontre qui se tiendrait tous les deux ans plutôt que chaque année, comme le proposait le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Francis Verreault-Paul.
Critique : Deux jours plus tard sur la Colline, Katisha Paul, militante autochtone de la Colombie-Britannique liée à l’Union of British Columbia Indian Chiefs (UBCIC) et issue des nations W̱JOȽEȽP et Lil’wat, a critiqué cette annonce :
«Je dénonce la récente annonce faite par le premier ministre visant à abroger ou à modifier la Loi sur les Indiens sans le consentement libre, préalable et éclairé de nos nations, car aucune promesse n’a été faite et rien n’a été prévu quant à ce qui remplacera cette loi […]»
Le nouveau premier ministre du Québec, Paul St-Pierre Plamondon, n’a pas été invité à prendre la parole au Sommet sur le rapprochement entre le Canada et l’Union européenne (UE), qui s’est tenu à la fin de la semaine à Montréal, «en sol québécois», a déploré Yves-François Blanchet, chef du Bloc québécois. Ce dernier y voit une ingérence du fédéral.
«Quand on n’est pas à la table, on est au menu, disait le premier ministre», a-t-il cité en Chambre lundi. «Clairement, le Québec est aujourd’hui au menu».
Mark Carney affirme de son côté que le nouveau premier ministre du Québec a été invité à sa table au diner avec des représentants de l’UE, une occasion «très utile».
Réaction du principal concerné : Paul St-Pierre Plamondon a publié un message sur Facebook à l’adresse des Québécois à laquelle il a joint une lettre officielle pour les représentants de l’UE. Le message déplore une «vassalisation et l’invisibilisation» du Québec par rapport à Ottawa.
J’ai pris note aujourd’hui de la nouvelle offre de Mark Carney d’obtenir le droit de m’assoir à sa table d’honneur à titre de spectateur, sans droit de parole ni droit de négocier au nom du Québec. Cette proposition revient à demander au Québec de rentrer dans les rangs, avec la vassalisation et l’invisibilisation du Québec que cela implique, en échange d’obtenir de meilleurs sièges de spectateurs pour regarder la partie. Comme premier ministre, je refuserai toujours que le Québec soit réduit au rôle de spectateur lorsqu’il s’agit de représenter et protéger les intérêts économiques et politiques des Québécois. La réalité est que nous sommes devant une stratégie de marginalisation du Québec sur la scène internationale et de subordination des champs de compétence du Québec à la volonté du fédéral. Je note à cet effet que tous les chefs de partis de l’Assemblée nationale ont indiqué hier que s’ils étaient dans la position de premier ministre et devant un tel sommet sur le territoire du Québec, ils s’attendraient à prendre la parole et à participer à part entière. À Ottawa, le chef de l'opposition officielle ainsi que le chef du Bloc Québécois ont également appuyé notre demande. J’ai donc pris la plume et j’ai écrit aux représentants de l’Union européenne pour leur rappeler que des ententes qui impliquent l’Europe et le Québec doivent forcément passer par le gouvernement du Québec, et à plus forte raison si le sommet se tient sur notre territoire. Le refus de nous donner la parole à titre d’hôte pour souhaiter la bienvenue à nos invités y est également mentionné. Je lance donc l’invitation pour une discussion bilatérale dans un meilleur contexte qui permettrait au Québec de ne pas être exclu. À ce titre, j’enverrai le diplomate en chef du Québec, Pascal Paradis, pour ouvrir ces canaux de discussion pour la suite.
— Paul St-Pierre Plamondon (@PaulPlamondon) October 28, 2026
«Les ententes qui impliquent l’Europe et le Québec doivent forcément passer par le gouvernement du Québec, et à plus forte raison si le sommet se tient sur notre territoire. Le refus de nous donner la parole à titre d’hôte pour souhaiter la bienvenue à nos invités est également mentionné [dans la lettre]», résume-t-il sur Facebook.
Il enverra finalement son diplomate en chef, Pascal Paradis.
Le premier ministre Mark Carney a voulu cimenter le rapprochement du Canada avec l’Union européenne lors du sommet de Montréal sur fond de guerre commerciale avec les États-Unis.
En amont du Sommet, l’Europe a écarté l’offre faite par Ursula von der Leyen il y a un mois à Strasbourg de faire du Canada son premier membre associé, un statut que l’Allemagne, la France et d’autres pays contestaient et qu’Ottawa n’avait jamais réclamé.
Le Canada vise plutôt une «alliance pour l’avenir» en tirant parti de l’Accord économique et commercial global (AECG), développer les minéraux critiques, fournir du gaz naturel liquéfié à l’Europe et régler des irritants, comme la règlementation européenne sur la déforestation et la taxe carbone aux frontières.
Des jeunes des collectifs Algonquin Youth Collective, Assembly of Seven Generations, Here We Stand, Okiniwak et Napanak ont pris la parole à Ottawa en signe de solidarité, réaffirmant leur juridiction inhérente sur leurs terres et leurs eaux.
Trois projets de loi ciblés : Les projets de loi C-39, C-37 et C-5 sont dénoncés comme des textes législatifs visant à «construire la nation», adoptés sans consentement libre, préalable et éclairé ni véritable partage de juridiction avec les Premières Nations.
Le projet minier Ring of Fire, situé au cœur de l’un des plus grands complexes de tourbières de la planète, qui stocke 30 milliards de tonnes de carbone — illustre les enjeux climatiques liés aux désignations d’«intérêt national» prévues par le projet de loi C-39, selon eux.
Ils ont rejeté l’offre du gouvernement fédéral d’une participation minimale de 10 % au capital de l’oléoduc Pacific Link, financé par le gouvernement, soulignant qu’aucun consentement n’avait été obtenu avant l’annonce du projet.
Une intervenante a exhorté les jeunes à faire de leur voix une arme et à appeler les députés et les sénateurs pour éviter que ces projets de loi soient adoptés.
Cinq groupes de jeunes autochtones ont critiqué le gouvernement Carney et partagé leurs inquiétudes sur les conséquences des projets de loi C-5, C-37 et C-39 sur l’environnement et les droits des Autochtones.
Le gouvernement fédéral canadien est poursuivi en justice pour la première fois pour «inaction climatique», dans un procès qui s’est ouvert lundi à Vancouver.
Quinze jeunes âgés de 17 à 24 ans tenteront de faire condamner l’État canadien pour inaction climatique dans un procès inédit au pays, qui s’est ouvert lundi devant la Cour fédérale à Vancouver. Le procès survient après sept ans de procédures et doit s’achever fin février 2027.
Droits constitutionnels engagés : Dans l’affaire La Rose contre Sa Majesté le Roi, les plaignants soutiennent que leurs droits constitutionnels à la vie, à la liberté et à la sécurité ont été bafoués par un manque de protection contre le changement climatique et demandent au tribunal d’obliger Ottawa à renforcer son plan de réduction des émissions et à respecter ses cibles.
Ce plan prévoit une baisse de 40 à 45 % des émissions de gaz à effet de serre en 2030 par rapport à 2005, un objectif que le gouvernement a déjà indiqué ne pas pouvoir atteindre.
Cinq semaines d’audiences sont prévues, avec des témoignages de scientifiques, d’un pédiatre et d’ingénieurs.
Le procès survient alors que le premier ministre Mark Carney a aboli plusieurs mesures environnementales de son prédécesseur, dont la taxe carbone pour les particuliers et le plafond d’émissions du secteur pétrolier.
INTERNATIONAL
Le Canada a accueilli cette semaine le prince héritier d’Abou Dhabi, le cheik Khaled bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan.
Ententes : Lors de la première visite au Canada d’un prince héritier d’Abou Dhabi, Ottawa et les Émirats arabes unis ont lancé un partenariat stratégique et signé un accord de partenariat économique global, négocié en amont en 47 jours, qui doit éliminer ou réduire les droits de douane sur plus de 99 % des exportations canadiennes vers ce pays dès son entrée en vigueur, prévue en 2027.
Ils ont aussi signé un protocole d’entente sur la coopération en défense et une entente sur la formation diplomatique.
En lien avec les 70 milliards de dollars d’investissements promis par les Émirats, des ententes ont été conclues sur un corridor de transport passant par le port de Churchill et sur la coopération en énergie renouvelable. Des négociations sur un traité d’extradition et un traité d’entraide juridique ont par ailleurs été annoncées.
Préoccupations en matière de droits de l’homme : Le pays est critiqué par des organismes comme Human Rights Watch ou Amnesty international sur les droits de la personne depuis des années, notamment sur l’exploitation et l’abus des migrants, des détentions arbitraires d’Émirati critiques du gouvernement ou encore les discriminations contre les femmes et les personnes LGBT.
Gouvernement canadien : Interrogé sur le sujet des droits de l’homme, le ministre du Commerce international, Maninder Sidhu, a affirmé que les droits de la personne ne «passent jamais au second plan pour le Canada». Il a ajouté qu’il faut rester à la table pour pouvoir soulever ces enjeux.
Le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller a de son côté évité de répondre à une question à ce sujet.
Pour bien des employés, ce virage a apporté davantage d’autonomie et de souplesse. Le temps autrefois passé dans les transports peut maintenant être consacré à la famille ou aux amis. Des études montrent aussi que le travail hybride peut favoriser la fidélisation du personnel sans nuire au rendement.
Tout le monde n’en profite toutefois pas également. Le travail à distance et le travail hybride peuvent se révéler particulièrement ardus pour les employés en début de carrière, dont le perfectionnement professionnel repose encore en grande partie sur l’apprentissage auprès de collègues expérimentés.
C’est ce qu’examine notre nouveau rapport.
Pensez à votre premier emploi. Ce que vous y avez appris ne venait sans doute pas, pour l’essentiel, du guide de l’employé. Vous avez plutôt appris en observant votre entourage.
Vous avez entendu vos collègues réfléchir à voix haute devant un problème. Quelqu’un a relevé une erreur avant qu’elle ne fasse boule de neige. Un mentor vous a invité à une réunion. Vous avez posé des questions en prenant un café. Vous avez appris qui s’occupait de quoi, à qui faire confiance et comment les choses se passaient vraiment.
C’est ce qu’on appelle le savoir tacite : des connaissances difficiles à formaliser, souvent acquises par l’observation, l’expérience et les échanges.
Les conversations informelles et la collaboration jouent un rôle important dans la façon dont les employés apprennent à s’orienter dans le milieu de travail.
Traditionnellement, c’est sur les lieux de travail que cet apprentissage se faisait, en parallèle de la formation structurée. Au fil du temps, ces interactions permettent aux employés d’aiguiser leur jugement, de gagner en assurance, de bâtir leur réseau et de comprendre comment fonctionne leur organisation.
Une étude menée auprès d’ingénieurs logiciels illustre l’importance de la proximité. Ceux qui étaient assis près de leurs collègues recevaient 18,3 % plus de commentaires sur leur code et produisaient un code de meilleure qualité. Ces gains profitaient surtout aux employés plus jeunes et moins expérimentés, qui consolidaient encore leur capital humain.
Certaines données indiquent aussi que le travail à distance influe sur le profil des personnes embauchées. Pour les postes qui se prêtent le mieux au télétravail, les employeurs embauchent moins de jeunes. Une étude internationale a révélé qu’en 2025, les travailleurs en début de carrière représentaient une part nettement plus faible des nouvelles embauches dans les professions les plus propices au travail à distance. Quand les chercheurs ont vérifié si l’IA pouvait expliquer ce recul, son effet s’est en grande partie dissipé. Celui du travail à distance, lui, persistait.
Les données sur l’embauche au Canada révèlent des tendances similaires : les postes professionnels d’entrée restent plus souvent exercés sur place, tandis que la souplesse augmente avec l’ancienneté.
Les jeunes travailleurs semblent également tenir beaucoup aux occasions de perfectionnement et de mentorat. Aux États-Unis, seuls 23 % des employés de la génération Z dont le poste permet le télétravail disent préférer travailler entièrement à distance, contre 35 % chez les générations plus âgées.
Selon un sondage de Deloitte réalisé en 2025, la moitié des répondants de la génération Z souhaitent que leur gestionnaire joue un rôle de mentor, mais seuls 36 % disent bénéficier d’un tel accompagnement.
Il pourrait donc y avoir un décalage entre les postes où la souplesse est offerte et ceux où les occasions d’apprentissage sont sans doute les plus nécessaires.
Or, il faut bien acquérir de l’expérience quelque part. Si les employeurs embauchent surtout des travailleurs qui possèdent déjà les compétences recherchées plutôt que de les développer à l’interne, moins de jeunes auront la chance de faire leurs premières armes.
Les organisations peuvent avoir du mal à mesurer les effets d’un recul de l’apprentissage informel.
Les employeurs suivent aisément les projets menés à bien, les réunions et autres résultats tangibles, mais évaluent moins souvent si un employé débutant a affiné son jugement professionnel, tissé des liens au sein de l’organisation ou appris à résoudre les problèmes de façon autonome.
Des recherches indiquent que le travail à distance peut modifier ces relations. Une étude menée auprès de plus de 61 000 employés de Microsoft a montré qu’en télétravail, la collaboration devenait plus cloisonnée à l’échelle de l’entreprise : les employés communiquaient davantage au sein de leurs réseaux existants et moins avec les autres équipes.
C’est particulièrement préjudiciable pour les jeunes professionnels, qui n’ont pas encore bâti de vaste réseau. Leur progression dépend en partie de leur accès à des gens capables de les renseigner, de leur donner de la rétroaction et de leur ouvrir des portes.
Le retour au bureau cinq jours par semaine n’est pas nécessairement la solution. Selon certaines recherches, un modèle de travail hybride bien conçu peut préserver la souplesse sans sacrifier le rendement ni l’avancement professionnel.
La question n’est pas de savoir si les employés devraient travailler à distance, mais de savoir comment les organisations devraient agencer le travail à distance et en présentiel pour que les employés continuent de développer leurs compétences.
Les employeurs doivent concevoir le travail hybride en fonction du développement des compétences, et non de la présence. Certaines formes d’apprentissage qui se faisaient autrefois de manière informelle pourraient désormais exiger un encadrement plus ciblé. Il s’agit de repérer les activités qui gagnent à se faire en présence et de veiller à ce que les employés en début de carrière y aient accès.
Une part de responsabilité revient aussi aux travailleurs et aux gestionnaires plus expérimentés. Le mentorat, la rétroaction et la possibilité de voir concrètement comment le travail se fait sont essentiels au développement du jugement professionnel et à l’intégration des normes de l’organisation.
Les établissements d’enseignement postsecondaire se heurtent à un défi semblable en matière d’apprentissage intégré au travail. La valeur d’un stage ne tient pas seulement à l’expérience de travail qu’il procure, mais aussi à la qualité de l’encadrement et à l’accès qu’ont les stagiaires à des professionnels expérimentés.
Les gouvernements qui financent des programmes d’apprentissage intégré au travail devraient donc accorder plus d’importance aux retombées sur le perfectionnement des participants et à la façon dont ces programmes facilitent la transition des nouveaux diplômés vers le marché du travail.
Le travail hybride a donné à de nombreux travailleurs expérimentés une plus grande maîtrise de leur horaire. Mais cette souplesse ne doit pas se faire au détriment de la formation de la relève. Quels que soient notre poste ou notre niveau d’expérience, nous avons tous un rôle à jouer pour que ces occasions perdurent.
En huit ans, la Fondation Baxter & Alma Ricard a plus que triplé le nombre de ses personnes boursières, passant de huit en 2018-2019 à 26 en 2026-2027. «Chaque année, les candidatures augmentent», commente le directeur général de la fondation, Elia Eliev.
Selon lui, poursuivre des études postsecondaires peut couter entre 56 000 $ et 60 000 $ par année. «Et ça, ça comprend le logement, les frais de scolarité, les frais de subsistance, etc.»
«Nos récipiendaires passent à travers plusieurs étapes pour recevoir la bourse. On sélectionne les meilleurs des meilleurs. Parfois, c’est très difficile parce qu’on aimerait en donner plus au niveau financier, mais on a une enveloppe très précise par année», précise Elia Eliev.
Créée en décembre 1998 par Alma Ricard et son défunt mari, Baxter Ricard, à Sudbury dans le Nord de l’Ontario, la fondation soutient des francophones issus de communautés en situation minoritaire au Canada qui terminent un deuxième baccalauréat, une maitrise ou un doctorat.
La fondation offre également une bourse de logement en partenariat avec la Maison des étudiants canadiens (MEC), située à Paris. Celle-ci permet à une personne francophone vivant en situation minoritaire au Canada et inscrite à un programme d’études de 2e ou de 3e cycle d’envisager de poursuivre une partie de ses études dans la capitale française.
«On veut s’assurer que la francophonie puisse vivre, rayonner, vibrer, à travers les projets de nos récipiendaires», témoigne Elia Eliev.
Si la majorité des boursiers de la fondation viennent de l’Ontario, celle-ci entend bien se faire connaitre d’un océan à l’autre. «On est là pour le rayonnement de la francophonie, pas juste émettre des chèques», dit Elia Eliev.
«Depuis 4 ans déjà, on a déployé des activités de promotion à travers le Canada, surtout dans l’Ouest, parce qu’historiquement, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick et le Manitoba étaient bien représentés à la Fondation», indique le directeur général.
«On a aussi beaucoup de demandes provenant de francophiles, qui ont fait l’immersion […] On est en train d’appuyer et d’activer une nouvelle francophonie, une nouvelle génération de francophones.»
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«Les jeunes, de plus en plus, demandent et essaient de trouver des bourses, mais même suite à ça, ils essaient aussi de se trouver un emploi à temps partiel, parfois à temps plein ou parfois deux emplois à temps partiel», confirme la présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), Emma Raphaelle.
Tout augmente : le cout des études postsecondaires, la vie, le logement, la nourriture, l’essence. Ça rend l’éducation postsecondaire de moins en moins accessible pour les personnes étudiantes.
Les dépenses s’accumulent et les difficultés financières se font sentir. Dans le Baromètre jeunesse 2025 de la FJCF, les jeunes réclament notamment plus de soutien financier et de bourses.
Selon le Baromètre jeunesse 2025 de la FJCF, 80 % des jeunes de 18 à 21 ans occupent un emploi, 64 % travaillent à temps partiel et 36 % à temps plein. La plupart poursuivent parallèlement des études postsecondaires à temps plein.
Parmi les jeunes qui subviennent entièrement ou en partie à leurs besoins, deux sur cinq (40 %) déclarent éprouver des difficultés financières.
Même parmi les personnes répondantes qui ont des bourses, 49 % indiquent rencontrer des difficultés à subvenir à leurs besoins.
Selon Emma Raphaelle, l’éducation postsecondaire doit être vue comme un investissement par les gouvernements et non une dépense.
L’organisme francophone propose d’ailleurs, en partenariat avec l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), les Bourses jeunes engagé·es. Un concours ouvert aux jeunes d’expression française en contexte minoritaire qui se démarquent par leur engagement, au sein de leur école ou de leur communauté francophone.
«C’est certain que plus on offre de bourses, mieux c’est. Subventionner et financer les institutions postsecondaires, c’est quelque chose qui est très important», insiste Emma Raphaelle.
Un investissement, pas une dépense
Selon Statistique Canada, les droits de scolarité moyens des étudiants canadiens au premier cycle ont augmenté de 1,4 % en 2025-2026, pour atteindre 7 734 $ à l’échelle du pays. En Ontario, ils s’élevaient à 8 958 $ au premier cycle et à 9 930 $ aux cycles supérieurs. Ces montants n’incluent ni le logement ni les frais de subsistance.
Il y a des défis au niveau des études postsecondaires en Ontario et à travers le Canada. Il y a de moins en moins de financement
Aux yeux d’Emma Raphaelle, les gouvernements provinciaux, territoriaux et fédéral doivent comprendre que l’éducation postsecondaire constitue un investissement, pas une dépense. «Parce que si on cherche des électriciens, des nurses, des enseignants par exemple, il faut investir dans l’éducation.»
«L’accessibilité de cette éducation en français est primordiale, ajoute-t-elle. Cela devrait être reflété dans le financement des gouvernements, que ce soit à travers du financement direct dans les institutions ou justement des bourses pour les personnes étudiantes.»
La responsable rappelle que les jeunes francophones partent déjà avec un fardeau. «Quand les jeunes choisissent d’aller au postsecondaire en français, c’est très souvent une grosse décision pour eux, parce que l’option la plus facile, c’est très souvent d’aller en anglais plus proche de chez nous.»
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Depuis le mois de mai, Leonard Nkengue est le premier agent de liaison de l’Association des francophones du Nunavut (AFN) à Rankin Inlet. Une tâche qu’il occupe en plus de son rôle d’enseignant en mathématique et en sciences à l’école de langue anglaise.
Pour lui, ce lien avec l’AFN est une question de survie pour langue française dans cette ville d’un peu moins de 3000 habitants. Parce que le français y est pratiquement «inexistant».
C’est la quatrième langue après l’inuktitut, l’inuinnaqtun et l’anglais dans les communications gouvernementales, rappelle-t-il.
«Dans la communauté, c’est moi et quelques amis qui avons créé un ilot où on peut s’exprimer en français dans les rencontres familiales et dans les activités qu’on organise ensemble pour que l’expression française puisse rester», rapporte Leonard Nkengue.
Il n’y a pas d’école, pas de garderie pour les jeunes francophones. Garder la langue est un choix et un effort qui se fait principalement en famille, mais qui peut être plus facile grâce à la solidarité.
«J’ai toujours dit, l’homme a un instinct grégaire, il faut toujours qu’il soit en communauté. C’est mieux d’être en communauté, on est plus fort ainsi.»
Selon son décompte, une vingtaine de francophones et francophiles sont devenus officiellement membres de l’AFN.
«Avec une association francophone, on aura toujours cette opportunité-là, on a un endroit où on peut parler en français et maintenir la langue. Donc, c’est un partenariat vraiment gagnant-gagnant et très, très nécessaire», insiste l’agent de liaison.
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Christian Ouaka veut que l’AFN desserve aussi les 10 % des francophones du Nunavut qui résident à l’extérieur d’Iqaluit.
Le directeur général de l’AFN, Christian Ouaka, affirme que le désir de rejoindre les autres francophones du Nunavut est bien présent depuis son entrée en poste en 2020.
Iqaluit compte près de 90 % des francophones du territoire. Il y en a donc dans d’autres communautés qui ont aussi besoin de services. «Si nous ne sommes pas présents dans la vie de ces communautés, il y a certaines choses qui peuvent être facilement mises de côté; comme l’obligation de donner des services dans les langues officielles du territoire», mentionne-t-il.
Le responsable explique que l’antenne de Rankin Inlet est en fait le «hub» pour toute la région du Kivalliq – l’ouest du Nunavut –, qui compte une soixantaine de francophones. «Ils ont besoin de services en français, d’avoir des activités, de se rassembler, parce qu’ils ne font que vivre en anglais là-bas, par défaut de services en français.»
L’AFN espère que cette antenne permettra de démontrer aux gouvernements qu’il y a une présence francophone à l’extérieur d’Iqaluit et qu’elle a aussi besoin d’appui. Éventuellement, le financement pour les activités au Nunavut pourrait comprendre le cout du déplacement d’un artiste vers Rankin Inlet et ailleurs, par exemple.
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Pour Leonard Nkengue, l’affiliation avec l’AFN apporte une solidarité essentielle à la survie de la langue, mais aussi l’attention des décideurs. «Pour atteindre des objectifs vraiment palpables et grands, il faut fonctionner avec les organismes qui sont capables de porter la voix francophone plus haute.»
Première action déjà lancée : la création d’un service de garde après l’école. «L’AFN va nous venir en aide là-dessus. Il y a des personnes que je dois rencontrer pour la disponibilité des salles et il y a un budget qu’il faut fournir», indique-t-il.
L’objectif est de créer un service pour toute la communauté, «parce qu’il y a un fort besoin d’un service de garde après l’école».
Le deuxième coup de main que l’Association peut fournir est logistique et financier.
C’est un point non négligeable. Avant que l’AFN arrive, quand on organisait des activités, c’était de notre propre effort et c’était de notre propre financement.»
«La dernière activité que [les francophones ont] faite, c’était lors de la fête du Travail. Nous nous sommes rencontrés pour discuter sur la résolution des conflits en milieu de travail dans le contexte du Nunavut», raconte Leonard Nkengue.
Il donne comme exemple une soirée pour souligner le Mois de l’histoire des Noirs en 2024, que les francophones de Rankin Inlet ont décidé de financer avant même de savoir s’ils auraient de l’aide d’autres organismes de la communauté.
Ce que Leonard Nkengue souhaite, c’est un jour de pouvoir organiser les mêmes activités qu’à Iqaluit, mais avec des adaptations selon le contexte de Rankin Inlet.
Les francophones de Rankin Inlet ne veulent pas s’isoler du reste des habitants de la ville, insiste Leonard Nkengue. Bien au contraire, ils veulent partager leur langue et leurs cultures.
Que le service de garde après l’école puisse accueillir tous les enfants fait partie de cette ouverture. La célébration du Mois de l’histoire des Noirs en 2024 a été organisée avec la même démarche inclusive, en invitant tout le monde.
«[Il y a une] curiosité pour des personnes qui n’ont jamais entendu la langue avant. Et puis, il a un certain intérêt, du moins professionnel, beaucoup plus parfois pour l’apprendre», dit-il.
Le sondage a été instauré en 2016 par le Commissariat aux langues officielles afin de prendre le pouls tous les 5 ans de la perception des deux langues officielles au Canada, l’anglais et le français. Le sondage a été réalisé par Environics Research Group au printemps 2026, avec 1502 personnes sondées en ligne de partout au Canada et 1500 au téléphone.
Dans le premier cas, les données ne peuvent pas être extrapolées à la population canadienne puisque la représentativité de l’échantillon ne peut être garantie. Par contre, plus de questions ont été posées dans le sondage en ligne.
Le premier constat est le même depuis 10 ans : les francophones sont toujours beaucoup plus exposés à l’autre langue officielle que les anglophones. Selon les réponses recueillies en ligne, 59 % des francophones interagissent au moins à l’occasion avec des gens qui parlent surtout anglais, contre 21 % des anglophones avec des francophones.
Les francophones déclarent maitriser plus l’anglais que les anglophones le français.
L’écart est encore plus grand pour les médias (radio, télévision, Internet, médias sociaux) : 66 % des francophones en consomment en anglais, contre 13 % des anglophones en français. Il en va de même pour les arts, la culture et le divertissement.
Les francophones sont ainsi plus à même de parler l’anglais que l’inverse.
Parmi les personnes qui ont répondu au sondage téléphonique, 44 % des francophones disent pouvoir parler couramment l’anglais, tandis que 9 % des anglophones disent pouvoir parler couramment le français.
À l’inverse, 61 % des anglophones se disent incapables de soutenir une conversation en français, contre 16 % des francophones pour l’anglais.
Les justifications les plus répandues pour ne pas apprendre l’autre langue officielle sont assez similaires dans les deux types de sondages.
La raison principale invoquée par les francophones […] est le manque d’occasions de s’exercer, raison qu’ils invoquent un peu plus souvent que les anglophones; ces derniers sont pour leur part plus susceptibles que les francophones de mentionner l’impression de ne pas en avoir besoin, le manque d’intérêt, le manque de temps ou l’impression qu’il est trop difficile d’apprendre le français
En parallèle, les Canadiens et les Canadiennes appuient très largement le bilinguisme dans les services fédéraux et des personnes à leur tête, mais l’appui varie selon le sujet, le mode de sondage et la langue.
Le sondage met en lumière qu’une nette majorité de personnes répondantes est en faveur d’un premier ministre bilingue et des ministres fédéraux bilingues.
Là encore, le clivage linguistique transparait : au téléphone, 96 % des francophones veulent un premier ministre bilingue, contre 80 % des anglophones.
Les francophones veulent à 93 % des ministres bilingues, contre 68 % chez les anglophones.
Le besoin des grands évènements – comme des évènements sportifs et culturels – de se dérouler dans les deux langues recueille moins d’appui (72 % et 58 %), avec de nouveau un clivage linguistique fort entre les personnes francophones sondées et les anglophones.
L’un des points qui ressortent également du sondage porte sur le bilinguisme officiel : environ 44 % des personnes sondées (en ligne et par téléphone) doutent de son utilité dans les régions unilingues.
L’idée qu’Ottawa dépense trop pour le bilinguisme reste, car elle est partagée par une part importante des personnes répondantes : 34 % au téléphone et 41 % en ligne. Le clivage est linguistique : les francophones y adhèrent beaucoup moins (17 %) que les anglophones (38 %) dans les réponses par téléphone.
Environ 9 personnes sur 10 appuient la Loi sur les langues officielles modernisée en 2023, toutes langues confondues.
Presque tout le monde (94 % au téléphone, 85 % en ligne) estime que les Canadiens et Canadiennes devraient pouvoir obtenir des services fédéraux en français ou en anglais, y compris 96 % des francophones et 94 % des anglophones au téléphone.
Ginette Petitpas Taylor, ex-ministre des Langues officielles, en juin 2023 après la sanction royale de la Loi sur les langues officielles modernisées, plaide pour «l’égalité réelle» entre les deux langues.
En revanche, ce sont 79 % des personnes répondantes en ligne qui croient à tort que tous les services fédéraux sont offerts dans les deux langues partout au pays.
La croyance que tous les services fédéraux sont offerts dans les deux langues reste majoritaire depuis 10 ans, selon le document.
Mais tous les bureaux fédéraux ne sont pas tenus d’offrir les services dans les deux langues. Plus précisément, la Loi sur les langues officielles vise les sièges sociaux des institutions fédérales, les bureaux où la demande est importante, ou ceux avec des missions spécifiques – comme les ambassades.
Les services de transport assujettis à la Loi doivent aussi être capables de servir le public voyageur dans la langue officielle de leur choix.
Selon le rapport annuel 2022-2023 du Conseil du Trésor, environ le tiers des bureaux et points de service avaient cette obligation.
Le 79 % des personnes qui pensent que les services fédéraux sont offerts dans les deux langues partout évoquées ci-dessus est calculé sur l’ensemble des personnes répondantes en ligne, excluant les réponses au téléphone. Les chiffres en ligne ne sont pas extrapolables à la population.
«Certains mythes problématiques persistent», affirme le document.
L’un d’eux réside dans le fait que six personnes sur dix croient qu’au Canada, en dehors du Québec, le français n’occupe plus le deuxième rang des langues les plus couramment parlées après l’anglais.
«Les anglophones sont plus susceptibles (62 %) que les francophones (52 %) de croire que ce mythe est vrai», peut-on lire dans le sondage.
De l’autre côté, 23 % de toutes les personnes répondantes pensent que la minorité anglophone du Québec est plus privilégiée sur le plan socioéconomique que la majorité francophone, contre 41 % qui jugent l’énoncé faux et 36 % ne savent pas.
L’écart est frappant : 48 % des francophones y croient, contre 16 % des anglophones.
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Oui! Quand j’étais petit, j’habitais au pied du mont Mégantic. Il y avait beaucoup de forêt autour de chez nous et j’y passais beaucoup de temps. Je cueillais des noisettes avec mes parents et j’essayais souvent d’observer des salamandres près des cours d’eau.
Gabriel Grenier près d’un vieil érable à sucre âgé entre 150 et 200 ans, au Domaine naturel du Lac Gale, à Bromont, en Estrie.
Je vais en forêt tous les jours. Je m’y sens libre. J’adore prendre le temps d’observer les changements de saison. En ce moment, par exemple, il ne reste plus que les mélèzes qui ont des feuilles colorées. Elles sont comme la dernière flamme avant l’hiver!
C’est une forêt dans laquelle il n’y a jamais eu de grosses coupes d’arbres. On y trouve beaucoup de vieux arbres, mais aussi des arbres morts, des lichens, des mousses, des champignons…
Dans le monde, leur nombre diminue continuellement. Au Québec, moins de 1 % de la forêt est ancienne. Pourquoi? C’est parce que, depuis l’arrivée des Européens, on l’a beaucoup coupée pour utiliser le bois, faire de l’agriculture…
Elles abritent des espèces rares, comme le caribou dans le nord, mais aussi des espèces encore inconnues! Ce n’est pas tout : les vieux arbres stockent énormément de carbone dans leur bois et dans le sol. Les conserver permet de limiter les changements climatiques. Et puis, savoir qu’il y a des endroits qui n’ont pas été modifiés par l’humain, c’est précieux à mes yeux.
Je lui dirais de regarder à quel point les arbres sont tous différents. Certains peuvent ressembler à un bonhomme sourire, d’autres à une bouteille de boisson gazeuse! Aussi, de prêter attention aux textures, aux odeurs, au bruit du vent dans les feuilles, au chant des oiseaux…
As-tu déjà observé un arbre remarquable, avec une forme étrange? Raconte-moi.
Une grande majorité pour le Canada!
Même s’il reste encore des votes à compter, les résultats sont assez clairs! En date de mardi, près de 76 % des Albertains qui ont voté ont choisi que leur province reste au Canada. Un peu plus de 24 % ont plutôt voté pour entamer des démarches vers l’indépendance.
La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, s’est dite heureuse des premiers résultats. Elle souhaitait, elle aussi, que l’Alberta reste au sein du Canada. Le soir, elle s’est adressée aux Albertains dans un discours pour revenir sur les résultats du vote.
Le premier ministre du Canada, Mark Carney, s’est lui aussi réjoui du résultat. «Les Albertains ont choisi l’unité, de bâtir ensemble et de prendre soin les uns des autres», a-t-il déclaré.
Pour le moment, l’Alberta reste donc une province canadienne, comme elle l’est depuis 1905!
Et toi, est-ce que le résultat de ce vote te surprend? Pourquoi?
Sources : Le Journal de Québec, Le Devoir