FrancSavoir a fait sa rentrée le 10 septembre. Lancée il y a cinq ans, la plateforme de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada propose chaque année une série de conférences et d’activités en ligne d’une heure et demie.
Le but : permettre aux utilisateurs et utilisatrices d’apprendre, de socialiser en français, de participer à des activités physiques ou encore de suivre leurs démarches administratives.
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La bonne idée au bon moment
Ateliers culinaires, yoga sur chaise, révolution hongroise, IA, philosophie, voyager en solo au féminin : il y en a pour tous les gouts. La plateforme compte aujourd’hui près de 1600 personnes abonnées et propose chaque année une soixantaine de rendez-vous virtuels.
Véronique Legault observe que le thème préféré des utilisateurs et utilisateurs de FrancSavoir reste l’Histoire.
FrancSavoir a été pensée avant la COVID-19. «On voulait avoir une plateforme où les ainés partout au Canada pouvaient participer à une activité communautaire ou culturelle en français en ligne», résume la responsable de la plateforme, Véronique Legault.
Puis la pandémie a permis à l’initiative de prendre son envol. «On a vu qu’il y avait un grand besoin à ce moment-là de rester connecté, de continuer à participer à une activité communautaire en français.»
Chaque saison apporte son lot de nouveauté. L’an passé, les membres ont pu participer à un «trivia sur la francophonie canadienne». «Ça permet aux gens de participer, pas juste d’écouter une conférence», remarque la responsable.
Avant le lancement de chaque activité, les participants et participantes ont le temps de discuter entre eux.
Véronique Legault observe que la plateforme est particulièrement populaire l’hiver. «La température ne permet pas aux gens de sortir, alors les gens peuvent rester connectés via le virtuel.»
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«On devient une petite famille»
Ce qu’Ina Amirault apprécie tout d’abord dans FrancSavoir, c’est sa facilité d’utilisation : «Ce n’est pas compliqué; on met son nom pour s’enregistrer, puis on reçoit des rappels par courriel et on a seulement besoin d’appuyer sur les liens. Et on peut faire tout ça de la maison.»
Cela fait plusieurs années qu’Ina Amirault est membre de FrancSavoir.
«On apprend des choses, mais on n’a pas besoin de se déplacer», résume-t-elle.
Après avoir vécu 30 ans à Halifax, elle habite désormais dans un petit village rural dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, Pubnico. La plateforme lui permet de rencontrer d’autres francophones de partout au pays.
«On devient une petite famille de personnes avec des intérêts semblables et on voit les mêmes personnes à chaque session.»
«Des fois, les gens vont partager leur vécu. Si on parle de la guerre, quelqu’un peut dire : “Chez nous on a fait ci, on a fait ça”», poursuit la soixantenaire.
Elle affectionne également le fait que les sessions soient variées, non obligatoires et gratuites.
«J’aime les présentations sur des voyages, sur le Costa Rica, sur la Nouvelle-Orléans; des endroits qu’on pourra aller visiter un jour ou peut-être qu’on a déjà visités», sourit la retraitée.
