Le ministre Marc Miller a annoncé une enveloppe fédérale de 8,5 millions de dollars au Nunavut pour l’enseignement en français. Cet argent découle du Plan d’action pour les langues officielles de 2023.
FRANCOPHONIE
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Une entente sur l’enseignement de la langue française au Nunavut
Lundi, le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, Marc Miller, a annoncé la signature de l’Entente Canada–Nunavut relative à l’enseignement en français en langue primaire et en langue seconde, pour les années 2024-2025 à 2027-2028.
Le gouvernement fédéral consacre 8,5 millions de dollars au territoire, qui devrait fournir environ le même montant. Cette entente bilatérale découle du Protocole d’entente relatif à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la langue seconde.
Un retardataire : Seul Terre-Neuve-et-Labrador n’a pas encore signé d’entente similaire. Le conseil scolaire francophone de cette province a remporté une semi-victoire en décembre dernier face à Patrimoine canadien dans le domaine de l’éducation en français.
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Financement pour rassembler la francophonie de la Nouvelle-Écosse
Jeudi, Patrimoine canadien a annoncé l’octroi de 70 000 $ à la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse. Le montant appuiera l’établissement d’un nouveau Centre de services à la francophonie, où 15 organismes pourront y avoir des bureaux d’ici quelques années.
CANADA
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Chrystia Freeland quitte le Parlement
L’ex-ministre des Finances de Justin Trudeau et députée de University–Rosedale, à Toronto en Ontario, a été nommée par le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, comme conseillère en développement économique.
Mercredi soir, elle a affirmé sur X qu’elle quittera son poste au Parlement dès ce 9 janvier.
Ce fut un immense honneur de servir mes électeurs et tous les Canadiens au Parlement depuis 2013.
— Chrystia Freeland (@cafreeland) January 7, 2026
L’automne dernier, j’ai quitté mes fonctions ministérielles et j'ai annoncé que je ne me présentera pas aux prochaines élections et que je vais assumer de nouvelles responsabilités…
Chrystia Freeland ne sera plus députée pour la circonscription torontoise de University–Rosedale dès ce 9 janvier. Elle a été nommée conseillère du développement économique bénévole de l’Ukraine. Une élection partielle devra être lancée d’ici six mois.
Demande de départ rapide : Lundi, son départ a fait réagir l’opposition, notamment à travers les commentaires du porte-parole responsable de l’éthique et du gouvernement responsable, Michael Barrett.
Ce dernier a affirmé sur X cette semaine qu’il est «très préoccupant» que Chrystia Freeland accepte ce poste, notamment en raison de son accès à des informations sensibles en tant qu’ancienne ministre.
Mais cette dernière a fait savoir – toujours par réseau social interposé – qu’elle avait «consulté le commissaire à l’éthique tout au long et […] suivi ses conseils».
Le président Donald Trump s’est attiré les critiques internationales après son opération militaire au Venezuela, la transition effectuée après sa capture de Maduro et sa prise de possession des plateformes pétrolières du pays. Plusieurs experts ont qualifié cette intervention de «violation du droit international».
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Indépendance : une Nation crie amène l’Alberta devant les tribunaux
La Nation crie de Sturgeon Lake, en Alberta, poursuit le gouvernement provincial en justice concernant un possible référendum sur l’indépendance albertaine sans le consentement des Premières Nations.
Le chef de la Nation en question, Sheldon Sunshine, a expliqué à Radio-Canada que la province ne respecte pas les droits des Autochtones et elle a modifié les règles électorales via un projet de loi qui retirait une grande partie d’indépendance d’Élections Alberta.
Changements électoraux contestés : Gordon McClure, le directeur de l’agence électorale, avait dénoncé dans une lettre «une érosion de la séparation des pouvoirs», notamment parce qu’une partie des pouvoirs du directeur des élections seraient transférés au ministre de la Justice.
En décembre, la province avait toutefois validé ces règles.
Le groupe Alberta Prosperity Project doit récolter 178 000 signatures avant le mois de mai pour sa question qui a été approuvé par l’agence électorale de l’Alberta en décembre : «Êtes-vous d’accord pour que la province de l’Alberta cesse de faire partie du Canada pour devenir un État indépendant?»
INTERNATIONAL
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Donald Trump attaque le Venezuela et capture Nicolas Maduro
Le 3 janvier, l’armée américaine a frappé le Venezuela dans une opération militaire et a capturé son président, Nicolas Maduro, et sa femme, à Caracas, la capitale.
Le président vénézuélien a ensuite été transféré aux États-Unis pour être jugé à New York. Il fait notamment face à des accusations de narcoterrorisme. Mercredi, il a plaidé non coupable des accusations américaines de «narcotrafic».
Washington a ensuite affirmé vouloir superviser la transition politique au Venezuela et exercer un contrôle sur son secteur pétrolier. Jeudi, le président américain Donald Trump a affirmé que cette transition pouvait prendre «des années».
L’intervention a provoqué des critiques partout dans le monde pour violation du droit international et de la souveraineté vénézuélienne. L’intervention militaire a fait une centaine de morts et autant de blessés.
Réactions canadiennes : Mark Carney a réagi avec prudence sur X, en rappelant que le Canada condamnait depuis 2018 le régime de Maduro, «ses graves atteintes à la paix et à la sécurité internationales, ses violations flagrantes et systématiques des droits de la personne et sa corruption» depuis sa victoire que le premier ministre qualifie de «fraude électorale».
Il a toutefois enjoint tacitement les États-Unis «à respecter le droit international», en soutenant «le droit souverain du peuple vénézuélien de décider et de bâtir son propre avenir dans une société pacifique et démocratique».
Pierre Poilievre a, de son côté, «félicité Donald Trump pour sa capture de Maduro. La mainmise des États-Unis sur le pétrole vénézuélien signifie que chaque baril de pétrole acheté au Venezuela serait «un baril en moins en provenance du Canada», écrit-il dans une lettre adressée au premier ministre Carney.
Il lui demande en outre d’accélérer la construction d’un pipeline sur la côte ouest-canadienne.
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Après le Venezuela, le Groenland?
Dans la foulée de l’opération militaire à Caracas, le Donald Trump a menacé d’annexer le Groenland, un territoire autonome appartenant au Danemark, pour des raisons de «sécurité nationale». Les États-Unis y ont des bases militaires.
Réaction canadienne : Mark Carney a rencontré la première ministre danoise, Mette Frederiksen, cette semaine, lors d’un sommet à Paris (voir ci-après). Le Canada et des pays européens ont réaffirmé que l’avenir du Groenland doit être décidé uniquement par le peuple groenlandais et le Danemark.
Jeudi, la Maison-Blanche a fait savoir que le président américain n’excluait pas «d’acheter» le Groenland.
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Une coalition internationale pour un cessez-le-feu en Ukraine
Mardi, le Canada a cosigné, avec plus de 30 pays alliés réunis à Paris, une déclaration visant à garantir la sécurité de l’Ukraine après un éventuel cessez-le-feu ou accord de paix avec la Russie.
Cette «Coalition des volontaires» s’engage à soutenir l’Ukraine, notamment par une coopération militaire, des garanties de sécurité et possiblement le déploiement d’une force multinationale après la fin des combats.
Le gouvernement canadien n’exclut pas une participation militaire, mais aucun envoi de troupes n’a encore été décidé pour l’instant.
