le Mercredi 4 février 2026
le Mercredi 4 février 2026 6:30 Éducation

Petite enfance francophone : mobiliser les connaissances pour mieux agir

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Lors d’une rencontre en ligne, l’ACUFC a ouvert la réflexion sur les moyens d’améliorer les services de la petite enfance dans les communautés francophones en situation minoritaire.  — Photo : Freepik
Lors d’une rencontre en ligne, l’ACUFC a ouvert la réflexion sur les moyens d’améliorer les services de la petite enfance dans les communautés francophones en situation minoritaire.
Photo : Freepik

FRANCOPRESSE – Comment transformer les connaissances en leviers concrets pour améliorer les services de la petite enfance en français en contexte minoritaire? C’est la réflexion lancée par l’ACUFC lors d’un webinaire réunissant une spécialiste du milieu et des intervenants.

Petite enfance francophone : mobiliser les connaissances pour mieux agir
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«Quand on vit, quand on travaille dans une communauté francophone, on ne peut pas se satisfaire du statuquo», a lancé la chercheuse Mariève Forest lors d’un webinaire organisé par l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), le 27 janvier, sur la mobilisation des connaissances en petite enfance.

Mariève Forest souligne l’importance de mobiliser des outils pour accompagner les personnes nouvelles arrivantes, mais aussi les parents. 

Photo : Courtoisie

D’abord, il s’agit d’identifier des besoins, puis de s’adapter aux terrains et aux publics, a expliqué la spécialiste, qui est également présidente de la firme Sociopol. Car une méthode peut fonctionner ici, mais pas là.

Parmi les changements qui peuvent être opérés, Mariève Forest cite l’amélioration de la qualité des services, de la formation du personnel ou encore des conditions de travail. Le recrutement et la rétention de la main-d’œuvre restent aussi un enjeu important, tout comme l’équité, la diversité et l’inclusion au sein des organisations.

La spécialiste a insisté sur la nécessaire «collaboration» à mettre en place entre les différents acteurs et actrices concernés, à tous les niveaux, des décideurs publics aux familles, en passant par le personnel des services de garde.

L’établissement, dès le départ, d’un plan et d’un budget constitue également un atout majeur.

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Sécurité linguistique

Les webinaires, le mentorat, les infographies, les balados ou encore les sondages peuvent servir à mobiliser les connaissances. Sans oublier l’utilisation d’un vocabulaire adapté.

Mariève Forest a également souligné l’importance de la sécurité linguistique : avoir confiance de parler en français, mais aussi du plaisir.

Quand on développe une sécurité linguistique, les enfants vont peut-être plus avoir le gout de participer au continuum de l’éducation en français, puis les parents vont plus être habiles à accompagner les enfants.

— Mariève Forest

Intersectionnalité

Lors de la période d’échange avec le public, Mariève Forest a rebondi sur une question liée à la «perspective intersectionnelle».

«Les approches intersectionnelles, c’est l’idée de considérer que les rapports de discrimination peuvent provenir de différentes identités.» Elle cite le fait d’être francophone, les personnes immigrantes, le genre, la religion, etc.

«On a des gens qui viennent de plein de milieux […] On a des gens des gouvernements, du milieu de la recherche aussi […] des organismes des communautés francophones.»

En petite enfance, l’accès à de la formation continue peut permettre de reconnaitre et de réduire ces discriminations.

On a vu une demande d’avoir plus d’outils avec l’augmentation de la population immigrante dans les services éducatifs, à la fois pour mieux accueillir ces enfants-là, pour mieux accompagner les parents aussi, qui ont inscrit leurs enfants dans un service éducatif à la petite enfance ou qui hésitent à le faire.

— Mariève Forest

Collaboration et démocratie

En misant sur des partenariats avec des entreprises et des milieux culturels locaux, les centres de la petite enfance peuvent également enrichir leur programmation. L’intégration de services pour les tout-petits au sein des écoles permet également de rejoindre un public plus large.

Mariève Forest a enfin rappelé l’importance du dialogue et de la rétroaction, du suivi auprès des publics concernés, pour favoriser une approche «démocratique» et l’inclusion.

«On peut aussi évaluer à quel point les gens ont senti que leur perspective a été écoutée du début à la fin […] que leur parole a été reconnue.»

La chercheuse plaide pour une remise en question continuelle, «qui nous amène à être curieux et à s’assurer que l’information est partagée».

Néanmoins, il ne s’agit pas non plus d’épuiser les gens et les mener au «désengagement». Nul besoin d’achaler les personnes du début à la fin quand cela n’est pas nécessaire. Elle préconise de «mobiliser les gens à la hauteur de ce qu’ils sont capables de faire», mais également de respecter le fait qu’ils doivent aussi «s’enrichir» et bénéficier des connaissances.

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Type: Actualités

Actualités: Contenu fondé sur des faits, soit observés et vérifiés de première main par le ou la journaliste, soit rapportés et vérifiés par des sources bien informées.

Déclaration sur les sources et la méthode:

Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par une journaliste.

Données de parution:

Montréal

Camille Langlade

Cheffe de pupitre

Adresse électronique: