le Mardi 23 juin 2026

Les jeunes issus des programmes d’immersion française demeurent dans une zone grise au Canada : ni totalement anglophones, ni totalement francophones, ou, au mieux, «francophiles».

«Ils sont réputés provenir de la majorité de langue anglaise, mais en même temps ils ont appris le français, ils parlent français, ils désirent maintenir le français dans leur vie. Puis ils visent aussi souvent à contribuer à la vitalité du français dans leur propre collectivité», résume Catherine Levasseur, professeure agrégée à l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB) de l’Université d’Ottawa.

Lors d’une rencontre en ligne organisée par le Réseau Dialogue, la spécialiste a présenté le rapport de recherche «Accroître l’inclusion des jeunes issus de l’immersion française au sein des collectivités francophones et acadiennes : une responsabilité partagée», dans laquelle sont interrogés 31 jeunes de 19 à 29 ans et 19 organismes communautaires.

Selon elle, ces jeunes sont au cœur d’une tension qui traverse la francophonie canadienne actuelle, «entre le besoin de se protéger en tant que minorité linguistique de langue officielle et le besoin d’inclure la diversité qui caractérise ces collectivités-là».

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Sentiment d’illégitimité

Le rapport montre que ces jeunes ressentent souvent un sentiment d’illégitimité; celui de ne pas parler un «bon» français et de ne pas être un «vrai» francophone.

On idéalise les locuteurs natifs et leur façon de parler, et cela met des normes auxquelles tout le monde tend à vouloir atteindre.

— Catherine Levasseur

«À moins de parler français tous les jours, vous ne serez jamais aussi à l’aise que les Acadiens. Les diplômés de l’immersion ne réussiront donc jamais vraiment à établir un lien avec les locuteurs natifs ni à trouver leur place parmi eux», déclare un des participants de l’étude.

Pourtant, les jeunes d’immersion française ont leur rôle à jouer dans la vitalité des collectivités francophones et acadiennes.

«S’iels parlent français, iels sont francophones et méritent de pouvoir vivre leur vie en français autant que le restant de la communauté», partage un membre du Comité FrancoQueer de l’Ouest interrogé dans la recherche.

Francophone, francophile, d’expression française : difficile de trouver le mot juste

Catherine Levasseur suggère d’employer «personnes d’expression française» au lieu de «francophiles» ou même de «francophones», chargés identitairement. 

Toutefois, elle reconnait que cette expression, bien que plus inclusive, n’est pas parfaite et que le terme «francophone» reste porteur de symboles et de revendications historiques importantes.

«Il faut essayer de trouver un peu la nuance; est-ce qu’on s’adresse à des personnes francophones pour leur aspect identitaire ou pour leur aspect linguistique?»

Quant au terme «francophile», entre les lignes, il veut dire : «OK, on reconnait que tu parles français, mais tu ne fais pas vraiment partie de notre gang», selon elle.

Catherine Levasseur rappelle également que certains élèves d’immersion sont des ayants droit qui auraient pu aller dans une école francophone, mais dont les parents en ont décidé autrement.

Responsabilité partagée

Mais la pierre, dans cette situation, ne saurait être lancée dans une seule direction. Il s’agit d’une «responsabilité partagée», insiste Catherine Levasseur.

«Cette dynamique-là, elle vient des deux côtés : des jeunes eux-mêmes qui doutent de leur place dans la francophonie canadienne, mais aussi des organismes qui reconnaissent que leurs pratiques, des fois, peuvent faire émerger ce sentiment-là [d’insécurité linguistique et d’illégitimité].»

Un employé d’un conseil jeunesse participant à l’étude suggère de miser sur la sécurité linguistique.

C’est la base. C’est d’éliminer cette impression qu’il y a différents niveaux de francophonie. Parce que si on veut vraiment intégrer l’immersion, c’est ça, c’est qu’ils sont francophones à part entière. Ils ont juste un parcours différent dans la francophonie, mais ils sont francophones à part entière.

D’autres contraintes, notamment financières, peuvent freiner la participation des jeunes aux organismes communautaires.

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Les conseils scolaires anglophones aussi concernés

Les conseils scolaires anglophones ne sont pas en reste. Ils ont un rôle à jouer pour soutenir les enseignants dans les programmes d’immersion et faire en sorte que les élèves aient plus d’expérience dans la communauté, qu’ils connaissent les organismes qui sont actifs dans leur région, remarque Catherine Levasseur.

On se rend compte que les jeunes connaissent souvent mieux le Québec parce qu’ils ont fait des voyages là-bas, mais ils ne connaissent pas leur communauté et la collectivité francophone ou acadienne où ils résident.

— Catherine Levasseur

«Les conseillers pédagogiques [des conseils scolaires anglophones] n’encouragent pas assez cette inclusion. Les jeunes ne sont pas au courant des opportunités qui sont là pour les organismes communautaires [francophones]», a témoigné une intervenante lors de la période de questions qui a suivi la présentation.

Aussi, les organismes sont souvent en contact avec une seule personne-ressource au sein des écoles anglophones. «Si celle-ci change de poste ou quitte l’école, c’est à recommencer à chaque fois», témoigne Catherine Levasseur.

«Les écoles de langue anglaise ont un travail à faire de leur côté pour tendre vers un partenariat plus systémique, plus établi, formel, de manière à ce que si les gens changent dans les postes, le partenariat, lui, reste.»

Le vent tourne

«Si on veut vraiment amorcer un changement au sein des collectivités, il faut aussi réfléchir à comment on socialise ces jeunes-là; c’est quoi leur contexte d’apprentissage du français, puis comment on les reçoit», avance Catherine Levasseur.

La période de questions qui a suivi la présentation du rapport a témoigné de l’enthousiasme et de la motivation des acteurs et des actrices du milieu, bien décidés à poursuivre leurs efforts.

Différentes initiatives fleurissent d’un océan à l’autre pour intégrer les jeunes d’immersion française à la vie des collectivités francophones.

Le Conseil jeunesse francophone de la Colombie-Britannique offre le programme Connecte, qui s’adresse à tous les jeunes d’expression française de 14 à 25 ans de la province désirant s’engager dans leur communauté. Ils sont jumelés avec un organisme communautaire. «On a une dizaine de projets cette année qui sont en lien avec des élèves qui sont dans des programmes d’immersion», témoigne l’organisme dans le rapport.

Dans les Prairies, la Société historique de la Saskatchewan remet une ceinture fléchée fransaskoise aux finissantes et finissants des écoles francophones. Depuis peu, des élèves d’immersion arborent également ce symbole très fort de la communauté fransaskoise lors de leur remise de diplôme. Car finalement, ils et elles parlent tous la même langue.

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Petit retour dans le painssé… euh passé!

L’histoire commence en 2001, lorsque deux boulangeries industrielles, Canada Bread et George Weston, se rencontrent secrètement pour conclure un accord. 

En effet, elles s’entendent pour augmenter en même temps le prix du pain qu’elles vendent aux supermarchés. Puis, les deux compagnies convainquent plusieurs épiceries, dont Loblaw, de participer au stratagème. C’est ce qu’on appelle une entente anticoncurrentielle (ou un cartel)… et c’est interdit par la loi.

Une entente anticoncurren… quoi!?

Imagine que Marilys et son amie Alice vendent toutes les deux des tomates. Normalement, si Alice baisse son prix, elle attirera plus de clients, et Marilys devra s’ajuster. On appelle ça la concurrence. C’est un processus qui, en général, favorise la baisse des prix.

Mais si Marilys et Alice s’entendent pour augmenter le prix de leurs tomates en même temps et éviter de le baisser par la suite, il n’y a plus de concurrence. Résultat : les coûts ne feront qu’augmenter, car personne ne cherche à offrir le meilleur prix. C’est ça, une entente anticoncurrentielle. Et c’est le client, le perdant. 

Loblaw avoue la supercherie (ou… supaincherie??)

En 2015, Loblaw admet avoir fixé des prix trop élevés sur le pain emballé vendu dans ses magasins depuis 2001. Une enquête a lieu et on découvre que plusieurs supermarchés que tu connais sûrement, comme Metro, Walmart ou encore Tigre géant, auraient également participé au stratagème. L’existence du cartel du pain est révélée, mais ceux-ci nient tout. 

D’après l’enquête, cette pratique illégale aurait permis aux entreprises participantes d’empocher des milliards de dollars. On peut dire qu’elles s’en sont mis pain les poches!

Des clients en colère!

Les aveux de Loblaw enragent les consommateurs, qui réalisent qu’ils ont payé environ 1,50 $ leur pain trop cher pendant des années!

Pour réparer son erreur, Loblaw a du pain sur la planche! Elle distribue donc des cartes-cadeaux de 25 $ aux clients qui en font la demande. Mais, pour plusieurs, ce n’est pas suffisant. C’est pourquoi, en 2018, une action collective est lancée contre la compagnie.

C’est quoi, une action collective? 

Une action collective, c’est quand un grand groupe de personnes s’unit pour porter plainte contre une entreprise ou une organisation. Elles le font parce qu’elles ont toutes été victimes du même problème. Cela permet de régler le problème pour tout le groupe en une seule fois.

Puis, en mars 2025, une entente est finalement conclue. Loblaw accepte de rembourser 500 millions de dollars à la population canadienne. Loblaws s’engage à collaborer pour aider les personnes qui poursuivent les autres compagnies impliquées dans l’enquête.

C’est maintenant que les gens reçoivent leur argent!

Pour recevoir le dédommagement, les consommateurs devaient soumettre une réclamation avant décembre 2025. La plupart des gens reçoivent un montant de 42,50 $. S’ils avaient accepté par le passé une carte cadeau de 25 $, ils reçoivent plutôt 17,50 $. 

Les POUR ✅

Ça permet de VRAIMENT profiter du concert

Interdire les cellulaires, ça permet aux spectateurs de se concentrer à 100% sur un spectacle qui a été fait pour être vu avec les yeux. Pas à travers un petit écran! C’est plus facile de bien apprécier ce qui se passe devant nous sans notre cell (ou celui du voisin) qui nous déconcentre. Quand on prend la peine de payer des billets et de se déplacer pour voir notre chanteur préféré, la moindre des choses, c’est d’en profiter!  

Ça crée une ambiance spéciale!

Les artistes s’en plaignent: de la scène, ils voient une mer de téléphones. Pas des visages. Difficile de vraiment connecter avec la foule. Mais quand les cellulaires disparaissent, la magie opère! Un photographe qui a assisté à un spectacle sans téléphones de Harry Styles à Manchester a vu la différence: «Tout le monde semblait simplement profiter du moment présent. J’ai trouvé ça vraiment, vraiment spécial.»

Ça préserve les surprises

Les créateurs travaillent pendant des mois et parfois même des années pour nous en mettre plein les yeux et les oreilles avec leurs spectacles. Effets spectaculaires, chansons surprises ou des chorégraphies enlevantes: impossible de garder quoi que ce soit secret quand tout est filmé et diffusé partout. C’est plate de tout savoir d’avance!

Les CONTRE ❌

On veut garder des souvenirs!

Aller voir un concert, c’est un événement! Encore plus quand on va voir son idole! On veut pouvoir le partager et garder des images en souvenir! C’est vraiment plate de ne pas pouvoir prendre quelques photos pour immortaliser ce moment unique! Surtout quand on paye cher!

Ce n’est vraiment pas pratique!

Dans les concerts où les téléphones sont interdits, on doit glisser notre appareil dans une pochette qui est ensuite scellée. Interdit de l’ouvrir, sinon la sécurité nous expulse! Résultat: impossible d’être contacté par nos parents ou de communiquer avec eux en cas de pépin, à moins de quitter le spectacle. Pas possible non plus de se servir de son téléphone pour payer. Il faut traîner des cartes ou des sous. Vraiment pas pratique! 

Moins de visibilité pour les artistes

Toutes les photos et les petites vidéos qui circulent et qui se partagent entre fans, c’est de la belle publicité GRATUITE pour les artistes. C’est comme ça qu’on crée une communauté autour d’une vedette. Se priver de ça, c’est se couper de beaucoup de visibilité!

Sources: Billboard, CNN

Bronzer, ça rime avec beauté… et danger

Bronzer, c’est à la mode. Et c’est pratiqué par près de la moitié des jeunes Canadiens et Canadiennes. Pourquoi? Parce qu’ils se trouvent plus beaux lorsque leur peau est brunie par le soleil, selon un sondage de l’Association canadienne de dermatologie.

Ça m’inquiète. Se faire bronzer souvent, ça augmente le risque de développer un cancer de la peau et ça accélère le vieillissement de la peau. Et je parle de toutes les expositions au soleil, pas juste si on a des coups de soleil.

— Sarah Bélanger, alias Miss Derme! Photo : Facebook, avec permission

Sarah est chimiste cosméceutique. Ça veut dire qu’elle est une scientifique des cosmétiques et de leurs ingrédients. Elle est aussi très populaire sur les réseaux sociaux, où elle est connue sous le nom de Miss Derme. Sa mission : lutter contre la désinformation qui entoure les produits de beauté et de soins de la peau. Elle a fait plusieurs vidéos pour expliquer que non, la crème solaire n’est pas dangereuse. J’ai d’ailleurs parlé de cette rumeur bizarre avec le Pharmachien, l’été dernier!

De plus en plus de cancers de la peau

Le mélanome, c’est une forme grave de cancer de la peau. C’est aussi l’un des cancers le plus courant chez les 15 à 29 ans. Et les cas sont en hausse au Canada. 

Bronzfluenceurs?

Si la mode du bronzage inquiète autant les spécialistes, c’est parce qu’il y a de plus en plus de cas de cancers de la peau au Canada. Ce n’est pas une maladie à prendre à la légère : elle peut être mortelle.  

Mais sur TikTok et Instagram, beaucoup d’influenceurs font la promotion du bronzage. On nous montre comment se faire griller pour que ça dure longtemps, comment accentuer ses lignes de bronzage et même comment le faire de «façon sécuritaire». Mais…

«Un bronzage sécuritaire n’existe pas. Le bronzage, c’est la preuve visuelle que la peau a été endommagée par le soleil. Ça montre qu’elle n’a pas pu se défendre des rayons», décrit Sarah Bélanger.

«C’est pas parce que quelqu’un a beaucoup de likes ou de commentaires sous ses vidéos que ce qu’elle dit, c’est vrai», rappelle Sarah.

Photo : Montage As de l’info – TikTok

Marie-Ève, le teint et le cancer

Quand elle était adolescente, Marie-Ève Richard-Tougas rêvait d’avoir la même couleur de peau que son amie au teint plus foncé. «J’allais au salon de bronzage trois ou quatre fois par semaine. Dès que j’étais plus bronzée, on complimentait mon apparence. Ça m’encourageait à continuer», m’explique-t-elle.

Marie-Ève Richard-Tougas. Photo : Facebook, avec permission

Et puis, à 24 ans, sa vie bascule : son médecin lui apprend qu’elle a un cancer de la peau. «Ça a impacté toute ma vie. Ma santé, mais aussi ma famille. Mon cancer est revenu quand j’avais 39 ans, et à 43 ans. Il s’est développé dans mon corps et a atteint mes poumons», raconte-t-elle.

Aujourd’hui, Marie-Ève va mieux, mais elle est toujours suivie par ses médecins. Elle le sera pour le restant de sa vie. Et elle veut que tout le monde connaisse les conséquences du bronzage sur la santé. C’est sa mission. Elle partage d’ailleurs son histoire dans un documentaire récent, La face cachée du soleil, qui sonne l’alarme sur la hausse des cas de cancers de la peau dans la population.

«C’est vrai que le soleil, ça fait du bien, c’est naturel. Mais ce qui n’est pas naturel, c’est de s’exposer pendant des heures. Ça brûle notre peau. Et notre peau, c’est la seule enveloppe qu’on a pour toute notre vie. Et puis afficher son teint naturel, c’est tellement hot! Moi je dis aux personnes pâles : partez votre propre mode!»

Quelques conseils pour se protéger du soleil!

Après avoir fui la persécution dans leur pays d’origine, les personnes réfugiées 2SLGBTQIA+ francophones doivent mener de nouveaux combats pour s’établir au Canada. À commencer par le logement, surtout dans des centres-villes comme Ottawa ou Toronto. 

«Beaucoup sont obligés d’aller vivre en périphérie, où il n’y a pas de centres communautaires», remarque Laurent Francis Ngoumou, docteur en travail social et chercheur associé à l’Observatoire pour l’immigration francophone au Canada.

Là-bas, elles peuvent être confrontées à des personnes «qui rencontrent des personnes étrangères, des personnes noires peut-être pour la première fois», remarque-t-il. Certains réfugiés n’ont d’autres choix que de vivre en colocation et de «se remettre dans les placards». «Ils sont obligés de supporter ça parce qu’ils n’ont pas les moyens pour aller prendre leur appartement seul.»

«Ils sont obligés de toujours dépenser l’argent pour venir dans les centres-villes pour sortir. Ça crée un problème de santé mentale qui est l’isolement», poursuit le chercheur.

Les places viennent aussi à manquer dans les centres d’hébergement. «Trouver de la place dans les shelters est compliqué pour ceux qui sont en Ontario parce que quand vous appelez la ligne centrale, cette ligne est principalement anglophone», rapporte le travailleur en établissement à FrancoQueer, Eric Pambe.

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Soutien en santé mentale

«Certains travailleurs psychosociaux ne comprennent pas leur réalité et ça crée de l’isolement, de l’incompréhension», alerte Laurent Francis Ngoumou, ajoutant que certaines personnes peuvent aller jusqu’à avoir des pensées suicidaires. 

La longueur des démarches pour obtenir le statut de réfugié contribue également à cette détresse. Certains avocats peuvent aussi abuser de leur situation de vulnérabilité, souligne-t-il.

Georgelie Berry aimerait qu’un système de référencement soit mis en place pour éviter aux personnes réfugiées de devoir raconter leurs traumatismes à chaque nouvel organisme rencontré. 

Photo : Courtoisie

Les délais de traitement des demandes d’asile se comptent en années. «Ça augmente le stress et le risque de problèmes de santé mentale», confirme Georgelie Berry, coordinatrice des services d’établissement à FrancoQueer.

La grande majorité des personnes réfugiées n’ont pas accès à des services de santé adaptés à leurs besoins. «Ce n’est pas toujours facile si quelqu’un a besoin de consulter, que ce soit un thérapeute ou un médecin de famille, c’est vraiment être ajouté sur une liste d’attente pendant des années.» Certains professionnels de la santé ne parlent pas français ou ont des comportements discriminatoires.

«Il y a d’autres organisations qui essaient d’incorporer leur service de santé mentale et de bienêtre, mais la liste d’attente est tellement longue, que parfois ça décourage les gens», dit-elle.

Grâce à un financement d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), FrancoQueer propose une aide à celles et ceux ayant le statut de personnes protégées, mais tout le monde n’est pas admissible, cette mesure nécessite notamment d’avoir la résidence permanente. «Sur une liste de 200 personnes, sept personnes peuvent bénéficier à sept ou neuf services payés par IRCC», illustre Georgelie Berry.

«On a affaire à deux spécialistes en santé mentale, une personne racisée et une personne blanche, deux personnes qui connaissent bien les réalités des personnes 2SLGBTQIA+ […] Les bénéficiaires ont droit à trois séances. Ils peuvent rencontrer un thérapeute pour parler des défis et trouver des solutions plutôt rapides, des astuces, pour les surmonter.»

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«Beaucoup font du travail du sexe»

«L’accès à l’emploi est également un sacré challenge. Même souvent trouver des boulots de survie, c’est pas évident, c’est pas donné du tout», témoigne Eric Pambe.

«Beaucoup n’ont pas l’opportunité d’aller à l’école et leurs acquis de leurs pays d’origine ne sont pas reconnus […] Ces personnes n’arrivent pas à trouver d’emploi», observe Laurent Francis Ngoumou, qui a centré ses recherches sur les personnes réfugiées noires francophones membres de la communauté LGBTQ+.

Dr Laurent Francis Ngoumou, Ph. D. en Travail social (Majeure en Sciences politiques) et chercheur associé à l’Observatoire pour l’immigration francophone au Canada. 

Photo : Courtoisie

D’autres sont exploitées : «Lorsqu’elles arrivent à avoir des emplois de subalternes, elles ne savent pas lire les contrats de travail parce qu’elles parlent français, elles ne comprennent pas l’anglais. Elles sont sous-payées», décrit le chercheur.

Un grand nombre travaille dans le milieu communautaire ou dans les services de livraison. «Certains n’arrivent pas à faire les fins du mois et sont obligés d’avoir recours au travail au noir, au travail de la prostitution. Beaucoup font du travail du sexe, parce que les gens les animalisent», ajoute-t-il, évoquant des stéréotypes racistes. «Ils subissent des abus sexuels parce qu’ils ne connaissent même pas leurs droits.»

«Certains m’ont confié qu’ils auraient préféré rester dans leur pays d’origine où ils étaient persécutés que de vivre encore une deuxième forme de persécution», rapporte Laurent Francis Ngoumou.

«Empathie sociale»

«Même quand on arrive à surmonter la barrière du logement ou du travail, encore faut-il qu’on puisse trouver un environnement sécuritaire où on est accepté et sans aucune discrimination possible, parce qu’on sait que ce n’est pas toujours évident de se faire accepter, même au sein de notre communauté ici», relève Eric Pambe.

«Pour comprendre ces personnes, il faut déjà comprendre ce qui s’est passé dans leur pays d’origine […] ce qu’elles ont traversé pendant leur parcours migratoire et ce qu’elles vivent depuis leur arrivée au Canada», soutient Laurent Francis Ngoumou.

«Ça veut dire que la personne qui intervient, les services, les intervenants psychosociaux, les travailleurs sociaux, les politiques; il faut une personne qui comprend toutes ces réalités-là pour mieux intervenir, pour mieux aider ces gens à s’intégrer.» C’est ce qu’il appelle «l’empathie sociale». Or, selon lui, «95 % ne les comprennent pas».

Eric Pambe admet que des solutions existent, mais leur offre est extrêmement limitée. 

Photo : Courtoisie

«Quand on aiguille une personne de 2SLGBTQIA+ vers un service, il y a le risque que la personne ne soit pas bien traitée. Peut-être par manque de connaissances et peut-être du personnel d’une autre organisation qui ne maitrise pas trop bien les enjeux et les réalités de ces personnes. Ce qui fait que les problèmes de cette personne, ça devient comme double ou même triple», appuie Georgelie Berry.

FrancoQueer propose en ce sens le Programme Partenaires Inclusifs, pour former le personnel d’autres organisations sur les réalités et les enjeux des personnes arc-en-ciel.

Solutions dans la collaboration

Année après année, les besoins sont toujours plus nombreux, mais pas les solutions, regrette Georgelie Berry. «Je n’ai pas vu beaucoup d’amélioration. La situation devient de plus en plus compliquée pour les personnes ayant un statut précaire, précisément les personnes demandeuses d’asile. Nous voyons davantage de personnes qui arrivent avec les mêmes besoins.»

Pour Eric Pambe, «il y a des solutions concrètes, mais la plupart du temps, les ressources sont très limitées». Il cite certains programmes gouvernementaux qui offrent aux jeunes «des milieux de transition pendant un certain temps, le temps qu’ils puissent se stabiliser financièrement et dans leur vie avant de pouvoir se lancer dans la recherche d’un logement avec tout ce que cela contient».

Mais les places sont chères dans ces programmes. FrancoQueer n’a pu permettre qu’à une seule personne d’accéder à l’un de ceux-ci. «Alors que nous avons une longue liste d’attente.»

Selon lui, le développement de partenariats entre les secteurs public et privé permettrait de mieux répondre aux besoins de main-d’œuvre en réduisant le décalage entre les employeurs qui cherchent à pourvoir des postes et les personnes à la recherche d’un emploi.

Une telle approche offrirait également un meilleur accompagnement en matière de formation et d’intégration au marché du travail, ce qui contribuerait à diminuer le nombre de chômeurs de longue durée dépendants de l’aide gouvernementale.

Les organismes communautaires auraient également tout intérêt à travailler ensemble, estime Georgelie Berry. «Si les organisations pouvaient mettre en place un système de référencement plus simple qui réduirait les barrières administratives, ça pourrait aussi soulager les bénéficiaires.» Ceux-ci n’auraient pas à raconter à plusieurs reprises les traumatismes qu’ils ont vécus à différents intervenants.

«Ce sont des gens qui méritent d’être traités dans la dignité. Cela fait partie des droits fondamentaux», rappelle-t-elle.

Depuis 2016, l’Institut Reuters de journalisme  de l’Université d’Oxford pilote le Digital News Report, un sondage mené dans 48 pays. 

L’équipe qui analyse les données canadiennes note qu’au Canada comme à l’international, les médias sociaux «sont la source d’information sur l’actualité utilisée par le plus grand nombre de répondants dans la semaine précédant l’enquête». 

Au Canada, 53 % indiquent avoir utilisé les réseaux sociaux pour s’informer, une hausse de 9 points de pourcentage par rapport à 2025. La télévision glisse en deuxième place, avec 49 % d’utilisation, une baisse de 4 points.

Les francophones n’ont pas encore entièrement fait cette transition. Le petit écran reste la source d’information la plus utilisée à 55 %, alors que les réseaux sociaux sont tout de même passés de 39 à 47 %.

Pour les fins de l’enquête, les réseaux sociaux incluent les traditionnels Facebook, Instagram, X (Twitter) et TikTok, mais aussi WhatsApp et YouTube, entre autres.

Image : Capture d’écran du Digital News Report Canada

Malgré le fait que Meta bloque les sites de nouvelles au Canada sur ses plateformes, l’utilisation de Facebook pour l’information voit une première remontée depuis ledit blocage en 2023, passant de 25 % en 2025 à 33 % en 2026.

Par contre, une part importante des personnes répondantes disent tomber par hasard sur des nouvelles lorsqu’elles sont sur les réseaux sociaux pour d’autres raisons, surtout sur Facebook.

Les sites Web et les applications conservent une bonne part de leur attrait, ayant été utilisés par 47 % des personnes répondantes. Les journaux et la radio poursuivent leur lente descente : 11 % et 14 % de l’échantillon disent les avoir utilisés, respectivement.

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Confiance

Le niveau de confiance des Canadiens et des Canadiennes envers les nouvelles continue de diminuer, mais la chute est moins marquée chez les francophones. Au Canada, 37 % des personnes répondantes disent faire confiance à la plupart des nouvelles; chez les francophones, c’est 44 %.

Les réponses indiquent que la confiance est plus élevée envers les nouvelles trouvées en utilisant les moteurs de recherche, plutôt que celles provenant des réseaux sociaux et celles présentées par les robots conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle.

En contrepartie, les francophones démontrent une baisse plus importante de l’intérêt pour l’actualité. Alors que 81 % se disaient intéressés en 2025, cette proportion est passée à 78 % en 2026.

Un peu plus d’IA

Les robots conversationnels alimentés par l’intelligence artificielle ont été ajoutés aux choix de réponses en 2025. Leur utilisation a déjà augmenté de 2 points de pourcentage, mais ils sont pour l’instant la source la moins utilisée, avec 8 % des personnes répondantes qui disent s’en être servies dans la semaine précédant l’enquête.

Les façons dont ces personnes s’en servent sont variées, avec 41 % qui indiquent leur avoir demandé de résumer un sujet, 37 % de leur fournir les nouvelles les plus récentes et 34 % leur ont posé des questions de suivi sur l’actualité.

Parmi les raisons évoquées pour utiliser ces outils, 41 % le font pour résumer des sujets complexes, 39 % parce qu’ils auront des réponses à toutes leurs questions, 37 % parce qu’ils peuvent poser des questions de suivi et 25 % parce qu’ils peuvent traduire des nouvelles.

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Méthodologie

Les données de l’enquête canadienne du Digital News Report reposent sur un échantillon aléatoire de 2059 personnes inscrites en ligne auprès de la firme de sondage YouGov.

L’échantillon original comptait 1655 anglophones et 404 francophones. L’équipe canadienne a complété le sondage de façon autonome pour obtenir un échantillon de 1026 francophones.

Le terme «francophones» comprend aussi bien les francophones du Canada de l’extérieur du Québec que les Québécois et Québécoises, quoique ces derniers composent la grande majorité de l’échantillon.

La méthode d’enquête peut sous-représenter des segments de la population qui n’a pas accès à Internet, comme les personnes âgées ou celles à faibles revenus.

Selon le rapport, le Comité sénatorial permanent des transports et des communications souhaite que CBC/Radio-Canada évalue son impartialité et son équilibre dans sa couverture de reportage et ses émissions, grâce à des experts externes.

Certains témoins entendus par le comité dans le cadre d’une étude sur les services locaux de CBC/Radio-Canada ont estimé que le radiodiffuseur public présente un biais idéologique ou partisan, notamment en faveur de perspectives libérales, ce qui soulève des préoccupations quant à son impartialité.

Plusieurs intervenants ont recommandé des évaluations indépendantes et régulières de son contenu journalistique, ainsi qu’un renforcement de la couverture locale.

Comme le souligne Richard Stursberg, ancien vice-président principal des services anglais de CBC/Radio-Canada, il serait souhaitable de réaliser périodiquement des analyses afin de «s’assurer que la couverture de CBC/Radio-Canada est – comme cela devrait être le cas – juste et exacte».

Érosion de la confiance

Le rapport rappelle que de son côté, la société d’État a rejeté les accusations de partialité et affirme respecter des normes journalistiques fondées sur la diversité des points de vue et une couverture équitable.

Cette recommandation a été faite dans un contexte où la confiance des Canadiens et des Canadiennes envers les nouvelles – et plus spécifiquement envers CBC/Radio-Canada – a diminué au cours de la dernière décennie.

En 2025, 62 % des Canadiens anglophones jugeaient les services de CBC News dignes de confiance, contre 76 % en 2018. Du côté francophone, 71 % estimaient qu’ICI RDI était digne de confiance en 2025, soit 14 points de pourcentage de moins qu’en 2018. 

En 7 ans, la confiance des francophones dans la couverture de ICI RDI a diminué de 14 points de pourcentage.

Courtoisie Bibliothèque du Parlement

Malgré cette baisse de confiance, la majorité des témoins considèrent toujours l’information du diffuseur public comme fiable et essentielle dans un contexte de désinformation croissante.

Parmi les solutions proposées figure notamment un renforcement de la présence locale pour mieux refléter la diversité des réalités canadiennes.

Les sénateurs suggèrent de modifier la Loi sur la radiodiffusion afin de préciser que CBC/Radio-Canada reflète les réalités, les besoins et les préoccupations des collectivités et des publics locaux partout au pays.

Ils préconisent aussi «un financement stable et prévisible à long terme» pour la société d’État, afin de soutenir et de renforcer sa programmation locale.

Obligations sur les langues officielles

Dans leur document, les sénateurs touchent aussi aux langues officielles et recommandentpour CBC/Radio-Canada s’assure que «ses investissements dans la production télévisuelle des communautés de langues officielles en situation minoritaire respectent clairement et de manière équitable le principe d’égalité réelle», conformément àobligations législatives.

Le rapport rappelle aussi l’importance accordée par les Canadiens et les Canadiennes aux nouvelles locales. Les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) les considèrent notamment comme une source de leur épanouissement et de leur développement.

Étant donné que CBC/Radio-Canada a pour mandat de couvrir davantage les régions et les plus petites localités, il faut que cela soit accompagné d’un financement adéquat, selon certains témoins.

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Des consultations en amont et «à chaque étape des négociations» avec les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), des redditions de compte et des données probantes, le tout rendu public par la suite. Tous ces éléments auraient dû se retrouver au cœur de l’avant-projet de règlement concernant la partie VII de la Loi sur les langues officielles, déposé par le Conseil du Trésor le 10 décembre 2025, mais manquent pour l’instant à l’appel.

Un rapport rédigé par les sénateurs du Comité sénatorial permanent des langues officielles, déposé au Sénat le 16 juin, met le Conseil du Trésor dos au mur et face à ses obligations. 

«Le gouvernement fédéral doit lever les ambiguïtés en adoptant un règlement le plus clair qui soit», résume le document.

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Mesures positives, clauses linguistiques et données, réclament les sénateurs

Depuis l’adoption de la Loi sur les langues officielles, en  2023, les règlements sont attendus de pied ferme par les francophones du pays. 

Le rapport des sénateurs rappelle que l’ancienne ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas-Taylor, avait annoncé l’intention du gouvernement fédéral de «préciser clairement dans le cadre réglementaire ce que seront les mesures positives». 

Contre toute attente, le projet de règlement proposé ne définit pas ce terme, écrivent les sénateurs. Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) se fait rassurant en disant que des exemples de bonnes pratiques existent déjà et pourront être abordés dans les instruments de politique qui suivront l’adoption du règlement.

— Extrait du rapport du comité sénatorial des langues officielles

«Si ce règlement est adopté dans sa forme actuelle, il y a tout lieu de craindre que le cycle historique se répète : réforme ambitieuse du législateur, mise en œuvre minimaliste de l’exécutif, inaction des institutions, frustration des communautés», avait commenté le professeur agrégé à la Faculté de droit de l’Université de Moncton, Érik Labelle Westin-Estaugh, devant le comité, en mars dernier.

D’où l’une des recommandations des sénateurs : ajouter un énoncé d’objet dans la prochaine version de l’avant-projet de règlement sur la partie VII. Ils souhaitent aussi définir les termes importants, comme «mesures positives», et consulter les CLOSM sur ces définitions. Ils demandent aussi d’officialiser ces définitions lors du prochain examen de la loi, en 2033».

Des clauses dans les accords et des données probantes 

Le manque de précisions sur les clauses linguistiques que doivent contenir les accords du fédéral avec les provinces et territoires, incluant la consultation des CLOSM par le gouvernement fédéral à toutes les étapes de la négociation, est aussi identifié comme une «lacune» par les membres du comité. 

Ces derniers demandent donc au Conseil du Trésor d’envisager des mesures en cas de non-respect des clauses par les gouvernements provinciaux et territoriaux; avec une évaluation et une surveillance «en continu».

Ces clauses doivent être rendues publiques, «dans un répertoire commun géré par le Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada», estime le comité.

Le rapport met le projecteur sur une autre lacune, pourtant soulevée depuis des années par de nombreux chercheurs, conseils scolaires francophones et professeurs de droit : la faible disponibilité des données probantes mises en place en consultation avec les CLOSM et les conseils scolaires de la minorité. Le Conseil du Trésor doit donner les «outils et ressources nécessaires» pour obtenir ces données et les rendre publiques. 

Ces données seraient une manière de pallier les grands manquements qui désavantagent les CLOSM, comme par exemple un décompte plus précis des enfants ayants droit qui peuvent obtenir une éducation en français en dehors de la province du Québec.

Des données ainsi institutionnalisées permettraient d’avoir des écoles et des garderies avec une main-d’œuvre qualifiée, ont souligné de nombreux témoins dans les deux comités parlementaires sur les langues officielles depuis l’adoption de la Loi.

Les apprentissages dans la langue de la minorité tout au long de la vie et un «accent particulier (…) sur la prise en compte des apprentissages de qualité en contexte non formel et informel» sont une autre recommandation des sénateurs et sénatrices.

Ils réclament aussi une application systématique d’une lentille des langues officielles «aux politiques, aux programmes et aux initiatives des institutions fédérales».

Ce qu’on ne retrouve pas dans le cadre règlementaire et qui aurait dû être

Les sénateurs déplorent qu’il manque pour l’instant de nombreux éléments pour donner du corps et un engagement réel à l’épanouissement des communautés de langue officielle minoritaire (CLOSM), à leur protection et à leur promotion. 

En premier lieu, ils soulignent l’absence d’engagement à estimer le nombre d’ayants droit en vertu de l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. 

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De plus, le cadre réglementaire passe sous silence les responsabilités particulières de promouvoir le français à l’étranger du ministre des Affaires étrangères, de la Société Radio-Canada, du ministre du Patrimoine canadien et du ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Finalement, il ne traite pas des consultations nécessaires lors de l’élaboration d’une stratégie d’aliénation des immeubles et biens fédéraux excédentaires.

«Fermeture» des politiciens et institutions concernées

Dans de telles conditions, les sénateurs déplorent le refus «consternant» de trois ministres impliqués dans l’application de cette partie de la loi : le président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali; le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes, responsable des Langues officielles, Marc Miller, et le ministre de la Justice, Sean Fraser, et son équipe.

Shafqat Ali avait notamment créé plusieurs malaises du côté libéral, en raison de son incapacité à répondre de manière complète à plusieurs questions du comité des langues officielles de la Chambre des communes. 

Les sénateurs pointent aussi avec «déception» une «attitude de fermeture des institutions fédérales», jusqu’à «compromettre» la capacité du Comité sénatorial d’évaluer si la proposition réglementaire est bel et bien équilibrée.

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De fait, l’une des autres recommandations phares du rapport est d’obliger les institutions fédérales à effectuer une analyse avant chaque décision pouvant avoir une incidence sur les engagements du gouvernement fédéral envers les langues officielles, entre autres en lien avec l’épanouissement et le développement des francophones en situation minoritaire. 

Un cadre de responsabilisation visant la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles modernisée publié en 2024 a été jugé trop vague par le Commissariat aux langues officielles, retrace le rapport. Le comité demande un cadre de gouvernance plus clair définissant les responsabilités de chaque institution fédérale. 

En outre, les sénateurs et sénatrices veulent voir dans l’avant-projet de règlement une clarification des responsabilités ministérielles entre le Conseil du Trésor et Patrimoine canadien.

Le SCT a pris la relève de Patrimoine canadien sur plusieurs aspects de la mise en œuvre de la partie VII, mais les audiences publiques confirment que le partage des responsabilités est encore flou. À ce jour, selon les témoignages entendus, des institutions fédérales tardent à agir malgré les modifications législatives de 2023, faute de directives claires.

— Extrait du rapport

Les autres recommandations importantes pour les CLOSM demandent que les résultats des analyses menées pour les mesures prises soient rendus publics. Ou qu’elles soient au moins communiquées aux communautés de langue officielle en situation minoritaire et aux autres intervenants qui participent aux activités de dialogue et de consultation. 

Les POUR

De la nourriture pour les abeilles

Les pissenlits sont parmi les premières fleurs à éclore au printemps. Ils sont donc une source d’énergie bienvenue pour les abeilles et les autres insectes pollinisateurs qui s’activent après l’hiver. Et comme il y en a beaucoup, les insectes n’ont pas à s’épuiser pour en trouver.

C’est bon pour la nature

Une pelouse uniforme et verte comme un terrain de golf, ça n’existe pas dans la nature. Pour y arriver, il faut utiliser des engrais chimiques et des herbicides qui empoisonnent les insectes, les animaux et l’eau. Alors, disons bye bye aux poisons et accueillons les «mauvaises herbes» qui favorisent la biodiversité! 

On sauve du temps

Faire la chasse aux pissenlits, ce n’est pas simple! Ils sont très robustes et difficiles à arracher. C’est une corvée sans fin, puisqu’ils repoussent rapidement. Pourquoi ne pas plutôt prendre ce temps pour embellir des plates-bandes ou cultiver un potager?

Les CONTRE

C’est laid et envahissant

Les pissenlits ne sont pas parmi les plus belles fleurs. Et quand on les laisse aller, ils finissent par littéralement envahir le terrain en étouffant les autres plantes. Non merci!

Il y a d’autres moyens d’aider les abeilles

Il n’y a pas que les pissenlits qui aident les abeilles. On peut très bien tondre sa pelouse ET aider les insectes. On n’a qu’à planter des arbres fruitiers ou des fleurs sur notre terrain. Les insectes y trouveront leur compte.

On a le droit de faire ce qu’on veut sur notre terrain

À chacun ses goûts et ses envies. Si des gens n’aiment pas les pissenlits, ils ont le droit de les arracher. Ils sont chez eux après tout. Les villes peuvent, elles, donner l’exemple et décider de ne pas tondre les pelouses de leurs parcs. 

Image : As de l’info

Toi, es-tu pour ou contre laisser les pissenlits tranquilles?