Est-ce que vous avez eu des échos des lecteurs depuis la parution de Nelson au Manitoba ?
Tadens Mpwene : Beaucoup ! Entre autres à l’Université de Saint-Boniface, où j’ai fait des études en affaires. Plusieurs étudiants qui, comme moi, viennent de l’étranger m’ont souligné qu’ils apprécient beaucoup la manière dont la bande dessinée a abordé leurs expériences, comme le choc culturel, les incompréhensions entre nouveaux arrivants et francophones de souche et même le froid de l’hiver canadien.
Morgane Lemée : Les lecteurs et lectrices qui savent que j’ai participé à l’écriture du scénario m’ont beaucoup parlé de Nelson et de Zoé. Ils me demandaient s’ils finiraient en couple. En dehors des relations entre ces personnages, j’ai eu beaucoup de réactions sur les sujets abordés. Ceux qui font réfléchir, comme la planche parue dans La Liberté du 20 septembre, où on voyait des étudiants canadiens se tenir à l’écart des étudiants internationaux à l’USB. C’est du vrai, ça. Du vécu. Et on l’a incorporé dans la bande dessinée pour stimuler la discussion. Pourquoi cette séparation ? Est-elle inconsciente ou voulue ?
Daniel Bauhaud
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