Kelly Burke est la nouvelle commissaire aux langues officielles du Canada.
FRANCOPHONIE
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Kelly Burke confirmée commissaire aux langues officielles
Lundi, les députés de la Chambre des communes ont adopté une motion qui confirme Kelly Burke au poste de commissaire aux langues officielles.
L’ex-sous-ministre aux services en français de l’Ontario avait déjà comparu devant les comités permanents des langues officielles des Communes et du Sénat.
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Le ministre canadien de l’Intelligence artificielle a exprimé sa déception après sa rencontre avec les responsables d’OpenAI, convoqués à Ottawa pour rendre des comptes sur les informations dont ils disposaient sur l’auteure de la tuerie de Tumbler Ridge.
CANADA
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Le ministre canadien de l’IA «déçu» après une rencontre avec OpenAI sur la tuerie de Tumbler Ridge
Des ministres du gouvernement de Marc Carney ont rencontré mardi soir des représentants de l’entreprise d’intelligence artificielle américaine OpenAI pour avoir plus de détails sur les failles de sécurité de ChatGPT révélées en lien avec le massacre de Tumbler Ridge.
Le ministre de l’Intelligence artificielle, Evan Solomon, a demandé des comptes et des détails à l’entreprise OpenAI. Le Wall Street Journal a révélé l’auteure de la tuerie, Jesse Van Rootselaar, avait échangé à propos de ses intentions violentes plusieurs mois avant de passer à l’acte sur le robot conversationnel de l’entreprise, ChatGPT.
«Défaillance» : Le ministre Solomon a reconnu une «défaillance» mercredi devant les journalistes et a déclaré avoir exigé de l’entreprise «des actions concrètes» pour définir des seuils précis pour prévenir les autorités lorsque des intentions potentiellement dangereuses sont détectées.
Vendredi matin, une lettre d’OpenIA aux ministres canadiens présents à la réunion a été partagée aux médias. La missive assure que l’entreprise travaillera avec le gouvernement canadien pour «renforcer ses protocoles de sécurité» et travaillera avec des «points de contacts directs», soit la police canadienne et les autorités fédérales et provinciales.
Open IA a affirmé que les connaissances acquises depuis la tuerie leur permettraient de «signaler le compte banni en juin 2025 aux autorités si nous le découvrions aujourd’hui», peut-on lire dans le document.
Après que la police a dévoilé le nom de l’autrice de la tuerie de Tumbler Ridge, l’entreprise a découvert qu’elle avait ouvert un second compte ChatGPT.
OpenAI s’engage aussi à analyser continuellement la manière dont les risques «imminents et crédibles» sont évalués et la «transparence de nos rapports aux forces de l’ordre».
Enfin, Ann M. O’Leary, vice-présidente des politiques mondiales de l’entreprise, indique que si OpenAI détecte qu’un utilisateur a besoin d’aide ou a un comportement prohibé, l’entreprise recherchera des «ressources d’assistance pertinentes», soit des lignes téléphoniques d’assistance locales, lorsque la localisation de l’utilisateur est connue, afin de garantir une assistance adaptée au pays ou à la région de l’utilisateur.
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Plus de 1,5 milliards de dollars pour le Principe de Jordan
La ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, a annoncé qu’Ottawa financerait le principe de Jordan à hauteur de 1,55 milliard de dollars jusqu’au 31 mars 2027.
Le Principe de Jordan a été mis en place par le gouvernement fédéral en 2007, deux ans après le décès d’un enfant – Jordan River Anderson de la nation crie de Norway House, au Manitoba – à cause d’une querelle entre le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial, qui se rejetaient la responsabilité du paiement de ses soins.
La ministre a affirmé que ce n’était «que le commencement».
Critiques : La ministre Mandy Gull-Masty est critiquée pour avoir maintenu un bulletin opérationnel qui limite l’accès aux services couverts par le principe de Jordan, notamment en excluant certains soutiens éducatifs, en santé mentale et des rénovations résidentielles, ce que des dirigeants des Premières Nations jugent discriminatoire et préjudiciable aux enfants.
En conférence de presse, elle a été interrogée à propos de la critique de la défenseure des droits des enfants, Cindy Blackstock, qui l’accuse d’avoir imposé ces changements de façon unilatérale, sans fondement probant, et de ne pas respecter les ordonnances judiciaires visant à résorber environ 130 000 demandes en attente – une situation que le Tribunal canadien des droits de la personne a ordonné de corriger.
Le gouvernement a déjà subi des revers devant la Cour fédérale du Canada et la Cour d’appel fédérale l’an dernier à ce propos.
Les conservateurs ont demandé le départ de la ministre d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, Lena Diab, qui a été défendue par ses collègues en Chambre.
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Lena Metlege Diab sur le grill au Parlement
«Ministre dépassée» : Mercredi, la période de questions a été complexe pour la ministre de l’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
Les conservateurs ont demandé son départ, reprenant les termes de députés libéraux cités dans un article de Radio-Canada qui affirmaient que la ministre était «dépassée» par plusieurs dossiers en immigration, notamment celui des réfugiés.
Plusieurs libéraux, dont deux anciens ministres de l’Immigration, l’ont défendue. Sean Fraser, actuel ministre de la Justice et ancien ministre de l’Immigration, a dénoncé les «attaques personnelles […] cruelles et inappropriées» des conservateurs.
Motion des conservateurs : Lors de leur journée d’opposition mardi, les conservateurs ont vu leur motion défaite par les libéraux, le Bloc québécois et le Nouveau Parti démocratique. La mesure visait à ce que des réfugiés aient accès aux services de santé uniquement en cas d’urgence vitale.
«Aucun immigrant arrive au Canada sans qu’on ne lui pose des questions», a affirmé la ministre de l’Immigration, Lena Diab, en Chambre le 25 février.
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Pression pour adopter le projet de loi contre la stérilisation forcée des Autochtones
Des survivants autochtones de la stérilisation forcée et coercitive étaient mardi sur la Colline pour presser le gouvernement fédéral d’adopter rapidement le projet de loi S-228, qui modifierait le code criminel afin de criminaliser les procédures de stérilisation forcées et clarifier les règles entourant le consentement éclairé.
12 000 stérilisations forcées : Le bureau de la sénatrice Yvonne Boyer, parraine du projet de loi, a rappelé que plus de 12 000 personnes autochtones auraient subi une stérilisation forcée au Canada. Des cas ont été documentés aussi récemment qu’en janvier 2024.
«La stérilisation forcée n’est pas un enjeu du passé – c’est une grave injustice qui persiste encore aujourd’hui», a déclaré la sénatrice Yvonne Boyer.
Le projet de loi a été adopté à l’unanimité par la Chambre haute et adopté en deuxième lecture à la Chambre des communes jeudi soir.
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Déficit de financement des services de police des Premières Nations et des Inuits
Dans un rapport publié mercredi, le directeur parlementaire du budget (DPB) a conclu qu’il y a un déficit de financement des 36 services de police autogérés des Premières Nations et des Inuit soutenus par le Programme des services de police des Premières Nations et des Inuit.
Près de 450 millions : Il estime le déficit de financement opérationnel à 447,2 millions de dollars en 2026-2027. Il manque donc autant d’argent que ce qui a été fourni.
La part du gouvernement fédéral dans ce manque à gagner atteindrait 232,5 millions de dollars. Le reste est partagé entre les provinces et les territoires. Le manque à gagner s’explique principalement par la nécessité de financer 841 postes supplémentaires d’agents, une hausse de 54,8 % par rapport aux effectifs actuellement prévus dans le Programme, affirme encore le DPB dans son rapport.
Ce dernier note qu’une éventuelle loi fédérale pourrait modifier les exigences actuelles et influencer les besoins et les couts futurs.
