
La Cour suprême entendra l’appel de l’aéroport de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick dans l’affaire d’une plainte de Michel Thibodeau pour manque de services en français.
FRANCOPHONIE
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Français dans les aéroports : la Cour suprême n’entendra qu’un seul appel
Deux plaintes liées aux services en français n’ont pas abouti à la même conclusion devant la Cour suprême. Celle-ci a annoncé jeudi qu’elle entendra l’appel concernant l’aéroport de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, mais pas celui de l’aéroport d’Edmonton, en Alberta.
Un long processus : Le plaignant, Michel Thibodeau – bien connu pour ses recours en matière de droits linguistiques – avait obtenu gain de cause en 2024 devant la Cour d’appel fédérale. Celle-ci avait conclu que les deux aéroports avaient enfreint la Loi sur les langues officielles en utilisant uniquement l’anglais dans leurs communications.
Selon une source qui connait bien ce type de cause et contactée par Francopresse, la décision de la Cour suprême sur le dossier de Saint-Jean pourrait se faire attendre de huit mois à un an
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CANADA
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Vers plus de dépenses en personnel au fédéral?
Dans son rapport rendu public jeudi, le directeur parlementaire du budget (DPB) estime que les dépenses de personnel du gouvernement fédéral atteindront 76,2 milliards de dollars en 2029-2030 si de nouvelles restrictions budgétaires ne sont pas instaurées.
Quelques chiffres : Il s’agit d’une augmentation de 2 % par rapport aux prévisions faites en mars 2025. Cette augmentation découle surtout d’une augmentation qui devrait atteindre 442 000 employés à temps plein, et d’une rémunération annuelle moyenne dépassant 172 000 $.
Ces projections excluent toutefois les nouvelles dépenses annoncées après mai 2025, dont celles liées aux Forces armées canadiennes et à l’examen des dépenses en cours, précise le rapport.
À savoir : Les dépenses en personnel du gouvernement ont été estimées à 71,1 milliards de dollars en 2024-2025, et constituent la principale part des couts de fonctionnement.
INTERNATIONAL
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Tournée européenne : soutien à l’Ukraine
En visite en Europe, Mark Carney a prononcé un discours solennel sur la place Sophia, en plein centre de Kiev, pour souligner le jour de l’indépendance de l’Ukraine. Aux côtés du président Volodymyr Zelensky, il a réaffirmé le «soutien indéfectible du Canada à la liberté, à la démocratie et à la souveraineté du pays».
Il y a annoncé une aide militaire de 2 milliards de dollars, qui comprend des drones, blindés et des munitions. Il n’a pas exclu un déploiement de soldats canadiens en Ukraine.
Tournée militaire : Le premier ministre canadien s’est aussi rendu en Pologne, où il a souligné la coopération stratégique avec Varsovie, rappelant que les deux pays atteindraient 5 % du PIB en dépenses militaires d’ici 2035.
Enfin, à Berlin, en Allemagne, il a annoncé l’achat d’une flotte de sous-marins ultramodernes pour protéger l’Arctique afin de contrer la Russie et la Chine, en précisant que l’entreprise allemande Thyssen Krupp Marine Systems et la sud-coréenne Hanwha Ocean étaient en lice pour le contrat.
Projets sur les minéraux critiques en Allemagne : Mark Carney a aussi conclu un partenariat sur les minéraux critiques, incluant un possible cofinancement public de projets. L’accord vise à renforcer le développement et les exportations canadiennes.
Le premier ministre a souligné que le Canada veut mieux exploiter ses ressources stratégiques, comme le nickel et le cobalt, afin de réduire la dépendance mondiale face à la Chine et à la Russie, qui dominent actuellement ce marché essentiel aux technologies énergétiques et de défense.

Randeep Sarai a déclaré : «Une intensification de l’offensive militaire dans la ville de Gaza exacerberait encore les effets dévastateurs sur la population civile», sans annoncer de sanction ou d’embargo sur la vente d’armes canadiennes à destination d’Israël.
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Famine à Gaza : aucune action concrète
«Le Canada est extrêmement préoccupé par la détérioration horrible des conditions de vie à Gaza et par le nombre croissant des civiles et civils, y compris des enfants, qui meurent de faim», a reconnu le secrétaire d’État canadien au Développement international, Randeep Sarai, lundi, dans un communiqué de presse.
Ce dernier est intervenu après que l’ONU ait officiellement reconnu, le 22 aout, l’existence d’une famine qui sévit déjà depuis quelques semaines, à la suite du blocus imposé par Israël sur l’aide humanitaire, dont la nourriture, le 18 mars dernier.
«Le Canada continue d’explorer activement toutes les avenues avec ses partenaires sur le terrain afin d’alléger les souffrances», a affirmé Randeep Sarai, sans toutefois annoncer des sanctions.
Nous continuons d’appeler à un cessez-le-feu immédiat et permanent. Le Hamas doit libérer sans délai tous les otages et déposer les armes. Cette guerre doit cesser immédiatement», a-t-il encore déclaré.
Réactions : De son côté, l’organisme canadien pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) s’est dit «profondément déçu» par la déclaration du secrétaire d’État, qui a, selon elle, reconnu la responsabilité d’Israël, mais évité «toute politique concrète pouvant mettre fin à la complicité canadienne dans le génocide israélien».
Elle a réitéré que le Canada doit rompre «tous ses liens diplomatiques et économiques avec Israël» et imposer un embargo bilatéral sur les armes, ainsi que la fin de l’Accord de libre-échange Canada-Israël.
D’autres journalistes palestiniens tués
Lundi, plus de 20 Palestiniens, dont 5 journalistes, ont été tués dans des frappes israéliennes sur l’hôpital Nasser, dans le sud de la bande de Gaza.
Ils s’appelaient Moaz Abu Taha, Houssam El-Masri, Ahmed Abu Aziz, Mohammad Salamé et Mariam Abu Dagga.
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou – qui a un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale contre lui – a déploré un «tragique accident». Néanmoins, l’État hébreu a intensifié mercredi ses opérations autour de la ville de Gaza.
Israël avait déjà ciblé six journalistes palestiniens il y a trois semaines, dont celui qui était connu sous le nom de «La Voix de Gaza», Anas Al-Sharif.
«Je sais très bien que nous sommes à un carrefour. Soit c’est la fin de la guerre, soit c’est la déportation vers l’étranger. Il n’y a pas de troisième option».
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Sanctions envers des responsables russes
Jeudi, la ministre des Affaires étrangères du Canada, Anita Anand, a annoncé des sanctions à l’encontre de 16 personnes et deux entités liées aux activités d’ingérence de la Russie en Moldavie, pour avoir tenté de déstabiliser le gouvernement moldave élu en novembre 2024, avec à sa tête la présidente europhile Maia Sandu.
Les sanctions visent aussi des responsables moldaves, représentants prorusses de Gagaouzie, des médias de désinformation, et le nouveau bloc politique d’Ilan Shor.