le Vendredi 13 février 2026
le Vendredi 13 février 2026 6:30 Politique

Feuilleton de la Colline : hommage et unité canadienne pour Tumbler Ridge

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Le premier ministre Mark Carney a demandé que les drapeaux canadiens soient en berne pendant sept jours à la mémoire des victimes du drame de Tumbler Ridge.  — Photo : Streetcar Named Keanu – CC 1.0, domaine public
Le premier ministre Mark Carney a demandé que les drapeaux canadiens soient en berne pendant sept jours à la mémoire des victimes du drame de Tumbler Ridge.
Photo : Streetcar Named Keanu – CC 1.0, domaine public

FRANCOPRESSE – Cette semaine sur la Colline parlementaire : hommages et unité face à la tuerie de Tumbler Ridge; Kelly Burke en comité pour le poste de commissaire aux langues officielles; le CRTC prendra en compte les CLOSM; l’exception religieuse du Bloc en voie d’être incluse dans C-9; et le pont Gordie-Howe devient une autre source de tensions entre le Canada et les États-Unis.

Feuilleton de la Colline : hommage et unité canadienne pour Tumbler Ridge
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  • Hommages et unité pour les neuf victimes de Tumbler Ridge

Les faits : Une fusillade a eu lieu à l’école secondaire de Tumbler Ridge, dans le nord-est de la Colombie-Britannique, mardi. Neuf personnes sont décédées et 27 ont été blessées.

Sept de ces décès étaient dans l’école, six étant des enfants de 12 à 15 ans. Deux autres personnes, le demi-frère et la mère de l’auteure de l’attaque, ont été retrouvés morts dans leur résidence de la petite localité de 2400 habitants.

Dans un point presse mercredi, la police a identifié la suspecte comme Jesse VanRootselaar, 18 ans. Elle a agi seule et des problèmes de santé mentale pourraient être en cause.

Réactions et solidarité des politiciens fédéraux : Jeudi soir, Mark Carney et Pierre Poilievre ont annoncé qu’ils voyageraient ensemble à Tumbler Ridge pour rendre hommage aux victimes et à leurs proches. Tous les chefs de partis fédéraux ont été invités.

«Des parents de Tumbler Ridge ont envoyé leurs enfants à l’école. Certains ne pourront plus jamais les serrer dans leurs bras. […] Je veux que chacun et chacune le sache : le pays est de tout cœur avec vous», a lancé Mark Carney en Chambre, mercredi.

La séance à la Chambre des Communes a été ajournée à la période de questions, en signe de respect pour la tragédie. 

De son côté, le chef conservateur, Pierre Poilievre, a remercié le premier ministre et affirmé : «Aujourd’hui, il n’y a pas de partisanerie», avant d’offrir l’aide de l’opposition officielle.

«Lorsque nous envoyons nos enfants à l’école, nous nous attendons à ce qu’ils apprennent, rient et, surtout, nous nous attendons à les revoir le soir», a-t-il souligné, affirmant qu’aucun mot ne pouvait apaiser les âmes des proches des victimes, mais que «nous sommes à vos côtés».

Le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, s’est exprimé en anglais pour offrir ses condoléances aux familles des neuf victimes. «Le Québec n’a jamais été aussi près de la Colombie-Britannique.»

Le chef du Bloc québécois a également offert ses hommages aux deux enfants tués par leur père dans la nuit de mardi à mercredi à Kitigan Zibi, en Outaouais. Ce dernier a retourné l’arme contre lui.

«C’est une journée noire […], nous nous souviendrons», a-t-il conclu, en référence à la devise du Québec.

Tous les partis ont tendu la main pour aider les personnes endeuillées.

FRANCOPHONIE

  • Loi sur les langues officielles : les fonctionnaires du Conseil du trésor sur le grill

Les fonctionnaires du Conseil du trésor et la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) ont répondu aux questions des membres du Comité permanent des langues officielles, jeudi, à propos du règlement proposé pour encadrer la partie VII de la Loi sur les langues officielles modifiée en 2023. Cette partie aborde les mesures positives que le gouvernement doit prendre pour la vitalité des minorités linguistiques.

Les députés ont voulu savoir s’il était possible d’encourager l’inclusion de clauses linguistiques dans les ententes de transfert fédérales-provinciales/territoriales, qui ne sont présentement par dans le texte du règlement.

Aucune réponse concrète n’a été fournie. Carsten Quell, juriste au Conseil du trésor, a cependant affirmé que le texte ne pouvait pas dépasser ce que la loi prévoit.

Consultations et prises en compte des revendications : Le Conseil du trésor affirme avoir consulté 60 organismes et plus d’une dizaine de fois la FCFA. Selon cette dernière, ce serait plutôt deux consultations.

Les fonctionnaires n’ont pas voulu donner le nombre de propositions des organismes francophones et d’autres groupes issus des minorités de langues officielles qu’ils ont intégré dans le règlement.

«Très peu a été retenu de nos consultations», avance Liane Roy, présidente de la FCFA. Cette dernière estime qu’environ 20 % ont été intégrés.

La FCFA insiste sur le besoin de données probantes sur les communautés francophones afin d’analyser différents enjeux qui les touchent.

La FCFA a publié un mémoire jeudi, qui explique ce qu’ils souhaitent voir implanter dans la Loi.

À lire aussi : Mesures positives pour les langues minoritaires : le règlement déçoit

  • Kelly Burke en entrevue pour devenir commissaire aux langues officielles

Kelly Burke devrait savoir dans la semaine du 23 février si sa nomination comme commissaire aux langues officielles est confirmée par les parlementaires. 

Photo : Capture d’écran – CPAC

L’ex-commissaire aux services en français de l’Ontario, Kelly Burke, a comparu mardi devant les comités des langues officielles de la Chambre des Communes puis dans la chambre rouge du Sénat, pour donner sa vision du poste de commissaire aux langues officielles, auquel elle prétend.

À lire aussi : Kelly Burke «coche toutes les cases» pour être commissaire aux langues officielles

Jeudi soir, les députés du comité des langues officielles ont confirmé à l’unanimité qu’ils souhaitaient que Mme Burke soit la prochaine commissaire.

Flou : Le député conservateur Joël Godin a interrogé l’avocate de formation à plusieurs reprises sur les raisons de son abrupte de son ancien poste en Ontario, en 2023. Son mandat n’ayant pas de fin, elle s’est contentée d’expliquer avoir «réussi» sa mission.

«L’entrevue» pour convaincre les députés de toute allégeance de confirmer sa nomination comme commissaire aux langues officielles s’est déroulée sans autre accroc. L’ancienne sous-ministre ontarienne a affirmé qu’elle ferait la chasse à la «non-conformité» à la Loi sur les langues officielles et qu’elle lancerait deux études : une sur les communications du gouvernement avec le public canadien et une autre sur le numérique.

  • Le CRTC prendra des mesures pour évaluer l’impact de ses décisions sur les francophones

Dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi sur la radiodiffusion modernisée, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a tenu en 2025 des consultations pour améliorer son soutien aux communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM).

Prise en compte des CLOSM : À la suite de 34 interventions de la part d’organismes, le CRTC a ajusté ses lignes directrices et renforcé ses pratiques en matière de consultation de ces communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM), ainsi que des francophones au Québec, conformément aux lois sur la radiodiffusion et les langues officielles.

Il prévoit notamment des consultations ciblées lorsqu’une décision pourrait nuire aux CLOSM, avec des délais supplémentaires et des avis adaptés.

À lire aussi : Radiodiffusion : vers une consultation accrue des francophones?

POLITIQUE FÉDÉRALE

  • L’amendement sur la fin de l’exception religieuse du Bloc ira de l’avant

Le projet de loi C-9 déposé par le gouvernement libéral a fait couler beaucoup d’encre. Il modifie le Code criminel et crée de nouvelles infractions pour de la propagande haineuse, des crimes haineux et l’entrave à l’accès à des lieux religieux ou culturels.

Divers groupes religieux qui voient C-9 comme dangereux, car certaines définitions larges pourraient criminaliser des manifestations pacifiques ou la liberté de religion. 

L’amendement critiqué du Bloc québécois sur la fin de l’exception religieuse devrait «aller de l’avant», a affirmé le chef du parti, Yves-François Blanchet, jeudi, en conférence de presse. Le premier ministre aurait affirmé que l’amendement serait inclus.

Exception religieuse : L’exception religieuse permet d’invoquer la «bonne foi» pour l’expression sincère de croyances fondées sur des textes sacrés dans les dispositions sur la propagande haineuse.

La suppression de cette exception signifie que les propos religieux ne bénéficieraient plus d’une protection particulière dans le Code criminel.

  • Une première université inuite au Canada en 2030

La communauté d’Arviat, située sur la rive ouest de la baie d’Hudson au Nunavut et qui compte environ 3000 habitants, a été choisie pour accueillir l’Université Inuit Nunangat, dont l’ouverture est prévue en 2030.

Gouvernée par les Inuit : Selon Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), l’organisme qui représente les Inuit au pays, le projet prévoit l’accueil de 100 étudiants et la création de la première université gouvernée par les Inuit dans l’Arctique canadien, considérée comme un levier de souveraineté et d’autodétermination.

Arviat sera le campus principal, mais d’autres localités du Nord pourraient accueillir des antennes régionales.

Participation du fédéral : Le projet est évalué à environ 200 millions de dollars et a déjà obtenu d’importants engagements financiers, notamment de la Fondation Mastercard et d’organisations inuites. Ottawa devrait également contribuer à hauteur de 50 millions de dollars.

INTERNATIONAL

  • Pont Gordie-Howe : Mark Carney rassure sur les velléités de Trump

Lundi, le président des États-Unis, Donald Trump, a menacé de bloquer l’ouverture du pont international Gordie-Howe, qui relie la ville de Windsor, en Ontario, à celle de Détroit, au Michigan.

Le premier ministre Mark Carney s’est fait rassurant cette semaine, après des propos du président américain de vouloir bloquer ce pont. 

Photo : Anton-22 – CC BY-SA 4.0

Il a également affirmé sur son réseau Truth social qu’il attendait une indemnisation de la part du gouvernement Carney pour tout ce que «nous avons donné au Canada».

Réaction canadienne : Le premier ministre Mark Carney a affirmé que la situation sera «réglée», après avoir fait le point avec Donald Trump au téléphone mardi.

Ce dernier dit souhaiter qu’au moins la moitié du pont soit la propriété des États-Unis.

«J’ai expliqué au président que le Canada a payé pour le pont, premièrement. Deuxièmement, c’est une propriété partagée entre l’État de Michigan et le gouvernement du Canada. Et il y a de l’acier américain et des travailleurs américains dans le travail pour le pont. Ce qui est le plus important, c’est l’ouverture du pont, oui, mais aussi le commerce entre le Canada et les États-Unis.»

Donald Trump a affirmé en 2017 que ce pont, alors à l’état de projet, était sur sa liste des projets prioritaires à exécuter.

Type: Actualités

Actualités: Contenu fondé sur des faits, soit observés et vérifiés de première main par le ou la journaliste, soit rapportés et vérifiés par des sources bien informées.

Déclaration sur les sources et la méthode:

Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par un/une journaliste sans l’aide d’outils de l’intelligence artificielle.

Données de parution:

Ottawa

Inès Lombardo

Francophonie canadienne

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