Il est minuit quinze. Le son timide du « criard » d’une locomotive résonne, un son lugubre qui résonne à l’infini sur les collines environnantes. Les rails ne sont qu’à 20 mètres de notre B&B, des rails d’un chemin de fer en décrépitude, un chemin de fer avec une bien triste histoire.
La locomotive passe à vitesse de pas d’homme. Il est timide ce train, il est honteux même. De grands cylindres noirs battent la marche, suivis de wagons plateformes vides servant à transporter du bois en ballots ou des produits finis venant d’usines locales épargnées.
« Nous [Acadiens] ne sommes pas en situation minoritaire, nous faisons plutôt partie d’une dualité linguistique chez nous », estime Elaine Thimot qui prend sa retraite après plus de 13 ans à la direction générale de la Société acadienne de Clare (SAC). « Nous ne sommes pas minoritaires et nous voulons devenir égaux avec nos concitoyens dans la province et au pays. »
Directrice générale de la SAC depuis 2004, elle prend sa retraite le 31 octobre. Elle a su diriger de nombreux projets visant la préservation de la langue et de la culture acadiennes dans sa région natale. Elle est remplacée par Natalie Robichaud le 6 novembre.
La capitale de la Roumanie, Bucarest, accueille ces 1er et 2 novembre une conférence de femmes d’affaires de toute la francophonie, dont six Franco-Ontariennes.
Il s’agit de : Anne Vinet d’AirStart, ex-présidente du Club canadien de Toronto ; Léonie Tchatat de La Passerelle à Toronto ; Julia Deans de Futurpreneur Canada à Toronto ; Nathalie Grenier de la Société économique de l’Ontario (le nouveau nom du RDÉE-Ontario) à Ottawa ; Mireille Morin de la Distillerie Rheault de Hearst ; et Zoé Arsenault de Superior Kinesiology à Thunder Bay.
Elles rejoignent près de 450 représentant(e)s de la société civile et de gouvernements membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont l’Ontario, membre-observateur depuis l’an dernier et pour laquelle la ministre des Affaires francophones Marie-France Lalonde est « sherpa ».
La menace croissante d’une attaque nucléaire de la Corée du Nord a mené Washington, l’été dernier, à vérifier l’état de ses 40 intercepteurs de missiles balistiques en Alaska. Des pressions ont ensuite été faites pour en ajouter davantage, soulevant en septembre des craintes au Comité de la défense nationale des Communes, reprises en octobre au Yukon dans un édito de L’Aurore boréale.
« À bien considérer l’effervescence en cours chez notre plus proche voisin, nous autres Yukonnais, agréablement lotis au cœur de notre silencieuse taïga canadienne, aurions peut-être tort de nous croire ainsi à mille lieues des conséquences d’une passe d’armes américano-coréenne. »
Le gouvernement du Yukon vient de signer une entente de 30 mois avec Tel-Aide Outaouais, un organisme établi dans le sud-ouest du Québec qui offre un service d’écoute téléphonique gratuit, anonyme et confidentiel aux francophones qui ont besoin de soutien affectif. Cette entente permet désormais à la population francophone du Yukon d’avoir accès à un service téléphonique d’écoute en tout temps. Il s’agit d’une première au territoire.
Treize jeunes cinéastes francophones avaient 8 minutes pour dévoiler le territoire qu’ils habitent dans le cadre de la 2e édition de la Course des régions pancanadienne.
Depuis quelques années, dans les cercles francophones des milieux minoritaires, les pédagogues mettent de l’avant un nouveau concept pour contrer l’assimilation vers l’anglais : la construction identitaire. Derrière ce concept, nous retrouvons l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF), un intervenant important dans la protection de la langue et de la culture francophones au pays.
Un nouveau groupe de défense d’intérêts appelé « En voiture le nord de l’Ontario » a lancé le mois passé une campagne pour rétablir le train passager Northlander et pour améliorer les services de transports interurbains dans la région.
Le Réseau des cégeps et collèges francophones du Canada (RCCFC) a tenu à Charlottetown sa 23e rencontre annuelle, les 12 et 13 octobre derniers. La présidente sortante, Brigitte Bourdages, a expliqué en entrevue que le Réseau avait pour mandat d’appuyer les quelque 50 cégeps (au Québec) et collèges francophones ailleurs au Canada ainsi que quelques facultés universitaires qui sont membres de l’organisme.