Tout d’abord, c’est quoi une charrue?
Une charrue, c’est une machine agricole tirée par un tracteur. Elle sert surtout à retourner et à préparer la terre avant qu’on y plante des graines.
Chaque charrue ancienne possède une ou plusieurs pièces courbées appelées «versoirs». Ce sont eux qui entrent dans la terre et la retournent.
Un record inusité
L’idée de battre un record Guinness vient de François Latour. Lui-même fermier, il souhaitait ainsi rendre hommage aux agriculteurs de Saint-Albert, une région de l’Est de l’Ontario où l’agriculture occupe une grande place.
«Travailler la terre, on le fait depuis des années, chez moi. C’est une tradition qui m’a donné envie de créer ce grand rassemblement», explique-t-il.
L’objectif était de battre un ancien record qui avait été établi au Manitoba, en 2010. À ce moment-là, des tracteurs avaient tiré 66 charrues.
Pour accomplir cet exploit, les organisateurs ont assemblé des dizaines de vieilles charrues. Elles étaient reliées par une longue poutre métallique de près de 100 mètres. En tout, on retrouvait 83 charrues.
Le 22 août, devant 3000 personnes, quatre tracteurs les ont ensuite tirés, pour les faire avancer. Et ils ont réussi!
François Latour a rassemblé 83 vieilles charrues pour établir un record.
Cinq ans de travail
Au total, les charrues ont été tirées pendant environ 11 minutes. Mais derrière ces quelques minutes se cachent des centaines d’heures de travail. François Latour et son équipe préparaient leur projet depuis longtemps.
«Ça fait cinq ans qu’on travaille là-dessus», précise-t-il.
Son équipe était composée de bénévoles et de personnes qui connaissaient bien l’agriculture ancienne et ce genre de charrues. Ensemble, ils ont imaginé et construit l’immense machine.
Et devine quoi! Ce n’était pas le premier record Guinness de François Latour!
«Jamais deux sans trois! C’est mon troisième record. Les deux précédents étaient avec des moulins à vent», se souvient-il. Impressionnant, non?
Mais ce qui rend l’agriculteur particulièrement fier, c’est d’avoir réussi à rassembler des gens de partout.
«On avait des anglophones, des francophones, des Québécois, des Ontariens… Au final, tout le monde parlait le même langage : celui de l’agriculture! On tirait tous dans la même direction, avec le même but», lance François Latour.
Et toi, si tu pouvais battre un record Guinness, lequel choisirais-tu?
