le Vendredi 3 Décembre 2021
le Jeudi 7 janvier 2021 16:04 Chroniques et éditoriaux

2021, l’année des langues officielles?

Selon la politologue Stéphanie Chouinard : «Il faudra surveiller l’opposition, qui s’est engagée envers la modernisation de la LLO, mais qui pourrait freiner d’autres propositions éventuelles contenues dans ce Livre blanc, si celui-ci dépassait le cadre de la LLO.» — Dezalb - Pixabay Courtoisie
ACADIE NOUVELLE (Nouveau-Brunswick) – Avec un peu de chance (et beaucoup de volonté politique), 2021 pourrait être une année marquante pour les droits linguistiques, un peu partout au pays. Tant à Ottawa qu’à Fredericton, Toronto, et Edmonton, des décisions importantes seront prises quant à l’avenir de la francophonie canadienne.

Dans la foulée des débats sur la protection du français au Canada ayant eu lieu à la Chambre des communes fin 2020, la ministre fédérale des langues officielles, Mélanie Joly, a promis un Livre blanc sur les langues officielles au début de l’année 2021.

Ce serait un euphémisme de dire que ce document est attendu avec impatience, alors que de nombreuses consultations sur la révision de la Loi sur les langues officielles (LLO) ont été effectuées depuis deux ans.

Il faudra surveiller l’opposition, qui s’est engagée envers la modernisation de la LLO, mais qui pourrait freiner d’autres propositions éventuelles contenues dans ce Livre blanc, si celui-ci dépassait le cadre de la LLO.

Révision de la loi au Nouveau-Brunswick

Au provincial, la modernisation de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick (LLONB) ne manquera pas de faire couler beaucoup d’encre en 2021, puisqu’elle doit impérativement être révisée en 2021.

Entre autres modifications, les pouvoirs du commissariat et le choix de la langue de travail des fonctionnaires sont dans la mire de la communauté acadienne. Or, l’année 2020 a déjà mis la table à cet effet.

Les propos incendiaires du premier ministre Higgs à l’égard des qualifications linguistiques des fonctionnaires ainsi que son incompréhension évidente des objectifs de la loi, permettent de laisser craindre que ce processus de révision législative obligatoire aux 10 ans n’affaiblisse la LLONB au lieu de la renforcer, pour la première fois de son histoire.

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