Marie-Ange Ayotte-Boulet a célébré son 105e anniversaire le 25 mars dernier. Lorsque La Liberté lui a rendu visite au Manoir de la Cathédrale, l’ancienne enseignante, l’esprit toujours bien vigoureux, n’a pas hésité à énoncer son principe pour mener une vie heureuse et comblée : « Il faut suivre sa vocation. Enseigner, pour moi, c’était plus qu’un métier. J’ai été appelée à être institutrice. J’ai toujours su ce que je voulais faire de ma vie. Je suis née pour enseigner. »
Cette conviction, Marie-Ange Ayotte-Boulet (née Marion), la démontrait dès un bas âge, lorsqu’elle encourageait ses petits frères Maurice, André et Roméo, à mémoriser leurs prières. « Je les aidais à apprendre leurs leçons, lorsqu’ils étaient à l’école. Pourquoi? Parce que ça me venait tout naturellement. J’ai toujours aimé apprendre. Tout m’intéresse, mais j’aime tout particulièrement l’histoire. J’ai toujours voulu constater et comprendre le progrès humain. J’en ai vu des changements avec le temps. Et ils m’intéressent encore. Je lis La Liberté du début à la fin, même si j’ai besoin d’une loupe. »
Daniel Bahuaud
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