Antoine Tine est arrivé à Kapuskasing en aout 2015, en pleine nuit. « J’avais hâte de voir la ville », se souvient-il. « Quand je me suis réveillé, je suis tout de suite sorti. » Il a été franchement déçu.
Deux autres étudiantes sénégalaises qui venaient d’arriver à la résidence de l’Université de Hearst étaient assises dehors. Ils ont attendu ensemble une demi-heure sans succès. « Chez nous, tout le monde est dehors, les gens viennent te voir, essaient de te connaitre. » À Kapuskasing, pas une âme dehors malgré le soleil. Il s’est demandé sur quelle planète il était atterri.
Trois ans plus tard, Antoine Tine habite toujours dans le nord de l’Ontario et ponctue ses phrases de « comme » et de « là » prononcés « lo ». Lui qui vient de Dakar, une région de 3,6 millions d’habitants, habite maintenant à Hearst « J’aime les petites communautés : tout le monde se connait, j’ai aimé ça. On vit avec ce qu’on a et j’aime ça », dit-il.
Lire l’article complet sur le site du journal Le Voyageur.

Andréanne Joly
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