FRANCOPHONIE
- Défense : perte nette de 107 unités où le français peut être utilisé au travail
Depuis l’entrée en vigueur d’une nouvelle directive linguistique en janvier 2025, le ministère de la Défense nationale a modifié le statut linguistique de 348 unités du ministère et des Forces armées canadiennes.
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Au total, 203 unités sont passées du bilinguisme à un statut unilingue, dont 174 anglophones et 29 francophones, tandis que 145 unités sont devenues bilingues.
Recul pour le français : Le bilan représente une perte nette de 107 unités où le français est une langue de travail, alors que 49 unités supplémentaires ont ajouté l’anglais.
Le ministère explique ces changements par des difficultés à respecter les obligations linguistiques dans certaines régions unilingues et pour s’aligner sur les mêmes régions linguistiques que le reste de la fonction publique fédérale.
La directive est toutefois critiquée par des groupes francophones et des partis d’opposition, qui craignent un recul du français au sein des Forces. Une pétition sur le sujet a été lancée mercredi.
Le ministre de la Défense, David McGuinty, a ordonné un examen et une révision de la directive, sans toutefois la suspendre pour l’instant. Des plaintes ont aussi été déposées auprès du Commissariat aux langues officielles.
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Deux rapports d’Alto issus des consultations avec la population, dont un avec les communautés autochtones ont été publiés à l’avantage du projet de TGV entre Québec et Toronto.
CANADA
- Résultats partiels des consultations sur le TGV
Dans une mise à jour sur les retombées économiques publié jeudi, Alto défend la pertinence du projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Toronto, malgré son cout estimé entre 60 et 90 milliards de dollars.
Les avantages selon Alto : Selon l’analyse de la firme, un TGV couterait au maximum 20 % de plus qu’un train à grande fréquence, mais génèrerait des retombées économiques et sociales supérieures, jusqu’à une hausse de 24,5 milliards du PIB, des économies de temps de transport et une réduction des accidents et des émissions de CO2.
Avec un bassin de 15 millions d’habitants, Alto estime que le corridor pourrait attirer jusqu’à 17 millions de passagers par an dès les premières années, puis jusqu’à 24 millions en 2055. L’entreprise prévoit une rentabilité sur les 40 premières années d’exploitation.
Projections provisoires : un plan d’affaires plus précis, fondé sur des données actualisées, doit être présenté en 2027. Le gouvernement fédéral maintient pour l’instant son appui au projet.
- Une entente énergétique entre Québec et Terre-Neuve-et-Labrador
L’entente-cadre conclue entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador prévoit le développement des projets hydroélectriques de Churchill Falls et la construction de Gull Island, avec des investissements d’Hydro-Québec qui pourraient atteindre 70 milliards de dollars.
À la fois le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador obtiendraient davantage d’électricité quand dans la première version de l’entente.
Entente de principe : Ottawa prévoit un investissement d’environ 10 milliards de dollars. Pour l’instant, l’accord est une entente de principe. Des consultations avec les communautés autochtones et plusieurs modalités doivent être réglées avant une ratification prévue au plus tard en mars 2027.
À Terre-Neuve-et-Labrador, le premier ministre Tony Wakeham, qui avait fait rouvrir les négociations après avoir rejeté l’entente de 2024, présente le nouvel accord comme une amélioration majeure pour sa province.
Les emplacements des projets de Churchill Falls et Gull Island incluent dans la nouvelle entente de collaboration pour la production d’électricité entre le Québec et Terre-Neuve-et-Labrador.
ÉCONOMIE
- Pas de tarifs, mais une entente encore floue
Mardi, le président des États-Unis, Donald Trump, a finalement repoussé de trois jours la vague de tarifs douaniers qu’il prévoyait appliquer sur une gamme de produits canadiens le 19 aout.
Toutefois, à l’heure d’écrire ces lignes, les premières ministres du Québec et du Nouveau-Brunswick ont affirmé ne pas encore connaitre les détails de l’entente conclue entre le Canada et les États-Unis pour éviter ces tarifs.
Pour la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, la question de remettre l’alcool américain n’est envisageable que si tous les tarifs sur l’aluminium, le bois d’œuvre et les véhicules électriques canadiens sont définitivement levés.
Le gouvernement fédéral n’a pour l’instant pas encore présenté les détails de l’entente.
INTERNATIONAL
- Le Canada condamne les velléités d’expansion d’Israël
Le Canada rejoint l’Allemagne, la France, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas et le Royaume-Uni dans une déclaration publiée le 20 aout pour condamner le projet israélien de coloniser la Cisjordanie via le projet immobilier, «E1».
«Inacceptable» : « La décision du gouvernement d’Israël de lancer des appels d’offres pour la construction du projet de colonisation E1 est inacceptable. La communauté internationale s’oppose depuis longtemps à cette expansion des colonies et a exprimé ses vives préoccupations à cet égard en privé comme en public. Le projet E1 compromettra les perspectives d’une solution à deux États en creusant un fossé au cœur de la Cisjordanie et en portant atteinte à la contigüité territoriale des territoires palestiniens.»
La déclaration rappelle que le droit international a qualifié les colonies israéliennes en Cisjordanie «d’illégales», et reconnu que la «grave instabilité en Cisjordanie […] caractérisée par des niveaux de violence sans précédent de la part des colons à l’encontre des civils et par de sévères restrictions pesant sur l’économie palestinienne» rend ce projet de colonisation d’autant plus «préoccupant».
