le Samedi 7 novembre 2026
le Samedi 7 novembre 2026 6:00 Sciences et environnement

Dites adieu aux calottes glaciaires et aux glaciers

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Le glacier Athabasca, en Alberta.  — Photo : Steffen Wienberg – Unsplash
Le glacier Athabasca, en Alberta.
Photo : Steffen Wienberg – Unsplash

ASP – On tient pour acquis que les glaciers et les calottes glaciaires vont continuer de fondre à mesure que la température va continuer de s’élever. Mais récupèreront-ils si on inverse la tendance?

Dites adieu aux calottes glaciaires et aux glaciers
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Pas avant plusieurs siècles, répondent deux rapports sur «l’état de la cryosphère» signés par 80 scientifiques, sous l’égide du Programme des Nations unies pour l’environnement, et publiés le 2 novembre. Le mot cryosphère désigne l’ensemble des régions de la Terre recouvertes de neige et de glace, incluant la glace marine et le sol gelé en permanence, ou pergélisol. 

Les chercheurs ont jonglé avec différents scénarios, dans le but d’estimer les impacts du réchauffement sur ce système de notre planète que l’on sait être fragile — puisqu’il est impossible de protéger un bloc de glace quand la température augmente — mais dont on ignore tout de la capacité de récupération à (très) long terme.  

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Le problème est en effet qu’il faut faire des estimations se mesurant en siècles, voire en millénaires. Mais on peut au moins être sûr d’une chose, lit-on dans le rapport : une fois dépassé le seuil du 1,5 degré Celsius d’augmentation par rapport à la moyenne d’avant la Révolution industrielle, il faut oublier le «mythe tenace» selon lequel la situation serait «gérable» avec une réduction rapide des émissions de gaz à effet de serre. Les pertes seront plutôt irrémédiables, parce que la fonte d’un glacier se fait lentement, sur la base de décennies d’années plus chaudes que la normale. 

D’ores et déjà, les pertes sont mesurables : des milliers de glaciers seront pratiquement disparus ou en voie de disparition dans la prochaine décennie. La Suisse, à elle seule, a perdu 20 % de sa couverture glaciaire en cinq ans. On rappelle aussi que les calottes glaciaires couvrant l’Antarctique et le Groenland semblent fondre jusqu’à six fois plus vite depuis les années 2010 que dans les années 1990. Et ce, alors que la hausse des températures depuis un siècle n’est «que» de 1,3 ou 1,4 degré. 

Si la tendance se maintient, même avec les politiques actuelles de réduction de gaz à effet de serre, cette hausse dépassera les 2 degrés avant l’an 2100. Or, pour donner une base de comparaison, les auteurs estiment que les glaciers ne préserveraient, dans les siècles à venir, que 70 % de leur volume actuel, même si le réchauffement était, dans un proche futur, ramené à 0,8 degré.

Les conséquences sont elles aussi mesurables : avec la fonte des glaces vient une élévation du niveau des océans, mais aussi une fonte du pergélisol qui libère des quantités inquiétantes de méthane, un gaz à effet de serre. Avec des fontes trop rapides, peuvent aussi survenir des catastrophes humanitaires, comme celle du Népal, le 26 aout 2026.

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Type: Actualités

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Montréal