le Dimanche 25 octobre 2026

Bonjour Gabriel! Ta passion pour la forêt a-t-elle commencé quand tu étais enfant?

Oui! Quand j’étais petit, j’habitais au pied du mont Mégantic. Il y avait beaucoup de forêt autour de chez nous et j’y passais beaucoup de temps. Je cueillais des noisettes avec mes parents et j’essayais souvent d’observer des salamandres près des cours d’eau.

Gabriel Grenier près d’un vieil érable à sucre âgé entre 150 et 200 ans, au Domaine naturel du Lac Gale, à Bromont, en Estrie. 

Photo : Gabriel Grenier

Aujourd’hui, te rends-tu souvent en forêt? Que ressens-tu?

Je vais en forêt tous les jours. Je m’y sens libre. J’adore prendre le temps d’observer les changements de saison. En ce moment, par exemple, il ne reste plus que les mélèzes qui ont des feuilles colorées. Elles sont comme la dernière flamme avant l’hiver!

Peux-tu m’expliquer ce qu’est une forêt ancienne et comment on peut la reconnaître?

C’est une forêt dans laquelle il n’y a jamais eu de grosses coupes d’arbres. On y trouve beaucoup de vieux arbres, mais aussi des arbres morts, des lichens, des mousses, des champignons… 

Y a-t-il beaucoup de forêts anciennes dans le monde?

Dans le monde, leur nombre diminue continuellement. Au Québec, moins de 1 % de la forêt est ancienne. Pourquoi? C’est parce que, depuis l’arrivée des Européens, on l’a beaucoup coupée pour utiliser le bois, faire de l’agriculture… 

 

Cet énorme pin se trouve à La Patrie, en Estrie. Il est le plus gros de son espèce au Québec. Son tronc fait 1 mètre 70 de diamètre et il a environ 300 ans! 

Photo : Gabriel Grenier

Cette vieille érablière se trouve sur le mont Saint-Bruno, en Montérégie.

Photo : Gabriel Grenier

Dans la réserve écologique des îles du Lac Dupartquet, en Abitibi, on trouve les plus vieux arbres du Québec. Certains de ces tout petits thuyas ont presque 1000 ans!

Photo : Gabriel Grenier

Pourquoi ces vieilles forêts sont si précieuses?

Elles abritent des espèces rares, comme le caribou dans le nord, mais aussi des espèces encore inconnues! Ce n’est pas tout : les vieux arbres stockent énormément de carbone dans leur bois et dans le sol. Les conserver permet de limiter les changements climatiques. Et puis, savoir qu’il y a des endroits qui n’ont pas été modifiés par l’humain, c’est précieux à mes yeux. 

La prochaine fois qu’un As va en forêt, que lui conseillerais-tu de regarder?

Je lui dirais de regarder à quel point les arbres sont tous différents. Certains peuvent ressembler à un bonhomme sourire, d’autres à une bouteille de boisson gazeuse! Aussi, de prêter attention aux textures, aux odeurs, au bruit du vent dans les feuilles, au chant des oiseaux…

As-tu déjà observé un arbre remarquable, avec une forme étrange? Raconte-moi.

Une grande majorité pour le Canada!

Même s’il reste encore des votes à compter, les résultats sont assez clairs! En date de mardi, près de 76 % des Albertains qui ont voté ont choisi que leur province reste au Canada. Un peu plus de 24 % ont plutôt voté pour entamer des démarches vers l’indépendance. 

La première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, s’est dite heureuse des premiers résultats. Elle souhaitait, elle aussi, que l’Alberta reste au sein du Canada. Le soir, elle s’est adressée aux Albertains dans un discours pour revenir sur les résultats du vote.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, s’est lui aussi réjoui du résultat. «Les Albertains ont choisi l’unité, de bâtir ensemble et de prendre soin les uns des autres», a-t-il déclaré.

Pour le moment, l’Alberta reste donc une province canadienne, comme elle l’est depuis 1905!

Et toi, est-ce que le résultat de ce vote te surprend? Pourquoi? 

Sources : Le Journal de Québec, Le Devoir 

Avancée comme «intouchable» par le gouvernement canadien lors des pourparlers qui ont pris fin le 22 aout avec les États-Unis, la souveraineté culturelle reste au cœur des préoccupations du milieu culturel canadien – francophone en majorité –, dont les représentants étaient réunis sur la Colline mardi soir lors d’une réception.

Le ministre Miller n’a pas explicitement annoncé que les 600 millions de dollars prévus pour la culture en compensation de l’absence des redevances que les plateformes de diffusion en lignes américaines seraient au budget 2026 du 5 novembre prochain. 

Photo : Inès Lombardo – Francopresse

Le ministre de l’Identité et de la Culture canadienne, également responsable des Langues officielles, Marc Miller, a réitéré lors de cette rencontre que les 600 millions de dollars annoncés en juin pour compenser la décision du gouvernement de ne pas faire payer des redevances par les grandes plateformes américaines, en juin, étaient toujours d’actualité.

«Ça s’en vient», a-t-il simplement lâché, devant l’assemblée de professionnels de la culture réunis autour du thème des Souverainetés culturelles sous pression.

«Défendre qui nous sommes, c’est aussi […] savoir dire non quand il le faut, a-t-il défendu […]. Et évidemment, dans le contexte des négociations commerciales tendues avec les États-Unis, ç’a été clair : nous ne ferons pas de compromis sur notre souveraineté culturelle, sur la protection du français et sur la découvrabilité de notre culture.»

Une déclaration qui s’inscrit dans le sillage du discours du premier ministre, Mark Carney, lors de l’arrêt des pourparlers avec les États-Unis.

À lire aussi : Ottawa demande au CRTC de ne pas augmenter les investissements pour les géants de la diffusion

Hélène Messier a rappelé les priorités de la Coalition pour la diversité des souverainetés culturelles.

Photo : Inès Lombardo – Francopresse

Le budget au cœur de la pérennité de la souveraineté culturelle

Mardi soir, la CDEC a rappelé que son gouvernement est attendu au tournant avec le budget 2026 qui s’en vient.

Dans une allocution à la suite du ministre Miller, Hélène Messier, coprésidente de la CDEC et présidente-directrice générale de l’Association québécoise de la production médiatique (AQPM) a réaffirmé : «Le secteur compte sur le déploiement immédiat de l’aide d’urgence de 600 millions de dollars annoncée en juin dernier.»

«Je semble comprendre que ce sera dans le prochain budget», a-t-elle ajouté, en se tournant vers le ministre Miller.

Devant le silence du ministre, Hélène Messier a continué : «Je n’ai pas de confirmation de ça. C’est ce qu’on a tous compris. Mais enfin, je vous écrirai le six [novembre, le lendemain du budget, NDLR].»

Plus tôt en Chambre, le député du Bloc québécois, porte-parole du parti en matière de Patrimoine canadien, Martin Champoux, parrain de la réception du milieu culturel mardi soir sur la Colline, avait talonné Marc Miller pour savoir si les 600 millions seront bel et bien dans le budget.

Aucun détail n’a été donné, si ce n’est que l’annonce des 600 millions de dollars pour le secteur culturel est toujours d’actualité.

À lire aussi : Guerre commerciale : «la culture francophone n’est pas une marchandise»

Les sept recommandations de la CDEC

  1. Exemption culturelle : maintenir et renforcer l’exception culturelle dans l’ACEUM et tous les accords commerciaux, y compris face aux plateformes numériques et à l’IA, sans représailles possibles, avec un représentant du milieu culturel dans les mécanismes consultatifs.
  2. Loi sur la diffusion continue en ligne : la maintenir et la renforcer, avec des obligations réelles de dépenses et de diffusion pour les plateformes, et des définitions strictes du contenu canadien qui priorisent les talents d’ici.
  3. Défense de cette loi dans la renégociation de l’ACEUM : la protéger lors des discussions pour préserver la souveraineté culturelle du pays.
  4. Droit de suite de l’artiste : modifier la Loi sur le droit d’auteur, comme promis dans le budget de 2025, pour que les artistes visuels touchent une redevance sur la revente de leurs œuvres.
  5. Copie privée : moderniser le régime pour le rendre technologiquement neutre, avec une redevance modeste de 3 $ par appareil, sans cout pour les finances publiques.
  6. Utilisation équitable à des fins pédagogiques : clarifier la Loi sur le droit d’auteur pour freiner la reproduction non rémunérée d’œuvres dans les établissements d’enseignement, ce qui fragilise l’édition. C’est la seule demande propre à la CDEC, absente du rapport du Comité permanent des finances.
  7. IA et principes ART (autorisation, rémunération, transparence) : exiger l’autorisation et la rémunération des titulaires de droits pour l’entrainement des IA, refuser toute nouvelle exception pour l’exploration de textes et de données, et imposer la divulgation et la conservation des sources d’entrainement.

Déception et attentes précises

Carol-Ann Pilon, directrice générale de l’Alliance des producteurs francophones du Canada (APFC) et membre du comité exécutif de la CDEC, confirme qu’elle aurait aimé savoir que les 600 millions de dollars allaient faire partie du budget fédéral, qui sera dévoilé le 5 novembre prochain.

Elle explique que ç’aurait été la «bonne occasion» de rassurer le milieu de la culture, majoritairement francophone, réuni mardi soir à Ottawa.

Martin Champoux a parrainé la réception donnée pour la Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) mardi au Parlement. 

Photo : Inès Lombardo – Francopresse

Marie-Julie Desrochers, directrice générale de la CDEC, est de son côté carrément «déçue», explique-t-elle à Francopresse, au lendemain de la réception.

En plus des 600 millions de dollars, elle voudrait voir arriver rapidement le décret d’instruction du ministère de Patrimoine canadien au CRTC, pour que la mise en œuvre de la Loi sur la radiodiffusion puisse avancer, notamment au niveau des redevances des plateformes de diffusion américaines.

La CDEC avait exprimé «sa profonde déception», pointant un «recul majeur et très préoccupant face aux pressions exercées par les États-Unis», au lendemain de la décision du ministre Marc Miller de demander au CRTC de revoir sa décision qui obligerait les plateformes étrangères de diffusion en ligne de payer leurs redevances à hauteur de 15 % de leurs revenus.

La directrice générale de la CDEC espère aussi voir la mise sur pied du comité IA et culture promis par le gouvernement en marge du Sommet national sur l’intelligence artificielle, en mars dernier, à Banff.

Jeudi, le Bloc québécois a organisé sa journée d’opposition sur la culture. En conférence de presse, Martin Champoux a déploré : «On est devant un gouvernement qui a abandonné la culture.»

Pour lui, le Canada a fait des «concessions sur le dos de la culture [avec une] bien mince compensation de 600 millions de dollars, financés à même la poche des Québécois et des Canadiens. Cet argent n’est pas encore sur la table, c’en est assez!»

Le Bloc a ainsi déposé une motion qui demande au gouvernement de réinstaurer ces redevances imposées au GAFAM dans la Loi sur la radiodiffusion et de verser les 600 millions de dollars au secteur culturel.

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Avec les informations de Julien Cayouette et de Camille Langlade.

FRANCOPHONIE

L’Association canadienne des employés professionnels (ACEP) a mené cette semaine des négociations pour les langagiers et langagières fédéraux. Elle réclame de meilleures conditions de travail et un encadrement strict de l’intelligence artificielle (IA) dans la traduction.

L’Association canadienne des employés professionnels mène des négociations pour les langagiers et langagières fédéraux cette semaine, et est à l’origine d’une campagne ciblant les «attaques» du gouvernement Carney contre la langue française. 

Photo : Courtoisie ACEP

Ambivalence : Son vice-président aux relations de travail, Antoine Hersberger, accuse Mark Carney de défendre les droits linguistiques à l’étranger tout en affaiblissant les services en français au Canada.

Dans une déclaration envoyée par courriel à Francopresse, il dénonce les compressions, la sous-traitance, les outils d’IA peu fiables et les charges de travail excessives. Selon lui, les erreurs de l’IA pourraient avoir de graves conséquences pour la population.

La commissaire aux langues officielles, Kelly Burke, a affirmé dans son rapport dévoilé il y a deux semaines qu’une lentille francophone devait absolument être intégrée à la Stratégie d’intelligence artificielle du gouvernement. Pour l’instant, ce n’est pas le cas.

À lire aussi : Langues officielles : la commissaire cible la formation obligatoire pour les fonctionnaires et l’IA

Campagne publicitaire : L’ACEP mène en parallèle une campagne qui cible les «attaques de Mark Carney contre la langue française», pour que le premier ministre «cesse son double discours sur l’importance du bilinguisme, et s’engage à garantir à l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens un accès égal aux services, dans la langue de leur choix», affirme l’ACEP dans un communiqué.

Des publicités sont visibles au Québec et dans la région d’Ottawa, en lignes et dans les rues, pour exiger du premier ministre canadien qu’il «cesse de tenir des paroles creuses sur la Loi sur les langues officielles».

La Coalition pour la diversité des expressions culturelles (CDEC) était à Ottawa cette semaine pour présenter des demandes concrètes pour le secteur culturel québécois et canadien, en vue du budget 2026, qui sera présenté le 5 novembre prochain par le gouvernement fédéral.

Dans son mémoire «Souveraineté culturelle sous pression», publié mardi, la CDEC salue d’abord la sortie de Mark Carney de la table de négociation avec les États-Unis le 22 aout, au nom de la souveraineté, de la langue française et de la culture.

Demandes : La Coalition demande toutefois que cette fermeté se traduise par des gestes concrets : maintenir l’exemption culturelle dans la révision de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM), sans mesures de représailles, et défendre la Loi sur la diffusion continue en ligne, qu’elle juge essentielle à un financement durable de la création pour assurer un financement durable de la création, tout en préservant l’indépendance du CRTC.

Elle accueille bien les 600 millions de dollars d’aide d’Ottawa annoncés en juin, mais estime qu’ils ne sauraient remplacer les obligations imposées aux plateformes, et considère que le recul d’Ottawa peut encore être évité.

Journée d’opposition : Le Bloc québécois s’est emparé du sujet culturel lors de sa journée d’opposition, jeudi 22 octobre, à la Chambre des Communes, en déposant une motion pour demander au gouvernement fédéral de rétablir les redevances exigibles aux plateformes de diffusion en ligne américaines et de verser au secteur culturel les 600 millions qui lui ont été promis.

Plus de détails à venir à ce sujet sur Francopresse.ca

CANADA

La Chambre des communes a observé une minute de silence lundi, en hommage aux victimes de l’incendie survenu samedi à la base militaire de Wainwright, en Alberta, et a suspendu ses travaux pour la journée.

Quatre militaires sont morts : le sergent Morgan Wong, d’Edmonton; les soldats Shaun Farrell, de Prince Albert; Hayden Lykkemark, de Langley; et Aidan Goulding, de North Vancouver. Trente-neuf soldats ont été blessés.

Enquêtes : Le premier ministre Mark Carney a indiqué que les circonstances de la tragédie restent floues.

Un feu de broussailles s’était déclaré à environ un kilomètre de la zone d’entrainement et le commandement en était informé depuis plusieurs heures. Il avait été jugé suffisamment maitrisé pour que l’entrainement continue. Poussé par des vents violents, l’incendie a parcouru ce kilomètre en moins d’une minute jusqu’aux soldats. La cause initiale de l’incendie est inconnue.

La cheffe d’état-major de la Défense du Canada, la générale Jennie Carignan, a indiqué que trois enquêtes sont en cours : celles de la police militaire, du coroner de l’Alberta et du Service des incendies. Elle a promis de rendre publiques les conclusions, tout en protégeant la vie privée des personnes concernées.

Tous les responsables politiques des partis de l’opposition ont rendu hommage aux soldats.

Mardi, des députés de l’opposition, des organisations de défense de la santé et de l’environnement, des chercheurs et une victime de pesticides reconnue se sont réunis pour s’opposer au projet de loi C‑31, qui, selon eux, affaiblirait la règlementation des pesticides.

C-31, actuellement à l’étude devant le Comité permanent des finances, prévoit notamment d’abolir la réévaluation obligatoire des pesticides homologués tous les 15 ans par Santé Canada.

Risques pour la santé : Adopté en juin, un autre projet de loi budgétaire omnibus, C‑30, a permis au gouvernement d’autoriser l’utilisation de pesticides qui ont été interdits par Santé Canada, pour des raisons de «sécurité économique et alimentaire».

La coalition dénonce un manque de transparence et un risque pour la santé humaine et l’environnement. Une pétition parlementaire demande le retrait des dispositions relatives aux pesticides du projet de loi C-31 et l’abrogation de celles qui sont prévues au projet de loi C-30. Elle a recueilli plus de 14 500 signatures.

Recul sur recul : Au rayon environnement, un autre méga projet de loi, C-39, mobilise les groupes de défense environnementaux. Mardi, des élus des trois partis d’opposition ont tenu une conférence de presse aux côtés de représentants de groupes environnementaux et syndicaux pour réclamer le retrait du texte.

À lire aussi : Les Canadiens refusent un recul des règles environnementales

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, et le premier ministre ontarien, Doug Ford, ont annoncé un plan conjoint de 8,7 milliards de dollars pour soutenir les industries stratégiques de l’Ontario et les travailleurs touchés par les droits de douane américains.

Le premier ministre canadien, Mark Carney, et le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, ont annoncé conjointement des investissements de la part de leur gouvernement pour la modernisation et la protection de l’acier, de l’automobile et des minéraux critiques. 

Photo : Capture d’écran CPAC

Pour l’acier : Un nouveau Fonds d’action conjoint (3,55 milliards de dollars du fédéral et 1,67 milliard de dollars de l’Ontario sur cinq ans) servira à diversifier la production, moderniser les aciéries et ouvrir de nouveaux marchés.

L’acier canadien sera privilégié dans les marchés publics, une application plus stricte sera effectuée contre le dumping. Un groupe de travail Canada-Ontario sur la compétitivité du secteur a été annoncé, mais aucune date de création n’a été dévoilée lors de la conférence de presse. 

Pour l’automobile : 2,5 milliards de dollars sur deux ans (1,5 milliard d’Ottawa, 1 milliard de la poche de l’Ontario) aideront les constructeurs à moderniser leurs chaines de production pour les véhicules connectés et électriques.

Les normes d’émissions des véhicules légers seront maintenues aux niveaux de 2026 jusqu’aux modèles 2029, avant de reprendre leur hausse annuelle en 2030. 

Pour les minéraux critiques : Ottawa égalera la mise de l’Ontario, jusqu’à 1 milliard de dollars sur trois ans, afin de développer les routes du Cercle de feu, avec un processus de permis coordonné, l’identification de projets prioritaires pour le financement fédéral et un autre groupe de travail pour collaborer avec les Premières Nations, notamment sur les options de conservation autochtone.

Dans sa réponse au Rapport sur le quota de la musique vocale de langue française dans les médias radiophoniques au Canada, le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, Marc Miller, reconnait le bienfondé de la plupart des recommandations du Comité permanent des langues officielles.

Il semble en revanche rejeter la recommandation qui demande au gouvernement de dépenser au minimum 50 % de ses budgets publicitaires dans les médias traditionnels canadiens.

«L’objectif de la publicité gouvernementale n’est pas d’apporter un soutien financier ou des subventions aux organisations médiatiques», répond par écrit au comité le ministre. Chaque ministère, agence et organisme établit ses priorités selon ses objectifs pour «rejoindre des publics diversifiés».

INTERNATIONAL

Le 19 octobre 2026, l’organisme Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient a demandé au gouvernement canadien d’imposer des sanctions globales et ciblées contre les colonies israéliennes et les acteurs politiques et économiques qui les soutiennent.

Attaques continues : Cet appel fait suite à une fin de semaine de violence exceptionnelle en Cisjordanie occupée, où des colons ont attaqué la photojournaliste du Washington Post Heidi Levine, des diplomates européens et un maire français, en pleine récolte des olives.

Selon le CJPMO, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand, a bien condamné les attaques, mais accorde une «confiance excessive à l’enquête policière interne menée par Israël, compte tenu des preuves accablantes démontrant qu’Israël est incapable de mener ses propres enquêtes».

L’organisation souligne également que le 19 octobre était la date limite de soumission des offres pour un premier appel d’offres portant sur 1234 logements dans le secteur E1, un projet qui risque de fragmenter davantage la Cisjordanie et de compromettre la contigüité du territoire palestinien. Elle déplore que les avertissements du Canada aux entreprises n’aient pas fait changer Israël de cap.

Selon un sondage Léger commandé par Équiterre publié le 17 octobre, 66 % des Canadiens et des Canadiennes souhaitent maintenir ou renforcer les exigences environnementales du Canada. Tandis que seulement 20 % des personnes sondées souhaitent les réduire.

Une tendance qu’on retrouve chez les répondants et répondantes qui se disent proches du Parti libéral : 80 % d’entre eux tiennent également à conserver ces règles, alors que le gouvernement de Mark Carney fait l’objet de vives critiques de la part de groupes écologistes, des communautés autochtones et de l’opposition en raison de l’abandon de plusieurs politiques climatiques.

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C-39, au cœur des critiques

Le projet de loi C-39, intitulé «Loi visant à bâtir un Canada fort», cristallise les critiques depuis plusieurs mois. Il vise notamment à accélérer la réalisation des grands projets d’infrastructures au pays en simplifiant les procédures d’autorisation et en réduisant le nombre et les délais d’évaluation.

Les organisations environnementales craignent que cette loi affaiblisse durablement la protection des espèces en péril, compromette l’évaluation des répercussions écologiques des projets et réduise la participation du public et des communautés autochtones.

Tandis que le gouvernement affirme vouloir accélérer les projets sans remettre en cause les normes environnementales, les détracteurs du projet de loi redoutent que les impératifs économiques prennent le pas sur la protection des écosystèmes.

«Le projet de loi C-39 est l’omnibus des omnibus, une tentative musclée d’accroitre sans entrave les pouvoirs de l’exécutif au détriment de notre environnement et de notre processus démocratique», a déclaré Elizabeth May, cheffe du Parti vert du Canada, par communiqué, le 14 octobre.

Revoir les délais

Le projet de loi C-39 prévoit de supprimer la clause d’extinction de cinq ans prévue dans la loi C-5, adoptée en 2025, qui s’applique à certains pouvoirs exceptionnels conférés au gouvernement. C-39 propose également d’imposer un délai maximal d’un an pour rendre certaines décisions fédérales concernant de grands projets.

Selon le sondage Léger, la moitié des Canadiens et des Canadiennes (49 %) souhaitent que les mesures qui visent à accélérer les projets et à assouplir certaines exigences environnementales soient limitées dans le temps. Chez les personnes proches du Parti libéral, cette préférence atteint 57 %.

Pour le directeur général d’Équiterre, Daniel Rotman, le gouvernement doit entendre ces messages, «y compris dans sa propre famille politique», peut-on lire dans le communiqué.

Entre 68 % et 75 % des personnes sondées souhaitent maintenir ou renforcer la portée de lois environnementales, à commencer par la Loi sur les espèces en péril (75 %), suivie par la loi qui protège les rivières (74 %), la Loi sur les pêches (73 %), la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (72 %) et la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale (68 %).

Étude en cours

L’étude de C-39 à Ottawa a commencé le 19 octobre. Elle est faite par un comité composé de sept députés libéraux, quatre conservateurs et un bloquiste.

Le député Patrick Bonin est porte-parole du Bloc québécois en matière d’environnement. 

Photo : Capture d’écran CPAC

Le 21 octobre, Elizabeth May, le député du Bloc québécois Patrick Bonin et le leader parlementaire du Nouveau Parti démocratique (NPD), Don Davies, ont tenu une conférence de presse sur la Colline du Parlement aux côtés de représentants de groupes environnementaux et syndicaux pour réclamer le retrait du projet de loi C-39.

«La crise tarifaire a le dos très large. En déposant le projet de loi C-39, le gouvernement Carney agit comme si les lois environnementales, les espèces menacées, les droits des autochtones et ceux des travailleurs et travailleuses l’empêchaient de régler la crise tarifaire», a martelé Patrick Bonin, porte-parole du Bloc en matière d’environnement.

«La crise tarifaire, je vous le rappelle, elle ne sera pas permanente, mais C-39, lui, le sera.»

«Les femmes francophones qui vivent en situation linguistique minoritaire au Canada jouent un rôle dans la vitalité économique, sociale et culturelle de la communauté, mais c’était toujours très invisibilisé. On n’avait pas de chiffres concrets pour le démontrer», amorce en entrevue avec Francopresse la présidente de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC), Nour Enayeh.

C’est désormais chose faite. Le rapport «Portrait économique des femmes francophones et acadiennes : un levier stratégique pour le Canada», réalisé avec la firme Raymond Chabot Grant Thornton et publié en septembre, lève le voile sur une contribution longtemps passée sous le radar, mais aussi sur les obstacles qui la freinent.

Les femmes francophones et acadiennes en situation minoritaire génèrent 119 milliards de dollars de produit intérieur brut (PIB), environ 4 % de l’économie canadienne, selon les calculs de la firme. «Même en sachant que leur contribution était assez grande, elle est toujours sous-estimée et souvent invisible», déplore Nour Enayeh.

Méthodologie

L’étude croise des microdonnées du recensement de 2021 de Statistique Canada, un sondage Léger auprès de 633 femmes francophones et trois groupes de discussion.

Selon la définition de l’AFFC, sont considérées comme francophones les femmes qui comprennent uniquement le français ou à la fois le français et l’anglais.

À partir de la proportion de femmes francophones en 2021 et en l’extrapolant à l’estimation de la population canadienne en 2025, l’étude porte ainsi sur 1,8 million de francophones vivant en situation minoritaire hors Québec, soit 5,4 % de la population canadienne.

Plus diplômées, mais pas mieux payées

Les femmes francophones en situation minoritaire sont plus scolarisées que la moyenne : 44 % détiennent un diplôme universitaire, contre 32 % de l’ensemble des femmes et 28 % des hommes. Elles sont surreprésentées en administration publique et en éducation, des secteurs où la maitrise des deux langues officielles est un atout.

«C’est une contribution qui est très absente des statistiques officielles, mais qu’on a pu ressortir», indique Nour Enayeh. 

Photo : Courtoisie

Leur revenu médian s’élève à 42 000 $, soit 13,5 % de plus que celui de l’ensemble des femmes (37 000 $). Il demeure toutefois 10,6 % inférieur à celui des hommes de l’ensemble de la population.

Mais si leurs contributions économiques sont bien réelles, les obstacles aussi. «Il y a encore l’écart salarial, le problème de la reconnaissance des diplômes, l’accès limité à des services, surtout les places en garderie pour les mamans. Tout cela limite quand même pleinement l’apport que les femmes ont au PIB du pays», observe Nour Enayeh.

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Une langue qui ouvre des portes, et en ferme d’autres

La maitrise du français reste un atout professionnel pour 65 % des femmes francophones et acadiennes sondées. Mais ce sont surtout celles qui s’expriment également bien en anglais qui en profitent. Chez les femmes qui parlent peu ou pas l’anglais, 60 % gagnent moins de 40 000 $, contre 32 % chez celles qui le parlent bien ou très bien.

Les répondantes rapportent plus souvent des obstacles liés à leur langue (28 %) qu’à leur genre (22 %); 40 % signalent des barrières à l’avancement dans les milieux majoritairement anglophones. Le rapport évoque notamment des documents en français parfois moins valorisés et des jugements liés à l’accent.

Chez les membres issus de la communauté 2ELGBTQIA+, 69 % déclarent avoir rencontré des obstacles liés à leur genre ou à leur francophonie, contre 36 % chez les non-membres.

15 heures de travail invisible par semaine

Nour Enayeh retient un autre chiffre : 34,4 milliards de dollars par année, soit la valeur du travail non rémunéré, qu’il s’agisse de soins aux proches, de bénévolat ou de tâches domestiques.

Les répondantes déclarent y consacrer en moyenne 15,1 heures par semaine. Les participantes aux groupes de discussion estiment même que ces chiffres sont sous-évalués. Pour 24 % des répondantes, ce fardeau a une incidence sur leur parcours professionnel.

En parallèle, 40 % des femmes sondées disent avoir la fibre entrepreneuriale et 16 % de celles-ci ont déjà lancé leur entreprise. «Le principal défi que ces femmes ont, c’est l’équilibre entre la vie personnelle et professionnelle», indique Nour Enayeh.

Beaucoup de ces femmes peuvent trouver du soutien si elles parlent anglais, mais dès que l’anglais n’est pas là, l’accès à des services ou à du soutien pour ces femmes entrepreneures est très peu existant.

— Nour Enayeh

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Qui peut agir?

Pour Mme Enayeh, ce rapport permettra sans aucun doute aux femmes francophones de «prendre leur place» : «Quand on parle des francophones, et surtout des femmes en général, on ne pense pas automatiquement à leur impact économique.»

Au-delà des gouvernements, l’AFFC invite les organismes communautaires à consulter ce document, car plusieurs des 14 recommandations les visent directement. Celles-ci proposent notamment d’outiller les femmes francophones avec des formations gratuites ou à faible cout pour améliorer leurs compétences linguistiques.

L’écosystème communautaire pourrait également soutenir la création ou l’expansion de réseaux d’entraide francophones dans les régions isolées. Pour les barrières qui se cumulent chez les femmes issues de la diversité, l’AFFC recommande du mentorat ciblé.

L’organisme appelle également à mieux répartir le travail non rémunéré avec des politiques publiques, «par exemple des congés parentaux plus flexibles, du soutien aux garderies francophones; toutes ces choses qui pourraient faire que la charge des femmes soit moins lourde», énumère Nour Enayeh.

La responsable insiste sur un dernier point : les bénéfices dépasseraient les femmes elles-mêmes. «Quand on réduit ces freins auxquels les femmes francophones font [face], c’est vraiment un win-win pour tout le monde.»

Dans un rapport publié le 13 octobre, le Bureau de la directrice parlementaire du budget (BDPB) fait état d’une facture allégée pour les entreprises privées de compétence fédérale afin qu’elles se conforment à la Loi sur l’usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale (LUFEP). La directrice parlementaire du budget, Annette Ryan, avance qu’il leur en coutera 148 millions de dollars de moins que les 230 millions avancés par le gouvernement dans son Résumé de l’étude d’impact de la règlementation.

En tout, le BDPB estime à 81,9 millions sur cinq ans (2027 à 2032) les couts de conformité du secteur privé à la LUFEP. Ces estimations reposent sur une potentielle entrée en vigueur de ce régime le 1er avril 2027.

En outre, le rapport affirme que si les couts sont moins élevés, c’est que moins d’entreprises sont assujetties à la LUFEP et que plus d’entreprises québécoises se conforment déjà à la Charte. Selon l’Office québécois de la langue française (OQLF), 76 % des entreprises visées étaient certifiées au 31 aout 2026.

L’écart entre les deux estimations vient principalement d’une baisse des dépenses en formation, précise le rapport, avec une enveloppe de 108 millions de dollars de moins que l’étude d’impact et 37 millions de moins pour la traduction.

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Les entreprises concernées par la LUFEP

Au Québec, ce sont les entreprises privées de compétence fédérale comptant 25 employés ou plus.

Dans un courriel de réponse au bureau de DPB, l’Office québécois de la langue française dit avoir recensé 411 entreprises de compétence fédérale certifiées, avec 25 employés et plus, en date du 31 aout 2026.

Le directeur de l’analyse budgétaire au sein du bureau de la DPB, Govindadeva Bernier, réaffirme qu’au Québec, environ une centaine d’entreprises sont encore dans leur processus d’obtention de la certification.

Dans le reste du pays, dans les régions désignées bilingues, les entreprises concernées par la LUFEP comptent 100 employés ou plus.

Selon les informations recueillies par Francopresse en marge du comité, il y aurait entre 50 et 100 entreprises certifiées dans les régions désignées bilingues pour le moment. Ces régions incluent le Nouveau-Brunswick, Saint-Boniface, Edmonton ainsi que des parties de la Nouvelle-Écosse et de l’Ontario, mais pas les métropoles de Toronto, Calgary et Vancouver.

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Annette Ryan maintient que les entreprises privées qui devront se conformer Loi sur l’usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale – comme les banques et les transports de passagers – ne dépenseront collectivement que 81,9 millions de dollars. 

Photo : Courtoisie BDPB

Remise en question des données

Plusieurs sénateurs et sénatrices, dont René Cormier et Amina Gerba, ont commenté les données utilisées par le DPB.

Le directeur de l’analyse budgétaire au sein du BDPB, Govindadeva Bernier, a défendu le «bon portait» estimé du type d’industries sous juridiction fédérale et de leur main-d’œuvre. Il a reconnu que le plus difficile était la répartition de ces entreprises entre les régions qui seront désignées comme étant «à forte capacité francophone».

«On se base sur le recensement de Statistique Canada. Donc, ça donne une bonne idée de la demande pour les services en français», a-t-il soutenu en comité.

Le sénateur Cormier a demandé si l’évaluation financière faite par le DPB était réaliste.

«Dans les estimations du cout des formations, on ne prend pas seulement le cout à payer pour les cours de français, mais on a tenu compte du temps consacré par l’employé à apprendre la langue […]» a répondu Govindadeva Bernier.

Ce dernier a aussi affirmé que le BDPB «se trouve souvent dans cette position» et a «développé des techniques et [on fait] de notre mieux pour être prudents dans nos estimations, pour donner un maximum dans le contexte où on sait que nos chiffres sont des approximations».

Selon lui, pour l’instant, toutes les entreprises du Québec choisiront la conformité avec la Charte de la langue française. Très similaire à la LUFEP, le régime québécois offre la possibilité à l’OQLF de déposer des poursuites pénales contre les entreprises qui ne respectent pas la loi.

En réponse à la sénatrice du Québec, Amina Gerba, qui a suggéré qu’il fallait refaire une analyse après un an de LUFEP, l’analyste s’est montré réticent à cause «du cout et de la complexité» que cela prendrait pour sonder les entreprises.

«J’ose estimer que les associations d’entreprises concernées par la LUFEP, par exemple, font des sondages auprès de leurs membres […]», a-t-il fait valoir aux sénateurs.

Pour l’instant, le BDPB indique qu’il n’y a pas eu de contestation formelle de la part du ministère de Patrimoine canadien concernant les hypothèses soulevées par le rapport.

Je vous écris parce qu’il y a quelque chose qui me tracasse et qui m’inquiète. J’ai beau être écrivain, je ne suis pas certain de pouvoir trouver les bons mots pour exprimer ce que je ressens. Peut-être aussi parce que j’ai honte. Continuez de lire, et vous comprendrez pourquoi.

Vous avez peut-être entendu parler de cette histoire qui s’est déroulée dans une université aux États-Unis : sept étudiants auraient agressé sexuellement une camarade de classe. Durant toute une nuit, ils lui auraient fait subir des choses qu’elle ne voulait pas. 

Ce qui est particulièrement troublant, c’est que pendant ce temps, les 7 gars se vantaient de leurs gestes à 50 de leurs amis (tous des gars) dans un groupe de discussion privée sur Snapchat. 

Et aucun de ces 50 autres gars n’a dit ou fait quoi que ce soit pour les arrêter. Aucun n’a cherché à protéger la victime, ni pendant, ni après cette triste nuit.

Pensez-vous que ces 50 gars trouvaient tous que leurs 7 amis étaient super cool d’agir comme ça? Pensez-vous qu’ils auraient tous voulu commettre les mêmes gestes?

Probablement pas.

Je crois plutôt que la plupart d’entre eux ne voulaient simplement pas intervenir. Ils ne voulaient pas qu’on pense qu’ils ne sont pas cool.

Ils ont donc préféré se taire. Au nom de l’amitié, ils ont laissé leurs amis commettre un crime contre cette étudiante.

Et vous savez quoi? Si j’avais été dans la même situation qu’eux, à 20 ans, j’aurais probablement gardé le silence moi aussi. J’aurais regardé défiler les messages sur Snapchat. J’aurais trouvé que les actions de mes amis étaient terribles. J’aurais été très triste pour la jeune fille. Mais je n’aurais peut-être rien dit. J’aurais essayé d’effacer cet événement de ma mémoire et espéré que personne n’en entende jamais parler.

 Sauf qu’après, je l’aurais regretté. Pas durant une petite journée ou une petite semaine. Mais toute ma vie. Et pas seulement si l’histoire avait fini par être découverte. Même le secret m’aurait fait honte.

Parce qu’aujourd’hui, à 43 ans (ben oui, je suis vieux!), je comprends comment mon silence aurait fait souffrir cette jeune fille. Je comprends aussi que de toute façon, je n’aurais pas pu rester ami très longtemps avec des gars qui se permettaient de la traiter ainsi.

D’ailleurs, je constate que de plus en plus de gars semblent trouver normal de rabaisser les filles. Comme si on était en train de retourner dans le passé!

Récemment, dans une école secondaire du Québec, des gars ont fait circuler une pétition. Ils voulaient qu’on arrête de considérer le viol comme un crime. C’était peut-être une blague, mais si oui, elle n’était pas drôle. 

Pour moi, il y a une règle simple : ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse. Gars ou fille.

Honnêtement, ce n’est pas si difficile que ça d’être un bon gars. Mais clairement, il faut accepter que les filles ont le droit d’être respectées, et faire sa part pour qu’elles le soient. 

Alors si vous avez des amis qui se pensent supérieurs aux filles et qui agissent mal envers elles, prenez la parole. Dites-leur d’arrêter leurs niaiseries. Et s’ils n’arrêtent pas, n’ayez pas peur d’en parler à un adulte. Car c’est eux qui devraient avoir honte de leurs propos et de leurs gestes. Pas les filles, ni vous.

Alors dis-moi : pour toi, c’est quoi être un bon gars?

Pourquoi vouloir quitter le Canada?

Selon les séparatistes, si l’Alberta devient un pays indépendant, elle pourrait mieux contrôler ses ressources et garder plus d’argent dans la province.

Ils trouvent que le système de péréquation est injuste. C’est un système qui fait en sorte que les provinces les plus riches du pays, comme l’Alberta, envoient plus d’argent au gouvernement canadien, tandis que les provinces plus pauvres en reçoivent davantage pour financer leurs services. Certains Albertains trouvent que leur province contribue trop à ce système et que c’est injuste.

Aussi, l’Alberta est connue pour ses grandes réserves de pétrole.

Mais certains Albertains trouvent que les lois du gouvernement canadien, notamment en matière d’environnement, nuisent à cette industrie. Ils aimeraient que leur province puisse prendre davantage de décisions sans avoir à demander l’accord du gouvernement fédéral.

Que pensent les Albertains?

L’idée de la séparation n’est pas extrêmement populaire. Selon un récent sondage, environ 70 % de la population de l’Alberta souhaite que leur province reste dans le Canada.

Même la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, ne souhaite pas que sa province quitte le Canada. Mais elle a décidé d’autoriser ce vote pour permettre à la population de s’exprimer sur la question.

Elle a d’ailleurs déjà voté par anticipation!

Voici ce qu’elle a affirmé dans une vidéo publiée sur ses réseaux sociaux : 

Photo : Dave Cournoyer – CC BY-SA 2.0 / Montage des As de l’info

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, est lui aussi contre la séparation. Il croit que les provinces sont plus fortes lorsqu’elles travaillent ensemble. Lundi, il a publié une vidéo dans laquelle il s’adresse aux Canadiens pour les encourager à rester unis. 

Photo : Capture d’écran YouTube / Montage des As de l’info

Plusieurs chefs autochtones sont aussi contre l’indépendance de l’Alberta. Selon eux, la séparation pourrait menacer les droits de leurs peuples, qui sont protégés par des traités signés avant la création de la province. Ils encouragent donc les Autochtones de l’Alberta à aller voter le 19 octobre.

Que va-t-il se passer le 19 octobre?

Les Albertains qui iront voter recevront un bulletin de vote, comprenant 10 questions sur des sujets comme l’immigration et les pouvoirs du gouvernement canadien. La dernière question porte sur l’avenir de l’Alberta : la province doit-elle rester au Canada ou commencer les démarches pour le quitter?

Même si la majorité vote pour le quitter, cela ne voudra pas dire que l’Alberta deviendra automatiquement indépendante. Le changement demanderait encore plusieurs étapes, dont un autre vote officiel et des négociations avec le gouvernement canadien.

Que décideront les Albertains? Je te tiens au courant!

Et toi, si tu pouvais organiser un vote sur une question importante pour ta ville ou ta province, quelle serait cette question?