le Dimanche 29 mars 2026

Le 11 mars 2026, Doug Ford, le premier ministre de l’Ontario, a fait une grande annonce. Laquelle? À partir de septembre, le gouvernement donnera 750 $ par année à chaque enseignant du primaire.

Concrètement, les enseignants recevront une carte d’achat de 750 $, qu’ils pourront utiliser en allant sur un site Web pour commander du matériel scolaire. 

Le premier ministre explique vouloir simplifier la vie des profs. «Je croise des enseignants […] qui achètent des fournitures pour leur classe de leur poche», a-t-il expliqué dans un communiqué. Avec cette mesure, ils n’auront plus à payer eux-mêmes ou à attendre un remboursement.

Une bonne nouvelle? Pas si vite!

On pourrait croire que les enseignants sont très contents, mais c’est plus compliqué que ça. En fait, certains syndicats d’enseignants comparent la solution de Doug Ford à un pansement sur un plus gros problème : le manque de financement dans les écoles.

Autrement dit, ce 750 $ ne règle pas le fait qu’il manque de personnel dans les classes, que les écoles ont besoin de rénovations, etc.

Pour eux, il n’est pas non plus normal que les enseignants doivent acheter du matériel pour leurs classes.

Ils sont d’avis que le système devrait déjà fournir tout ça, sans que les enseignants aient à gérer un budget eux-mêmes.

«C’est comme donner un chèque à un pompier et lui dire d’acheter lui-même un tuyau avant d’aller éteindre un incendie», note Martha Hradowy, présidente de la Fédération des enseignantes-enseignants des écoles secondaires de l’Ontario.

Et au Québec?

J’ai voulu savoir si les enseignants québécois dépensaient aussi pour du matériel. J’ai posé la question à notre chère communauté de profs des As de l’info… et les réponses étaient très variées!

Certaines enseignantes m’ont révélé qu’elles dépensaient de leur propre poche plusieurs centaines de dollars par année, parfois même jusqu’à 1000 $!!!

Cet argent sert à acheter toutes sortes de choses : des autocollants pour motiver les élèves, des affiches, des livres pour la bibliothèque, des décorations pour les fêtes ou encore des paniers pour organiser la classe.

Une enseignante québécoise raconte : «Je suis en début de carrière et j’aime acheter des nouveautés pour varier mon enseignement. Je pense dépenser environ 1000 $ par année, et probablement plus, pour du matériel, des livres et même de la décoration».

«Je dois dépenser entre 200 $ et 300 $ par année. Parfois, je me dis que je devrais arrêter, mais je suis dans le local 6 heures par jour, donc je veux qu’il soit beau et à mon goût», explique Maude, qui enseigne au secondaire.

Mais pour d’autres enseignantes, c’est non. Elles jugent que ce n’est pas à elles de compenser pour ce qui manque dans les écoles, ou qu’elles n’en ont pas les moyens.

Pour Caroline, enseignante au primaire, il faut parfois faire des compromis : «Je laisse tomber plusieurs projets qui pourraient plaire aux élèves pour ne pas avoir à débourser».

Seraient-elles intéressées à obtenir plus de sous pour équiper leur classe? La réponse est similaire à celle de plusieurs enseignants en Ontario : «À mon avis, il faudrait que l’argent soit investi vers la réduction du nombre d’élèves par classe ainsi que vers l’amélioration des conditions de travail», résume une autre enseignante du Québec. 

Et toi, si tu avais un budget de 750 $ pour ta classe, qu’achèterais‑tu en premier?

Récemment, un avion d’Air Canada a été impliqué dans une collision à l’aéroport de LaGuardia, à New York. Cet accident a causé la mort du copilote et du pilote de l’appareil. Le pilote s’appelait Antoine Forest et il était québécois. Son copilote s’appelait Mackenzie Gunther et venait de l’Ontario. 

Comme chef d’Air Canada, Michael Rousseau a voulu offrir ses condoléances aux familles de deux victimes. C’est ce qu’il a fait, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Le problème, c’est qu’il a livré son message presque entièrement en anglais. En fait, il n’y dit que «bonjour» et «merci» en français.

Pourquoi ça dérange autant? 

Parce que le Canada est un pays bilingue. Les deux langues officielles sont le français et l’anglais. Au pays, presque 1 Canadien sur 4 a le français comme première langue. 

«Nous vivons fièrement dans un pays bilingue, il y a deux langues officielles, et Air Canada a une responsabilité particulière de communiquer tout le temps, dans n’importe quelle situation, dans les deux langues officielles», a expliqué Mark Carney, le premier ministre du Canada, à des journalistes.

Plusieurs personnes estiment que, dans une situation aussi grave, Michael Rousseau aurait dû faire l’effort de parler en français, surtout pour s’adresser à la famille du pilote québécois décédé. Ça a été perçu comme un gros manque de sensibilité. 

Ce qui empire les choses, c’est que ce n’est pas la première fois que Michael Rousseau se retrouve dans cette situation. 

En 2021, il avait déjà fait scandale en assurant qu’il pouvait vivre à Montréal sans parler français. Devant le choc que ça avait causé, il avait promis d’apprendre le français. Mais, cinq ans plus tard, sa vidéo de condoléances en anglais montre qu’il n’a pas fait assez de progrès. 

Des réactions

Le premier ministre du Québec, François Legault, a dénoncé la situation. «Il y a 5 ans, il a promis d’apprendre le français. S’il ne parle toujours pas français, c’est un manque de respect envers ses employés et ses clients francophones. Donc oui, s’il ne parle pas français, il devrait démissionner», a-t-il déclaré à des journalistes. 

Simon Jolin-Barrette, le ministre de la Justice du Québec, est du même avis : «Air Canada devrait le forcer à démissionner. Honnêtement, c’est un récidiviste. C’est arrivé à plusieurs reprises. C’est du mépris envers tous les francophones du pays».

Québec solidaire a aussi critiqué Michael Rousseau. Le parti trouve étrange qu’on demande aux immigrants d’apprendre le français très vite… alors que le président d’une grande entreprise comme Air Canada ne le parle toujours pas.

«Je demande ce matin la démission du p.-d.g. d’Air Canada. Ça fait cinq ans qu’il nous rit en pleine face», a dit Ruba Ghazal.

Jeudi, Michael Rousseau a présenté ses excuses, à l’écrit. Il a aussi admis qu’il était incapable de s’exprimer en français malgré les cours qu’il suit.

Et toi, penses-tu que les patrons doivent toujours montrer l’exemple? Pourquoi?

Sources : Radio-Canada, Le Devoir, La Presse

TV5 Québec Canada amorce un virage et redessine son image : Unis TV devient TV5 Unis. Les contenus de la chaine, axés sur la francophonie canadienne, et ceux de TV5, tournés vers l’international, convergent désormais sur la plateforme gratuite TV5+.

Lors du lancement de la programmation, le 26 mars, à Montréal, le directeur principal des contenus de TV5, Jérôme Hellio, a mis de l’avant l’audace et la prise de risque de la chaine en matière de création, qui s’adresse à un public de 25-44 ans.

«Les contenus, on les veut moins consensuels, on les veut plus frontaux, plus papier sablé. On veut des séries qui font jaser, on veut des personnalités flamboyantes […] Dans le fond, on veut prendre des risques, et on va les assumer.»

Les francophones en situation minoritaire ne seront pas en reste.

À lire aussi : Décision du CRTC reportée : TV5 et la télé francophone dans l’incertitude

Première série en français sur la côte Ouest

Première série de fiction tournée en français en Colombie-Britannique, Surf Bay, côte Ouest plonge dans le combat d’une surfeuse professionnelle prête à tout pour sauver la forêt centenaire de son village natal, menacée par un projet touristique.

L’équipe de tournage a pu rencontrer la communauté francophone locale. Les 10 épisodes de 22 minutes seront diffusés sur le mardi à 20 h 30 dès le 28 avril; et mis intégralement en ligne sur TV5+ le 24 avril.

À lire aussi : Surf Bay : la première série télé francophone tournée en Colombie-Britannique

Nadia Campbell et Vincent Poirier, de la formation Improtéine, repartent pour une deuxième saison d’Habitants du Nord, cette fois-ci en direction du Nunavut.

À l’automne, le réalisateur Simon D’Amours nous emmène au Yukon, avec Cuisiner le Nord, à la découverte d’une cuisine aussi vaste que son territoire.

En fin d’année, les Newbies – Christian Essiambre, Luc LeBlanc et André Roy – reviennent à l’antenne pour Le grand ménage des Fêtes, leur revue de l’actualité francophone canadienne.

«C’est intéressant que les francophones se reconnaissent. On parle de nous tout d’un coup. Et c’est la seule émission comme ça qui est capable de parler de choses qui se passent dans leur quotidien, dans leur région, et tout d’un coup, quand on parle de nous, on s’identifie, on se reconnait et on existe», a déclaré André Roy, présent lors de l’évènement de TV5 à Montréal.

Cuisiner le Nord met en valeur la cuisine et les produits du Yukon. 

Photo : Courtoisie TV5

La deuxième saison de FEM est déjà disponible sur la plateforme TV5+. 

Photo : Courtoisie TV5

Valérie Plante animera Ça brasse en ville

Photo : Courtoisie TV5

Identité, urbanité et soccer

Parmi les autres programmes phares de la chaine, on retrouve la saison 2 de la série FEM, qui suit le parcours de Zav, une jeune artiste trans, et ses premiers pas dans l’industrie musicale. Tous les épisodes sont déjà disponibles depuis le 27 mars sur TV5+.

Valérie Plante troque l’hôtel de ville pour les rues du monde : l’ex-mairesse de Montréal animera Ça brasse en ville, une série documentaire sur les quartiers urbains qui font battre leurs villes.

Dans Terrain de jeu, Raed Hammoud part jouer sur des terrains de soccer insolites aux quatre coins du monde : sur une ile paradisiaque des Maldives, au cœur de la ville de New York, dans les montagnes andines du Nord de l’Argentine, au bord des fjords de Norvège, dans les favélas de Rio de Janeiro et sur la côte amalfitaine en Italie.

À lire aussi : Quand le cinéma francophone se met au vert

Même si l’examen de la Loi sur la laïcité de l’État – aussi appelé Loi 21 – touche d’abord le droit de religion, l’affaire concerne aussi d’autres enjeux du droit canadien en raison de l’utilisation de la disposition de dérogation (article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés).

Pendant quatre jours, la Cour suprême a entendu les arguments dans l’affaire opposant la Commission scolaire English-Montréal au Procureur général du Québec. Au cœur du débat : l’utilisation de la disposition de dérogation et son effet potentiel sur d’autres droits fondamentaux garantis par la Charte.

La disposition de dérogation permet aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux d’adopter des lois même si elles contreviennent à certaines dispositions de la Charte. Le Québec l’a utilisé à quelques reprises pour protéger la langue française.

Le Commissariat aux langues officielles (CLO), la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), la Commission nationale des parents francophones (CNPF) et l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO), ont plaidé en soutien à la Commission scolaire English-Montréal, l’un des principaux appelants.

En l’occurrence, les opposants à la Loi 21 allèguent qu’elle porte atteinte au droit de gestion et de contrôle des anglophones du Québec sur leur éducation et leurs commissions scolaires.

Si ce droit peut être restreint de la sorte, la minorité linguistique francophone du Canada pourrait également être affectée par l’utilisation de la clause de dérogation.

Effet sur les minorités

L’ACÉPO, le CLO, la CNPF et la SANB ont soutenu que la Loi empiète sur des domaines fondamentaux de compétence exclusive des commissions scolaires.

Selon eux, cette loi est incompatible avec les préoccupations culturelles de la communauté anglophone et nuit à leur capacité de promouvoir le développement communautaire.

Ainsi, la Commission scolaire English-Montréal a «imploré» les juges de la Cour suprême de «préserver l’autonomie culturelle [via] l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, dont les minorités francophones hors Québec bénéficient», a fait savoir l’avocate Perri Ravon.

À lire aussi : Éducation francophone : l’article 23 décortiqué

Une protection de plus

Lundi, la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), qui se positionne contre la Loi 21, a affirmé devant les juges que l’utilisation de la disposition de dérogation devait être limitée, au cas où un «mini Trump» accédait au gouvernement.

Interrogée par le juge en chef de la Cour suprême, Richard Wagner, sur cette éventualité, l’avocate du gouvernement québécois, Isabelle Brunet, a affirmé qu’il fallait «avoir confiance en notre démocratie» et que l’électorat devait trancher, à égalité avec les juges.

Me Léon H. Moubayed, qui défend l’une des appelantes à qui la Loi 21 interdit de porter le voile dans l’exercice de ses fonctions au Québec, a de son côté avancé que «la protection des minorités est un principe constitutionnel».

Pour sa part, l’avocat de la FAE, Me Frédéric Bérard, a demandé aux juges d’évaluer si la laïcité était «un besoin réel et urgent».

Examiner les effets sous l’angle de la culture, pas seulement la langue

La Charte, dans son article 23, affirme le droit à l’éducation dans la langue de la minorité et le droit des communautés à la gestion de ses écoles. La portée de ce droit a été renforcée par la refonte de la Loi sur les langues officielles, en 2023, qui oblige le gouvernement fédéral à estimer le nombre d’enfants admissibles à l’éducation dans la langue de la minorité.

Selon des intervenants dans cette cause, cet article vise à protéger non seulement la langue, mais aussi la culture des minorités linguistiques officielles au Canada afin de prévenir leur assimilation et de garantir l’égalité réelle.

Dans son mémoire, le CLO a notamment critiqué l’interprétation restrictive de la Cour d’appel du Québec, qui protège la culture uniquement «par le vecteur de la langue elle-même».

Selon le CLO, l’ACÉPO et la SANB, cette interprétation est incompatible avec l’objet de l’article 23 de la Charte.

Pour eux, c’est la minorité elle-même – notamment les francophones hors Québec – qui doit définir ce qui caractérise sa culture. Ses représentants sont les seuls qui peuvent déterminer si une loi peut avoir un impact négatif sur leur culture et de leur identité.  

Rôle de l’immigration francophone

En outre, l’avocate de la CNPF, Julie Mouris, a affirmé aux juges de la Cour suprême, jeudi, que l’immigration francophone hors Québec devait être prise en compte dans l’affaire, notamment parce qu’elle «pèse différemment en 2026 qu’en 1982».

«Sans un regard vers l’avenir et la réalité sociale au sein des minorités francophones, l’accroissement démocratique de la minorité linguistique francophone serait menacé.»

Interrogée sur le lien entre le développement des communautés francophones à l’extérieur du Québec et la religion, Me Mouris a réaffirmé que la culture doit être définie par la minorité linguistique : «Est-ce que ça pourrait contenir des éléments religieux dans une optique culturelle? Potentiellement. Selon nous, ce concept de la culture devrait être assez souple pour comprendre des éléments mis de l’avant par la minorité.»

FRANCOPHONIE

Du 23 au 26 mars, les juges de la Cour suprême ont entendu les arguments de plus de 60 intervenants dans l’examen de la Loi sur la laïcité de l’État, adoptée par le Québec en 2019.

Cette loi – également appelé Loi 21 – interdit le port de signes religieux à certains fonctionnaires en position d’autorité, comme les enseignants, les policiers ou les juges.

Ces audiences étaient très attendues, car la Loi est hautement controversée. Certains l’accusent notamment de cibler de manière disproportionnée les femmes musulmanes portant le hijab, limitant leur accès à l’emploi et leur liberté de religion.

Plus à propos de la clause : La plupart des plaidoiries se sont davantage concentrées sur la disposition de dérogation – aussi connue comme la «clause dérogatoire» ou la «clause nonobstant» – que sur la question de laïcité en elle-même.

Prévue par l’article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés, cette disposition permet aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux d’adopter des lois qui s’appliquent même si elles contreviennent à certains droits de la Charte.

Le gouvernement du Québec l’a utilisée à titre préventif pour se prémunir contre des recours juridiques, notamment ceux qui invoquent une atteinte à la liberté de la personne.

Côté francophone : Plusieurs intervenants, dont le Commissariat aux langues officielles et la Commission nationale des parents francophones, ont appelé la Cour suprême a examiner l’affaire sous l’angle de l’article 23 de la Charte canadienne, qui permet la gestion et le contrôle de l’éducation aux deux minorités linguistiques du pays.

À lire aussi : Loi sur la laïcité devant la Cour suprême : des propos «scandaleux» sur les francophones

Les critiques se sont accumulées au cours de la semaine envers le président-directeur général d’Air Canada, Michael Rousseau. C

Capture d’écran – Facebook Air Canada

L’incapacité du président-directeur général d’Air Canada, Michael Rousseau, de parler français a encore fait les manchettes.

L’accident : Tard dimanche, un avion d’Air Canada Jazz est entré en collision avec un camion lors de son atterrissage à l’aéroport LaGuardia de New York. Le pilote et le copilote sont décédés, plusieurs passagers ont été blessés.

Lundi, Air Canada a publié une vidéo de son PDG afin de présenter ses condoléances aux familles et de faire le point sur la situation. La colère est rapidement montée dans les commentaires sur les réseaux sociaux en raison de l’absence de français – à l’exception de «bonjour» et «merci» – dans le message de près de 4 minutes. Le pilote était québécois. La vidéo est sous-titrée dans les deux langues officielles.

Pas la première : Rappelons que Michael Rousseau avait fait l’objet de plus de 2000 plaintes au Commissariat aux langues officielles en 2021 pour avoir prononcé un discours uniquement en anglais à Montréal. Il s’était engagé, devant un comité parlementaire, à apprendre le français.

Mardi, le Comité permanent des langues officielles a décidé d’inviter Michael Rousseau à s’expliquer au plus tard le 1er mai.

Appel à démission : Devant cette nouvelle bourde de communication, les appels à la démission de Michael Rousseau se sont multipliés, surtout au Québec.

Le premier ministre du Canada, Mark Carney, n’est pas allé jusqu’à demander son départ, mais s’est dit «tellement déçu» de la vidéo, qui montrait un «manque de jugement et de compassion».

Dans un communiqué envoyé jeudi matin, Michael Rousseau a offert cette explication : «Malgré un grand nombre de leçons au fil des années, je demeure incapable de m’exprimer adéquatement en français. Je m’en excuse sincèrement et tiens à préciser que je poursuis mes efforts pour m’améliorer.»

À lire aussi : Affaire du PDG d’Air Canada, «le perpétuel recommencement»

En 2024, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a annoncé une réduction du nombre de nouveaux permis d’études délivrés aux étudiants étrangers. Mais selon un rapport déposé lundi au Parlement par la vérificatrice générale, Karen Hogan, le nombre d’étudiants étrangers a diminué davantage que prévu.

Attentes trop élevées : IRCC a lancé en 2024 le Programme pilote pour les étudiants dans les communautés francophones en situation minoritaire. Lors de sa première année, 780 demandes ont été reçues, un chiffre inférieur aux prévisions initiales de 2300.

Le rapport indique aussi que la proportion d’étudiants issus de pays d’Afrique francophone est passée de 9,2 % en 2023 à 13,6 % en 2024, avant de redescendre à 8,7 % en septembre 2025.

À lire aussi : Le programme pour les étudiants étrangers francophones est prolongé et bonifié

CANADA

Le Canada a atteint pour la première fois depuis la fin des années 1980 l’objectif de consacrer 2 % de son PIB à la défense; fixé par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Le premier ministre Mark Carney s’en est félicité à Halifax jeudi, tout en affirmant que ce seuil ne sera pas une limite et que les investissements militaires continueront d’augmenter.

Son gouvernement a notamment accéléré les dépenses en ajoutant 9,3 milliards de dollars au budget de la défense, portant le total à plus de 61 milliards.

Trois autres milliards ont été annoncés pour moderniser les infrastructures militaires dans le Canada atlantique (base d’Halifax, drones, installations, logements militaires, etc.).

Plus dans les prochaines années : Le Canada reste parmi les pays qui dépensent le moins pour leur défense. La hausse observée ces derniers mois répond à des pressions d’alliés, notamment les États-Unis, et à un contexte international tendu, avec la guerre en Iran, au Liban et en Palestine, dont les frappes sont menées par Israël et les États-Unis.

De fait, de nouveaux objectifs plus ambitieux émergent : les pays de l’OTAN visent désormais jusqu’à 5 % du PIB.

En conférence de presse lundi, le ministre de la Sécurité publique, Gary Anandasangaree a rappelé que le Programme d’indemnisation pour les armes à feu de style arme d’assaut (PIAFSAA) arrive à la fin de sa phase volontaire au 31 mars, avec plus de 26 000 participants et 51 000 armes déclarées.

Après le 31 octobre, la conformité sera obligatoire. Le ministre a précisé que les forces policières devront appliquer, à terme, la loi.

La secrétaire parlementaire pour la Nature et rescapée de la tuerie de Polytechnique en 1989, Nathalie Provost, a de son côté affirmé que seules les armes de style assaut sont visées et a dénoncé que des municipalités du Québec sont exposées à de la «désinformation», laissant croire que le programme vise les armes de chasse, ce qui les pousse à hésiter, à se retirer et même à refuser de le soutenir.

Le gouvernement encourage l’inscription, rappelant que la majorité des armes de chasse et de sport demeure permise.

Le gouvernement tente d’augmenter la protection du système électoral canadien en interdisant, entre autres, les hypertrucages visant les personnalités politiques et l’ingérence étrangère, tout en protégeant les renseignements personnels.

Plus de «brownies» : Inspiré par un récent scandale au Québec, le fédéral interdit formellement «l’offre ou l’acceptation de pots-de-vin dans l’intention d’influencer un vote» lorsqu’un parti politique élit un nouveau chef.

Plus de bulletins longs : Pour qu’il n’y ait plus de bulletin de vote de plusieurs mètres de long, les électeurs pourront seulement signer un seul acte de candidature et chaque candidat devra avoir un agent officiel distinct.

Amende salée : Les sanctions administratives pécuniaires pour non-respect de la loi passeront de 1500 $ à 25 000 $ pour les particuliers et de 5000 $ à 100 000 $ pour les organismes.

INTERNATIONAL

Jeudi, Elizabeth May, cheffe du Parti vert, et Jenny Kwan, députée du Nouveau Parti démocratique, ont tenu une conférence de presse en soutien au Bateau canadien pour Gaza, qui embarquera au printemps prochain afin tenter de briser le blocus imposé par Israël à la Palestine et d’acheminer de l’aide humanitaire à Gaza.

Mission : Global Sumud Canada et Bateau canadien pour Gaza participeront à une mission internationale via la flottille d’une centaine de bateaux originaires de près de 100 pays réunissant 1000 soignants et des participants de plus de 100 pays.

Un groupe canadien participera à une mission d’une centaine de pays pour briser le blocus d’Israël sur Gaza.

Capture d'écran CPAC

L’ONU a adopté mercredi une résolution non contraignante reconnaissant la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l’humanité.

Le Canada s’est abstenu, comme plusieurs pays européens. L’Argentine, les États-Unis et Israël ont voté contre, invoquant notamment un risque de hiérarchiser les tragédies historiques, tandis que le texte – porté par le Ghana et soutenus par 123 autres pays – appelle à des excuses, des réparations et des mesures de lutte contre le racisme.

Dans son mémoire déposé à la Cour suprême dans le cadre la contestation de la Loi sur la laïcité de l’État du Québec, connue comme la « Loi 21 », l’avocat de Quebec Community Groups Network (QCGN), Julius Grey, a provoqué le courroux du juge en chef de la Cour suprême, Richard Wagner.

Julius Grey a affirmé que la loi 21 imposerait une «uniformité [qui] réduirait significativement la liberté de choix individuelle et désavantagerait de manière disproportionnée les membres anglophones des groupes minoritaires».

En d’autres termes, il sous-entend que la minorité anglophone serait plus diversifiée que la minorité francophone.

Pas le «monopole de la diversité»

«Vous avez fait valoir dans votre mémoire que, pour l’essentiel, la minorité anglophone du Québec est beaucoup plus diversifiée, est extrêmement diversifiée – ce sont les termes que vous utilisez –, plus que la communauté francophone [en situation minoritaire, NDLR]. Je ne suis pas d’accord avec ça. Je trouve ces commentaires presque scandaleux», s’est insurgé Richard Wagner.

Le juge a fait valoir que les enfants qui allaient à l’école francophone à Montréal étaient tout autant issus de la diversité, religieuse et ethnique.

Je ne pense pas que la communauté anglophone au Québec ait le monopole de la diversité.

— Richard Wagner, juge en chef de la Cour suprême du Canada

L’avocat Julius Grey s’est corrigé, affirmant que la législation du Québec – qui définit la culture dans la Charte de la langue française – a un impact négatif sur la communauté anglophone au Québec, non en raison de la «particulière diversité de l’anglais, mais parce que c’est une tradition culturelle différente».

Les provinces pour la clause

L’avocat de QCGN s’exprimait pendant le troisième jour des audiences sur la Loi sur la laïcité de l’État. 

Cette loi québécoise, également appelée «Loi 21», a été adoptée par le Québec en 2019 et interdit à certains employés de l’État exerçant une autorité de porter des signes religieux.

Le gouvernement du Québec a invoqué la clause dérogatoire afin de limiter les contestations judiciaires fondées sur les droits inscrits dans la Charte canadienne des droits et libertés. Cela signifie que, même si la loi 21 était jugée contraire à certaines libertés canadiennes, elle peut continuer de s’appliquer. Une révision législative devra être faite dans cinq ans.

Ce recours à la clause est controversé, car il soulève un débat entre la souveraineté parlementaire et la protection des droits et libertés individuels au Canada.

L’une des plaidoiries attendue ce mercredi était celui du Procureur général du Canada, Guy J.Pratte, qui a davantage abordé l’interprétation de l’article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés sur la clause dérogatoire, plutôt que sur la question de la laïcité de l’État.

Les procureurs des provinces de l’Ontario, du Manitoba, de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan et de l’Alberta ont tous plaidé en faveur de laisser l’utilisation de la clause dérogatoire à la discrétion des provinces. La Charte elle-même met cet outil à leur disposition, a affirmé l’un d’eux.

La Colombie-Britannique s’est démarquée des quatre autres provinces en affirmant que l’invocation de la dérogation n’empêche pas la Cour [suprême] de donner son avis sur une loi.

«La compréhension du public est un facteur important. Ce sont des considérations particulières, uniques. L’exercice d’un « pouvoir discrétionnaire [de la Cour suprême] est préférable à la rigidité, à l’absolue et inflexible règle posée par les procureurs généraux du Québec, de l’Ontario, de l’Alberta et de la Saskatchewan, qui ne laisse aucun champ pour les tribunaux de dire ce qu’est la loi», a fait savoir Trevor Bant, le procureur général de la Colombie-Britannique.

Pour le créateur de AppelezMoiPhil, Phil Rivière, cette mission est profondément personnelle. Ayant grandi sans voir sa propre réalité reflétée en ligne, il a choisi d’occuper cet espace pour les générations suivantes : «J’essaie de donner aux francos du Canada cette représentation que j’aurais tant voulu avoir en étant plus jeune.»

Phil Rivière publie des vidéos sur YouTube depuis l’âge de 10 ans. Il n’a jamais réfléchi à sa langue jusqu’à ce qu’il quitte le Québec à 10 ans. À son arrivée en Ontario, il ne parlait pas du tout anglais. 

Photo : Créaphil

Comme lui, plusieurs créateurs et créatrices ont émergé avec la volonté de combler un manque. C’est le cas du cofondateur du balado Les Francos oublié•e•s, Ahdithya Visweswaran, qui l’a lancé pendant la pandémie avec son ancienne coanimatrice, Janie Moyen. 

Installé à l’époque en Alberta, il raconte qu’il cherchait simplement des occasions de pratiquer le français. Ce projet s’est rapidement transformé en plateforme de discussion pour des voix souvent marginalisées.

De son côté, la créatrice de janelleacadie, Janelle Poirier, souhaite normaliser les accents acadiens sur TikTok : «Je veux qu’ils [les Acadiens] sentent que c’est correct de parler de la façon dont ils parlent.»

Une démarche similaire anime l’instavidéaste Alison, qui utilise la plateforme Twitch sous le pseudonyme alisonator pour faire découvrir le chiac et la culture de sa région.

À lire aussi : L’accent parfait n’existe pas en francophonie

Ahdithya Visweswaran a initialement fait le balado Les Francos oublié•e•s pour participer au concours «Fais ton balado» de Radio-Canada OHdio. 

Photo : Naomi Caufield

Lumière sur les voix minoritaires

Phil Rivière estime que les créateurs et créatrices francophones en milieu minoritaire ont une responsabilité de produire du contenu qui reflète leur vécu. À ses yeux, il s’agit presque d’un devoir.

Ahdithya Visweswaran, lui, souhaitait aller encore plus loin en mettant en lumière «la minorité au sein de la minorité». Son balado aborde notamment les réalités des personnes racisées, immigrantes et issues de la diversité sexuelle dans la francophonie.

Janelle Poirier s’inspire quant à elle de son quotidien, notamment son travail en tant qu’enseignante de français langue seconde. Les différences linguistiques qu’elle observe deviennent souvent le point de départ de ses vidéos.

@janelleacadie Mes pensées d’un random jeudi après-midi #acadie #chiac #français #France #québec ♬ Slow and comical BGM(1083863) - Blanket

Alison, pour sa part, trouve dans la diffusion en continu en direct une manière de créer un espace où la langue française devient un vecteur d’échange et de découverte, en combinant jeux vidéos et discussions.

Janelle Poirier souhaite être perçue comme l’amie de tout le monde, pour que ses abonnés et abonnées se sentent à l’aise de discuter d’accents et d’expressions. 

Photo : Courtoisie

Une francophonie plurielle loin des stéréotypes

Ces créateurs de contenu s’accordent sur un point : la francophonie canadienne ne peut être réduite à une image unique.

Janelle Poirier souligne que les accents minoritaires sont rarement présents dans les médias traditionnels, dominés par le français standard ou québécois.

Beaucoup ignorent encore l’existence de communautés francophones dynamiques à l’extérieur du Québec, remarque de son côté Alison.

Phil Rivière illustre bien cette complexité identitaire. «Québécois de sang, mais Franco-Ontarien par ma culture», dit-il pour résumer son parcours.

L’intervenant parle même d’une «épidémie» d’insécurité linguistique. Selon lui, il faut transformer ce phénomène en fierté, voire en «euphorie linguistique», notamment grâce à la création artistique.

À lire aussi : Le français et l’insécurité linguistique selon Pierre Calvé

Janelle Poirier observe que cette insécurité pousse plusieurs Acadiens et Acadiennes à privilégier l’anglais, par crainte de ne pas parler un «bon français». Elle insiste pourtant sur l’importance de valoriser toutes les formes de la langue.

Alison partage cette vision en défendant le chiac, un dialecte qui suscite parfois des réactions négatives, comme «ah, ce n’est pas du vrai français, tu parles mal», ou «tu mixes bien trop d’anglais avec ça». Dans ses vidéos, elle souligne la richesse culturelle et historique du chiac, tout en expliquant ses particularités linguistiques.

Même constat chez Ahdithya Visweswaran, qui rappelle que le fait d’avoir appris le français comme troisième ou quatrième langue ne diminue en rien sa légitimité.

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les mercredis et samedis

Un exemple du chiac d’Alison

Alison a remarqué que la prononciation du «r» varie en fonction du contexte chez les Acadiens et les Acadiennes du sud-est du Nouveau-Brunswick.

Quand le «r» se trouve devant une voyelle, il est souvent plus roulé, comme dans «trampoline».

Le «r» est plus doux ou moins prononcé quand il se trouve devant une consonne, comme dans «porte» ou «mardi».

@alisonator

Tout le monde a un accent. Le tien vient d'où?

♬ original sound - alisonator

«Parler français en milieu minoritaire, c’est une résistance en soi»

«Internet est très anglonormatif», note Ahdithya Visweswaran.

Janelle Poirier reconnait qu’il peut être tentant d’utiliser l’anglais pour suivre les tendances ou augmenter sa visibilité en ligne. Pourtant, elle indique que plusieurs créateurs et créatrices comme elle choisissent de privilégier leur langue.

Phil Rivière admet avoir volontairement renoncé à une audience plus large pour rester fidèle à son identité linguistique.

Parler français en milieu minoritaire, c’est une résistance en soi

— Phil Rivière

Ce dernier ajoute que créer en français le comble, car il se sent chez lui. «J’ai déjà tenté de créer en anglais plus jeune, mais sans succès. Je ne me sentais pas moi-même et je ne ressentais pas la même satisfaction.»

Pour Alison, le choix du français est évident : son contenu étant centré sur l’accent acadien, passer à l’anglais n’aurait tout simplement pas de sens. Elle y voit aussi une manière d’honorer les luttes historiques pour les droits linguistiques.

Elle insiste aussi sur l’urgence de faire rayonner la culture acadienne. Il ne faut pas éteindre cette communauté déjà minoritaire, au contraire, il faut la faire fleurir et la faire connaitre davantage à travers le monde.

Phil Rivière travaille actuellement sur une série documentaire intitulée Donner sa langue au chat, qui explorera les réalités franco-canadiennes.

Un écho au-delà des frontières

Le Franco-Ontarien raconte qu’il reçoit régulièrement des messages de personnes qui se sentent enfin représentées.

Pour sa part, l’ampleur de la portée de son balado a surpris Ahdithya Visweswaran, qui a suscité des réactions jusqu’en Europe et en Afrique.

Alison reçoit même des messages de France, où des internautes découvrent avec intérêt les particularités de la culture acadienne.

Janelle Poirier remarque de son côté une évolution positive : les commentaires négatifs sur les accents semblent diminuer depuis quelques années, signe d’une plus grande sensibilisation.

Une grande rencontre 

Les Jeux d’hiver de l’Arctique existent depuis 1970 et rassemblent de jeunes athlètes âgés de 12 à 19 ans. 

Les équipes viennent de différentes régions du Nord : le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest, le Nunavut, le Nunavik, le nord de l’Alberta, mais aussi l’Alaska, le Groenland et même la région du Sápmi, dans le nord de l’Europe. Cette année, 8 délégations pour un total d’environ 2000 jeunes y participaient! 

Les athlètes qui montent sur le podium reçoivent des ulus d’or, d’argent ou de bronze. Ces médailles tirent leur nom et leur forme d’un couteau traditionnel inuit.

Voici à quoi ressemble un ulu. 

Photo : lisarisager.dk – CC BY-SA 4.0

Mais ces Jeux ne sont pas seulement une compétition. Ils mettent aussi en valeur les cultures et les traditions du Nord, surtout celles des peuples autochtones. 

«Même si nous venons de territoires ou de pays différents, on partage beaucoup de choses», explique un athlète du Nunavut au journal Le Nunavoix.

Des défis venus du Nord

Aux Jeux, on retrouve des sports connus comme le hockey, la gymnastique, le ski alpin ou le basketball.

Mais on découvre aussi des sports traditionnels de l’Arctique, inspirés de la vie dans le Nord.

Photo : Nelly Guidici – Médias Ténois

C’est le cas, par exemple, du head pull, ou «le tiré de la tête». Dans ce jeu traditionnel inuit, deux athlètes s’allongent face à face avec une ceinture placée autour de leur tête. Ensuite, ils essaient de tirer leur adversaire vers eux. Le gagnant est celui qui réussit à faire avancer son adversaire au-delà d’une ligne tracée au sol ou à lui faire lâcher la ceinture.

Lorsqu’il a été inventé, ce jeu avait pour but de développer la force et la résistance à la douleur. On dit aussi qu’il ressemble à un combat entre deux morses qui se poussent et se tirent avec leurs défenses!

Photo : Thorsten Gohl – Jeux d’hiver de l’Arctique 2026

Et voici le stick pull, un jeu traditionnel déné. Deux participants tiennent un petit bâton recouvert de graisse et doivent essayer de l’arracher des mains de leur adversaire. Ce jeu s’inspire de la pêche sur glace : le bâton glissant rappelle la difficulté d’attraper un poisson par la queue.

Les Jeux d’hiver de l’Arctique se tenaient du 8 au 15 mars. Au classement final, l’Alaska a terminé en tête, suivi du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest.

Et toi, si tu participais aux Jeux de l’Arctique, ce serait dans quel sport?

Sources : Le Nunavoix, Médias Ténois, l’Aurore boréale

Du hockey féminin qui rassemble… en français!

Premier arrêt : les patinoires du Canada! Savais-tu que le hockey féminin est de plus en plus populaire? Oui oui! Et ça se voit même dans les communautés francophones du pays. Du Yukon au Nouveau-Brunswick, de plus en plus de filles francophones chaussent leurs patins!

«Quand j’ai commencé à jouer, je ne parlais pas vraiment en anglais. J’étais l’une des seules francophones de mon équipe», explique Orlina A. Ménard, une Franco-Yukonnaise de 21 ans. Elle ajoute : «Aujourd’hui, on entend de plus en plus de français pendant les matchs. Ça ajoute de la positivité».

Chantal Young est la directrice générale de Sports en français, un organisme qui améliore l’accès à l’activité physique en français au Manitoba. 

Elle observe aussi des changements dans les communautés francophones. «Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’opportunités pour les filles», explique-t-elle. Elle constate aussi qu’il y a de plus en plus de jeunes qui s’identifient aux joueuses et qui vivent leur passion dans leur langue!

Source : Camille Langlade – Francopresse

Ici Radio Renards! 

Photo : Élodie Roy – Médias Ténois

Direction les Territoires du Nord-Ouest, à l’école Allain St-Cyr. Là-bas, des élèves ont lancé un tout nouveau projet : Radio Renards. 

Ce club de radio permet aux jeunes de créer leur propre émission en français. «Tous les jeunes francophones et francophiles sont les bienvenus», explique Solange, une participante, au journal Médias Tenois

Au sein de Radio Renards, chacun a un rôle : animation, technique, entrevues… et tout se fait en français! Certains prennent part au projet pour améliorer leur façon de parler, d’autres leur écriture. 

La première émission parlait de jeux vidéo et de musique francophone. «C’était notre première fois, mais on était vraiment bons!», a affirmé un des animateurs. Et ce n’est que le début : ils rêvent déjà d’inviter des astronautes ou des athlètes!

Source : Élodie Roy – Médias Ténois

3, 2, 1…. Improvisez!  

Photo : Courtoisie

Dernier arrêt : l’Ontario, où l’artiste Chloé Thériault se rendait dans les classes pour donner des formations d’improvisation, aussi appelé «impro»! Partout au Canada, cette pratique permet aux jeunes de s’exprimer en français.

«Redonner vie à la culture de l’impro dans les salles de classe, c’est important», souligne-t-elle. Même si beaucoup de jeunes n’ont jamais joué, l’activité leur apprend à parler français et à enrichir leur vocabulaire. «Quand on joue un match, il y a une pénalité pour les anglicismes. Les élèves doivent trouver leurs idées… mais uniquement en français», précise Chloé.

Source : Camille Langlade – Francopresse

Et toi, si tu pouvais créer ton propre club en français, ce serait quoi?