le Samedi 19 septembre 2026

En 2017, la Société Santé en français (SSF) avait commandé une étude pour examiner comment les organismes provinciaux et territoriaux de règlementation des professions de la santé au Canada recueillaient et publiaient les données relatives aux connaissances des langues officielles chez leurs membres.

Une nouvelle étude fait le point sur l’évolution de ces pratiques en 2024. Résultat : «Le portrait est quasi identique», commente le directeur général de la SSF, Antoine Désilets.

Ce qui, à ses yeux, n’est pas vraiment une surprise, compte tenu du fait «qu’il n’y a eu aucun changement au cadre règlementaire depuis 2017 sur ces questions-là».

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Erreur de diagnostic

Les recherches révèlent des lacunes persistantes dans l’accès aux soins pour les minorités de langue officielle.

Selon une enquête de Statistique Canada réalisée en 2022, 22 % des francophones en situation minoritaire n’avaient jamais reçu de soins de santé en français et seulement 17 % affirmaient qu’on leur avait offert des soins en français de façon constante.

La difficulté à communiquer empêche les patients de prendre des décisions véritablement éclairées concernant leur consentement et les options thérapeutiques qui s’offrent à eux. Ce manque de compréhension mutuelle peut conduire directement à une hausse des erreurs de diagnostic et à une dégradation générale de la qualité des soins prodigués.

«En l’absence de données précises sur les capacités linguistiques et la prestation des services, il est difficile de déterminer où il faut davantage de prestataires bilingues, où il convient de renforcer les capacités de formation aux langues officielles, où l’on pourrait mieux identifier et mobiliser les prestataires bilingues au sein du personnel existant, et où des stratégies de recrutement ciblées seraient les plus efficaces», peut-on lire dans l’étude.

Entre la théorie et la pratique

Mais alors, pourquoi les organismes visés ne collectent pas ces données? «Une des choses qui ressort dans l’étude, c’est une mauvaise perception des ordres professionnels, qui croient que collecter de l’information sur la langue de leurs membres, ça touche à de l’information confidentielle qu’ils ne peuvent pas diffuser», relève Antoine Désilets.

Selon Antoine Désilets, les gouvernements ont leur rôle à jouer dans la collecte de données liée aux langues utilisées par les professionnels de la santé. 

Photo : Courtoisie

Aussi, même si l’information est là, cela ne veut pas dire qu’elle représente la réalité sur le terrain. En 2021, 11,6 % des professionnels de santé de l’Ontario parlaient français, mais seuls 4,6 % d’entre eux utilisaient régulièrement le français au travail, rapporte l’étude.

Référencement, région géographique, comme le rappelle M. Désilets : «Il y a plein de circonstances qui font en sorte qu’on tombe sur un professionnel qui parle sa langue ou non.»

«Dans certains cas, les gens nous disent qu’ils collectaient de l’information linguistique, mais c’était de l’information linguistique sur la langue de service. En d’autres mots, savoir si les [personnes concernées] parlaient anglais ou non», ajoute-t-il.

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«Publier en anglais, c’est stratégique»

L’étude n’est à ce jour disponible qu’en anglais uniquement, en attendant la version française.

«Publier en anglais, c’est stratégique, parce que les gens qu’on a besoin de convaincre, ils sont souvent anglophones et ils ne pensent pas à la question linguistique», observe Antoine Désilets, pragmatique.

«On se rend compte que cela a plus d’impact auprès des gens que nous on cherche à convaincre. Comme francophones, on se parle entre nous et on le sait. C’est la majorité anglophone qui doit voir le problème.»

Différences d’une profession à l’autre

Les pratiques de collecte et de divulgation varient considérablement d’une profession à l’autre, ainsi que d’une province à l’autre.

La médecine, la psychologie et la pharmacie restent les plus susceptibles de collecter et de divulguer publiquement les données linguistiques de leurs membres.

Plusieurs provinces, notamment l’Ontario et la Colombie-Britannique, se démarquent en fournissant un accès public ou, à tout le moins, en collectant systématiquement ces informations.

À l’inverse, le travail social présente les taux de collecte les plus faibles du panel étudié. De plus, les soins infirmiers et le travail social se caractérisent par une forte proportion de données «collectées, mais non rendues publiques» par leurs ordres professionnels.

Antoine Désilets décrit une «tapisserie» de situations uniques, où les données recueillies, les questions posées et les façons de les interpréter et de les publier varient d’une profession et d’une province à l’autre.

Manque de volonté

Pour favoriser des soins centrés sur le patient, les auteurs recommandent l’adoption de normes nationales obligatoires garantissant la transparence des compétences linguistiques des soignants.

En l’absence d’obligation légale et de cadre législatif, la situation n’évoluera pas, croit Antoine Désilets.

D’abord, standardisons les informations qu’on va aller chercher, ensuite, rendons-les publics. Comment ça peut servir le public si ça reste dans les tiroirs?

— Antoine Désilets

Selon lui, le gouvernement fédéral doit faire sa part du côté des langues officielles. «Il envoie des milliards aux provinces à chaque année. Des milliards en transfert, puis des milliards au niveau des accords bilatéraux en santé. À mes yeux, le fédéral a déjà en main les leviers nécessaires pour emmener les provinces à collecter cette information-là. Ce qui manque, c’est de la volonté.»

«Si le fédéral envoie des fonds aux provinces, il devrait y avoir une certaine réédition de comptes qui touchent les langues officielles; une condition de financement ou une exigence structurante.»

Cette nouvelle étude tombe à point nommé, alors que les consultations pour le prochain Plan d’action pour les langues officielles ont commencé. «Le timing est bon», estime le responsable.

«On est en pleine consultation à la fois avec Santé Canada et Patrimoine canadien au niveau des différents programmes qui vont toucher la francophonie.»

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Guides, formations, procédures, documentation technique, comptes rendus de réunions, notes de travail… Avec l’aide d’une source qui travaille avec Statistique Canada dans une région bilingue, Francopresse a pu consulter deux interfaces utilisées à l’interne par l’organisme fédéral : GCdocs et Confluence.

La première est utilisée par les ministères fédéraux et plusieurs agences. La seconde permet le dépôt de documents, mais correspond davantage à un intranet non supervisé utilisé par les employés de Statistique Canada. Dans les deux cas, les interfaces sont bilingues. Bien que quelques documents existent dans les deux langues officielles dans ceux-ci, la majorité existent seulement en anglais.

Ces documents, de nature et d’importance variées, sont publiés et utilisés par les employés de Statistique Canada dans le cadre de leur travail. Ils proviennent et sont utilisés par différents services de l’agence.

En se basant sur la centaine de documents et dizaines de sous-dossiers consultés, Confluence contiendrait au minimum 5000 fichiers en anglais uniquement, mais le nombre exact de fichiers toutes langues confondues est difficile à obtenir, en raison du nombre de dossiers et de sous-dossiers existants dans une base de données toujours en mouvance.

La personne employée par Statistique Canada a déposé une plainte au Commissariat aux langues officielles, s’estimant brimée dans son droit de lire des documents dans la langue de son choix dans le cadre de son travail.

Elle affirme que Confluence n’est pas contrôlée au niveau du respect des deux langues officielles, notamment pour des documents de nature importante et d’usage courant. «Il y a parfois des guides d’utilisation en anglais uniquement», déplore-t-elle.

La plainte étant récente, le Commissariat ne s’est pas encore prononcé sur sa recevabilité.

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«Interrogation légitime»

François Larocque, avocat et professeur titulaire au programme de common law en français de la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, affirme que la nature du contenu est au cœur du sujet.

Il explique que les outils internes nécessitent l’accord d’un responsable pour être mis en place et utilisés, ce qui rend l’institution responsable du contenu, en particulier dans les régions désignées bilingues par le gouvernement canadien.

Pour les employés de ces régions, la Loi sur les langues officielles prévoit que les outils de travail indispensables doivent fonctionner dans la langue de leur choix, tant au niveau de l’interface que des documents qu’elle contient.

Pour le professeur, il y a une «interrogation légitime» si un logiciel «existe en plusieurs langues» et peut être adapté à l’une des deux langues officielles du Canada.

Cette interrogation s’accentue notamment dans les cas où il y a bel et bien des versions en français des documents de nature importante et utilisés fréquemment. Toutefois, dans deux de ces documents sur les cinq que Francopresse a pu consulter, les versions ne sont pas équivalentes : certains morceaux manquent par rapport à la version anglaise.

Selon François Larocque, la question se pose différemment à l’extérieur des régions bilingues : «L’employé n’a pas toujours la même portée du droit de travailler dans la langue de son choix».

L’absence quasi totale de contenu en français dans les systèmes présentés par la source suggère un «manquement» systémique de Statistique Canada, poursuit le professeur, et non une limitation technique, puisque les plateformes concernées sont disponibles en français.

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Éviter d’empiéter sur les droits de l’autre

L’arrêt Dionne, rendu en 2021 par la Cour d’appel fédérale, précise que l’employeur doit d’abord chercher des solutions pour respecter le droit de travailler dans la langue officielle de son choix dans les régions bilingues et assurer les droits linguistiques au public.

Il ne peut pas simplement faire reposer sur l’employé bilingue la responsabilité de compenser les lacunes linguistiques de l’institution.

«Sensibilisation» si «obligations législatives»

Statistique Canada affirme par courriel à Francopresse que l’organisme «sensibilise» les employés à l’utilisation des deux langues officielles.

Il «s’attend» à ce que les exigences de la Loi sur les langues officielles soient respectées, mais note toutefois que «le contenu hébergé dans ces plateformes peut varier selon sa nature, son utilisation prévue et son statut».

«Les plateformes numériques comme GCdocs et Confluence contiennent un vaste éventail de contenu créé et géré par différents secteurs et équipes au fil du temps. […] Tous les documents qui constituent des instruments de travail d’usage courant et généralisé destinés aux employés doivent être mis à leur disposition dans les deux langues officielles lorsque les obligations législatives l’exigent», écrit un agent de communication de Statistique Canada à Francopresse.

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Les prix Gémeaux récompensent chaque année les meilleures productions et les artisans de la télévision et des médias numériques francophones au Canada.

Produite au Nouveau-Brunswick, la série de TV5+ Cousu a remporté le Gémeaux du meilleur magazine ou de la meilleure série documentaire de style de vie, en plus de celui de la meilleure réalisation dans cette catégorie, décerné à l’Acadien Julien Cadieux.

Animée par la Québécoise Karine Vanasse, cette série explore l’univers de la mode, de ses origines à ses conventions, à travers une dizaine de pays.

La coproduction Ontario-Québec Espèces d’ordures, disponible sur TV5+, a pour sa part été couronnée meilleure série documentaire : santé, nature, science et environnement. Son réalisateur, Arnaud Bouquet, a également remporté le prix de la meilleure réalisation dans cette catégorie.

Dans cette production, l’animateur Frédéric Choinière met en lumière des initiatives vertes et novatrices pour lutter contre la prolifération des déchets dans plusieurs grandes métropoles de la planète.

Des talents de la francophonie récompensés

La cinéaste franco-manitobaine Elena Sturk-Lussier a remporté le prix Gémeaux de la relève pour Les faillites d’Astrid.

Originaire de Winnipeg, la scénariste et réalisatrice raconte dans cette série le retour à Saint-Boniface d’une jeune femme surdouée qui abandonne ses études universitaires à Montréal.

La Franco-Ontarienne Katherine Levac repart avec deux Gémeaux. Elle faisait partie de la distribution du Bye Bye 2025, récompensé dans les catégories de la meilleure émission spéciale ou série : humour et de la meilleure interprétation : humour.

Le personnage de Pierre-Paul Paquet, interprété par le Sudburois Mathieu Pichette, est au cœur de Paquet de capsules, qui a remporté le prix dans la catégorie meilleure émission ou série – format court : jeunesse. Produite pour MAJ, le site d’information jeunesse de Radio-Canada, la série met en scène l’animateur maladroit dans une série de capsules vidéos.

La jeunesse et l’animation à l’honneur

La série d’animation Rebelles, produite par Will Cyr et Renée de Sousa du studio ontarien Space Pirates et diffusée sur TFO, a remporté le prix de la meilleure émission ou série d’animation.

Cette production en sept épisodes redonne voix à des femmes canadiennes trop souvent oubliées par l’histoire officielle. Parmi elles : Diane et Béatrice Desloges, deux enseignantes franco-ontariennes qui ont défendu le droit à l’éducation en français face au Règlement 17 et résisté à l’assimilation.

La série met également en lumière Violet King, première femme noire à exercer le droit au Canada.

«On se sent privilégiés de pouvoir faire rayonner la francophonie canadienne à l’écran et de contribuer au divertissement d’un million de Canadiens et de Canadiennes qui décident de vivre en français à l’extérieur du Québec. On dédie ce prix aux femmes audacieuses de la série, mais aussi à tous ceux et toutes celles qui osent sortir du confort de la complaisance pour passer à l’action et rendre le monde un peu plus juste pour tout le monde», a déclaré la productrice de la série, Renée de Sousa, par communiqué.

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Pourquoi créer un nouveau billet?

À tous les 10 à 20 ans, la Banque du Canada crée une nouvelle version des billets de banque. À chaque nouvelle version, elle ajoute des éléments qui renforcent la sécurité des billets. C’est pour éviter qu’ils soient copiés illégalement!

En plus, le portrait sur les billets canadiens de 20$ affiche la même personne depuis 1954: la reine Élizabeth II! Puisque celle-ci est décédée en 2022, et que son fils Charles est désormais roi, il est temps de mettre à jour le billet!

Contrairement aux billets de 20$ que nous utilisons actuellement, le nouveau billet sera vertical.

En plus du visage du roi et de l’orientation du billet, il y aura d’autres nouveautés. On y retrouvera des symboles qui représentent le Canada, comme les fleurs officielles des 13 provinces et territoires! 🌼 Des plantes importantes pour plusieurs peuples autochtones seront aussi illustrées, comme la fraise des bois et le cèdre rouge de l’Ouest.

Regarde comme c’est joli!

Image les as de l'info/Banque du canada

Le billet rendra également hommage aux soldats canadiens en représentant le Monument commémoratif de guerre du Canada à Vimy, en France, et des coquelicots, le symbole du jour du Souvenir.

Canada contre faussaires

Afin qu’il soit plus résistant, le nouveau billet de 20$ sera fait de polymère, une sorte de plastique. On y retrouvera aussi de nouvelles caractéristiques de sécurité. Les voici!

Image les as de l'info/Banque du canada

Mais qu’arrivera-t-il de nos vieux billets?

Pas besoin de jeter tes vieux billets de 20$: ils resteront valides. Le nouveau billet s’ajoutera simplement à ceux qui sont déjà en circulation.

Alors, à partir de février 2027, si tu reçois un billet de 20$, prends quelques secondes pour l’observer. Il pourrait avoir un tout nouveau visage! 

Et toi, si tu pouvais créer ton propre billet de banque, que voudrais-tu mettre dessus?

Le Rapport sur le climat changeant du Canada de 2026 publié par Environnement et Changement climatique Canada et rédigé par 23 spécialistes de l’étude du climat et des changements climatiques contient 15 énoncés qui mettent en lumière les constats qui ont les degrés de confiance les plus élevés.

L’énoncé 7 annonce que le «réchauffement climatique et les changements connexes du climat au Canada sont essentiellement irréversibles». Cela signifie que même si des mesures efficaces de réduction des gaz à effet de serre étaient mises en place partout dans le monde, il y a tellement de dioxyde de carbone (CO2) dans l’air que les températures prendront des centaines d’années à redescendre.

Parmi les effets déjà irréversibles, on compte le changement du niveau de la mer, la fonte des glaciers et le dégel du pergélisol.

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Trois scénarios

Le Rapport sur le climat changeant du Canada de 2026 est le deuxième du genre, le premier ayant été publié en 2019. Il rassemble les dernières données et les plus récents modèles et simulations du ministère.

Il s’agit d’un examen des modifications observées au Canada à partir de données connues et de leurs trajectoires possibles, et non d’une évaluation des impacts sur les résidents et sur l’économie. Il ne contient pas de recommandations.

Il présente trois scénarios : ce qui pourrait survenir si aucune politique n’existait, ce qui pourrait se produire selon les politiques actuelles et ce qui arriverait si la carboneutralité était atteinte d’ici 2050.

La première possibilité est la plus catastrophique, avec une augmentation moyenne des températures au Canada de 6,9 °C en 2100 par rapport à l’ère préindustrielle. Sur la même période, les politiques actuelles pourraient faire augmenter les températures moyennes de 5 °C, tandis que l’atteinte de la carboneutralité limiterait la hausse à 3,5 °C.

Effets régionaux

L’un des auteurs du rapport, le directeur par intérim de la division de la recherche sur la modélisation et l’analyse climatique chez Environnement et Changement climatique Canada, Chris Derksen, a présenté le rapport le 10 septembre dans le cadre d’un webinaire organisé par l’Institut climatique du Canada.

Les épisodes de froid extrême deviendront plus rares au Canada, alors que ceux de chaleur extrême seront plus fréquents, dit-il.

«Le sud du Canada vivra les changements climatiques à travers des évènements extrêmes. Dans le Nord, il y aura aussi des évènements extrêmes, mais c’est vraiment l’empreinte des changements climatiques sur le paysage qui sera le plus envahissant.»

La diminution de la glace sur l’océan Arctique sur une plus longue période et la fonte du pergélisol causeront le plus de transformations, aussi bien pour le paysage que pour le mode de vie des Inuit.

Les côtes est et ouest sont les endroits où l’augmentation des précipitations pourrait être la plus importante. Dans l’Atlantique, les ouragans et tempêtes tropicales pourraient remonter plus régulièrement vers le Nord et les provinces maritimes.

Dans l’Ouest, les glaciers sont presque condamnés. Même dans le scénario le plus optimiste, ils perdront environ 76 % de leur masse d’ici la fin du siècle. «Ils fondent trop pendant l’été et ne peuvent pas récupérer cette masse pendant l’hiver», explique Chris Derksen.

La fonte des glaciers aura diverses conséquences, notamment sur l’alimentation en eau de l’Ouest canadien. L’effondrement de sections de glaciers similaire à celui survenu au Népal le 26 aout est aussi possible au Canada.

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Au centre du pays, ce sont les sècheresses qui pourraient être plus fréquentes. Surtout dans le sud du Manitoba et de la Saskatchewan, ainsi que dans l’extrême nord de l’Ontario.

Tout le territoire canadien court le risque de voir la durée de la saison des feux de forêt s’allonger, avec quelques jours de plus à l’Est, à l’Ouest et au Nord.

Perspective autochtone

Pour la première fois, les sciences autochtones ont été mises à contribution dans le Rapport sur le climat changeant du Canada. La prise en compte reste cependant partielle, car le mariage de ces savoirs avec les sciences occidentales reste nouveau et présente encore des défis.

Des études de cas des Premières Nations, des Inuit et des Métis qui abordent les conséquences des changements climatiques ont été incluses aussi souvent que possible.

Le glacier Kaskawulsh au Yukon a tellement fondu qu’en 2016 que les eaux de sa fonte ont emprunté une voie différente et ont pratiquement arrêté d’alimenter le lac Kluane, asséchant ce qui était auparavant la rivière Slims.

Le glacier Kaskawulsh au Yukon a tellement fondu qu’en 2016 que les eaux de sa fonte ont emprunté une voie différente et ont pratiquement arrêté d’alimenter le lac Kluane, asséchant ce qui était auparavant la rivière Slims.

Le glacier Kaskawulsh au Yukon a tellement fondu qu’en 2016 que les eaux de sa fonte ont emprunté une voie différente et ont pratiquement arrêté d’alimenter le lac Kluane, asséchant ce qui était auparavant la rivière Slims.

Solutions

Le président de l’Institut climatique du Canada, Rick Smith, a tenu à signaler en ouverture du webinaire que le rapport apporte une lueur d’espoir.

Chris Derksen a indiqué lors d’un webinaire que le rapport faisait environ 1500 pages. 

Photo : IISD/ENB | Anastasia Rodopoulou (https://enb.iisd.org/media/chris-derksen-canada-ipcc58-18march2023-photo)

«Il souligne que les pires dommages peuvent encore être évités si nous réduisons nos émissions de gaz à effet de serre et que nous planifions dès maintenant la création de communautés sures et résilientes. Ce rapport est un argument en faveur de l’action et du progrès, pas du fatalisme et de la résignation.»

Chris Derksen souligne que la diffusion de l’information était essentielle.

«Nous avons l’information dont nous avons besoin. Nous savons avec quels futurs potentiels nous devons travailler. Il nous revient à tous d’utiliser cette information de la façon la plus collectivement constructive pour affronter ce qui sera un véritable défi», conclut le chercheur.

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FRANCOPHONIE

Le gouvernement fédéral vient d’ouvrir le processus de recrutement pour succéder à Doug Ettinger, l’actuel président-directeur général de Postes Canada, qui prendra sa retraite en mars 2027.

Selon l’avis de recrutement, la maitrise des deux langues officielles serait un atout jugé «préférable» pour occuper cette fonction au sein de la société d’État. Ottawa précise que les candidats et les candidates devront indiquer, dans leur profil, leur niveau de compétence en compréhension et en expression orale dans leur langue seconde.

Sur le plan financier, le poste offre une rémunération annuelle se situant entre 573 500 $ et 674 700 $.

Autre critère recherché : L’avis précise qu’une expérience de gestion de haut niveau est attendue, dans un contexte syndical complexe.

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Le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, a réaffirmé, un mois après la controverse liée à son ministère sur les langues officielles, que pour son équipe, «le bilinguisme est un atout opérationnel qui renforce notre capacité à diriger, à collaborer avec nos alliés et nos partenaires, et à mener à bien notre mission tant au pays qu’à l’étranger».

Marianne Dépelteau – Francopresse (Archives)

Dans une déclaration écrite jeudi, à l’occasion de la Journée des langues officielles, le ministre de la Défense nationale, David McGuinty, affirme prendre au sérieux les inquiétudes soulevées par les récents changements aux désignations de la langue de travail au sein des Forces armées canadiennes (FAC), qui ont fait craindre un recul de la place du français dans l’institution.

C’est pourquoi il rappelle avoir demandé un examen de la désignation de la langue de travail dans les unités des FAC. «Notre engagement envers les langues officielles doit se refléter dans le quotidien de notre personnel», écrit le ministre.

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CANADA

Mardi soir, la Maison-Blanche a intensifié son conflit commercial avec Ottawa en réponse à la dernière série de droits de douane de rétorsion imposés par le Canada, entrés en vigueur le même jour. Le président Donald Trump a signé cinq nouveaux décrets.

Trois d’entre eux interdisent l’importation aux États-Unis de certains produits canadiens, dont les motos de plus de 800 cc, certains produits laitiers et les boissons alcoolisées, dès le 29 septembre.

Produits supplémentaires touchés : Les deux autres décrets élargissent la liste des biens canadiens soumis à des droits de douane de 50 %. Une série de produits supplémentaires, comme les matelas, les bateaux à moteur et les voiturettes de golf, sera assujettie à cette surtaxe à compter du 15 septembre.

À l’inverse, quelques produits canadiens ont été retirés de la liste déjà en vigueur, notamment le papier toilette, le sel de déneigement et le ciment.

Cette escalade est une réponse à l’imposition par le Canada de nouveaux droits de douane sur environ 28 milliards de dollars de produits provenant des États-Unis, elle-même en riposte aux surtaxes américaines en vigueur depuis le 22 aout.

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En visite officielle au Canada, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a rencontré le premier ministre Mark Carney à Calgary, en Alberta.

100 ans et 26 milliards de dollars au total : Jeudi, le Canada et l’Ukraine ont signé deux déclarations établissant un partenariat stratégique de 100 ans et une coopération renforcée en matière de défense, portant l’aide totale canadienne à l’Ukraine à plus de 26 milliards de dollars depuis 2022.

Les deux dirigeants ont scellé une entente à hauteur de 350 millions de dollars canadiens pour fournir des missiles d’interception essentiels à la défense aérienne dans le cadre du programme JUMPSTART.

En outre, Mark Carney a affirmé en conférence de presse que le Canada contribuera au Fonds pour la sécurité énergétique de l’Ukraine afin de «réparer les infrastructures énergétiques, d’augmenter la capacité de stockage et d’alimenter les hôpitaux en électricité».

Pour aider les Ukrainiens et les Ukrainiennes à affronter l’hiver, le Canada accordera plus de 430 millions de dollars sous forme de garanties de prêt pour l’achat de gaz naturel.

Marché numérique canadien : Le Canada crée également un marché numérique national des drones avec des contrats initiaux de 50 M$ à sept fournisseurs canadiens, un nouveau partenariat industriel entre General Dynamics Mission Systems Canada et l’Ukrainienne Green Tech Harvest, ainsi qu’un accord pour la production conjointe de systèmes sans pilote et de munitions.

À cela s’ajoutent des centaines de millions de dollars d’aide supplémentaire pour la reconstruction, les anciens combattants et le rapatriement d’enfants déportés illégalement par la Russie, assorti de nouvelles sanctions contre huit responsables russes.

INTERNATIONAL

Dans une déclaration commune, mardi, le Canada s’est joint à l’Espagne, au Danemark, à la Finlande, à la France, à l’Islande, à l’Irlande, à la Norvège, à la Pologne, au Portugal, à la Suède et au Royaume-Uni pour imposer des restrictions, nationales ou européennes, sur le commerce de biens issus des colonies israéliennes.

Ils exigent que l’État hébreu mette fin à l’expansion de ses colonies illégales et rende des comptes sur les violences commises.

Les cosignataires ont notamment jugé «inadmissible» la décision d’Israël de publier des appels d’offres pour le projet de colonie E1.

Selon les 12 pays, ces développements compromettent la possibilité d’une solution à deux États.

Les pays réaffirment par ailleurs leur soutien à la sécurité d’Israël et leur condamnation de l’attaque du 7 octobre.

Rejet : L’ambassade d’Israël au Canada a vivement rejeté la déclaration commune des 12 pays, qu’elle qualifie d’«ingérence» dans ses élections démocratiques internes et de mesure ciblant «injustement le seul État juif» et la «seule démocratie du Moyen-Orient».

L’ambassade soutient que ces gestes unilatéraux ne feront «qu’attiser la haine et accroitre les dangers pour la communauté juive canadienne, qui souffre déjà d’un manque de protection face à la montée alarmante de l’antisémitisme sous le mandat de ce gouvernement», tout en fragilisant davantage la relation bilatérale canado-israélienne.

Révélations : Selon une enquête publiée par le quotidien israélien d’opposition Haaretz, le premier ministre Benjamin Nétanyahou avait été mis au courant par le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, quelques jours avant le 7 octobre 2023, que le Hamas prévoyait une attaque.

Un Canada incomplet

Photo : Capture d’écran tirée du site de Bureau en Gros

Tu as sûrement déjà vu ce modèle de cahier : il s’agit d’un cahier Canada. Il est fabriqué par Hilroy, une entreprise qui crée des articles scolaires depuis plus de 100 ans. Sur la couverture, on peut apercevoir une carte du Canada, avec toutes ses provinces et ses territoires.

Le problème? Sur une récente version du cahier, la carte du Canada ne montrait pas la province de Terre-Neuve-et-Labrador au complet. Il manquait une partie importante : l’île de Terre-Neuve.

La partie de la province entourée en rouge est absente de la couverture des nouveaux cahiers Canada. 

Image : As de l’info

Et ce n’est pas tout! Il manquait également une partie de la Nouvelle-Écosse, Cap-Breton, ainsi que l’archipel Haida Gwaii, des îles appartenant à la Colombie-Britannique.

Des personnes des provinces atlantiques ont rapidement remarqué l’erreur. Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, a même réagi avec humour. «On peut effacer Terre-Neuve d’un cahier, mais on ne peut pas nous effacer», a-t-il déclaré lors d’une entrevue à la radio. 

L’entreprise apprend de ses erreurs

Lorsque cette bourde a été pointée du doigt, l’entreprise a rapidement réagi.

«À tous ceux qui ont repéré cette erreur : vous avez raison et merci de nous l’avoir signalée», a publié ACCO Brands, l’entreprise qui possède Hilroy, sur les réseaux sociaux.

Elle s’est excusée pour cette erreur et a annoncé qu’elle arrêtait de distribuer les cahiers avec la carte incomplète. En plus d’offrir un remboursement à ceux qui avaient acheté le cahier erroné, ACCO Brands a promis de corriger la carte de ses futurs cahiers pour y ajouter les territoires manquants. 

«Nous croyons qu’il faut écouter, apprendre et corriger nos erreurs», peut-on lire dans une publication Facebook. 

Hilroy assure maintenant que toutes les provinces et tous les territoires sont représentés sur la carte… même si le cahier est encore en vente dans certains commerces pour l’instant.

Source : La Presse

Va jeter un coup d’œil à tes cahiers Canada! Est-ce que la couverture représente bien un Canada complet? Dis-nous dans les commentaires!

«C’est l’un des plus grands défis : créer un changement de culture pour que la recherche réalisée en français soit autant valorisée que celle en anglais. Et développer une stratégie plus inclusive», résume la professeure émérite à l’École d’études politiques de l’Université d’Ottawa, Linda Cardinal.

La recherche en français constituerait même un vecteur de prospérité économique et une valeur stratégique pour le Canada. C’est ce que l’on peut lire dans un récent rapport du Groupe consultatif externe sur la création et la diffusion des savoirs scientifiques en français, dont Linda Cardinal est coprésidente.

Le français ne parvient pas à gagner du terrain dans la production du savoir canadien. Et malgré la progression, au Québec, de récentes initiatives pour la promotion du français – comme la Coopération en recherche dans la francophonie canadienne soutenue par l’Acfas, et les Chaires de diplomatie scientifique soutenues par le Fonds de recherche du Québec— le contexte axé sur la performance et la compétition s’avère plutôt défavorable au français.

C’est l’économie du prestige qui prime, «basée sur le volume des publications au sein des magazines anglophones de renom. Ces biais de performance poussent les chercheurs à publier en priorité en anglais», souligne la coprésidente.

Et le financement fédéral va majoritairement aux universités les plus compétitives – 15 des 90 universités recevraient près de 80% des subventions canadiennes, dont seulement deux francophones et une bilingue, selon la Pre Cardinal.

C’est en plus du fait que les revenus des universités québécoises sont en recul – les subventions et les contrats du fédéral sont passés de 46 % à 40 % de leurs revenus entre 2000 et 2023.

À lire aussi : Recherche en français : des experts guident Ottawa vers une nouvelle façon de penser

Peu de découvrabilité pour le français

Cette situation diminue la «découvrabilité» de la recherche francophone canadienne, tout comme la place du français dans les communications scientifiques et même dans les congrès.

Ces derniers se déroulent en effet de plus en plus en anglais «only», même à Montréal.

Cela développe un sentiment d’imposteur chez de nombreux collègues. Le français est souvent exclu de l’avancement de la science au pays, malgré les obligations législatives du gouvernement fédéral

— Linda Cardinal

Les établissements en milieu minoritaire seraient particulièrement affectés. «Les témoignages que nous avons recueillis montrent une dévalorisation systématique des réalités locales – par exemple, l’étude de la santé mentale des migrants francophones à Moncton ou d’autres enjeux que vivent les minorités francophones hors Québec. L’étude des réalités locales est trop souvent vue comme non pertinente et une coquetterie.»

Cette faible valeur accordée aux études liées aux groupes identitaires et à la recherche en milieu minoritaire, détourne les jeunes chercheurs de ces champs de recherche.

En fait, plus largement, les jeunes chercheurs francophones seraient particulièrement isolés dans les milieux de recherche où le français s’avère minoritaire au Canada. Peu de réseaux collaboratifs et de masse critique dans leur langue nuirait également à de la socialisation scientifique en français.

Par ailleurs, près de 40 % des 117 revues québécoises savantes publiant majoritairement en français ne bénéficient d’aucun financement gouvernemental. Enfin, malgré le Programme d’aide à l’édition savante, le livre, particulièrement crucial en sciences humaines et sociales, est insuffisamment soutenu, relève le rapport.

Ce manque de soutien institutionnel nuirait aussi au développement d’activités «science et société» en français. La vulgarisation reste d’ailleurs, en français comme en anglais, une activité peu valorisée dans le milieu académique, sans reconnaissance dans l’évaluation et la promotion des chercheurs.

Mais la vulgarisation en français, en plus, se montre peu attrayante pour la relève et pour des chercheurs plus expérimentés, en raison de la marginalisation des ouvrages francophones.

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Linda Cardinal

Photo : Courtoisie

Un changement de culture demandé

Cela prend donc un changement de culture pour mieux valoriser le français, comme on peut le lire dans la liste des recommandations du rapport.

Cela, en vue de l’élaboration d’une stratégie fédérale pour faire progresser la recherche et l’usage du français. «Avec une vision plus globale que juste la recherche : enseigner en français, diriger des thèses, réviser les thèses et même en faire la langue de laboratoire… Il faut s’assurer que chaque étape puisse être valorisée en français», soutient la Pre Cardinal.
Le rapport identifie 12 mesures à mettre en place, dont la création d’un secrétariat de coordination de la recherche en français (SCRF) et d’un Fonds d’appui et de valorisation de la recherche en français (FAVRF).

Cette stratégie devra faire la promotion des talents francophones, mais aussi des infrastructures existantes, comme la plateforme Érudit, en plus de hausser son soutien à l’édition savante en français.

«Il nous faut une vision inclusive avec la création d’une lentille francophone, dotée de directives claires et de financement dédié – par exemple, l’obligation de produire des résumés en français de toutes les recherches financées par le fédéral», note la coprésidente du rapport.

Le gouvernement devrait également s’acquitter de l’obligation de reconnaitre le français, comme langue scientifique et vectrice de la prospérité économique du pays, ajoute-t-elle.

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C’est un rapport qu’accueille favorablement Christian Agbobli, vice-président recherche, direction scientifique – secteur Société et culture, au Fonds de recherche du Québec.

«C’est salutaire que ce rapport existe. Il s’agit d’un bijou assez caché qu’il faut diffuser largement, particulièrement en contexte minoritaire où il faut appuyer les scientifiques francophones». Son souhait est que le gouvernement fédéral applique les recommandations du rapport pour «mieux soutenir financièrement la recherche en français, même si c’est avant tout symbolique, parce que c’est important pour notre société». 

Les 40 millions $ réclamés par le rapport représentent moins de 5 % de la somme allouée en 2026-27 au secteur «innovation, sciences et industrie» dans le dernier Budget fédéral.

Même si l’anglais demeure actuellement la langue de la recherche scientifique mondiale, il faut promouvoir le français et le multilinguisme, car «la recherche est transversale, intersectorielle, intercontinentale», ajoute M. Agbobli. Et le français est, après tout, l’une des cinq langues les plus parlées dans le monde.

Favoriser la recherche en français «aura des conséquences sur tout l’écosystème, des maisons d’édition jusqu’à l’expertise des chercheurs locaux, ainsi que sur les politiques et la société en général. Faire la promotion de la diversité a même un impact concret sur le libre accès aux contenus scientifiques : cela permet d’être lu jusqu’au Congo, et ça permet la circularité des idées et du savoir», affirme encore l’expert.

Ce gros rocher est en fait une œuvre d’art fabriquée avec des milliers de kilos de plastique recyclé. Malgré son apparence surprenante et presque digne d’un film de science-fiction, il s’agit d’une sculpture faite avec des déchets de plastique!

Elle a été créée par Sans façon, un duo d’artistes de Calgary, en Alberta, formé de Tristan Surtees et Charles Blanc.

Les artistes ont installé trois gros rochers dans différents endroits de Saskatoon, en Saskatchewan. Ces sculptures s’appellent Modern Erratics. Mais pourquoi des rochers?

Parce que les artistes se sont inspirés des blocs erratiques glaciaires. Il s’agit de gros morceaux de roche que les glaciers ont transportés sur de grandes distances avant de les laisser derrière eux.

Photo : Leia Guo

Les rochers de Sans façon racontent toutefois une histoire bien différente. Ils parlent de… nos déchets!

Des poubelles transformées en art

Pour créer les trois sculptures, les artistes ont utilisé plus de 4 500 kg de plastique récupéré dans les Prairies! C’est le poids d’un éléphant adulte!

L’une est faite de sacs de plastique noirs et blancs utilisés dans les fermes.

Une autre est composée de capsules de bouteilles colorées. 

La troisième, la plus grosse, est fabriquée avec d’anciennes poubelles de Saskatoon qui ont été déchiquetées.

Les artistes ont travaillé pendant trois ans pour transformer tous ces déchets en sculptures monumentales.

«L’œuvre est une invitation à réfléchir à la Saskatchewan, à ses paysages, aux matériaux que nous utilisons et à la manière dont nous les consommons», a expliqué Tristan Surtees au journal L’Eau vive.

Et toi, as-tu déjà fait une œuvre d’art avec des matériaux recyclés? Laquelle?

Source : L’Eau vive