Une loi créée pour contrôler
La Loi sur les Indiens a été adoptée en 1876 par le Parlement canadien. À cette époque, le gouvernement canadien voulait contrôler davantage les peuples autochtones et leurs territoires. Mais, bien qu’ils étaient les principaux concernés par cette loi, ces peuples n’ont pas été consultés.
«Le but de la Loi sur les Indiens était de faire entrer les peuples autochtones dans la société canadienne, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul groupe de citoyens», explique Alexandre Bacon.
Cette loi imposait de nombreuses règles injustes. Elle a servi à créer les réserves, où plusieurs communautés ont été forcées de vivre.
La loi limitait aussi l’accès à certains services. Par exemple, les Autochtones n’avaient pas le droit d’aller dans des hôpitaux réservés aux autres citoyens canadiens.
Certains autochtones perdaient aussi leur statut si elles allaient à l’université ou achetaient une terre à l’extérieur de leur communauté.
La Loi sur les Indiens a aussi contribué au système des pensionnats autochtones. Des milliers d’enfants ont été forcés de quitter leur famille pour aller dans ces écoles, souvent loin de chez eux.
«L’idée était de couper la transmission. Qu’on ne puisse plus avoir la présence de nos parents pour nous transmettre la langue, nous transmettre la culture», précise Alexandre Bacon.
Une loi encore en vigueur
Heureusement, certaines parties de la loi ont changé avec le temps. Mais elle existe toujours aujourd’hui.
Selon Alexandre Bacon, cela a encore des conséquences concrètes sur la vie des Autochtones au Canada. Par exemple, le gouvernement fédéral garde beaucoup de pouvoir sur plusieurs décisions touchant les communautés.
«Si je fais un testament, je dois en envoyer une copie au gouvernement fédéral. Et la loi prévoit que le gouvernement peut modifier mon testament, s’il le souhaite. Même après ma mort», raconte-t-il. Ce n’est pas le cas pour les allochtones, les citoyens non-autochtones.
Et pour l’avenir?
Plusieurs personnes pensent que la Loi sur les Indiens ne correspond plus à la réalité d’aujourd’hui. Déjà, tu dois avoir remarqué qu’on n’utilise plus le mot «Indien» pour parler des peuples autochtones. Mais pour Alexandre Bacon, il faudrait changer bien plus que le nom de cette loi.
«Si on change le nom sans changer le contenu, c’est encore la même réalité», dit-il.
Selon lui, il faudrait plutôt remplacer cette loi par une nouvelle, écrite en collaboration avec les Premières Nations, pour mieux reconnaître leurs droits et leur donner plus de pouvoir sur leurs territoires et leurs décisions.
Et toi, qu’est-ce que tu aimerais voir dans une nouvelle loi pour mieux respecter les peuples autochtones?
