le Dimanche 1 mars 2026
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Au Canada: un nouveau refuge 

😃 Dans le nord du Canada, il y a plus de 17 000 ours polaires. Ils vivent du nord de Terre-Neuve jusqu’au Yukon, là où ils peuvent chasser le phoque sur la banquise. La bonne nouvelle, c’est que leur nombre est assez stable pour l’instant, même si ces régions se réchauffent beaucoup.

😕 Par contre, c’est plus difficile pour les ours de la baie d’Hudson. Pourquoi? Parce que la glace fond beaucoup plus tôt dans l’année, ce qui complique la chasse au phoque.

🙂 Pour aider les ours polaires, ainsi que tous les animaux du nord-est du Canada qui dépendent de la glace, le gouvernement a créé en 2024 une zone marine protégée dans la région de Tuvaijuittuq, au nord du Nunavut. Toutes les activités humaines nuisibles, comme le transport maritime ou l’exploitation minière, y sont interdites et les ours peuvent y chasser en toute tranquillité.

En Norvège : changement de menu

Même si la glace fond aussi en Norvège, pour le moment, les ours polaires s’y portent plutôt bien. Des scientifiques ont observé que, ces dernières années, ils ont pris du poids. Comment? Ils ont commencé à manger d’autres proies que les phoques, comme les caribous et les morses, qui sont de plus en plus nombreux. Il faut continuer à les surveiller, mais c’est quand même une bonne nouvelle.

😃 Autre nouvelle encourageante : le corps de certains ours norvégiens contient une moins grande quantité de polluants que dans les dernières années. Tout ça grâce aux réglementations pour limiter la pollution de l’eau. 

😕 Par contre, les scientifiques ont trouvé de nouvelles sortes de produits chimiques dans leurs corps, comme des PFAS, qui sont des polluants presque indestructibles. Et ça, c’est un peu inquiétant, car ça pourrait les rendre malades.

De retour au Canada : un ourson adopté 

Une vraie bonne nouvelle, cette fois! En novembre, pendant une expédition dans le nord-est du Manitoba, des scientifiques du gouvernement du Canada ont eu toute une surprise! Ils ont découvert qu’un ourson avait été adopté par une ourse polaire. C’est un événement très rare. On ne sait pas exactement pourquoi la maman ourse a adopté ce petit. Il était peut-être perdu. Mais son premier ourson a maintenant de la compagnie!

Regarde comme ils sont mignons dans cette vidéo :

Conclusion : dans certaines régions, les ours polaires se portent assez bien, mais il faut continuer à les protéger, car ils sont encore menacés par le réchauffement climatique.

 Quel est ton animal polaire préféré? Dis-moi pourquoi.

Image : As de l’info

Des élastiques à la mer!

En Nouvelle-Écosse, la mer grouille de homards et la pêche au homard est l’une des plus grandes sources d’argent de la province. Des bateaux partent chaque jour pour en pêcher. Les homards sont ensuite envoyés dans des usines où ils sont préparés à être vendus et mangés.

Pour éviter qu’ils se blessent ou qu’ils pincent quelqu’un, les pêcheurs glissent de petits élastiques autour de leurs pinces. Mais une fois rendus à l’usine, ces élastiques sont retirés. Selon Angela, c’est là que le problème commence.

«Plusieurs personnes croient que les élastiques échoués sur les plages proviennent des bateaux de pêche», explique-t-elle. «Mais en réalité, une grande partie vient des usines de transformation».

Ces usines retirent les élastiques des pinces des homards. Ensuite, dans certains cas, les déchets sont rejetés dans l’océan. Il n’y a pas toujours de système pour les filtrer. Résultat? Les élastiques flottent… puis se retrouvent sur les plages.

Ici, tu peux voir une partie de l’équipe de Scotian Shores. De gauche à droite : Angela Riley, Eddie Simmons, Angela Melnychuk, Peggy Salsman, Maddison MacDonald, Kristen Hawbold. Le garçon à droite est le fils d’Angela, Archie! 

Photo : Fournie

Une autre partie du problème : plusieurs personnes pensent que ces élastiques sont biodégradables. «C’est une vieille croyance», corrige Angela. «En réalité, ils peuvent prendre entre 10 et 15 ans à se dégrader dans la nature».

Et lorsqu’ils se décomposent, ils ne disparaissent pas vraiment. Ils se brisent en minuscules morceaux, des microplastiques. Ces petites particules sont toxiques pour les animaux marins et endommagent l’écosystème. «On a aussi vu des photos de canards avec des élastiques autour du bec», ajoute Angela.

Des bénévoles ont rassemblé des déchets trouvés sur la plage pour former un grand poisson. 

Photo : Fournie

Que faire?

Pour l’instant, il existe très peu de règles claires pour empêcher les usines de rejeter ces déchets. C’est pour cette raison que des groupes comme Scotian Shores organisent des corvées pour ramasser et compter les élastiques.

En collectant ces informations, ils peuvent montrer l’ampleur du problème et faire pression sur le gouvernement pour qu’il établisse des règles claires. Ces réglementations pourraient, par exemple, obliger les usines et les pêcheurs à ne pas jeter les élastiques dans l’océan, prévoir des inspections régulières, ou donner des amendes à ceux qui n’écoutent pas.

«On se voit comme une communauté de justiciers de l’océan», dit-elle. «Nous pouvons avoir un vrai impact. Seul, on n’est qu’une goutte, mais tous ensemble, on forme la mer».

Et toi, as-tu déjà ramassé des déchets dans la nature? C’était où? Raconte-moi!

Des questions ont été soulevées au cours des trois dernières semaines à propos du manque de leadeurship du secrétariat du Conseil du Trésor, pourtant désigné comme ministère responsable de faire appliquer la Loi sur les langues officielles, réécrite en 2023.

La confusion s’est parfois invitée dans les comités de langues officielles lorsque le Conseil du Trésor a renvoyé la balle à Patrimoine canadien ou à d’autres ministères la mise en œuvre de la Loi, pour la reddition de comptes qui en découle, ou encore sur les demandes de données sur les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM).

Lors de la séance du 23 février au Sénat, le directeur du Centre d’excellence en langues officielles, Carsten Quell, a fait savoir que les ministères fédéraux avaient des mandats variables et, donc, des façons différentes de faire respecter les langues officielles.

Sa collègue Annie Proulx, directrice des règlements et politiques, a expliqué que la définition dans le règlement n’est possible que pour les termes qui ne figurent pas dans la loi. Le sénateur acadien René Cormier a fait part de sa confusion face à cette réponse.

L’avant-projet de règlement qui viendrait offrir des précisions pour favoriser l’épanouissement des communautés de langues officielles en situation minoritaire (CLOSM) doit être revu.

Ce constat est celui de la majorité des témoignages recueillis lors des dernières séances des comités des langues officielles des Communes et du Sénat.

Le règlement est important pour les francophones qui vivent en dehors du Québec et pour les anglophones au Québec, car il concerne les mesures positives que le gouvernement doit privilégier pour la vitalité de ces communautés.

À lire aussi : Mesures positives pour les langues minoritaires : le règlement déçoit

Consultations «tablettées»

«Je ne critique pas forcément le Conseil du Trésor ni ses fonctionnaires. Je critique le résultat et non le ministère», nuance Sylvia Martin-Laforge, présidente de TALQ, l’organisme qui représente les anglophones au Québec, en entrevue avec Francopresse. Elle considère le projet de règlement insatisfaisant.

«En revanche, je pense que lorsque les rôles sont divisés entre le Conseil du Trésor et Patrimoine canadien, ils ne sont pas assez clairs. Il faudrait peut-être revoir cela.»

Une personne qui suit de près le dossier des langues officielles et qui préfère garder l’anonymat explique que les consultations des communautés de langue minoritaire ne sont pas menées avec «sérieux».

Les consultations n’ont que très peu de fond. Des recommandations sont faites par les organismes, mais on n’a aucune explication ni retour lorsqu’ils ne prennent pas en compte nos demandes. Même si elles ne sont pas prises en compte, au moins expliquer pourquoi.

— Une personne experte des Langues officielles qui a requis l'anonymat

Lors du comité de la Chambre du 24 février, la professeure émérite à l’Université d’Ottawa, Linda Cardinal, a affirmé que ces consultations sont souvent «tablettées», soit consignées, puis oubliées.

«Silence règlementaire»

Le 12 février, en comité parlementaire, les députés de tous les partis ont toutefois salué l’ouverture des fonctionnaires du Conseil du Trésor à prendre en compte leurs commentaires pour modifier l’avant-projet de règlement.

Mais en coulisses, des parlementaires ont exprimé leurs frustrations face à l’attitude d’un Conseil du Trésor déjà en retard sur la livraison des textes règlementaires, la Loi sur les langues officielles étant adoptée depuis juin 2023.

«Parfois, on a l’impression que les fonctionnaires [du Conseil du Trésor, NDLR] se moquent de nous. Ils ne répondent pas. On sait qu’on ne peut pas tout mettre dans un règlement, mais il n’y a pas de détails sur des points essentiels et répétés depuis des années.»

— Un parlementaire qui a requis l'anonymat, à Francopresse

Jusqu’ici, députés comme sénateurs se sont essentiellement heurtés à l’absence de réponses du Conseil du Trésor sur les demandes de définitions ou de clarté sur ce que devrait être une mesure positive et le suivi de celle-ci.

Dans les deux comités, les fonctionnaires se sont contentés de répéter que leur ministère devait appliquer les modalités d’exécution du règlement, mais qu’ils ne pouvaient pas inclure de définitions des mesures positives ni «imposer» des clauses linguistiques dans les ententes.

«Vous répétez des parties de la Loi, mais vous ne clarifiez pas [le règlement, NDLR]», a observé le député du Bloc québécois, Mario Beaulieu, lors du comité du 12 février.

Dix jours plus tard, au comité du Sénat, René Cormier a abondé dans le même sens : «On parle du silence règlementaire. Il y a des éléments qui m’étonnent. Des estimations périodiques et les ayant droit en vertu de l’article 23, n’apparaissent pas. […] Les responsabilités accordées à des ministères – n’apparaissent pas.»

En recevant la même réponse, le sénateur s’est impatienté : «Si je comprends la nature de votre présence ici, essentiellement, c’est de recueillir des commentaires. Ne prenez pas mon commentaire de façon cynique, mais est-ce la raison pour laquelle le ministre a refusé de se présenter devant ce comité alors qu’il a été convoqué?»

Attitude du ministre responsable

Le sénateur n’a pas caché sa frustration devant l’absence du président du Conseil du Trésor, le ministre Shafqat Ali, qui a refusé l’invitation des sénateurs de venir répondre aux questions sur la proposition de règlement de son ministère.

Par courriel à Francopresse, le directeur des communications du ministre Ali, Mohammad Kamal, a expliqué son absence : «À cette étape du processus de consultation, nous estimons qu’il est essentiel que le comité rencontre directement des personnes ayant une expérience vécue, notamment des membres des communautés de langue officielle en situation minoritaire et d’autres intervenants. Leurs points de vue sont essentiels pour garantir que le règlement soit efficace, adapté et représentatif des réalités sur le terrain.»

«Les ministres que nous convoquons ne viennent pas nous rencontrer au sujet de ce règlement», a continué René Cormier, en comité.

Le président du secrétariat du Conseil du Trésor du Canada, Shafqat Ali, a refusé de comparaitre devant le Comité permanent des langues officielles du Sénat, cette semaine, pour l’étude d’un projet de règlement sur les langues officielles. 

Inès Lombardo – Francopresse

Au moment d’écrire ces lignes, Francopresse confirme que Marc Miller, l’autre ministre responsable de l’application de la Loi sur les langues officielles, n’a pas été invité à comparaitre devant le comité sénatorial pour s’exprimer sur les règlements relevant de ses responsabilités, selon sa porte-parole, Hermine Landry.

Il n’a toutefois pas été possible de confirmer si d’autres ministres ont refusé de comparaitre devant le comité.

Par ailleurs, des parlementaires de toutes allégeances politiques ont qualifié en coulisses de «mauvaise performance» la comparution du ministre Ali le 4 décembre 2025 en comité. Ce dernier a évité de répondre à des questions sur la raison de sa présence – soit l’utilisation du français du premier ministre.

Le député conservateur Joël Godin avait notamment perdu patience pour lui rappeler la raison de sa présence au comité.

Du côté libéral, Guillaume Deschênes-Thériault avait interrogé le ministre sur la manière dont il concevait le leadeurship de son ministère dans la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles. Il avait lui aussi reçu une réponse sur le rôle général du Conseil du Trésor.

Kelly Burke est la nouvelle commissaire aux langues officielles du Canada.

Capture d’écran

FRANCOPHONIE

Lundi, les députés de la Chambre des communes ont adopté une motion qui confirme Kelly Burke au poste de commissaire aux langues officielles.

L’ex-sous-ministre aux services en français de l’Ontario avait déjà comparu devant les comités permanents des langues officielles des Communes et du Sénat.

À lire aussi : Kelly Burke «coche toutes les cases» pour être commissaire aux langues officielles

Le ministre canadien de l’Intelligence artificielle a exprimé sa déception après sa rencontre avec les responsables d’OpenAI, convoqués à Ottawa pour rendre des comptes sur les informations dont ils disposaient sur l’auteure de la tuerie de Tumbler Ridge.

Inès Lombardo – Francopresse

 CANADA

Des ministres du gouvernement de Marc Carney ont rencontré mardi soir des représentants de l’entreprise d’intelligence artificielle américaine OpenAI pour avoir plus de détails sur les failles de sécurité de ChatGPT révélées en lien avec le massacre de Tumbler Ridge.

Le ministre de l’Intelligence artificielle, Evan Solomon, a demandé des comptes et des détails à l’entreprise OpenAI. Le Wall Street Journal a révélé l’auteure de la tuerie, Jesse Van Rootselaar, avait échangé à propos de ses intentions violentes plusieurs mois avant de passer à l’acte sur le robot conversationnel de l’entreprise, ChatGPT.

«Défaillance» : Le ministre Solomon a reconnu une «défaillance» mercredi devant les journalistes et a déclaré avoir exigé de l’entreprise «des actions concrètes» pour définir des seuils précis pour prévenir les autorités lorsque des intentions potentiellement dangereuses sont détectées.

Vendredi matin, une lettre d’OpenIA aux ministres canadiens présents à la réunion a été partagée aux médias. La missive assure que l’entreprise travaillera avec le gouvernement canadien pour «renforcer ses protocoles de sécurité» et travaillera avec des «points de contacts directs», soit la police canadienne et les autorités fédérales et provinciales.

Open IA a affirmé que les connaissances acquises depuis la tuerie leur permettraient de «signaler le compte banni en juin 2025 aux autorités si nous le découvrions aujourd’hui», peut-on lire dans le document.

Après que la police a dévoilé le nom de l’autrice de la tuerie de Tumbler Ridge, l’entreprise a découvert qu’elle avait ouvert un second compte ChatGPT.

OpenAI s’engage aussi à analyser continuellement la manière dont les risques «imminents et crédibles» sont évalués et la «transparence de nos rapports aux forces de l’ordre».

Enfin, Ann M. O’Leary, vice-présidente des politiques mondiales de l’entreprise, indique que si OpenAI détecte qu’un utilisateur a besoin d’aide ou a un comportement prohibé, l’entreprise recherchera des «ressources d’assistance pertinentes», soit des lignes téléphoniques d’assistance locales, lorsque la localisation de l’utilisateur est connue, afin de garantir une assistance adaptée au pays ou à la région de l’utilisateur.

La ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, a annoncé qu’Ottawa financerait le principe de Jordan à hauteur de 1,55 milliard de dollars jusqu’au 31 mars 2027.

Le Principe de Jordan a été mis en place par le gouvernement fédéral en 2007, deux ans après le décès d’un enfant – Jordan River Anderson de la nation crie de Norway House, au Manitoba – à cause d’une querelle entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial, qui se rejetaient la responsabilité du paiement de ses soins.

La ministre a affirmé que ce n’était «que le commencement».

Critiques : La ministre Mandy Gull-Masty est critiquée pour avoir maintenu un bulletin opérationnel qui limite l’accès aux services couverts par le principe de Jordan, notamment en excluant certains soutiens éducatifs, en santé mentale et des rénovations résidentielles, ce que des dirigeants des Premières Nations jugent discriminatoire et préjudiciable aux enfants.

En conférence de presse, elle a été interrogée à propos de la critique de la défenseure des droits des enfants, Cindy Blackstock, qui l’accuse d’avoir imposé ces changements de façon unilatérale, sans fondement probant, et de ne pas respecter les ordonnances judiciaires visant à résorber environ 130 000 demandes en attente – une situation que le Tribunal canadien des droits de la personne a ordonné de corriger.

Le gouvernement a déjà subi des revers devant la Cour fédérale du Canada et la Cour d’appel fédérale l’an dernier à ce propos.

Les conservateurs ont demandé le départ de la ministre d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Lena Diab, qui a été défendue par ses collègues en Chambre.

Facebook de Lena Diab

«Ministre dépassée» : Mercredi, la période de questions a été complexe pour la ministre de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).

Les conservateurs ont demandé son départ, reprenant les termes de députés libéraux cités dans un article de Radio-Canada qui affirmaient que la ministre était «dépassée» par plusieurs dossiers en immigration, notamment celui des réfugiés.

Plusieurs libéraux, dont deux anciens ministres de l’Immigration, l’ont défendue. Sean Fraser, actuel ministre de la Justice et ancien ministre de l’Immigration, a dénoncé les «attaques personnelles […] cruelles et inappropriées» des conservateurs.

Motion des conservateurs : Lors de leur journée d’opposition mardi, les conservateurs ont vu leur motion défaite par les libéraux, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique. La mesure visait à ce que des réfugiés aient accès aux services de santé uniquement en cas d’urgence vitale.

«Aucun immigrant arrive au Canada sans qu’on ne lui pose des questions», a affirmé la ministre de l’Immigration, Lena Diab, en Chambre le 25 février.

Des survivants autochtones de la stérilisation forcée et coercitive étaient mardi sur la Colline pour presser le gouvernement fédéral d’adopter rapidement le projet de loi S-228, qui modifierait le code criminel afin de criminaliser les procédures de stérilisation forcées et clarifier les règles entourant le consentement éclairé.

12 000 stérilisations forcées : Le bureau de la sénatrice Yvonne Boyer, parraine du projet de loi, a rappelé que plus de 12 000 personnes autochtones auraient subi une stérilisation forcée au Canada. Des cas ont été documentés aussi récemment qu’en janvier 2024.

«La stérilisation forcée n’est pas un enjeu du passé – c’est une grave injustice qui persiste encore aujourd’hui», a déclaré la sénatrice Yvonne Boyer.

Le projet de loi a été adopté à l’unanimité par la Chambre haute et adopté en deuxième lecture à la Chambre des communes jeudi soir.

Dans un rapport publié mercredi, le directeur parlementaire du budget (DPB) a conclu qu’il y a un déficit de financement des 36 services de police autogérés des Premières Nations et des Inuit soutenus par le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit.

Près de 450 millions : Il estime le déficit de financement opérationnel à 447,2 millions de dollars en 2026-2027. Il manque donc autant d’argent que ce qui a été fourni.

La part du gouvernement fédéral dans ce manque à gagner atteindrait 232,5 millions de dollars. Le reste est partagé entre les provinces et les territoires. Le manque à gagner s’explique principalement par la nécessité de financer 841 postes supplémentaires d’agents, une hausse de 54,8 % par rapport aux effectifs actuellement prévus dans le Programme, affirme encore le DPB dans son rapport.

Ce dernier note qu’une éventuelle loi fédérale pourrait modifier les exigences actuelles et influencer les besoins et les couts futurs.

C’est en effet ce qui ressortait du Baromètre de la confiance de la firme Edelman, édition 2026, dévoilé le 20 janvier : 70 % des répondants (33 000 personnes interrogées dans 28 pays) se disaient hésitants ou non désireux de faire confiance à quelqu’un qui diffère d’eux en termes de valeurs, de sources d’information ou de vision du monde.

Ce n’est toutefois pas un phénomène qui a surgi du jour au lendemain. Dès 2005, l’un des constats du Baromètre était qu’on observait un glissement de la confiance «des autorités vers les pairs». C’était avant la montée des réseaux sociaux. En 2006, l’un des constats était aussi : «Une personne comme moi est le porte-parole le plus crédible».

Mais ce qu’il y a de nouveau, c’est la profondeur qu’atteint aujourd’hui cette polarisation entre des personnes d’opinions différentes. Ou, pour le dire autrement, le scepticisme à l’égard de quiconque «croit à des faits différents ou suit des sources différentes». Et ce, dans une époque où les médias traditionnels reculent, eux qui ont longtemps constitué un socle commun pour des groupes sociaux de différentes allégeances.

Une autre enquête annuelle le révélait en juin dernier : dans le Digital News Report de l’Institut Reuters pour l’étude du journalisme, on pouvait lire que dans les 48 pays étudiés, 40 % des gens évitaient «parfois ou souvent» les nouvelles et que les autres étaient de plus en plus nombreux à s’alimenter aux réseaux sociaux, spécialement la vidéo. Et spécialement par l’intermédiaire de créateurs de contenus visant des publics spécialisés. Un phénomène qui, par définition, nourrit «l’insularité», ou repli sur soi, dont parle le Baromètre Edelman.

Quant aux moins de 35 ans, notait Reuters, ils sont plus nombreux que les autres à vérifier l’information par l’intermédiaire des commentaires sur leurs réseaux sociaux — ce qui accroit l’insularité, le fil du réseau social étant taillé sur mesure pour plaire à son usager.

Il existe des pistes de solution pour jeter des passerelles entre ces «îles». La professeure en politiques publiques Renée Di Resta, qui étudie la désinformation à l’Université Georgetown, mentionne l’espoir de voir émerger un «courtage» d’influenceurs — non seulement ceux qui sont crédibles dans leur propre communauté, mais ceux qui pourraient parler à plus d’une communauté. Mais ça ne suffira pas… en partie parce que les influenceurs sont, en moyenne, à la fois ceux en qui les usagers ont le plus et le moins confiance.

«Si nous voulons rétablir une réalité partagée, écrit Di Resta, les incitatifs de l’écosystème de la communication vont devoir changer. Aussi longtemps que les plateformes et la politique récompenseront l’insulte plutôt que l’exactitude et l’identité plutôt que la preuve, l’insularité ne va pas disparaitre. Elle va seulement s’aggraver.»

Le 13 février, le Comité sénatorial permanent des langues officielles a dévoilé le rapport «Faire tomber les barrières linguistiques en santé».

Fruit de 18 mois d’audiences, le document souligne que les francophones de l’extérieur du Québec – comme les anglophones au Québec – font face à un manque de services, de personnel bilingue et de mécanismes systématiques pour garantir l’offre active de soins dans leur langue.

Ces obstacles touchent encore plus fortement certaines populations vulnérables, comme les ainés, les nouveaux arrivants, les communautés racisées et les personnes ayant des besoins en santé mentale.

À lire aussi : Quand la langue nuit à la santé : un rapport du Sénat demande à Ottawa de corriger le tir

Revoir la Loi canadienne sur la santé

Entre 2023 et 2024, les sénateurs et sénatrices ont recueilli 121 témoignages portant sur les obstacles rencontrés par les communautés de langue officielle en situation minoritaire pour obtenir des services de santé.

Pour remédier à ces inégalités, le Comité formule 14 recommandations. La plus structurante propose de revoir la Loi canadienne sur la santé afin d’y intégrer des obligations linguistiques liées aux transferts fédéraux en santé.

Le rapport appelle aussi à définir clairement des clauses linguistiques dans les ententes fédérales-provinciales, à renforcer le financement des organismes communautaires et des établissements postsecondaires formant du personnel bilingue, et à accélérer la collecte de données linguistiques pour mieux planifier les services.

Message bien reçu

Le directeur général de la Société Santé en français (SSF), Antoine Désilets, souligne un «bon rapport», qui reflète la réalité du terrain. «J’ai l’impression que le Comité a bien compris les messages qui leur ont été envoyés par les nombreuses personnes et organismes qu’ils ont reçus.»

Le directeur général de la Société Santé en français (SSF), Antoine Désilets. 

Photo : Courtoisie

Certaines recommandations vont même plus loin que ce à quoi il s’attendait, comme celle d’ajouter une lentille linguistique à la Loi canadienne sur la santé. «Si elle est mise en œuvre, ça aura un impact immense sur le financement disponible au niveau de la santé en français.»

Il met aussi en avant la recommandation du Sénat liée à la reconnaissance des titres de compétences étrangers.

Le rapport invite la ministre de l’Emploi et des Familles, celle de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté ainsi que le ministre responsable des Langues officielles à unir leurs efforts afin que cette reconnaissance tienne compte des besoins en personnel bilingue en santé dans les communautés de langue officielle en situation minoritaire.

Dans le cadre de la prochaine stratégie pangouvernementale en matière de langues officielles, le Comité demande au gouvernement de créer une passerelle accélérée pour les travailleuses et travailleurs de la santé francophones et bilingues.

Les immigrants francophones ont d’énormes défis à faire reconnaitre leurs compétences […] parce qu’il faut souvent pouvoir démontrer qu’on est capable d’offrir des services en anglais.

— Antoine Désilets

«Ce sont des gens qui ont de la difficulté à atteindre le bon niveau d’anglais ou le niveau requis, mais qui ne sont pas capables d’aller contribuer leur force au système de santé actuel parce qu’on ne reconnait pas leur diplôme […] Sans la reconnaissance des types de compétences, on augmente le besoin, sans augmenter l’offre.»

Pour connaitre les besoins et les combler, la collecte de données reste également primordiale, estime-t-il.

Il cite l’Île-du-Prince-Édouard, qui a introduit une carte d’assurance-maladie bilingue, où figure la langue de service préférée par la personne. «C’est super parce que ça nous donne un portrait juste de qui a besoin de ces services.»

À lire aussi : Médecins francophones : chronique d’une pénurie

«On parle tous le même langage»

Pour la présidente de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC), Joanne Dumas, ce rapport «nécessaire» du Sénat rejoint les inquiétudes de son organisme : «Il n’y a aucun doute, on parle tous le même langage.»

«Il faut faire un investissement dans toutes les provinces. Ça ne peut pas continuer comme ça […] Il faut vraiment envoyer le message que les barrières linguistiques en santé, ce n’est pas seulement un obstacle administratif : ça compromet la sécurité des soins de tout le monde.»

Elle salue aussi la recommandation du Comité d’inclure des clauses linguistiques dans certaines ententes bilatérales entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires.

«C’est aussi important qu’il y ait du financement additionnel qui soit donné aux regroupements communautaires. On ne doit pas attendre d’être malade pour commencer à recevoir des services. On doit commencer ça avant.»

Prévenir pour guérir

Joanne Dumas met de l’avant des initiatives comme Bien vieillir chez soi, piloté par la FAAFC, qui soutiennent les personnes ainées vulnérables. Selon elle, ces programmes coutent moins cher à l’État que de «trouver des espaces physiques pour installer ces gens-là».

La FAAFC espère que le gouvernement maintiendra ce programme, qui doit prendre fin le 31 mars 2026.

En Colombie-Britannique, d’ici 10 ans, on aura un manque d’environ 16 à 17 000 lits pour des ainés qui vont se retrouver dans des besoins de santé sérieux.

— Joanne Dumas

La présidente de la Fédération des aîné.e.s francophones du Canada (FAAFC), Joanne Dumas.

Photo : Courtoisie

À ses yeux, la prévoyance joue un rôle clé pour mieux desservir les ainés et leur fournir l’équipement nécessaire afin qu’ils puissent mener «une vie sereine chez eux, au milieu de leur communauté».

La présence de personnel bilingue reste un des défis majeurs. «Quand on embauche du personnel, que ce soit en Saskatchewan ou Territoires du Nord-Ouest, on doit s’assurer qu’il y a toujours un petit nombre d’employés qui soit capable de desservir la communauté francophone dans la langue française», ajoute-t-elle.

La responsable rappelle qu’en vieillissant, les personnes âgées francophones ne veulent parfois plus parler leur deuxième langue. «Elles veulent parler de leur langue d’origine.» D’où l’importance de pouvoir être soigné en français.

Elle souligne aussi que la communauté francophone, par exemple en Colombie-Britannique, où elle réside, est vieillissante : «49 % des francophones de la province ont plus de 50 ans. C’est beaucoup.»

À lire aussi : Le défi de vieillir en français chez soi

Entre la théorie, et la pratique

Selon Statistique Canada, parmi les travailleurs et travailleuses de la santé au Canada hors Québec : 10,6 % connaissent le français, mais seulement 3,8 % l’utilisent régulièrement au travail.

«Tant qu’il y a un écart entre le nombre de gens qui ont la langue et le nombre de gens qui l’utilisent, on a un potentiel sous-utilisé dans les systèmes actuels», commente Antoine Désilets.

«On a des études dans le nord de l’Ontario qui nous démontrent que pour un francophone, trouver un médecin qui parle sa langue, ça peut être de 9 à 10 fois plus difficile que pour une personne anglophone.»

«De l’eau au moulin»

«C’est un rapport qui met beaucoup d’eau au moulin, résume Antoine Désilets. Il permet aussi de reconnaitre de façon officielle et parlementaire le rôle de la langue dans la qualité des soins et des services de santé.»

Le responsable évoque aussi «une reconnaissance» : «C’est un rapport qui va être dans les archives du Parlement canadien à tout jamais.» Et qui va permettre, selon lui, de porter les demandes de la SSF et des réseaux à un autre niveau, «en disant qu’on reconnait qu’il y a un réel enjeu linguistique».

«Cela va nous aider à être beaucoup plus crédibles en général auprès d’acteurs qui peut-être ne pensent pas aux langues officielles dans la prestation des services.»

Pour lui, ce document ne s’adresse pas seulement au gouvernement, mais aussi à la communauté francophone elle-même. Il montre que la santé dépasse la simple question des services médicaux : elle touche au bienêtre global des personnes et mobilise de nombreux organismes.

Dans un rapport publié en février, l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (Adisq) et l’Alliance nationale de l’industrie musicale (ANIM) analysent la consommation et les dynamiques d’écoute de la musique francophone sur les plateformes de diffusion en continu au Canada.

Les données sont sans appel : les pistes francophones ne captent qu’environ 8 % de l’écoute au Québec. À l’échelle du Canada, cette part chute sous la barre de 1 %.

Des chiffres qui ne surprennent pas la directrice générale de l’ANIM, Clotilde Heibing : «On le savait déjà, on n’est pas du tout en position favorable sur ce mode de consommation», dit-elle en entrevue avec Francopresse.

Clotilde Heibing est la directrice générale de l’ANIM.

Photo : Courtoisie

Néanmoins, la francophonie se doit de rester visible sur la map numérique, devenue incontournable. Au Québec, 65,5 % de la population utilise les plateformes d’écoute en ligne, un chiffre qui grimpe à 71,7 % chez les 15-29 ans.

«On y est pour des raisons de découvrabilité, de présence de contenu. On est un petit marché. Quand tu fais 10 000, 50 000 vues, ça va avoir un effet sur la vente de billets, sur ta capacité à passer en radio, sur les ventes de merchandising qui sont aussi importantes pour les artistes.»

Plus d’écoutes à la Saint-Jean

Autre fait marquant : des pics d’écoute de musique francophone ont été observés à certaines périodes de l’année au pays, notamment lors de la Saint-Jean et des Fêtes de fin d’année.

«Ces pics montrent l’impact social et communautaire de la musique francophone minoritaire, qui sont les fêtes, donc les moments où les gens se retrouvent entre eux», analyse Clotilde Heibing.

«Ce qui veut bien dire que c’est une musique qui rassemble, une musique qu’on aime écouter quand on se retrouve dans notre communauté.»

Une offre saturée

À la fin 2024, le rapport recensait 202 millions de titres disponibles sur les diverses plateformes d’écoute en ligne, avec près de 99 000 nouvelles pièces ajoutées chaque jour.

Dans cet océan de contenus, une logique de winner takes all s’installe : une poignée d’artistes concentrent la majorité des écoutes, tandis qu’un morceau sur quatre n’est jamais écouté et 87 % des morceaux ont été écoutés moins de 1000 fois dans l’année.

Ce 1000 fois, c’est le montant à partir duquel les plateformes commencent à rémunérer les artistes, explique Clotilde Heibing. On parle de 0,003 à 0,005 $ par vue. Ce qui fait que quelqu’un qui fait 10 000 vues gagne 30 dollars. C’est donc à la fois un gros enjeu et un pas gros enjeu.

— Clotilde Heibing

L’étude met également en lumière l’importance du catalogue musical (titres sortis il y a plus de 18 mois). «La nouveauté est consommée dans les 14 jours qui suivent la mise en ligne. Donc, c’est très court. Mais en même temps, les nouveautés ne représentent qu’un quart de ce qui est consommé sur les plateformes», analyse Clotilde Heibing.

Ce qui représente, à ses yeux, une – relative – bonne nouvelle : «Ça veut dire que rien ne s’arrête au bout de 14 jours.»

Collaboration accrue entre la francophonie et le Québec

Pour Clotilde Heibing, ce rapport entre les francophonies canadiennes est symptomatique de la volonté de partager les informations et les ressources entre l’industrie québécoise et celle de la francophonie canadienne.

«On ne disposait pas de données sur qu’est-ce que ça donne le streaming, la consommation en ligne en continu sur les plateformes en francophonie minoritaire», souligne-t-elle.

«On est dans une situation où on partage la langue avec les Québécois, puis on partage le territoire avec les anglophones et les Autochtones. C’est aussi important que les Québécois, quand ils pensent chanson francophone, nous intègrent.»

Elle se réjouit de voir des partenariats fleurir ces dix dernières années. «On va développer la même chose avec nos alliés anglophones et autochtones pour voir comment est-ce qu’on occupe le territoire», ajoute la responsable.

Nouvelles stratégies : cascade et listes de lecture

Pour contrer le cycle de vie de plus en plus court des chansons – dont le pic d’écoute survient souvent dès la première semaine avant de chuter –, les maisons de disques adoptent différentes tactiques.

La stratégie en cascade (waterfall release) consiste par exemple à publier des extraits successivement pour maintenir l’algorithme en éveil et maximiser la visibilité avant la sortie de l’album complet.

Le placement en listes de lecture reste un objectif prioritaire, bien que son rôle soit ambivalent. Si les listes éditoriales offrent un pic de visibilité rapide, elles génèrent souvent une écoute passive qui ne se traduit pas nécessairement par une fidélisation de l’auditeur.

Certains de nos membres ont testé de faire des playlists non pas uniquement francophones, mais bilingues, majoritairement anglophones, dans lesquels on vient glisser des tounes francophones, puis ça fonctionne très bien. Donc il ne faut pas craindre de mélanger.

— Clotilde Heibing

«Il n’y a pas de recette; personne ne connait l’algorithme», rappelle la responsable.

«Il faut tenter des choses, essayer, et tenter de sortir des chambres d’écho. T’as vite fait d’être catalogué dans un style musical ou une géographie qui peut t’empêcher d’être vu par d’autres.»

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Au-delà du clic, la scène

Malgré l’omniprésence des plateformes, Clotilde Heibing rappelle que la musique ne se limite pas à celles-ci.

Il faut soutenir la musique par d’autres moyens parce que ce n’est pas [sur les plateformes en ligne] que nos artistes vont faire de l’argent aujourd’hui.

Elle cite les droits d’auteur, les radios traditionnelles et celles par satellite. Sans oublier les tournées et les interventions des artistes en milieu scolaire.

Comme le souligne une maison de disques interrogée dans l’étude, tout est affaire d’équilibre : cultiver à la fois une présence sur les réseaux sociaux, des ventes de vinyles et une tournée solide. Tout un programme.

Au Canada, les réserves d’eau souterraines se remplissent surtout en hiver et au printemps, quand la neige fond et entre dans le sol. Pour bien comprendre, observe ce dessin qui explique le parcours de l’eau.

Image : As de l’info

Le cycle de l’eau

1️⃣ Quand il pleut ou quand la neige accumulée au sol fond, une partie de l’eau s’écoule jusqu’aux rivières puis jusqu’à l’océan. C’est le ruissellement.

2️⃣ Une autre partie de l’eau entre dans le sol. Elle circule sous la terre jusqu’aux racines des plantes. Elle se rend aussi à l’océan et… jusqu’aux réservoirs d’eau souterraine. C’est l’infiltration.

3️⃣ Sous la chaleur du soleil, l’eau des lacs, des rivières, de l’océan, et même l’eau présente dans les plantes se transforme en gaz. C’est l’évaporation et la transpiration.

4️⃣ Cette eau se retrouve dans l’air et forme des nuages. C’est la condensation.

Ce cycle se poursuit à l’infini.

Moins d’eau dans le sol, plus de problèmes

Les eaux souterraines sont très importantes. Si les réserves diminuent, ça veut dire :

🚰 Moins d’eau disponible pour alimenter les habitations

🚜 Moins d’eau pour les agriculteurs, qui en utilisent une grande quantité pour arroser les champs

🦠 Une eau de moins bonne qualité, qui peut contenir des bactéries mauvaises pour la santé

🌱 Moins d’eau pour les plantes, les arbres…

💦 Moins d’eau dans les milieux humides, les lacs et les rivières!

Capturer la neige pour remplir les réserves

Pour que les réserves d’eau souterraines se remplissent un peu plus, une entreprise a eu l’idée d’installer des haies brise-vent dans des champs. Ces clôtures en bois empêchent la neige de partir au vent. Résultat? De bonnes quantités de neige s’accumulent derrière la clôture.

Au printemps, les tas de neige fondent, s’infiltrent dans le sol et remplissent progressivement les réservoirs d’eau souterraine! Pendant ce temps, on enlève les haies pour que les agriculteurs puissent cultiver et arroser leurs champs grâce… aux réserves d’eau souterraine. Et le tour est joué!

Même si les haies brise-vent donnent un coup de main, cela ne suffit pas à bien remplir complètement les réserves. On peut aussi :

➡️ Réduire notre consommation d’eau

➡️ Aménager des réservoirs artificiels

➡️ Planter des arbres et des plantes : eux aussi aident à garder la neige au sol!

Est-ce que tu trouves cette idée ingénieuse? Et toi, as-tu déjà eu une idée de génie pour régler un problème? Raconte-moi!

Cet article a été produit grâce à une collaboration avec le Climatoscope 360 et la participation financière du gouvernement du Québec.

Ève – Directrice des As de l’Info

Je dois l’avouer, je n’aimais pas beaucoup l’école. Mes parents étaient exigeants et leurs attentes me mettaient de la pression. Je crois que c’est le stress que je n’aimais pas de l’école, au fond. Mais ce qui me motivait énormément, ce qui me donnait envie d’y aller tous les matins, c’était mes amis et les activités dans lesquelles j’étais impliquée. Les projets, c’était mon moteur! Journal étudiant, comité environnement, comité social, j’y trouvais mon énergie pour persévérer dans mes études. En fait, j’ai puisé ma motivation dans tout ce qui était à l’extérieur de la classe! Ça peut paraître bizarre, mais pour moi, c’est vraiment ce qui m’a accrochée à l’école! 

Camille – Journaliste

Au primaire, j’ai changé d’école CINQ fois! Les rentrées scolaires étaient donc très stressantes, puisque je devais toujours me faire de nouveaux amis et parce que je devais créer de nouveaux repères. Aller à l’école devenait pénible, puisque j’étais rongée par l’anxiété! Ce qui m’a aidée :

Clémence – Journaliste

Au primaire et au secondaire, j’avais beaucoup de difficulté à me concentrer en classe… et avec les mathématiques! Pour m’aider, j’allais en récupération et un tuteur venait m’aider avec mes devoirs chaque semaine. Ce qui m’a poussée à persévérer, ce sont les encouragements de ma famille et de mes amis. Je me suis aussi impliquée dans des projets qui me motivaient vraiment, comme un voyage scolaire de coopération en Équateur! Au secondaire, j’ai aussi pu choisir des cours qui me ressemblaient plus. Et avec le temps, j’ai pris confiance en moi. En plus, un de mes anciens tuteurs est devenu un de mes meilleurs amis!

Audrey-Lise Rock-Hervieux – Collaboratrice… et porte-parole de la semaine de la persévérance!

Kuei! Pour moi, la persévérance, ça me ramène en 6e année. Je pleurais à chaudes larmes parce que je ne comprenais rien aux divisions. Pendant que les autres allaient jouer dehors, je restais avec mon enseignante pour essayer encore. J’ai souvent pleuré. Je me sentais découragée. Mais je voulais tellement comprendre que je n’ai pas abandonné. Enfin… pas au primaire. Mais des circonstances ont fait que je n’ai pas réussi à terminer mon secondaire.

Mais une fois adulte, j’ai décidé de retourner à l’école pour terminer mon diplôme d’études secondaires. Ce n’était pas toujours facile de reprendre les cahiers et de me remettre en mode «élève», mais je l’ai fait! Et aujourd’hui, à 36 ans, je suis encore étudiante à l’université! Et je suis devenue une ambassadrice de la Semaine de la persévérance scolaire. Eh oui!

La persévérance, ce n’est pas réussir du premier coup. C’est accepter que ça prenne du temps et continuer quand même. Alors même si quelque chose te semble difficile en ce moment, rappelle-toi que tu as le droit d’apprendre à ton rythme. L’important, c’est de ne pas abandonner tes rêves.

Et toi, qu’est-ce qui te motive à persévérer quand c’est plus difficile à l’école?