Le ministre Marc Miller a confirmé à Francopresse que de ne pas faire appel était la «bonne chose à faire».
«Je pense que PCH (Patrimoine canadien/Canadian Heritage, NDLR) reconnait ce que le département doit faire dorénavant. Le juge a noté qu’on faisait un peu mieux», a-t-il fait valoir.
Devant la Cour fédérale cet automne, le Conseil scolaire francophone provincial de Terre-Neuve-et-Labrador a accusé Patrimoine canadien de ne pas avoir respecté ses obligations en matière d’éducation en français. Le Conseil contestait notamment la conclusion d’une entente de financement avec le gouvernement provincial sans avoir consulté la communauté francophone.
Il a soutenu que l’absence de consultations contrevient à la Loi sur les langues officielles et à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés, privant la communauté de ressources adaptées à ses besoins en éducation.
Patrimoine canadien affirmait, pour sa part, que la responsabilité de consulter et de la gestion des fonds relevaient de la province et que son pouvoir de dépenser est demeuré discrétionnaire.
Le juge Guy Régimbald de la Cour fédérale a conclu qu’il était essentiel que les conseils scolaires francophones, dont l’expertise est reconnue et protégée par la Charte, soient consultés localement et de manière effective, avec un préavis suffisant.
Le Conseil argumentait également qu’il n’y a pas de mécanismes clairs de reddition de comptes entre le fédéral et le provincial et que le financement est insuffisant. Le juge a cependant rejeté ces requêtes.
À lire aussi : Patrimoine canadien : le devoir de consultation en éducation confirmé en cour
Devant la décision ministérielle de ne pas porter appelle, le président du Conseil scolaire francophone provincial (CSFP) de Terre-Neuve-et-Labrador, Michael Clair, s’est dit «très heureux de la décision du ministre Miller et de son ministère, laquelle nous donne espoir et fait preuve de bonne volonté» dans un communiqué.
«Nous nous tournons donc vers l’avenir et nous nous attendons à être directement impliqués, en temps utile et en détail, dans le cadre de la mise en œuvre du [Programme des langues officielles en éducation] PLOÉ actuellement en vigueur et dans l’élaboration du prochain PLOÉ», a-t-il ajouté.
Pour rappel, d’autres cas similaires existent dans d’autres provinces, comme en Colombie-Britannique. Le conseil scolaire francophone de cette province avait porté plainte auprès du Commissaire aux langues officielles pour la même absence de consultation de la part du ministère. Le commissaire lui avait donné raison dans un rapport paru fin novembre.
La nouvelle version du générateur d’image de Google, Nano Banana Pro, a fait des vagues lors de la sortie de sa plus récente version, en novembre 2025. À ce moment-là, c’était le générateur d’image le plus performant – et il l’est encore aujourd’hui. Les images sont de meilleure qualité, ont une allure plus réaliste et ont beaucoup moins de défauts faciles à détecter.
Heureusement, c’est aussi le premier générateur d’image qui impose un filigrane invisible : SynthID. Toute image générée par Nano Banana Pro inclut cet identifiant. En demandant au grand modèle de langage (GML) de Google, Gemini, si une image est générée par intelligence artificielle (IA), il vous dira s’il a détecté SynthID dans l’image.
Et SynthID semble, pour l’instant, très difficile à contourner. Des journalistes, des créateurs et créatrices de contenu ainsi que des spécialistes ont mis SynthID à l’épreuve. L’identifiant numérique disparait seulement lorsque l’image est énormément altérée. Habituellement jusqu’à ne plus avoir l’air d’une photo réaliste.
Le filigrane est même détectable lorsque l’on prend une photo avec son téléphone de la photo sur son écran d’ordinateur et qu’on soumet cette capture à Gemini.
Aussi rassurant que puisse être l’inclusion de SynthID par cette entreprise qui a des tentacules dans presque tous les recoins du Web – et ce n’est pas si rassurant que ça – le trou noir de la désinformation et de la perte de confiance sur Internet demeure bien plus massif.
À lire aussi : Bonjour Gemini, au revoir nouvelles sur la francophonie
Cette photo a été produite dans la version gratuite de Nano Banana à partir de cette requête : «Une photo réaliste d’une vieille dame aux cheveux blancs, de dos, accroupis, en train de jardiner, avec des plantes vertes autour d’elle».
En agrandissant et inspectant de plus près, on peut voir que :
L’image a été soumise à Gemini pour vérification. Le marqueur SynthID a bien été détecté.
Que SynthID soit seulement détectable par Gemini est un défaut. Ça nous force à utiliser ce GML – plus polluant et énergivore que le produit original de Google –, ce qui augmente le nombre d’utilisateurs et d’utilisatrices et permet à l’entreprise de justifier l’existence de cette IA. Donc, Google a trouvé une solution à un problème qu’elle a aidé à créer…
Mais ça, c’est seulement si vous le faites. Soyez honnête : si vous êtes en plein milieu d’une séance de défilement morbide (traduction de l’Office québécois de la langue française pour doomscrolling) sur votre réseau social préféré et que vous tombez sur une image qui vous fait douter, allez-vous prendre le temps de vérifier?
Allez-vous prendre le temps de télécharger l’image, d’ouvrir Gemini, d’y mettre la photo et lui demander si c’est de l’IA?
Et si vous le faites et que l’image a été produite par un autre outil, il ne détectera pas de SynthID et vous ne serez pas plus avancé. Vous l’aurez compris, Google reste pour l’instant la seule entreprise à appliquer SynthID.
Au moins, pour l’instant, les autres générateurs d’images n’ont pas rejoint le niveau de réalisme de Nano Banana Pro. Le générateur d’images de ChatGTP est en ce moment la cible de moqueries parce qu’il produit des images de plus en plus jaunâtres. Ce serait un effet pervers de l’avoir entrainé sur sa propre production.
Pour ce qui est des autres outils qui disent pouvoir détecter les fausses images ou vidéo, ou même des textes, aucun n’est suffisamment fiable.
Il est encore possible de découvrir si une image ou une vidéo est réelle ou produite par une machine. Certaines techniques s’apparentent à la détection de fausses nouvelles. Voici quelques éléments sur lesquels se concentrer.
Le Réseau international de journalisme d’investigation propose un guide encore plus complet.
À lire aussi : L’IA générative à l’université : après la «panique totale», l’adaptation
Un chercheur de la Pennsylvanie, John Norcross, s’intéresse depuis longtemps aux résolutions du Nouvel An. Dans une étude réalisée à la fin des années 1980, il a constaté que la proportion de gens qui les tiennent diminue à mesure qu’on s’éloigne du 1er janvier : de 77 % après une semaine à 40 % après 6 mois. Certains sont tout de même capables de tenir le coup deux ans : mais ils ne sont plus que 19 %…
La bonne nouvelle, c’est que cela ne signifie pas que l’effort consistant à prendre des résolutions soit inutile. En 2002, John Norcross a tenté de savoir si cet effort augmentait les chances d’adopter de nouvelles habitudes de vie. Il a ainsi étudié un groupe de personnes qui souhaitaient changer quelque chose dans leur quotidien (maigrir, cesser de fumer, etc.). Un peu plus de la moitié de ses «cobayes» avaient décidé d’agir au Nouvel An alors que les autres n’avaient pas pris d’engagement.
Six mois plus tard, 46 % de ceux qui avaient pris une résolution avaient effectivement modifié un comportement. Cela ne signifie pas qu’ils avaient respecté à la lettre leur résolution, mais c’était tout de même un taux dix fois plus grand que dans l’autre groupe. Le chercheur en avait conclu que les résolutions du Nouvel An, à défaut d’être suivies scrupuleusement, seraient au moins le signe d’une volonté de changer.
Dans l’étude de 2002, 31 % des participants souhaitaient perdre du poids, 15 % voulaient entreprendre un programme d’activité physique et 12 % prévoyaient d’arrêter de fumer.
Ces résolutions sont toujours aussi populaires, près de deux décennies plus tard. En 2020, celles des Canadien et des Canadiennes consistaient en effet à mieux manger, à perdre du poids et à faire plus d’exercice. Les Américains avaient des objectifs très similaires. Cela dit, épargner se retrouvait également en haut de la liste, au Canada et aux États-Unis.
En entrevue à CNN en 2017, le chercheur John Norcross confirmait que de modifier sa consommation ou ses comportements de dépendance était plus difficile. Ainsi, selon un sondage réalisé auprès de Britanniques en 2016, 58 % des gens qui souhaitaient améliorer leurs relations avec leur famille ou leurs amis avaient réussi pendant plus d’un an. Alors qu’en comparaison, seulement 13 % des gens qui avaient tenté d’arrêter de fumer s’abstenaient toujours, un an plus tard. Arrêter de fumer serait en fait la résolution la plus difficile à tenir.
Même si elles ne sont pas aussi difficiles, les résolutions concernant l’alimentation et l’activité physique constituent elles aussi un bon défi. Le sondage de 2016 révélait en effet que seulement 19 % des Britanniques qui avaient entrepris un régime s’y conformaient toujours, l’année suivante.
Une étude réalisée en 2011 en Suède soulignait toutefois que le succès de la perte de poids variait selon l’indice initial de masse corporelle de la personne.
Quant à l’activité physique, seulement 36 % des Britanniques qui avaient décidé d’être plus actifs pour la nouvelle année l’étaient toujours, un an plus tard.
À ce sujet, le Bloomberg CityLab s’était livré en 2019 à une analyse de données compilées par Strava, une application mobile utilisée pour enregistrer par GPS des activités sportives. Ces données indiquaient ainsi que beaucoup d’Américains abandonnaient cette résolution… dès la mi-janvier.
Il est devenu président du Venezuela en 2013. Le pays a ensuite sombré dans la pauvreté. Des experts le qualifient de dictateur.
Dans la nuit du 2 au 3 janvier, l’armée américaine a attaqué le Venezuela. L’opération a fait plusieurs morts. Le président Maduro ainsi que sa femme ont été enlevés et amenés aux États-Unis.
Lundi, à New York, le couple a été accusé de crimes liés au trafic de drogues et à la possession d’armes. Maduro a plaidé non coupable. Il restera emprisonné jusqu’à son procès, en mars.
Après l’attaque, le président américain Donald Trump a annoncé que les États-Unis dirigeront le Venezuela en attendant qu’un autre gouvernement soit élu. La vice-présidente du Venezuela (et grande alliée de Maduro), Delcy Rodriguez, a quand même été désignée comme nouvelle présidente. Donald Trump a menacé de la punir si elle ne coopérait pas avec lui.
Enlever le président d’un autre pays, ce n’est pas seulement spectaculaire. C’est aussi interdit, car ça va à l’encontre du droit international. Il s’agit des règles que les pays doivent respecter. Ça a créé beaucoup d’indignation à travers le monde.
Donald Trump a été clair : il veut contrôler le pétrole du Venezuela. Parce que le pétrole, ça vaut cher. Et que le Venezuela a les plus grandes réserves au monde! Trump a annoncé que le Venezuela enverra jusqu’à 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis.
Ils sont partagés : une partie de la population est soulagée d’être libérée de Maduro. Mais beaucoup s’inquiètent pour leur pays.
Colombie, Iran, Mexique… Donald Trump a énuméré d’autres pays où il pourrait intervenir. Il est particulièrement intéressé par le Groenland. C’est une grande île recouverte de glace qui fait partie du Danemark, un pays européen. Il voudrait l’acheter… ou utiliser son armée. Je te laisse deviner ce qui se cache dans le sol de cette île? Eh oui : des minéraux précieux et… du pétrole.
Une tragédie s’est déroulée en Europe, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier. Un grave incendie s’est déclaré dans un bar de Crans-Montana, en Suisse. Des gens y célébraient le Nouvel An lorsque le feu s’est propagé dans le bâtiment. Ce drame a fait 40 morts et 119 blessés, principalement des adolescents et des jeunes adultes.
Selon les autorités, des feux de Bengale qui ont été soulevés trop près du plafond pourraient avoir causé l’incendie. Le 4 janvier, à Crans-Montana, plusieurs personnes se sont rassemblées pour rendre hommage aux victimes. Elles ont allumé des bougies, déposé des fleurs et chanté des chansons. Le gouvernement a aussi annoncé une journée de deuil national, le 9 janvier, afin de se souvenir des victimes de ce tragique accident.
Dure fin d’année 2025 pour le Parti libéral du Québec (PLQ). Son chef, Pablo Rodriguez, a annoncé sa démission le 18 décembre après une série de scandales. Il était en poste depuis à peine 6 mois. On a appris le 23 décembre que la course à la direction du PLQ sera déclenchée le 12 janvier.
Ce sont les membres du parti qui éliront le nouveau chef le 14 mars. Celui-ci aura beaucoup de travail : les prochaines élections provinciales sont prévues cet automne. Pour l’instant, un seul candidat a confirmé sa participation. Il s’agit de Charles Millard qui s’est présenté contre Pablo Rodriguez en 2025.
La planète Pandora a été une destination de choix pendant les vacances! Le troisième film de la série Avatar occupe la première place des palmarès depuis sa sortie le 19 décembre et a récolté plus de 1 milliard de dollars dans le monde!
Il faudra être patient pour connaitre la suite des aventures de Jake Sully et Naytiri. Avatar 4 doit sortir en 2029 et Avatar 5, en 2031!
Dame nature n’a pas chômé pendant tes vacances! Pendant le temps des Fêtes, plusieurs régions du Québec ont connu de grands froids, avec des températures qui sont parfois descendues sous les -25 degrés Celsius!
À la fin du mois de décembre, la tempête hivernale Ezra a aussi frappé la région des Grands Lacs. Elle a apporté beaucoup de neige et du vent froid. Idéal pour faire des bonhommes de neige… mais il ne faut pas oublier ses mitaines!
Dans les dernières semaines, plusieurs rassemblements familiaux ont été annulés à cause d’invités inattendus. Lesquels? Des virus, comme l’influenza, la Covid ou la gastro! Pendant le temps des Fêtes, plusieurs personnes sont tombées malades en même temps.
Résultat : dans plusieurs régions du Québec et du Canada, les urgences sont très occupées et ont de la difficulté à répondre à tous les patients. On conseille aux gens de ne pas se présenter à l’urgence pour des symptômes normaux de grippe, gastro ou autre.
Toi, as-tu suivi l’actualité pendant tes vacances? Si oui, quelle nouvelle a capté ton attention?
Dans sa lettre de mandat, lors de la formation de son gouvernement, Mark Carney a demandé à ses ministres d’«attirer les plus grands talents du monde pour bâtir notre économie tout en ramenant nos taux globaux d’immigration à des niveaux viables».
Toutefois, le gouvernement n’accorde plus de visas de démarrage d’entreprises depuis le 19 décembre 2025. Les demandes déjà reçues seront toutefois traitées normalement.
L’une des raisons fournies : le délai pour obtenir ce visa tournait autour de 10 ans. L’autre motif serait un «mauvais usage» du programme, selon une porte-parole du ministère Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) qui a répondu par courriel au journal anglophone Globe and Mail.
Mark Carney a pourtant multiplié les visites à l’international – Émirats arabes unis, Singapour, Inde et Royaume-Uni – afin de faciliter des partenariats pour les entrepreneurs, notamment ceux qui sont spécialisés dans le secteur de l’énergie et de l’intelligence artificielle.
Le premier ministre Mark Carney veut attirer les talents mondiaux par le biais d’une stratégie ciblée lancée le 6 novembre 2025.
En outre, le 6 novembre 2025, le premier ministre lançait une Stratégie d’attraction des talents internationaux et du plan d’action connexe, pour que «le Canada soit une destination de choix pour les talents internationaux». L’annonce rappelait que le Budget 2025 propose «un investissement de 1,7 milliard de dollars pour recruter plus de 1000 chercheurs de calibre mondial, attirer des étudiants au doctorat et boursiers de recherches postdoctorales et aider les universités à recruter à l’étranger».
Au moment de la publication, IRCC n’avait pas répondu aux questions de Francopresse à propos d’un programme de remplacement qui permettrait plus de contrôle pour limiter les abus.
Le visa, instauré en 2013, a accepté 1444 entrepreneurs étrangers sur 1848 demandes de résidences permanentes entre 2015 et octobre 2020, selon les chiffres publiés par IRCC.
Pour les résidences temporaires sous ce type de visa et sur la même période, uniquement 25 personnes sur 33 demandes traitées ont été acceptées.
Le ministre Marc Miller a annoncé une enveloppe fédérale de 8,5 millions de dollars au Nunavut pour l’enseignement en français. Cet argent découle du Plan d’action pour les langues officielles de 2023.
Lundi, le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, Marc Miller, a annoncé la signature de l’Entente Canada–Nunavut relative à l’enseignement en français en langue primaire et en langue seconde, pour les années 2024-2025 à 2027-2028.
Le gouvernement fédéral consacre 8,5 millions de dollars au territoire, qui devrait fournir environ le même montant. Cette entente bilatérale découle du Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde.
Un retardataire : Seul Terre-Neuve-et-Labrador n’a pas encore signé d’entente similaire. Le conseil scolaire francophone de cette province a remporté une semi-victoire en décembre dernier face à Patrimoine canadien dans le domaine de l’éducation en français.
Jeudi, Patrimoine canadien a annoncé l’octroi de 70 000 $ à la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse. Le montant appuiera l’établissement d’un nouveau Centre de services à la francophonie, où 15 organismes pourront y avoir des bureaux d’ici quelques années.
L’ex-ministre des Finances de Justin Trudeau et députée de University–Rosedale, à Toronto en Ontario, a été nommée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, comme conseillère en développement économique.
Mercredi soir, elle a affirmé sur X qu’elle quittera son poste au Parlement dès ce 9 janvier.
Ce fut un immense honneur de servir mes électeurs et tous les Canadiens au Parlement depuis 2013.
— Chrystia Freeland (@cafreeland) January 7, 2026
L’automne dernier, j’ai quitté mes fonctions ministérielles et j'ai annoncé que je ne me présentera pas aux prochaines élections et que je vais assumer de nouvelles responsabilités…
Chrystia Freeland ne sera plus députée pour la circonscription torontoise de University–Rosedale dès ce 9 janvier. Elle a été nommée conseillère du développement économique bénévole de l’Ukraine. Une élection partielle devra être lancée d’ici six mois.
Demande de départ rapide : Lundi, son départ a fait réagir l’opposition, notamment à travers les commentaires du porte-parole responsable de l’éthique et du gouvernement responsable, Michael Barrett.
Ce dernier a affirmé sur X cette semaine qu’il est «très préoccupant» que Chrystia Freeland accepte ce poste, notamment en raison de son accès à des informations sensibles en tant qu’ancienne ministre.
Mais cette dernière a fait savoir – toujours par réseau social interposé – qu’elle avait «consulté le commissaire à l’éthique tout au long et […] suivi ses conseils».
Le président Donald Trump s’est attiré les critiques internationales après son opération militaire au Venezuela, la transition effectuée après sa capture de Maduro et sa prise de possession des plateformes pétrolières du pays. Plusieurs experts ont qualifié cette intervention de «violation du droit international».
La Nation crie de Sturgeon Lake, en Alberta, poursuit le gouvernement provincial en justice concernant un possible référendum sur l’indépendance albertaine sans le consentement des Premières Nations.
Le chef de la Nation en question, Sheldon Sunshine, a expliqué à Radio-Canada que la province ne respecte pas les droits des Autochtones et elle a modifié les règles électorales via un projet de loi qui retirait une grande partie d’indépendance d’Élections Alberta.
Changements électoraux contestés : Gordon McClure, le directeur de l’agence électorale, avait dénoncé dans une lettre «une érosion de la séparation des pouvoirs», notamment parce qu’une partie des pouvoirs du directeur des élections seraient transférés au ministre de la Justice.
En décembre, la province avait toutefois validé ces règles.
Le groupe Alberta Prosperity Project doit récolter 178 000 signatures avant le mois de mai pour sa question qui a été approuvé par l’agence électorale de l’Alberta en décembre : «Êtes-vous d’accord pour que la province de l’Alberta cesse de faire partie du Canada pour devenir un État indépendant?»
Le 3 janvier, l’armée américaine a frappé le Venezuela dans une opération militaire et a capturé son président, Nicolas Maduro, et sa femme, à Caracas, la capitale.
Le président vénézuélien a ensuite été transféré aux États-Unis pour être jugé à New York. Il fait notamment face à des accusations de narcoterrorisme. Mercredi, il a plaidé non coupable des accusations américaines de «narcotrafic».
Washington a ensuite affirmé vouloir superviser la transition politique au Venezuela et exercer un contrôle sur son secteur pétrolier. Jeudi, le président américain Donald Trump a affirmé que cette transition pouvait prendre «des années».
L’intervention a provoqué des critiques partout dans le monde pour violation du droit international et de la souveraineté vénézuélienne. L’intervention militaire a fait une centaine de morts et autant de blessés.
Réactions canadiennes : Mark Carney a réagi avec prudence sur X, en rappelant que le Canada condamnait depuis 2018 le régime de Maduro, «ses graves atteintes à la paix et à la sécurité internationales, ses violations flagrantes et systématiques des droits de la personne et sa corruption» depuis sa victoire que le premier ministre qualifie de «fraude électorale».
Il a toutefois enjoint tacitement les États-Unis «à respecter le droit international», en soutenant «le droit souverain du peuple vénézuélien de décider et de bâtir son propre avenir dans une société pacifique et démocratique».
Pierre Poilievre a, de son côté, «félicité Donald Trump pour sa capture de Maduro. La mainmise des États-Unis sur le pétrole vénézuélien signifie que chaque baril de pétrole acheté au Venezuela serait «un baril en moins en provenance du Canada», écrit-il dans une lettre adressée au premier ministre Carney.
Il lui demande en outre d’accélérer la construction d’un pipeline sur la côte ouest-canadienne.
Dans la foulée de l’opération militaire à Caracas, le Donald Trump a menacé d’annexer le Groenland, un territoire autonome appartenant au Danemark, pour des raisons de «sécurité nationale». Les États-Unis y ont des bases militaires.
Réaction canadienne : Mark Carney a rencontré la première ministre danoise, Mette Frederiksen, cette semaine, lors d’un sommet à Paris (voir ci-après). Le Canada et des pays européens ont réaffirmé que l’avenir du Groenland doit être décidé uniquement par le peuple groenlandais et le Danemark.
Jeudi, la Maison-Blanche a fait savoir que le président américain n’excluait pas «d’acheter» le Groenland.
Mardi, le Canada a cosigné, avec plus de 30 pays alliés réunis à Paris, une déclaration visant à garantir la sécurité de l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu ou accord de paix avec la Russie.
Cette «Coalition des volontaires» s’engage à soutenir l’Ukraine, notamment par une coopération militaire, des garanties de sécurité et possiblement le déploiement d’une force multinationale après la fin des combats.
Le gouvernement canadien n’exclut pas une participation militaire, mais aucun envoi de troupes n’a encore été décidé pour l’instant.
Le professeur basé à Montréal a publié sa proposition sur le site Options politiques. Il y présente l’idée que puisque la loi 101 a pu protéger le français à moyen terme au Québec, une mesure tout aussi drastique est nécessaire pour la survie du français dans d’autres régions du Canada.
En entrevue avec Francopresse, il explique avoir voulu «essayer de trouver une solution à ce que l’on constate depuis maintenant je ne sais plus combien de décennies : que les gens qui utilisent le français à la maison dans la francophonie hors Québec continue à baisser».
Pour Mario Polèse, la tâche est de taille et des mesures draconiennes doivent être envisagées. «L’anglais est devenu tellement omniprésent, c’est vraiment de se battre contre une langue dont le pouvoir d’attraction est presque illimité.»
À lire aussi : La francophonie minoritaire en perte de vitesse
La Charte de la langue française – souvent nommé loi 101 en référence au projet de loi qui l’a créé – a été introduite par le gouvernement du Québec en 1977. Elle faisait du français la langue officielle de l’État et des tribunaux.
Dans son texte, Mario Polèse rappelle qu’elle a été adoptée alors que les démographes prédisaient le déclin du français dans la province. La baisse de la natalité et les familles immigrantes qui inscrivaient leurs enfants à l’école anglaise étant identifiés comme principaux facteurs.
La loi limitait l’accès à l’éducation en anglais aux enfants de parents qui avaient fréquenté l’école en anglais au Québec. Un jugement de la Cour suprême changera cette limite au Canada en 1982. Les immigrants et les francophones ont alors perdu le droit d’inscrire leurs enfants dans les écoles de langue anglaise.
Mario Polèse pose la question : «Si c’est légal au Québec, pourquoi ce ne serait pas légal à Hearst ou à Moncton?»
Dans son exposé, Marie Polèse reconnait que l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés – qui garantit le droit à l’éducation dans la langue de la minorité – était une mesure essentielle, mais limitée par son époque.
«Ce serait tellement, tellement plus facile au Canada si l’autre langue n’était pas l’anglais. Si l’autre langue était l’allemand, l’italien ou le portugais, nous n’en serions pas là. C’est encore plus vrai serait encore plus vrai qu’il y a 30 ans. Avec Internet et tout ça, l’anglais est devenu tellement omniprésent», illustre Mario Polèse.
Il considère cependant que cet article est devenu, «par un cruel paradoxe que ses auteurs ne pouvaient prévoir, un instrument d’assimilation linguistique» en n’obligeant pas les francophones, incluant les familles immigrantes, à inscrire leurs enfants dans les écoles de langue française.
Selon Statistique Canada, environ un tiers des francophones du Canada inscrivent leurs enfants dans les écoles de langue anglaise. «Ce qui n’est pas négligeable. Ça me semble assez clair, c’est mathématique, ce n’est pas mystérieux», lance Mario Polèse.
Ce qui manque principalement, à ses yeux, c’est une volonté politique, aussi bien au niveau fédéral que dans les provinces et territoires.
Le professeur émérite de l’école d’études politiques de l’Université d’Ottawa, François Rocher, voit plusieurs autres obstacles à la mise en application d’une telle mesure. «D’abord, une modification à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés exigerait l’approbation de sept provinces représentant cinquante pour cent de la population canadienne. Cela est plus qu’improbable», dit-il.
Ensuite, cerner qui exactement doit obligatoirement inscrire ses enfants à l’école française serait complexe. Particulièrement dans les unions mixtes.
À lire aussi : Le commissaire aux langues officielles cible l’éducation et l’immigration
En théorie, l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés donne seulement le droit aux «individu[s] ayant la citoyenneté canadienne» d’inscrire leurs enfants à l’éducation en français. Les enfants de familles immigrantes nouvellement arrivées sont explicitement exclus, mais l’article ouvre également la porte à l’autorisation de leur admission par les provinces et les territoires.
Mario Polèse reconnait les bonnes intentions derrière les modifications à la Loi sur les langues officielles adoptées en 2023. Il craint en revanche qu’elles n’aillent pas assez loin.
Il ne croit pas que l’augmentation de l’immigration francophone sera à elle seule suffisante pour augmenter le poids démographique des francophones, et ce, même si on atteint bel et bien les cibles les plus ambitieuses.
De son point de vue, l’attrait de l’anglais est tout aussi fort pour les jeunes issus de l’immigration. Si un tiers des familles francophones inscrivent leurs enfants dans les écoles anglaises et si les jeunes sont si attirés par l’anglais, «pourquoi les immigrants se comporteraient différemment? Pourquoi seraient-ils plus résistants à l’anglicisation?».
Il est trop tôt pour affirmer que la nouvelle Loi sur les langues officielles n’atteindra pas ses objectifs, avance de son côté le professeur de droit de l’Université d’Ottawa, François Larocque.
«Commençons par atteindre les cibles super ambitieuses. Appliquons la Loi et allons chercher les ayants droit qui ne sont présentement pas dans les écoles de langue française […] par l’incitation, la construction d’écoles alléchantes où un parent va vouloir inscrire son enfant.»
À lire aussi : Immigration francophone et poids démographique, une «approche simpliste»
Lisez notre infolettre
les mercredis et samedis
Dans sa réflexion, Mario Polèse met de l’avant un autre élément de la loi 101 : le français comme langue commune dans les régions où les francophones sont assez nombreux.
Le concept des régions à forte présence francophone (RFPF) introduit dans la Loi sur les langues officielles de 2023 est une occasion manquée selon lui. Le commissaire aux langues officielles aura de nouveaux pouvoirs pour faire respecter le droit des fonctionnaires fédéraux de travailler dans la langue de leur choix. Mais ce droit place le français et l’anglais sur un pied d’égalité, il ne donne pas un avantage à la langue plus «faible».
Dans son texte, le professeur émérite de l’INRS avance que le français devrait être imposé «sur le lieu de travail, dans l’affichage, dans des RFPF choisies» pour que la langue devienne la langue d’usage.
«Une forte présence française ne suffit pas pour assurer la survie de la langue. Il faut une forte majorité française», écrit-il.
Notons que le concept des RFPF n’a pas encore été encadré ou défini dans un règlement par le gouvernement fédéral. Aucune région n’a encore été désignée comme ayant une forte présence francophone.
François Rocher apporte aussi une nuance : la portée d’une telle mesure serait limitée, puisque la Loi s’applique seulement aux fonctionnaires fédéraux et à certaines entreprises de compétence fédérale. «Cela ne contribuerait que très marginalement à contrer les tendances lourdes notées par le professeur Polèse.»
Le français fait partie de l’identité de Divine Lobè Manga.
Divine Lobè Manga confie que sa résolution pour la nouvelle année est de renforcer sa capacité à s’exprimer en français, particulièrement à l’écrit et à l’oral. «Continuer à utiliser le français est une façon de préserver la diversité culturelle du Canada. C’est un défi, mais aussi une fierté», affirme la résidente des Territoires du Nord-Ouest d’origine camerounaise.
Sara Lipo, résidente de l’Ontario, a aussi le but d’apprendre davantage le français comme résolution de 2026. À ses yeux, le français est un véritable moyen de se comprendre et de se connecter à autrui.
Elle soutient que l’apprentissage du français lui a permis de trouver sa voix et de proposer aux autres une occasion de s’ouvrir à ses idées. Pour elle, cette résolution est une quête de soi : «Continuer à apprendre le français, c’est continuer à trouver et à affirmer ma voix».
À lire aussi : Le français : langue économique ou culturelle?
Diannika Barker souhaite plus de programmes de français pour les immigrants et les immigrantes, proposés par les bibliothèques par exemple.
Pour d’autres, la motivation est ancrée dans des réalités académiques ou professionnelles. Tran Du Ngoc Nguyen, une récente diplômée vietnamienne en éducation au Manitoba, révèle son intention d’accroitre ses compétences en français pour l’année à venir.
Elle veut continuer d’apprendre le français afin de pouvoir enseigner dans un programme d’immersion française. Ayant appris un peu de français durant son enfance au Vietnam, elle ressent aujourd’hui le besoin de se rapprocher des langues officielles de son pays d’adoption. «Je veux en apprendre davantage sur le Canada, la culture, les gens et la langue.»
Cette soif de compréhension culturelle est également présente chez Diannika Barker, originaire de la Barbade et installée en Alberta depuis 2021. Sa principale motivation est de pouvoir s’exprimer oralement et de comprendre les autres francophones.
Sara Lipo observe que vivre dans une région majoritairement anglophone rend les occasions de parler français plus rares, mais elle soutient que «c’est justement ce qui le rend [parler cette langue] précieux».
Sara Lipo relate que ce qui n’était au départ qu’un cours obligatoire de français en cinquième année s’est transformé en une passion dévorante pour cette langue.
La faible exposition quotidienne à la langue demeure quand même un des principaux obstacles à l’apprentissage, dit-elle. Il faut rechercher activement les occasions de parler en français pour y remédier.
Diannika Barker est d’accord avec Sara Lipo sur ce besoin : il peut être difficile de découvrir et d’accéder aux espaces francophones, surtout quand on est seul. Elle précise : «L’un des plus grands défis est de pouvoir pratiquer l’expression et la compréhension orale, surtout parce que je vis en Alberta et que je ne suis pas vraiment entourée de francophones».
Tran Du Ngoc Nguyen partage aussi ce sentiment. Elle explique que sa famille et ses amis parlent principalement le vietnamien ou l’anglais. «Je n’ai pas de partenaire ou d’amis avec qui pratiquer.»
À lire aussi : L’identité francophone est-elle plus qu’une langue parlée?
Diannika Barker suggère de trouver de l’aide professionnelle et de ne pas s’autoformer en français.
À l’opposé, Tran Du Ngoc Nguyen encourage une méthode plus informelle, compte tenu du manque de temps. Elle apprend le français par le biais d’une application, en écoutant des vidéos sur YouTube ou en captant la radio pendant ses trajets en voiture, explique-t-elle. Ces méthodes lui permettent d’habituer son oreille à l’accent français et au vocabulaire.
Elle encourage aussi la persévérance : «Ils m’ont dit de simplement continuer à essayer de parler plus en français… la pratique rend meilleur», et de ne pas craindre de commettre des erreurs ou des fautes de grammaire.
Diannika Barker suggère aux apprenants et aux apprenantes d’intégrer la langue dans leur routine quotidienne : elle dit que 20 minutes par jour suffisent pour progresser. Selon elle, étudier le français plusieurs fois par semaine est plus efficace qu’étudier de manière sporadique.
À lire aussi : L’anglais comme langue première : où s’arrête la francophonie? (Chronique)