FRANCOPHONIE
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Égalité réelle du français et de l’anglais au Canada : la facture est moins lourde que prévu
Le Bureau de la directrice parlementaire du budget (BDPB) a affirmé lundi dans un rapport que les couts de la Loi visant l’égalité réelle entre les langues officielles du Canada seront bien moindres que les 230 millions de dollars prévus par le gouvernement fédéral dans son Résumé de l’étude d’impact de la règlementation.
La directrice parlementaire du budget, Annette Ryan, et son équipe ont affirmé dans un rapport que les langues officielles couteront 148 millions de dollars de moins que la facture totale de 230 millions de $ initialement prévus par le gouvernement fédéral pour les entreprises privées sous juridiction fédérale.
148 millions de moins pour les entreprises privées : Cette facture allégée concerne principalement la Loi sur l’usage du français au sein des entreprises privées de compétence fédérale (LUFEP), prévue par la Loi sur les langues officielles modernisée de 2023.
Le cout d’application de la LUFEP serait de 50,2 millions de dollars pour le fédéral et de 81,9 millions pour le privé, soit environ 148 millions de moins que l’estimation du gouvernement.
La LUFEP n’est pas encore en vigueur, mais le rapport du BDPB suppose qu’elle s’appliquerait dès le 1er avril 2027 et serait effective avant tout au Québec, puis, deux ans plus tard, dans les régions à forte présence francophone.
Ces régions sont : tout le Nouveau-Brunswick, des parties de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario, de Winnipeg au Manitoba et d’Edmonton en Alberta.
La formation linguistique représente l’essentiel du cout d’application, dont 41,6 millions dans les régions hors Québec.
Total de 78 millions : Avec la Loi sur les langues officielles, entrée en vigueur en juin 2023, le fédéral dépenserait environ 78 millions sur cinq ans, de 2027 à 2032.
Pour l’application de la Loi, le rapport ne présente pas d’écart de dépenses avec le budget prévu par le gouvernement, mais rappelle que d’ici à 2028, elle couterait encore 27,5 millions au fédéral, montant issu du Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028.
Cette loi comprend aussi un règlement obligeant les institutions fédérales à favoriser l’égalité des langues, ainsi que des sanctions pouvant atteindre 50 000 $ pour Air Canada, VIA Rail, Marine Atlantique et 21 administrations aéroportuaires. Ces sanctions n’ont pas été chiffrées par le rapport.
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Un tiers des francophones hors Québec jugent difficile d’obtenir des soins en français
Statistique Canada a publié mercredi deux nouveaux rapports sur l’accès aux soins de santé dans la langue minoritaire, fondé sur une enquête de 2022.
Hors Québec, 66 % des adultes francophones jugent important de recevoir des soins en français. Parmi eux, 33 % estiment qu’il serait difficile, très difficile ou impossible d’y avoir accès dans leur communauté. De plus, 39 % reçoivent rarement ou jamais de tels services – contre 22 % chez les anglophones du Québec.
Près de 49 % demandent rarement ou jamais des services en français, surtout parce que 57 % croient que les professionnels ne parlent pas le français. Parfois même, 40 % pensent que les services ne sont pas offerts activement en français.
L’accès est perçu comme plus facile dans le nord et le sud-est du Nouveau-Brunswick et dans le sud-est de l’Ontario, et plus difficile à Toronto et dans les provinces de l’Ouest (excepté au Manitoba).
À lire aussi : Données linguistiques en santé : un portrait toujours aussi fragmenté au Canada
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Une formation fédérale sur l’IA… écrite par l’IA
Selon des informations révélées par Le Devoir vendredi dernier, Ottawa a versé 13 millions de dollars à l’Alberta Machine Intelligence Institute (AMII) pour créer trois formations en ligne sur l’IA. Une première partie destinée aux étudiants a été mise en ligne le 21 septembre.
Selon le logiciel Pangram, des passages entiers auraient été générés à 100 % par IA, et ni l’AMII ni le ministère n’ont précisé le rôle de l’IA dans la création de la formation. Des experts québécois dénoncent ce manque de transparence ainsi qu’un biais «pro-adoption» et notent que la formation ignore les initiatives en français au Québec.
Version française bâclée : Traduction automatisée, vidéo uniquement en anglais, liens externes anglophones, la version française de la formation laissait aussi à désirer. Des vidéos doublées ont été publiées après les révélations du Devoir, ce qui était déjà prévu selon l’AMII.
L’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, s’est montré de nouveau provocateur cette semaine en affirmant que les États-Unis «surveillent» les responsables canadiens qui pourraient faire des commentaires concernant les élections de mi-mandat américaines.
CANADA
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Washington surveille le Canada pour déceler une ingérence électorale
L’ambassadeur des États-Unis au Canada, Pete Hoekstra, affirme que Washington «surveille de près» la classe politique canadienne pour détecter toute ingérence électorale avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.
Il a évoqué la publicité de l’Ontario de 2025 (des extraits d’un discours de Reagan contre les droits de douane), qui avait poussé Donald Trump à rompre les négociations commerciales.
Il a aussi cité des propos de la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, qui aurait évoqué des droits de rétorsion ciblant des États politiquement sensibles, et de Justin Trudeau, qui avait critiqué l’administration Trump.
La ministre Joly réplique que le Canada ne fera jamais d’ingérence et qu’elle se concentre sur l’attraction d’investissements américains.
Pete Hoekstra prévient que les États-Unis réagiraient en cas d’ingérence. Le premier ministre Mark Carney a suspendu les négociations commerciales en cours en aout.
