«Maman…» Deux syllabes, deux phonèmes, le mot français le plus facile à prononcer, le premier appel parlé d’un jeune enfant à sa mère. C’est comme une seconde naissance : celle du bébé d’abord puis celle du francophone. Ce mot, c’est la jeune pousse fragile qui sort de terre après les semailles. En milieu fertile, elle trouvera le soleil et grandira sans césure pour devenir un beau tournesol. Dans le cas contraire, elle cherchera en vain la lumière.
Heidi Rathjen, diplômée de Polytechnique et coordonnatrice de PolySeSouvient
Nathalie Provost, diplômée de Polytechnique, survivante et porte-parole de PolySeSouvient
Deux visions de la Francophonie se côtoient. L’une évoque l’avenir d’un Québec en évolution à côté des minorités en perdition. L’autre croit toujours en la force d’un français épanoui partout au Canada.
Le « Printemps érable », les « carrés rouges », ça vous rappelle quelque chose ? C’était en 2012, inoubliable printemps de grèves étudiantes contre la hausse des frais de scolarité. Je me souviens d’avoir été portée par une immense espérance devant ces milliers de jeunes défilant dans les rues du Québec, impressionnée par le discours et la manière de faire de leurs porte-paroles. À l’instar de beaucoup de citoyens de tous âges, j’ai arboré le carré rouge des étudiants. Leur mobilisation m’a redonné confiance en l’avenir.
Commencer une nouvelle chronique qui paraitra dans plusieurs médias est un peu énervant. On se demande quel style adopter, un ton enjoué ou « deadpan » sérieux, une accumulation de faits ou plutôt une analyse mêlée d’opinions? On se questionne aussi sur le sujet. Quelle question intéressera des lecteurs de partout au pays? Peut-on trouver un angle national à la hausse d’impôts fonciers à Saskatoon ou la réfection des routes à Sudbury? L’élection de gouvernements conservateurs purs et durs au Nouveau-Brunswick et en Ontario pourrait-elle avoir une incidence sur les Franco-Manitobains? Voilà des questions que je tenterai de démêler dans les prochains mois.
Nous lui devons la vie, nos saisons, le beau surnom de Louis XIV et même les aurores polaires. Merci ô grande étoile. Laisse-nous graviter encore un peu près de toi pour profiter de ta superbe. Soleil, ce n’est pas pour le tube de Lara Fabian et ces quelques brûlures chaque été que nous ne cesserons de t’aimer.