Liane Roy accueille positivement la nouvelle, mais affirme qu’il faut continuer.
La ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Lena Metlege Diab, en a fait l’annonce le 19 janvier à Moncton, au Nouveau-Brunswick.
Dans la continuité du gouvernement Trudeau, Ottawa visait initialement une cible de 8,5 % d’immigrants francophones hors Québec pour 2025.
«Ça nous encourage parce qu’on est dans la bonne direction. On n’est pas tout à fait encore où nous devions être, mais on progresse», affirme la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA), Liane Roy, en entrevue avec Francopresse.
Les années de perte de vitesse «terminées» pour la francophonie?
«C’est bon d’avoir le 12 % pour 2029, il faut continuer à aller en progression et en augmentation», complète la responsable.
«On n’est pas tout à fait rendu à avoir fait le rattrapage nécessaire. Pendant les 20 dernières années, on avait du mal à aller chercher 2-3 % d’immigrants francophones. Au moins, ces années-là sont terminées. On est dans une progression et une trajectoire pour augmenter l’immigration francophone.»
Le gouvernement de Mark Carney s’est «engagé» à atteindre les taux d’admissions de résidents permanents de 9 % en 2026; de 9,5 % en 2027 et de 10,5 % en 2028.
En revanche, le ministère recense 1 000 immigrants de moins sur cette période, en chiffres absolus, car le gouvernement fédéral souhaite limiter les admissions de résidents permanents à moins de 1 % de la population totale canadienne.
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«Quand on a commencé à avoir cette discussion sur les cibles en 2022, l’étude sociodémographique qui a été faite pour établir les cibles a été faite à partir d’un chiffre d’immigration générale de 500 000. Maintenant, nous sommes rendus à 385 000 immigrants [au total, NDLR]. Donc, bien qu’on augmente les cibles en pourcentage, les nombres absolus d’immigrants et d’immigrantes diminuent», explique Liane Roy.
«Réparer la perte du poids démographique»
Lena Metlege Diab a aussi affirmé que son ministère ajouterait 5 000 places supplémentaires dans la catégorie des Candidats des provinces. Ce programme permet aux immigrants et aux immigrantes d’obtenir la résidence permanente en étant sélectionnés par les gouvernements des provinces et territoires.
«Derrière ces chiffres, la croissance de l’emploi et de l’économie reste des priorités clés», a affirmé la ministre en conférence de presse.
La ministre de l’Immigration, Lena Metlege Diab, a affirmé que 5000 places sont ajoutées par le fédéral dans la catégorie des Candidats des provinces et territoires.
Interrogée par un journaliste sur la capacité d’accueil des personnes immigrantes de certains organismes, «débordés» depuis plusieurs années, la ministre Diab a rappelé qu’«il y a beaucoup à faire avec les provinces et les territoires parce que l’immigration est un rôle pour les deux».
L’ex-ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, présente lors de l’annonce, a de son côté soutenu : «On ne peut ignorer que l’immigration francophone est en déclin au cours des dernières années. La motivation pour cela est vraiment d’assurer que nous pouvons réparer la perte démographique que nous avons vécue.»
Elle répondait notamment à une question sur la motivation de renforcer l’immigration francophone en situation linguistique minoritaire, récemment critiquée par les immigrants non francophones.
Les conservateurs «à la même place» que le gouvernement sur l’immigration
Joël Godin, porte-parole conservateur pour les Langues officielles au Parlement, appuie Liane Roy, réaffirmant que c’est un «pas dans la bonne direction».
Sur la question de ralentir l’immigration, il assure que «le Parti conservateur est à la même place que le gouvernement. […] On en prendrait plus, mais il y a un gain : [les libéraux] ont enfin compris les représentations que nous avons faites.»
Concernant les 1 000 immigrants de moins en 2025 par rapport à 2024, Joël Godin préfère souligner que le pourcentage d’immigrants francophones est en hausse.
En ces instants charnières, nous devons nous tourner vers les valeurs qui nous unissent ici, chez nous, et qui renforcent notre présence à l’étranger – ces valeurs qui font notre force. Conjugué à la réconciliation et au multiculturalisme, le bilinguisme officiel est au cœur de notre identité. En tant que Canadiennes et Canadiens, nous ne devons jamais laisser les pressions politiques ou les contraintes économiques éroder ces valeurs qui nous définissent.
Garantir le soutien des droits linguistiques n’est pas un choix difficile. C’est la pierre angulaire de notre politique linguistique durement acquise, qui est portée par nos valeurs communes et qui constitue une source inépuisable de fierté nationale.
À une époque où les droits linguistiques sont renforcés dans la société canadienne, il est crucial de préserver la capacité du gouvernement fédéral de servir la population canadienne dans la langue officielle de son choix et de protéger sans relâche les communautés de langue officielle en situation minoritaire qui sont présentes dans chaque province et territoire.
Le respect des droits linguistiques repose ultimement sur la volonté politique et le leadership. Il s’agit d’une double responsabilité de veiller au respect des droits linguistiques des Canadiennes et des Canadiens aujourd’hui et de préserver notre identité linguistique et culturelle dans l’avenir.
Je me souviens du sentiment que j’ai éprouvé en tant que jeune francophone au Manitoba, en 1969, lorsque ma langue et ma culture ont été pour la première fois reconnues, protégées et même célébrées. Au milieu d’une crise d’unité nationale, des dirigeants francophones et anglophones s’étaient réunis pour parvenir à une des réalisations législatives déterminantes au Canada : la Loi sur les langues officielles.
Nous l’oublions parfois, mais, sans cette loi, le Canada tel que nous le connaissons aujourd’hui n’existerait tout simplement pas. Elle a contribué à concrétiser le rêve d’un projet politique distinct en Amérique du Nord – une démocratie parlementaire bilingue qui comprend des protections pour les communautés linguistiques en situation minoritaire. Heureusement, nous avons maintenant aussi la Loi sur les langues autochtones qui vise à aider à se réapproprier, à revitaliser, à maintenir et à renforcer les langues autochtones et à prévenir les pertes culturelles.
En tant que Canadiennes et Canadiens, nous reconnaissons les droits linguistiques, que ce soit pour le français, l’anglais ou les langues autochtones, comme des droits individuels et collectifs fondamentaux qui sont nécessaires à notre démocratie.
Aujourd’hui, nous avons une Loi sur les langues officielles actualisée pour s’inscrire dans la modernité et qui intègre un changement majeur adopté il y a tout juste deux ans : elle reconnaît sans détour la vulnérabilité du français au Canada et en Amérique du Nord dans son ensemble.
Après l’anglais, le français est toujours de loin la langue la plus répandue au Canada – y compris à l’extérieur du Québec – et c’est, bien sûr, la langue courante au Québec. L’influence internationale écrasante de l’anglais a toutefois des répercussions sur tout ce que nous disons et faisons en français, particulièrement dans un univers numérique où les algorithmes et l’intelligence artificielle intensifient la présence de plus en plus dominante du contenu culturel anglais américain dans les médias d’information et d’actualité en ligne. C’est une préoccupation non seulement pour le français au Canada, mais pour les langues minoritaires dans le monde entier.
Alors que je m’apprête à tourner la page, j’aimerais vous partager quelques réflexions finales sur les langues officielles au Canada.
En tant que société, nous devons protéger le bilinguisme officiel pour préserver non seulement nos langues elles-mêmes et notre façon de les exprimer, mais aussi les cultures auxquelles elles sont intimement liées. Nos cultures.
Pour les francophones, la reconnaissance du français permet de s’identifier à la plus vaste communauté politique du Canada, bien que l’anglais soit la langue majoritaire au pays globalement. Le soutien du bilinguisme officiel au sein de la population canadienne est resté constant, notamment chez les personnes issues de divers milieux culturels. La population canadienne convient que la présence de deux langues officielles, au lieu d’une seule, favorise l’ouverture à la diversité et confère un avantage sur la scène internationale.
Par ailleurs, la cohabitation des francophones et des anglophones nous a enseigné l’art de coexister dans la diversité et les différences. Elle nous a libérés des entraves de l’homogénéité culturelle et de l’isolement, elle a fait de nous un peuple meilleur que ce que nous aurions pu être autrement. Cela, en soi, confère tout son sens au bilinguisme officiel.
Pourtant, trop peu de Canadiennes et de Canadiens sont conscients de l’existence même de nos communautés de langue officielle en situation minoritaire dynamiques, qui incluent les communautés anglophones au Québec et les communautés francophones dans tout le Canada. Nous n’avons pas suffisamment fait la promotion du fait que les deux langues sont parlées dans tout le pays et pas uniquement dans une seule province.
Les communautés de langue officielle en situation minoritaire incarnent la preuve tangible que nous n’avons pas à être tous identiques. C’est grâce à leur présence dans tout le pays que nous savons que des personnes de langues et de cultures différentes peuvent cohabiter et bâtir ensemble une nation inclusive et fondée sur des valeurs fondamentales partagées plutôt que sur un héritage ethnique commun.
Les Québécois d’expression anglaise veulent se sentir chez eux dans leur province et avoir la pleine reconnaissance de leurs droits et de leur rôle constructif dans la promotion du français au Québec et du bilinguisme au Canada. Pour réduire les clivages et renforcer la compréhension, il faut multiplier les interactions positives entre les francophones et les anglophones, tant au Québec que dans le reste du Canada.
Les communautés francophones en situation minoritaire hors Québec montrent par leur persévérance que les deux langues officielles peuvent coexister pleinement aux quatre coins du pays. Ces communautés sont résilientes et contemporaines; elles ne ressemblent en rien au village où j’ai grandi. Elles évoluent, se diversifient et s’adaptent en phase avec les changements sociétaux. Leur situation démographique demeure toutefois fragile. Il est maintenant plus que jamais essentiel d’offrir des occasions continues d’apprendre et d’utiliser le français, de la garderie à l’enseignement supérieur, pour assurer la transmission de cette langue à la prochaine génération.
À cette fin, la majorité francophone du Québec doit pouvoir constater que la langue française est valorisée et respectée au niveau fédéral et que son rôle de langue principale dans la vie sociale québécoise est confirmé. Veiller à la pertinence continue du français à l’échelle internationale et à l’engagement du Canada envers la francophonie démontre que langue et culture bénéficient d’une reconnaissance authentique chez nous, y compris au Québec.
De son côté, la majorité anglophone hors Québec doit continuer de se percevoir comme faisant partie intégrante du projet sociétal pancanadien qu’est le bilinguisme officiel. Bien qu’il soit largement admis que le français et l’anglais sont nos langues officielles, il faut encourager leur usage, notamment par l’accès à l’enseignement du français langue seconde et aux programmes d’immersion pour les jeunes anglophones afin qu’eux aussi profitent des avantages du bilinguisme.
Il importe aussi de renforcer les relations entre francophones et anglophones bilingues à l’échelle canadienne pour offrir davantage d’occasions aux deux communautés de s’exprimer en français de façon constructive au quotidien.
Ce fut un immense honneur de servir en tant que commissaire aux langues officielles, avec pour mandat de protéger et de promouvoir les droits linguistiques de la population canadienne. J’ai eu l’incroyable chance de travailler aux côtés de membres de la communauté, de décideurs et de parlementaires de ce grand pays qui façonnent le présent et l’avenir de nos langues officielles.
J’ai aussi pu constater un fait : deux langues qui alimentent la conversation nationale – deux langues d’intégration – d’un océan à l’autre contribuent à faire du Canada une nation plus grande que la somme de ses parties.
Le bilinguisme officiel fait partie de notre passé, de notre présent et de notre avenir, et c’est l’une des caractéristiques les plus distinctives de ce qui fait de nous des Canadiennes et des Canadiens. Pendant que nous réinventons un Canada uni, indépendant et fort, engageons-nous à reconnaître, à soutenir et à célébrer la force unificatrice de nos langues officielles aujourd’hui et pour les générations à venir.
À certains endroits, les températures sont montées jusqu’à 8 degrés. C’est presque 30 degrés au-dessus de ce qui est habituel à cette période de l’année!
Iqaluit est tout au Nord du Canada, sur l’île de Baffin, dans le territoire canadien du Nunavut.
Habituellement, l’Arctique est entouré par des vents qui aident à garder l’air très froid emprisonné dans le Nord. En hiver, quand cette barrière de vents est bien en place, les températures restent donc très basses dans l’Arctique.
Mais parfois, cette barrière de vents se déforme ou s’affaiblit. Le froid peut alors descendre vers le sud, pendant que de l’air plus doux remonte vers le Nord. C’est ce qui s’est produit à la fin de l’année.
Résultat : le froid s’est déplacé, et la chaleur aussi.
La situation est du jamais vu d’après David Qayaq, qui vit à Iqaluit depuis 2011.
Normalement, la mer gèle tôt en hiver dans l’Arctique. Cette glace est essentielle pour les Inuit, qui se déplacent et chassent en marchant dessus. Mais cette année, la glace est arrivée en retard.
Selon David Qayaq, un habitant d’Iqaluit, au Nunavut, ce manque de glace complique la vie des chasseurs. «Il n’y a pas assez de glace pour être en sécurité», explique-t-il au Nunavoix.
«Les chasseurs doivent transporter leur bateau sur des VTT, ce qui coûte beaucoup d’argent. Ensuite, il faut ramener les prises sur la terre ferme. D’habitude, on donne beaucoup de nourriture traditionnelle aux aînés, mais cette année, c’est plus compliqué», raconte-t-il.
Et cette situation n’est pas près de changer. L’Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que le reste du monde. «Le climat a tellement changé ces cinq dernières années. Nous tentons de faire de notre mieux pour nous adapter, mais les changements sont très rapides», constate David Qayaq.
Dans le Nord, les habitants observent ces changements avant bien d’autres. En partageant ce qu’ils voient avec des chercheurs, ils aident les scientifiques à mieux comprendre les changements climatiques.
Et toi, aimes-tu le froid? Que ferais-tu s’il n’y avait plus d’hiver?
Sources: Le Nunavoix
Gabriel Plourde, aussi connu sous le nom de Gabocarina96 sur YouTube, a toujours eu deux grandes passions : la guitare et les jeux vidéos. Depuis des années, le Néo-Brunswickois s’amuse à créer des pièces musicales qu’il partage ensuite sur sa chaîne YouTube.
Gabriel a entendu dire qu’un créateur de cartes pour Fortnite, CooliSushi, cherchait quelqu’un pour composer la musique de son nouveau monde.
Tout de suite, le jeune homme s’est dit : «Pourquoi pas moi?». Alors, il a contacté directement le créateur de la nouvelle île pour lui proposer sa musique.
«Il a regardé mes projets, on a parlé un peu et il a dit : “C’est beau, tu as la job!”», a raconté Gabriel à un journaliste de Radio-Canada.
Le jeune musicien a passé des heures à écrire, écouter et ajuster chaque note, pour que sa musique colle parfaitement à l’ambiance du célèbre jeu vidéo.
Et en seulement une semaine, il a créé une composition que tu peux maintenant entendre en jouant à Fortnite!
«J’ai fait 3 variations du même thème musical pour qu’elles soient utilisées dans différentes situations dans le jeu», a-t-il expliqué au journal Acadie Nouvelle.
Pour écouter la pièce de Gabriel, c’est ici! ⬇️⬇️⬇️⬇️⬇️⬇️
Le nom de Gabriel apparaît directement dans la carte, pour que tous les joueurs sachent qui est l’artiste derrière cette musique.
Pour lui, savoir que sa musique vit dans un univers que des millions de joueurs explorent chaque jour est une grande réussite. «C’est quand même impressionnant de savoir qu’il y a une création qui vient à 100 % de moi, dans ce jeu vidéo», confie-t-il à Acadie Nouvelle.
Aujourd’hui, la chaîne YouTube de Gabriel Plourde compte plus de 37 000 abonnés. Chaque composition, chaque projet, est un pas de plus vers son rêve : réussir à gagner sa vie en alliant sa passion pour la musique et les jeux vidéos.
«Au départ, je faisais tout ça pour le plaisir. Je n’aurais jamais imaginé que ça m’emmènerait aussi loin», s’enthousiasme-t-il.
Alors, si jamais tu joues à Fortnite, ouvre bien les oreilles : tu pourrais être en train d’écouter la musique d’un jeune Néo-brunswickois qui transforme ses rêves en réalité!
Et toi, si tu pouvais combiner deux de tes passions pour créer quelque chose, que ferais-tu?
Sources : Radio-Canada, Acadie Nouvelle
Le premier ministre du Québec a démissionné mercredi, après une plongée dans les sondages.
Mercredi, le premier ministre du Québec, François Legault, a annoncé son départ prochain comme chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) et premier ministre de la province, affirmant vouloir agir pour le bien de son parti et du Québec après près de 30 ans en politique.
Il restera en poste jusqu’à l’élection d’un nouveau chef de la CAQ, un parti affaibli par de mauvais sondages, des défaites électorales et la démission de plusieurs députés.
Malgré avoir longtemps assuré qu’il se représenterait en 2026, il a reconnu que la population souhaitait un changement de leadeurship.
Fondateur et unique chef de la CAQ depuis 2011, il a rappelé en conférence de presse ses deux gouvernements majoritaires, la gestion de la pandémie et l’adoption de lois majeures sur la laïcité et la langue française.
«Ce fut le plus grand honneur de ma vie», a-t-il conclu.
Le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, Marc Miller, a décidé de ne pas faire appel d’une décision de la Cour fédérale qui a reconnu que le ministère Patrimoine canadien avait manqué à son obligation de consulter le Conseil scolaire francophone de Terre-Neuve-et-Labrador.
La cour a constaté que le ministère n’avait pas impliqué la communauté francophone, ce qui contrevient à la Loi sur les langues officielles et à la Charte canadienne des droits et libertés.
Le ministre a reconnu que son ministère devait améliorer ses pratiques et le Conseil scolaire se dit satisfait. Il espère participer activement à la mise en œuvre du programme d’éducation en français. Ce cas rappelle des situations similaires dans d’autres provinces, comme en Colombie-Britannique.
La ministre de la Santé fédérale Marjorie Michel a annoncé un financement de plus de 345 000 $ à la Colombie-Britannique pour un projet visant à faciliter l’accès aux services de santé en français.
Mise à jour numérique : Cette initiative permettra de moderniser les outils numériques du système de santé de la province en tenant compte de la langue officielle préférée des patients afin de mieux planifier et offrir des services adaptés aux communautés francophones.
Le projet s’inscrit dans le cadre du Programme pour les langues officielles en santé.
Le gouvernement fédéral investira 640 000 $ sur trois ans pour soutenir l’intégration des nouveaux arrivants francophones et la vitalité des communautés en situation minoritaire.
Le projet Culture d’entreprise, mené conjointement par la Fédération culturelle canadienne-française et l’organisme Culture pour tous vise à fournir des outils et ressources aux acteurs du milieu des affaires et de la culture afin de faciliter l’intégration, renforcer les liens interculturels et permettre aux nouveaux arrivants de participer pleinement à la vie communautaire et culturelle.
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Le gouvernement du Canada investit plus de 50 000 $ dans trois organismes culturels de l’Okanagan, en Colombie-Britannique, pour soutenir des festivals, des activités communautaires et des publications d’auteurs canadiens.
Une enveloppe de 10 500 $ est réservée pour le Centre culturel francophone de l’Okanagan. L’aide servira notamment à financer le 47e Festival de l’Érable, qui se tiendra à Kelowna en avril 2026. Le programme offre des spectacles de musique et de danse, d’art du cirque, des mises en récit par des Autochtones et des ateliers artistiques.
D’autres fonds permettront à Éditions de la Montagne Verte de produire et distribuer des livres, à Global Citizen Events Society d’organiser le festival Think Global – Act Local avec spectacles et de l’art visuel.
Le Grand Chef du Conseil Mushkegowuk, Leo Friday, a expliqué que son peuple avait besoin d’aide «maintenant». «Nos communautés ne vont pas mendier», argumentant qu’il s’agissait de respecter les responsabilités issues des traités.
Les dirigeants du conseil Mushkegowuk, qui représentent des Premières Nations cries du Nord de l’Ontario, demandent aux gouvernements fédéral et provincial d’accélérer les évacuations et de mettre en place des solutions durables face à la grave crise sanitaire de Kashechewan, où des défaillances majeures des systèmes d’eau ont entrainé des infiltrations des eaux d’égout dans l’eau potable.
Trop lent : Bien que l’état d’urgence ait été déclaré le 4 janvier et que les autorités aient annoncé des réparations et l’évacuation des personnes vulnérables, moins du tiers de la population a été évacué à ce jour.
Le Grand Chef du conseil Mushkegowuk, Leo Friday, le Grand Chef adjoint Amos Wesley et l’ancien Grand Chef Lawrence Martin ont dénoncé un manque d’urgence et de respect des obligations gouvernementales en conférence de presse, mercredi.
Ils soulignent que cette crise récurrente, liée à des infrastructures vieillissantes et inadéquates, démontre la nécessité d’investissements à long terme, notamment dans une usine de traitement des eaux et des services de santé fonctionnels.
La sénatrice Paula Simons incite les élus et élues à quitter la plateforme X, après que son outil d’intelligence artificielle Grok, intégrée à X, ait généré des hypertrucages à caractère sexuel, mettant parfois en scène des enfants.
La diffusion massive d’images truquées à caractère sexuel produites sans consentement par l’intelligence artificielle (IA) Grok sur le réseau social X a ravivé les appels de parlementaires et de sénateurs canadiens à quitter la plateforme.
La sénatrice Paula Simons et le député néodémocrate Alexandre Boulerice dénoncent la prolifération de contenus haineux, de désinformation et d’images sexuelles non consensuelles, parfois impliquant des mineurs, et estiment que la présence continue des élus sur X revient à cautionner et à «subventionner» ces dérives.
Alors que plusieurs pays ont lancé des enquêtes sur Grok, Ottawa n’a pris aucune mesure concrète, se limitant à évoquer de futurs cadres législatifs, ce qui alimente les critiques sur l’inaction du gouvernement face aux risques posés par l’IA et les plateformes numériques.
Jeudi, le commissaire à la protection de la vie privée du Canada a annoncé qu’il étendait son enquête sur X Corp. et xAI, après des signalements selon lesquels Grok crée des images explicites sans consentement. Il vérifie si la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques a été enfreinte par X.
L’enquête, lancée initialement en février 2025, est toujours en cours.
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Des membres de la communauté iranienne d’Ottawa ont manifesté lundi devant l’ambassade des États-Unis pour demander une intervention face à la répression violente des manifestations en Iran, où jusqu’à 3400 personnes auraient été tuées et plus de 20 000 arrêtées, selon les estimations de l’organisme Iran Human Rights, basé en Norvège.
Les manifestations, initialement liées à la situation économique, sont devenues un mouvement national antigouvernement. Les familles à l’étranger ont été isolées puisque le régime iranien a coupé internet et le téléphone. Elles ne peuvent pas avoir de nouvelles de leurs proches.
Les protestataires au Canada appellent à la fin de la violence et au départ du régime, tandis que la situation continue d’attirer l’attention et les condamnations internationales.
Vendredi, le Canada et la Chine ont conclu un accord commercial préliminaire visant à réduire leurs tensions. Pékin allègera ses droits de douane sur le canola et certains produits canadiens, tandis que le Canada autorisera l’entrée de 49 000 véhicules électriques chinois par an avec un tarif réduit de 100 à 6,1 %. Annoncé par Mark Carney à Pékin après une rencontre avec le président chinois Xi Jinping, l’accord marque un tournant dans des relations tendues depuis plus d’une décennie et s’inscrit dans la stratégie canadienne de diversification des exportations, malgré des divergences persistantes sur les enjeux économiques, politiques et humanitaires.
Les deux pays ont également signé huit protocoles d’entente dans des domaines comme l’énergie, le bois, la culture, la sécurité alimentaire et la lutte contre le crime.
Le ministre Marc Miller a confirmé à Francopresse que de ne pas faire appel était la «bonne chose à faire».
«Je pense que PCH (Patrimoine canadien/Canadian Heritage, NDLR) reconnait ce que le département doit faire dorénavant. Le juge a noté qu’on faisait un peu mieux», a-t-il fait valoir.
Devant la Cour fédérale cet automne, le Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve-et-Labrador a accusé Patrimoine canadien de ne pas avoir respecté ses obligations en matière d’éducation en français. Le Conseil contestait notamment la conclusion d’une entente de financement avec le gouvernement provincial sans avoir consulté la communauté francophone.
Il a soutenu que l’absence de consultations contrevient à la Loi sur les langues officielles et à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, privant la communauté de ressources adaptées à ses besoins en éducation.
Patrimoine canadien affirmait, pour sa part, que la responsabilité de consulter et de la gestion des fonds relevaient de la province et que son pouvoir de dépenser est demeuré discrétionnaire.
Le juge Guy Régimbald de la Cour fédérale a conclu qu’il était essentiel que les conseils scolaires francophones, dont l’expertise est reconnue et protégée par la Charte, soient consultés localement et de manière effective, avec un préavis suffisant.
Le Conseil argumentait également qu’il n’y a pas de mécanismes clairs de reddition de comptes entre le fédéral et le provincial et que le financement est insuffisant. Le juge a cependant rejeté ces requêtes.
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Devant la décision ministérielle de ne pas porter appelle, le président du Conseil scolaire francophone provincial (CSFP) de Terre-Neuve-et-Labrador, Michael Clair, s’est dit «très heureux de la décision du ministre Miller et de son ministère, laquelle nous donne espoir et fait preuve de bonne volonté» dans un communiqué.
«Nous nous tournons donc vers l’avenir et nous nous attendons à être directement impliqués, en temps utile et en détail, dans le cadre de la mise en œuvre du [Programme des langues officielles en éducation] PLOÉ actuellement en vigueur et dans l’élaboration du prochain PLOÉ», a-t-il ajouté.
Pour rappel, d’autres cas similaires existent dans d’autres provinces, comme en Colombie-Britannique. Le conseil scolaire francophone de cette province avait porté plainte auprès du Commissaire aux langues officielles pour la même absence de consultation de la part du ministère. Le commissaire lui avait donné raison dans un rapport paru fin novembre.
La nouvelle version du générateur d’image de Google, Nano Banana Pro, a fait des vagues lors de la sortie de sa plus récente version, en novembre 2025. À ce moment-là, c’était le générateur d’image le plus performant – et il l’est encore aujourd’hui. Les images sont de meilleure qualité, ont une allure plus réaliste et ont beaucoup moins de défauts faciles à détecter.
Heureusement, c’est aussi le premier générateur d’image qui impose un filigrane invisible : SynthID. Toute image générée par Nano Banana Pro inclut cet identifiant. En demandant au grand modèle de langage (GML) de Google, Gemini, si une image est générée par intelligence artificielle (IA), il vous dira s’il a détecté SynthID dans l’image.
Et SynthID semble, pour l’instant, très difficile à contourner. Des journalistes, des créateurs et créatrices de contenu ainsi que des spécialistes ont mis SynthID à l’épreuve. L’identifiant numérique disparait seulement lorsque l’image est énormément altérée. Habituellement jusqu’à ne plus avoir l’air d’une photo réaliste.
Le filigrane est même détectable lorsque l’on prend une photo avec son téléphone de la photo sur son écran d’ordinateur et qu’on soumet cette capture à Gemini.
Aussi rassurant que puisse être l’inclusion de SynthID par cette entreprise qui a des tentacules dans presque tous les recoins du Web – et ce n’est pas si rassurant que ça – le trou noir de la désinformation et de la perte de confiance sur Internet demeure bien plus massif.
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Cette photo a été produite dans la version gratuite de Nano Banana à partir de cette requête : «Une photo réaliste d’une vieille dame aux cheveux blancs, de dos, accroupis, en train de jardiner, avec des plantes vertes autour d’elle».
En agrandissant et inspectant de plus près, on peut voir que :
L’image a été soumise à Gemini pour vérification. Le marqueur SynthID a bien été détecté.
Que SynthID soit seulement détectable par Gemini est un défaut. Ça nous force à utiliser ce GML – plus polluant et énergivore que le produit original de Google –, ce qui augmente le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices et permet à l’entreprise de justifier l’existence de cette IA. Donc, Google a trouvé une solution à un problème qu’elle a aidé à créer…
Mais ça, c’est seulement si vous le faites. Soyez honnête : si vous êtes en plein milieu d’une séance de défilement morbide (traduction de l’Office québécois de la langue française pour doomscrolling) sur votre réseau social préféré et que vous tombez sur une image qui vous fait douter, allez-vous prendre le temps de vérifier?
Allez-vous prendre le temps de télécharger l’image, d’ouvrir Gemini, d’y mettre la photo et lui demander si c’est de l’IA?
Et si vous le faites et que l’image a été produite par un autre outil, il ne détectera pas de SynthID et vous ne serez pas plus avancé. Vous l’aurez compris, Google reste pour l’instant la seule entreprise à appliquer SynthID.
Au moins, pour l’instant, les autres générateurs d’images n’ont pas rejoint le niveau de réalisme de Nano Banana Pro. Le générateur d’images de ChatGTP est en ce moment la cible de moqueries parce qu’il produit des images de plus en plus jaunâtres. Ce serait un effet pervers de l’avoir entrainé sur sa propre production.
Pour ce qui est des autres outils qui disent pouvoir détecter les fausses images ou vidéo, ou même des textes, aucun n’est suffisamment fiable.
Il est encore possible de découvrir si une image ou une vidéo est réelle ou produite par une machine. Certaines techniques s’apparentent à la détection de fausses nouvelles. Voici quelques éléments sur lesquels se concentrer.
Le Réseau international de journalisme d’investigation propose un guide encore plus complet.
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Un chercheur de la Pennsylvanie, John Norcross, s’intéresse depuis longtemps aux résolutions du Nouvel An. Dans une étude réalisée à la fin des années 1980, il a constaté que la proportion de gens qui les tiennent diminue à mesure qu’on s’éloigne du 1er janvier : de 77 % après une semaine à 40 % après 6 mois. Certains sont tout de même capables de tenir le coup deux ans : mais ils ne sont plus que 19 %…
La bonne nouvelle, c’est que cela ne signifie pas que l’effort consistant à prendre des résolutions soit inutile. En 2002, John Norcross a tenté de savoir si cet effort augmentait les chances d’adopter de nouvelles habitudes de vie. Il a ainsi étudié un groupe de personnes qui souhaitaient changer quelque chose dans leur quotidien (maigrir, cesser de fumer, etc.). Un peu plus de la moitié de ses «cobayes» avaient décidé d’agir au Nouvel An alors que les autres n’avaient pas pris d’engagement.
Six mois plus tard, 46 % de ceux qui avaient pris une résolution avaient effectivement modifié un comportement. Cela ne signifie pas qu’ils avaient respecté à la lettre leur résolution, mais c’était tout de même un taux dix fois plus grand que dans l’autre groupe. Le chercheur en avait conclu que les résolutions du Nouvel An, à défaut d’être suivies scrupuleusement, seraient au moins le signe d’une volonté de changer.
Dans l’étude de 2002, 31 % des participants souhaitaient perdre du poids, 15 % voulaient entreprendre un programme d’activité physique et 12 % prévoyaient d’arrêter de fumer.
Ces résolutions sont toujours aussi populaires, près de deux décennies plus tard. En 2020, celles des Canadien et des Canadiennes consistaient en effet à mieux manger, à perdre du poids et à faire plus d’exercice. Les Américains avaient des objectifs très similaires. Cela dit, épargner se retrouvait également en haut de la liste, au Canada et aux États-Unis.
En entrevue à CNN en 2017, le chercheur John Norcross confirmait que de modifier sa consommation ou ses comportements de dépendance était plus difficile. Ainsi, selon un sondage réalisé auprès de Britanniques en 2016, 58 % des gens qui souhaitaient améliorer leurs relations avec leur famille ou leurs amis avaient réussi pendant plus d’un an. Alors qu’en comparaison, seulement 13 % des gens qui avaient tenté d’arrêter de fumer s’abstenaient toujours, un an plus tard. Arrêter de fumer serait en fait la résolution la plus difficile à tenir.
Même si elles ne sont pas aussi difficiles, les résolutions concernant l’alimentation et l’activité physique constituent elles aussi un bon défi. Le sondage de 2016 révélait en effet que seulement 19 % des Britanniques qui avaient entrepris un régime s’y conformaient toujours, l’année suivante.
Une étude réalisée en 2011 en Suède soulignait toutefois que le succès de la perte de poids variait selon l’indice initial de masse corporelle de la personne.
Quant à l’activité physique, seulement 36 % des Britanniques qui avaient décidé d’être plus actifs pour la nouvelle année l’étaient toujours, un an plus tard.
À ce sujet, le Bloomberg CityLab s’était livré en 2019 à une analyse de données compilées par Strava, une application mobile utilisée pour enregistrer par GPS des activités sportives. Ces données indiquaient ainsi que beaucoup d’Américains abandonnaient cette résolution… dès la mi-janvier.
Il est devenu président du Venezuela en 2013. Le pays a ensuite sombré dans la pauvreté. Des experts le qualifient de dictateur.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier, l’armée américaine a attaqué le Venezuela. L’opération a fait plusieurs morts. Le président Maduro ainsi que sa femme ont été enlevés et amenés aux États-Unis.
Lundi, à New York, le couple a été accusé de crimes liés au trafic de drogues et à la possession d’armes. Maduro a plaidé non coupable. Il restera emprisonné jusqu’à son procès, en mars.
Après l’attaque, le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis dirigeront le Venezuela en attendant qu’un autre gouvernement soit élu. La vice-présidente du Venezuela (et grande alliée de Maduro), Delcy Rodriguez, a quand même été désignée comme nouvelle présidente. Donald Trump a menacé de la punir si elle ne coopérait pas avec lui.
Enlever le président d’un autre pays, ce n’est pas seulement spectaculaire. C’est aussi interdit, car ça va à l’encontre du droit international. Il s’agit des règles que les pays doivent respecter. Ça a créé beaucoup d’indignation à travers le monde.
Donald Trump a été clair : il veut contrôler le pétrole du Venezuela. Parce que le pétrole, ça vaut cher. Et que le Venezuela a les plus grandes réserves au monde! Trump a annoncé que le Venezuela enverra jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis.
Ils sont partagés : une partie de la population est soulagée d’être libérée de Maduro. Mais beaucoup s’inquiètent pour leur pays.
Colombie, Iran, Mexique… Donald Trump a énuméré d’autres pays où il pourrait intervenir. Il est particulièrement intéressé par le Groenland. C’est une grande île recouverte de glace qui fait partie du Danemark, un pays européen. Il voudrait l’acheter… ou utiliser son armée. Je te laisse deviner ce qui se cache dans le sol de cette île? Eh oui : des minéraux précieux et… du pétrole.