le Dimanche 8 novembre 2026
le Dimanche 8 novembre 2026 7:00 Jeunesse - As de l'info

La mystérieuse Patente : Une société secrète au Canada!

Pourquoi faire confiance à Francopresse.
  Photo : Patrick Hawlik – Unsplash
Photo : Patrick Hawlik – Unsplash

AS DE L’INFO – Psst! Savais-tu qu’une société top secrète a déjà existé au Canada? Avec ses mots de passe et ses noms codés, on aurait presque dit le scénario d’un film d’espionnage! Pourtant, l’Ordre de Jacques-Cartier a bel et bien existé. Agent secret, à ton poste : aujourd’hui, je t’en révèle tous les secrets!

La mystérieuse Patente : Une société secrète au Canada!
00:00 00:00

Une organisation née d’une injustice

Tout commence en 1926, à Ottawa. À cette époque, les Canadiens français font face à plusieurs injustices. Par exemple, les francophones ont rarement accès aux postes importants au sein du gouvernement fédéral. De plus, les écoles en français sont menacées dans certaines provinces anglophones.

Trois hommes décident alors de passer à l’action : le curé François-Xavier Barrette, l’ingénieur Albert Ménard et Émile Lavoie, qui travaillait au gouvernement. Leur idée? Rassembler en secret des Canadiens français pour défendre les intérêts de leur communauté.

Les armoiries de l’Ordre de Jacques-Cartier. 

Image : Domaine public

L’organisation prend rapidement de l’ampleur. Elle rassemble des milliers de Canadiens français, dont plusieurs occupent des postes importants dans les entreprises, les écoles et le gouvernement. 

Ils se trouvent au Québec, en Ontario, au Nouveau-Brunswick et dans l’Ouest canadien. À son moment le plus important, l’ordre compte environ 10 000 membres!

Ceux-ci veulent garder leurs activités secrètes pour éviter que leurs adversaires nuisent à leurs projets. Pour ne pas éveiller les soupçons, ils utilisent des noms de code. Par exemple, lors de discussions en public, la société secrète est surnommée «la Patente».

Des changements dans l’ombre

Mais la Patente ne fait pas que discuter. Ses membres tentent de changer les choses au Canada. 

Et ils ont réussi! Au Nouveau-Brunswick, par exemple, la mystérieuse organisation a contribué en 1960 à faire élire Louis Robichaud, le premier premier ministre acadien de la province. 

Il était lui-même membre de la Patente, tout comme les six francophones de son cabinet. L’organisation a aussi contribué à faire ouvrir des écoles secondaires francophones au pays, à donner une plus grande place au français chez Bell Canada et à choisir la ville de Montréal pour accueillir l’Expo 67!

100 ans d’histoire à découvrir

La Patente n’existe plus aujourd’hui. Après 40 ans d’activités, ses membres ne s’entendaient plus sur la direction à prendre.

Le 22 octobre 2026 marquait le 100e anniversaire de la fondation de l’organisation. Pour souligner l’occasion, plusieurs initiatives permettent de découvrir son histoire.

Le documentaire L’Ordre secret, réalisé par Phil Comeau, raconte les recherches du cinéaste pour comprendre le rôle joué par son propre père dans l’organisation.

«J’espère que les jeunes vont voir le film, pour qu’ils comprennent que ce qu’ils ont aujourd’hui, il ne faut pas qu’ils le prennent pour acquis. Ce sont leur père, leur grand-père, leurs cousins et leurs oncles qui ont travaillé très fort dans l’ombre», a confié le réalisateur acadien au journal Le Voyageur en 2022. 

À Ottawa, le Muséoparc Vanier présente aussi une exposition consacrée à la Patente. Les visiteurs peuvent y découvrir les codes, les rituels et les secrets de cette mystérieuse organisation. L’exposition y sera présentée jusqu’au printemps 2028.

Et toi, si tu pouvais créer une société secrète pour défendre une cause qui te tient à cœur, quelle serait sa mission?

Type: Actualités

Actualités: Contenu fondé sur des faits, soit observés et vérifiés de première main par le ou la journaliste, soit rapportés et vérifiés par des sources bien informées.

Déclaration sur les sources et la méthode:

Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par un/une journaliste sans l’aide d’outils de l’intelligence artificielle.

Données de parution:

Montréal

Clémence Tessier

Journaliste jeunesse

Adresse électronique: