Le 19 février 2026, à la cafétéria de l’école Cité des jeunes A.-M.-Sormany, à Edmundston, un élève s’étouffe. Il n’arrive plus à respirer. Autour de lui, plusieurs jeunes sont témoins de la scène, mais personne ne sait quoi faire.
C’est là qu’Isaac Lizotte intervient.
L’adolescent de 15 ans garde son calme et va se positionner derrière son camarade. Puis, il utilise la manœuvre de Heimlich, une technique qui permet de dégager les voies respiratoires en appuyant sur le ventre. Après quelques essais, l’élève en difficulté crache le morceau qui l’étouffait et recommence à respirer. Soulagement!
Mais pour l’école, une chose est claire : sans l’intervention d’Isaac, la situation aurait pu être grave.
Si Isaac a pu agir aussi vite, ce n’est pas un hasard.
Il avait déjà appris les bases des premiers soins dans un cours de gardiennage. «J’étais le seul à savoir quoi faire», a-t-il raconté à une journaliste de Radio-Canada.
Quand on parle de premiers soins, on ne parle pas juste d’un seul geste.
Ça peut vouloir dire aider quelqu’un qui s’étouffe, comme dans l’histoire d’Isaac. Mais aussi savoir quoi faire en cas de blessure, de malaise ou si une personne perd connaissance.
Une histoire qui fait réfléchir
Cet incident fait réfléchir le milieu scolaire. Est-ce que tous les élèves devraient apprendre les premiers soins?
Pour plusieurs personnes, la réponse est oui. Pour les spécialistes en premiers soins, c’est une bonne idée. Selon eux, les adolescents apprennent vite. Et même les plus jeunes de 11 ou 12 ans peuvent mémoriser les bases.
«Ce serait une bonne idée de commencer à l’école, car ça permettrait à plus de gens de savoir quoi faire en cas d’urgence», explique Grégoire Cormier, de la Société de sauvetage du Nouveau-Brunswick, au journal Acadie Nouvelle.
Par contre, ce n’est pas si simple à organiser
D’abord, il y a la question des coûts. Offrir des formations en premiers soins demande de l’argent; et certaines écoles n’ont pas toujours les ressources nécessaires.
«J’ai des écoles qui m’appellent et essaient de faire quelque chose, mais souvent elles sont bloquées par le manque d’argent», explique Annie Boudreau, qui donne des formations en premiers soins, à Acadie Nouvelle.
Il faut aussi du temps. Les cours doivent être donnés par des instructeurs formés. Les formations durent plusieurs heures, voire une ou deux journées.
Cela veut dire que les élèves pourraient manquer d’autres cours.
Et toi, qu’en penses-tu? Devrait-on apprendre les premiers soins à l’école?
