Francophonie et culture
- La PDG de CBC/Radio-Canada se prononce sur les compressions
Mardi, Catherine Tait s’est expliquée sur les mises à pied annoncées en décembre devant le Comité permanent du patrimoine canadien.
Parmi les 600 postes qui pourraient être supprimés, Catherine Tait avait soutenu que Radio-Canada et CBC se partageraient les compressions à parts égales.
Alors que cette annonce avait créé une vague d’inquiétude chez les francophones en situation minoritaire, elle a soutenu que la Société d’État devrait tenir compte de son obligation «pour la promotion, la protection et la pérennité de la langue française [au] Canada».
Par ailleurs, questionnée sur les primes attribuées aux cadres, elle a répondu que la décision finale revient au conseil d’administration.
- 100 millions sur deux ans pour la production audiovisuelle
La ministre de Patrimoine canadien, Pascale St-Onge, a annoncé l’octroi de 100 millions de dollars sur deux ans à Téléfilm Canada dans le but d’appuyer le secteur audiovisuel.
Pascale St-Onge annonce un financement de 100 millions de dollars pour l’industrie audiovisuelle.
Cette enveloppe servira, entre autres, «à maintenir les 183 716 équivalents temps plein directs du secteur et sa contribution annuelle de 20,3 milliards de dollars au produit intérieur brut du Canada», selon le communiqué.
Le financement permettra la production de 40 à 60 longs métrages par année fiscale.
Logement pour les demandeurs d’asile et financement pour une aide humanitaire à Gaza
- Plus de 350 millions pour le logement pour les réfugiés
Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté (IRCC), Marc Miller a annoncé, mercredi, une aide financière de 362,4 millions de dollars pour le Programme d’aide au logement provisoire (PALP) pour l’année 2023-2024.
Marc Miller annonce un financement pour le logement pour les demandeurs d’asile.
«Par l’intermédiaire du PALP, le gouvernement du Canada fournit des fonds aux gouvernements provinciaux et aux administrations municipales, selon le principe du partage des frais, explique le communiqué de presse, afin de répondre aux pressions extraordinaires en matière de logement provisoire résultant de l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile.»
Cette somme s’ajoute aux 212 millions de dollars qui avaient été annoncés en juillet dernier pour le PALP.
Gaza : 40 millions pour une aide humanitaire à Gaza
Le ministre du Développement international, Ahmed Hussen a annoncé un financement supplémentaire de 40 millions de dollars pour une aide humanitaire dans la bande de Gaza.
Cette nouvelle survient après la suspension du financement canadien à l’Office de secours et des travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) à la suite d’allégation d’implication d’employés de l’Office dans les attaques du 7 octobre dernier.
La nouvelle enveloppe de 40 millions de dollars sera distribuée entre six différents organismes, dont 6 millions pour l’UNICEF et 2 millions pour le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies.
Un montant supplémentaire de 5 millions de dollars sera accordé à des organisations partenaires non gouvernementales canadiennes qui ont de l’expérience, indique le communiqué de presse.
Aide médicale à mourir
Le ministre de la Santé, Mark Holland a présenté, jeudi, un projet de loi visant à prolonger de trois ans, l’exclusion temporaire de l’admissibilité à l’aide médicale à mourir pour les personnes atteintes seulement de maladie mentale.
La loi canadienne sur l’aide médicale à mourir, adoptée en juin 2016, stipule que les personnes souffrant uniquement de maladie mentale et qui répondent aux critères d’admissibilité pourraient recevoir l’aide médicale à mourir à partir du 17 mars 2024.
Mark Holland propose un projet de loi qui a pour but de prolonger de trois ans, l’exclusion temporaire de l’admissibilité à l’aide médicale à mourir pour les personnes atteintes seulement de maladie mentale.
Cette annonce survient quelques jours après la demande de suspension indéfinie du projet de plusieurs provinces et territoires et le dépôt de recommandations d’un Comité mixte spécial sur l’aide médicale à mourir.
«En fixant un délai de trois ans, on indique que les systèmes doivent se préparer, a lancé le ministre de la Santé Mark Holland en mêlée de presse, et dans deux ans, il est possible de procéder à un nouvel examen et d’évaluer l’état de préparation du système par le biais d’un processus parlementaire».
«Pendant [l]es consultations avec les provinces, les territoires, les professionnels de la santé, les personnes ayant une expérience en la matière et d’autres intervenants, le gouvernement du Canada a entendu et reconnait que le système de santé n’est pas encore prêt pour cette expansion», peut-on lire dans le communiqué de presse.
Ottawa souhaite également qu’un comité parlementaire mixte examine l’admissibilité des personnes souffrant seulement la maladie mentale à l’aide médicale à mourir.
