Le ministre provincial de l’Emploi et du Développement rural de Terre-Neuve-et-Labrador, Lin Paddock, souhaite attirer des immigrants francophones qualifiés dans les secteurs de la santé, de l’enseignement et des garderies.
C’est depuis St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, que le gouvernement fédéral a annoncé un investissement d’environ 1,2 million de dollars pour trois nouveaux projets qui découlent du Programme d’appui à l’immigration francophone. Ce dernier fait partie du Plan d’action pour les Langues officielles de 2023-2028.
À Terre-Neuve-et-Labrador, il s’agit de recruter des immigrants francophones qualifiés surtout dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la petite enfance, ainsi que «des métiers spécialisés, comme les géologues», a fait valoir le ministre provincial de l’Emploi, de la Croissance et du Développement rural, Lin Paddock, en conférence de presse le 29 septembre.
La province continuera également de cibler des pays francophones comme la France, la Belgique, la Tunisie et le Maroc.
Pour faciliter et accélérer le recrutement, un nouveau site de collecte biométrique ouvrira en janvier 2027 à Happy Valley-Goose Bay, pour compléter les dossiers d’immigration et éviter que les résidents et les résidentes du Labrador ne se déplacent à St. John’s.
La part du soutien fédéral s’élève ici à 350 000 $ pour que les francophones de cette province trouvent à la fois du travail et des services dans leur langue afin de s’établir.
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En Saskatchewan, le marché du travail cartographié
Dans le même esprit, le projet du Conseil économique et coopératif de la Saskatchewan vise à accroitre l’immigration francophone tout en arrimant les besoins du marché du travail local aux talents internationaux.
Les secteurs visés dans la province sont l’agriculture, les soins de santé, les mines, l’énergie, les technologies et l’hôtellerie.
Le Conseil prévoit la création d’une plateforme de cartographie interactive, l’organisation de missions en personne et virtuelles, de l’accompagnement pour l’équivalence des diplômes et les examens de certification professionnelle, ainsi que la tenue d’ateliers de transition culturelle.
En Ontario, de la publicité pour régionaliser l’immigration
Le projet diffère un peu en Ontario, avec «Osez le Nord». Cette nouvelle campagne de promotion, développée par le Carrefour francophone de Sudbury, vise à attirer les immigrants francophones qualifiés dans des secteurs jugés prioritaires, notamment dans les régions rurales.
Le Programme d’appui à l’immigration francophone du gouvernement du Canada avait annoncé en 2025 un financement de 909 000 $ au total sur 3 ans pour appuyer ce projet.
Reconnaissance des compétences
Interrogée sur la reconnaissance des compétences des personnes immigrantes et des Canadiens entre les provinces pour combler des secteurs-clés tels que la santé, l’éducation ou la construction, la ministre fédérale d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), Lena Metledge Diab, a indiqué que le gouvernement travaille avec les provinces pour briser les barrières structurelles, tout en utilisant des fonds du ministère du Travail pour soutenir ce processus.
À l’heure d’écrire ces lignes, le ministère d’Emploi et développement social Canada (EDSC) n’avait pas répondu sur les fonds alloués pour faciliter la reconnaissance des diplômes.
Cibles en immigration francophone
La ministre Metledge Diab devrait dévoiler cet automne le plan annuel des niveaux d’immigration, qui indiquera si le Canada a atteint sa cible en immigration francophone et si le gouvernement compte la rehausser.
La plateforme électorale libérale de Mark Carney visait 12 % d’immigration francophone en dehors du Québec d’ici 2029. Pour l’instant, les chiffres d’IRCC indiquent que le cette proportion se situe à près de 9 %.
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