Selon le rapport, le Comité sénatorial permanent des transports et des communications souhaite que CBC/Radio-Canada évalue son impartialité et son équilibre dans sa couverture de reportage et ses émissions, grâce à des experts externes.
Certains témoins entendus par le comité dans le cadre d’une étude sur les services locaux de CBC/Radio-Canada ont estimé que le radiodiffuseur public présente un biais idéologique ou partisan, notamment en faveur de perspectives libérales, ce qui soulève des préoccupations quant à son impartialité.
Plusieurs intervenants ont recommandé des évaluations indépendantes et régulières de son contenu journalistique, ainsi qu’un renforcement de la couverture locale.
Comme le souligne Richard Stursberg, ancien vice-président principal des services anglais de CBC/Radio-Canada, il serait souhaitable de réaliser périodiquement des analyses afin de «s’assurer que la couverture de CBC/Radio-Canada est – comme cela devrait être le cas – juste et exacte».
Érosion de la confiance
Le rapport rappelle que de son côté, la société d’État a rejeté les accusations de partialité et affirme respecter des normes journalistiques fondées sur la diversité des points de vue et une couverture équitable.
Cette recommandation a été faite dans un contexte où la confiance des Canadiens et des Canadiennes envers les nouvelles – et plus spécifiquement envers CBC/Radio-Canada – a diminué au cours de la dernière décennie.
En 2025, 62 % des Canadiens anglophones jugeaient les services de CBC News dignes de confiance, contre 76 % en 2018. Du côté francophone, 71 % estimaient qu’ICI RDI était digne de confiance en 2025, soit 14 points de pourcentage de moins qu’en 2018.
En 7 ans, la confiance des francophones dans la couverture de ICI RDI a diminué de 14 points de pourcentage.
Malgré cette baisse de confiance, la majorité des témoins considèrent toujours l’information du diffuseur public comme fiable et essentielle dans un contexte de désinformation croissante.
Parmi les solutions proposées figure notamment un renforcement de la présence locale pour mieux refléter la diversité des réalités canadiennes.
Les sénateurs suggèrent de modifier la Loi sur la radiodiffusion afin de préciser que CBC/Radio-Canada reflète les réalités, les besoins et les préoccupations des collectivités et des publics locaux partout au pays.
Ils préconisent aussi «un financement stable et prévisible à long terme» pour la société d’État, afin de soutenir et de renforcer sa programmation locale.
Obligations sur les langues officielles
Dans leur document, les sénateurs touchent aussi aux langues officielles et recommandentpour CBC/Radio-Canada s’assure que «ses investissements dans la production télévisuelle des communautés de langues officielles en situation minoritaire respectent clairement et de manière équitable le principe d’égalité réelle», conformément àobligations législatives.
Le rapport rappelle aussi l’importance accordée par les Canadiens et les Canadiennes aux nouvelles locales. Les communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) les considèrent notamment comme une source de leur épanouissement et de leur développement.
Étant donné que CBC/Radio-Canada a pour mandat de couvrir davantage les régions et les plus petites localités, il faut que cela soit accompagné d’un financement adéquat, selon certains témoins.
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