Kelly Burke sera la prochaine commissaire aux langues officielles.
FRANCOPHONIE
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Une nouvelle commissaire aux langues officielles
La nomination de Kelly Burke comme commissaire aux langues officielles a été officialisée lundi.
Son nom avait fuité dans les médias en novembre. Les comités doivent encore approuver son entrée en poste – une formalité administrative.
Kelly Burke succède à Raymond Théberge, qui tenait la barre du Commissariat aux langues officielles depuis 2017.
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«La francophonie est partout au Canada»
Lors du Conseil de la fédération à Ottawa cette semaine, qui a réuni les 13 premiers et premières ministres provinciaux et territoriaux, le premier ministre du Manitoba, Wab Kinew, a conclu jeudi la conférence de presse en français, après une question sur un éventuel référendum sur l’indépendance du Québec en cas de victoire du Parti Québécois.
Les affaires francophones existent dans l’Ouest aussi et partout dans le pays. Alors oui, l’élection [au Québec] est très importante. Oui, le Québec est central, il a beaucoup de pouvoir pour la francophonie mondiale.
Il a ensuite commenté l’unité affichée par les premiers ministres présents, en plaisantant : «En conférence de presse, il y a toujours quelqu’un qui essaie de trouver la division […] Ils aimeraient que ce soit Heated Rivalry entre Doug Ford et moi-même!», en référence à la populaire série télévisée canadienne du moment.
CANADA
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Une reprise sous le signe de la «collaboration»?
Alors que le Parlement a repris lundi après une relâche de six semaines, le leadeur du gouvernement à la Chambre des Communes, Steven MacKinnon, a souligné que Pierre Poilievre a «tendu la main» au gouvernement en leur offrant de «collaborer» sur plusieurs enjeux.
«On accepte sa main tendue […]. Cela veut dire qu’il faut travailler constructivement sur les lois et les faire avancer en Chambre et en comité, notamment adopter les mesures sur l’abordabilité.»
En Chambre cette semaine, les conservateurs ont largement décrié le fait que les libéraux n’ont avancé sur aucun grand projet. Ils ont également critiqué le ministre de la Justice, Sean Fraser, pour la hausse de l’extorsion au Canada.
MacKinnon a affirmé que Poilievre devrait «libérer ses députés» pour approuver plusieurs projets de loi, dont C-13 et C-14; pour protéger les victimes de crimes et la mise en liberté sous caution, entre autres.
«Aucun engagement de respecté» : De son côté, le chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a affirmé que le premier ministre n’avait pas tenu ses promesses, neuf mois après son élection.
Il a fait référence notamment à la fin des tarifs imposés par la présidence américaine, la renégociation des ententes commerciales et «le respect du Québec».
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L’unité des premiers ministres du Canada face aux États-Unis
Les 13 premiers et premières ministres des provinces et territoires se sont réunis mercredi et jeudi à Ottawa, pour le Conseil de la fédération, présidé par le nouveau premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Bloyce Thompson.
Un message d’unité : C’est ce qu’ont envoyé les dirigeants provinciaux et territoriaux aux côtés de Mark Carney, face aux menaces toujours plus appuyées de Donald Trump.
On ne reconnait plus nos amis de longue date.
La première ministre de l’Alberta a affirmé jeudi en conférence de presse qu’il fallait être «réaliste» quant à la construction du pipeline en Alberta et en Colombie-Britannique, pour répondre au refus de son homologue David Eby de voir ce projet avancer.
Elle s’est également inquiétée de la présence d’agents fédéraux américains de la police de l’immigration (ICE) à la frontière entre le Nouveau-Brunswick et le Maine. À Minneapolis, deux citoyens américains ont été tués ce mois-ci lors d’opérations coordonnées par des agents fédéraux d’immigration et de la police des frontières.
Tout comme le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, Susan Holt a affirmé que «rien n’était plus pareil» dans la relation entre le Canada avec les États-Unis.
Dissensions : Mercredi, les projecteurs de la rencontre se sont braqués sur la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, et le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby.
Ce dernier s’oppose toujours au projet d’un pipeline pétrolier traversant l’Alberta pour rejoindre l’Ouest et le nord de la Colombie-Britannique, malgré les pressions de Danielle Smith pour faire avancer le projet. Celui-ci a fait l’objet d’une entente signée en novembre entre la première ministre albertaine et Mark Carney.
À la recherche d’un promoteur, elle espère obtenir un tracé en juin, puis l’aval du gouvernement fédéral d’ici l’automne. Elle soutient que les Premières Nations qui seraient touchées par le projet pourraient en devenir «actionnaires».
De l’autre côté du pays, si Susan Holt a affirmé qu’elle «apprécierait» qu’un oléoduc passe par le Nouveau-Brunswick, elle a affirmé qu’il fallait respecter la volonté des parties impliquées – dont le Québec.
Sur les élections au Québec : Le premier ministre Doug Ford a exhorté les Québécois et les Québécoises à ne pas élire le Parti québécois, jugeant «inacceptable» son projet de référendum sur l’indépendance.
Il qualifie l’élection du PQ de «désastre» pour le Canada, alors que le parti mène dans les sondages. Selon lui, l’heure est à l’unité face à la guerre commerciale avec les États-Unis.
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Le futur de Pierre Poilievre en jeu
Depuis jeudi, les membres du Parti conservateur du Canada se réunissent à Calgary, en Alberta, pour prendre part au congrès national qui se tient jusqu’à samedi.
Le leadeurship de leur chef, Pierre Poilievre, fera l’objet d’un vote de confiance dont le résultat devrait être connu vendredi soir.
Interrogé sur l’avenir du chef conservateur lors du Conseil de la fédération, Doug Ford a préféré ne pas se prononcer : «Je suis concentré sur l’Ontario.» Il laisse aux membres le choix de «déterminer s’ils veulent continuer avec Pierre Poilievre».
Marc Miller, ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, a laissé savoir que les discussions avec les plateformes en ligne étaient à un stade «préliminaire».
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Ouverture avec Meta?
Interrogé sur d’éventuelles discussions avec Meta, le ministre de l’Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, Marc Miller, a affirmé qu’il ne commenterait rien publiquement, tout en affirmant que les échanges étaient «préliminaires».
Contexte : Les nouvelles canadiennes en ligne sont bloquées par Meta sur Facebook et Instagram depuis que le Canada a adopté la Loi sur les nouvelles en ligne, en 2023.
Les médias sont soutenus par un fonds de 100 millions de dollars financé par Google à la suite d’une entente avec le gouvernement fédéral, tandis que l’opposition et le Bloc québécois pressent Ottawa d’agir face à la domination des géants du numérique et à la montée de la désinformation.
«Porte ouverte» : La porte-parole du ministre, Hermine Landry, a toutefois indiqué que les discussions n’avaient jamais cessé : «La porte a toujours été ouverte de la part de notre gouvernement pour discuter de ces questions. Nous avons des discussions régulières avec les plateformes depuis l’élaboration de la Loi sur les nouvelles en ligne. Ce n’est pas nouveau.»
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Taux directeur maintenu à 2,25 %
Mercredi, la Banque du Canada a annoncé qu’elle maintient son taux directeur à 2,25 %, car elle juge la politique monétaire appropriée dans un contexte de croissance modeste et d’incertitudes accrues.
Au Canada, les droits de douane et l’incertitude freinent l’activité, la croissance ayant stagné en fin d’année malgré un redressement graduel de la demande intérieure et de l’emploi, alors que le chômage reste élevé.
La Banque prévoit une croissance de 1,1 % en 2026 et de 1,5 % en 2027. L’inflation devrait rester près de la cible de 2 %.
