La nouvelle commissaire aux langues officicelles, Kelly Burke.
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Les priorités de la nouvelle commissaire aux langues officielles
Kelly Burke se fixe trois priorités : veiller à ce que les institutions fédérales respectent la Loi sur les langues officielles (LLO), écouter les besoins des communautés de langue officielle minoritaires sur le terrain et suivre le développement des règlements qui encadreront plusieurs aspects de la Loi.
Parmi ceux-ci : les sanctions administratives pécuniaires que pourra imposer la commissaire aux entreprises de transport qui enfreignent la LLO. Il y a aussi le développement de mesures positives dans les ententes entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires.
Appuyées par la députée du NPD Leah Gazan, des femmes autochtones ont rappelé les obligations d’Ottawa de respecter les 231 appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.
CANADA
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Des femmes autochtones demandent le renouvèlement de leur financement
Mercredi, des femmes autochtones représentant des familles de filles et de femmes disparues ou assassinées ont déploré l’absence de renouvèlement du financement fédéral qui soutient les services que leurs organismes fournissent. Hilda Anderson-Pyrz, présidente du Cercle national des familles et des survivantes, demande un financement «stable et équitable» pour ces organismes.
Engagements non respectés : «Mark Carney semble à l’aise avec le fait que des femmes autochtones viennent supplier pour du financement», a déploré Leah Gazan, députée du Nouveau Parti démocratique (NPD) de Winnipeg–Centre, au Manitoba.
«Son gouvernement fournit 0 $ pour les femmes autochtones, […] mais a promis 13 milliards de dollars en dépenses militaires» a-t-elle fustigé.
Les représentantes des organisations ont demandé que le gouvernement fédéral applique son «obligation légale» de respecter les 231 appels à la justice de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, en reprochant à Ottawa de manquer à ses engagements.
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Les libéraux à un siège de la majorité
La députée conservatrice de la circonscription ontarienne de Sarnia–Lambton–Bkejwanong, Marilyn Gladu, a rejoint les rangs du Parti libéral du Canada. Avec 171 élus à la Chambre des communes, il n’est plus qu’à un siège de la majorité.
Élections cruciales : Les élections partielles du 13 avril prochain pourraient permettre à Mark Carney d’obtenir un gouvernement majoritaire.
Celles-ci ont lieu à Terrebonne (Québec), à University–Rosedale et à Scarborough-Sud-Ouest. Ces deux dernières circonscriptions se situent dans la banlieue de Toronto et sont considérées comme des bastions libéraux.
En cette période cruciale pour l’avenir de notre pays, des Canadiens dotés d’une grande diversité d’expériences et de points de vue s’unissent pour bâtir un Canada fort. J’ai l’honneur d’accueillir aujourd’hui Marilyn Gladu en tant que nouvelle membre de ce gouvernement et de… pic.twitter.com/T9x6RwSBX7
— Mark Carney (@MarkJCarney) April 8, 2026
«En janvier, Marilyn Gladu a affirmé qu’un député qui change de camp devrait laisser le dernier mot aux électeurs lors d’une élection partielle. Je suis d’accord avec elle. […] Ils ont choisi les conservateurs, pas le gouvernement libéral couteux qu’elle vient de rejoindre. Elle devrait respecter sa parole et se soumettre au verdict des électeurs», a déclaré sur le réseau social X le chef conservateur, Pierre Poilievre.
Mark Carney tente d’obtenir une majorité libérale couteuse avec des ententes en coulisses, malgré le refus des électeurs.
— Pierre Poilievre (@PierrePoilievre) April 8, 2026
En janvier, Marilyn Gladu a affirmé qu’un député qui change de camp devrait laisser le dernier mot aux électeurs lors d’une élection partielle. Je suis…
Dans un communiqué de presse, le NPD a rappelé que Marilyn Gladu s’est positionnée à plusieurs reprises contre l’avortement, une «preuve» que «Mark Carney est un conservateur et qu’il y a maintenant deux partis conservateurs à la Chambre des communes».
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Concrétisation du budget fédéral 2025 sur le logement
Le Budget 2025 du Canada a créé le «Fonds pour bâtir des collectivités fortes», à hauteur de 51 milliards de dollars, afin d’accélérer la construction d’infrastructures essentielles comme les hôpitaux, les routes et le traitement des eaux usées.
Trois volets structurent ce Fonds : un volet provincial et territorial de 17,2 milliards de dollars pour des infrastructures clés en collaboration avec les provinces, un volet de prestation directe de 6 milliards de dollars pour des projets majeurs et climatiques, et un volet communautaire de 27,8 milliards de dollars pour les infrastructures locales, comme des routes, des ponts et des centres communautaires.
Premiers projets : Un premier projet a été annoncé par le premier ministre mardi. Il s’agit d’un centre communautaire de 64 millions de dollars à Brampton, en Ontario.
Douze autres annonces de ce type doivent suivre un peu partout au pays et couteront 300 millions de dollars (prévus dans le budget 2025).
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INTERNATIONAL
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Carney invite Trump à faire preuve de plus de retenue
Sur sa plateforme Truth Social, mardi matin, le président Donald Trump a menacé de détruire «une civilisation entière» si l’Iran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial.
Il n’a finalement pas mis sa menace à exécution après que l’Iran et les États-Unis ont accepté un accord de cessez-le-feu de deux semaines.
Inquiétude de la classe politique canadienne : De passage à Brampton, en banlieue de Toronto, mardi, le premier ministre Mark Carney a rappelé que le droit international interdit de cibler des civils ou des infrastructures civiles et a appelé à la prudence, soulignant un «décalage» fréquent entre les déclarations publiques de Donald Trump et ses décisions.
Le NPD et le Bloc québécois ont condamné les propos du président des États-Unis et demandé au gouvernement canadien de rappeler l’ambassadeur américain pour exprimer leur opposition à toute menace contre des civils iraniens.
ENTRE LA TERRE ET LA LUNE
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Échange en français entre l’astronaute Jeremy Hansen et Mark Carney
Mercredi soir, le premier ministre s’est entretenu d’abord en français avec l’astronaute canadien Jeremy Hansen, alors en mission dans l’espace avec trois astronautes américains, à bord de la capsule spatiale Orion.
Le premier ministre du Canada, Mark Carney, a pu parler avec les astronautes de la capsule Orion alors qu’ils étaient en route pour leur retour sur la Terre.
Celle-ci a contourné la Lune et était à 406 000 km de la Terre, soit la plus grande distance jamais atteinte par des humains dans l’espace. Les quatre astronautes d’Artémis II ont pu observer la face cachée de la Lune, une première pour une mission habitée.
Échange : «Des millions de Canadiens sont incroyablement fiers de ce que tu fais actuellement, a déclaré Mark Carney lors de la communication. C’était incroyable de t’entendre parler français pour la première fois depuis l’espace.»
Le premier ministre a ensuite demandé, en anglais, comment l’équipe collaborait et a plaisanté sur la préférence du sirop d’érable de l’équipage ou leur chanson pour se réveiller le matin.
«C’est un honneur d’avoir le premier ministre à bord avec nous, s’est enthousiasmé Jeremy Hansen. Je suis si fier […] Le Canada a mis tout l’effort pour créer l’opportunité d’être ici.»
«Nous sommes un exemple de cette collaboration», a complété l’astronaute américaine Christina Koch, seule femme à bord. Nous avons différents talents. On a montré que les impacts sont bien plus grands […].»
Plus tôt cette semaine, le président Donald Trump avait lui aussi échangé avec l’équipage, mettant de l’avant le leadeurship américain. L’astronaute Hansen avait répondu que le Canada était aussi au premier rang de cette mission.
Les astronautes ont passé 10 jours dans l’espace.
