le Samedi 28 janvier 2023
le Mercredi 4 janvier 2023 6:15 | mis à jour le 5 janvier 2023 9:57 Francophonie

Palmarès 2022 des personnalités influentes de la francophonie canadienne

FRANCOPRESSE –Depuis huit ans, Francopresse sollicite les journalistes des médias numériques, des journaux et des radios communautaires de la francophonie canadienne pour recueillir des candidatures au Palmarès des dix personnalités influentes de la francophonie canadienne. Voici les lauréats de 2022.
Palmarès 2022 des personnalités influentes de la francophonie canadienne
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Une première présidence d’honneur

Marguerite Tölgyesi, présidente de la Fédération de la jeunesse canadienne-française (FJCF), a accepté de prendre de rôle de la toute première présidence d’honneur du jury du Palmarès Francopresse 2022.

Photo : Courtoisie FJCF

«Le Palmarès Francopresse nous permet de découvrir des gens inspirants qui ont à cœur leur francophonie et qui savent laisser leur marque dans leurs communautés. Toutes ces personnes méritent d’être connues et reconnues pour le travail qu’elles font dans nos communautés et leur engagement. Nous pouvons tous découvrir des personnes qui ont su inspirer jeunes et moins jeunes!», indique-t-elle.

Francopresse et ses partenaires, ONFR+ et l’Alliance des radios communautaires du Canada (ARC du Canada), ont sélectionné les dix lauréats de 2022 parmi près de quarante candidatures.

Cette année, les lauréats ont tous laissé leur marque dans leur milieu, en défendant les droits des francophones, en contribuant à la vitalité de la francophonie ou à son rayonnement.

Les dix lauréats

Droits des francophones

Photo : Courtoisie

 

 

Elisa Brosseau (Alberta)

En plus d’être mairesse de Bonnyville en Alberta, sa ville natale, Elisa Brosseau est présidente de l’Association bilingue des municipalités de l’Alberta (ABMA). Pour elle, le bilinguisme contribue à attirer des investisseurs et des travailleurs francophones dans sa province. Elle travaille à conscientiser ses homologues d’autres municipalités à la réalité francophone de la province et à promouvoir le bilinguisme comme avantage économique.

Photo : Rémi Thériault - Courtoisie Cour suprême

Michelle O’Bonsawin (Ontario)

La juge franco-ontarienne originaire de Sudbury, Michelle O’Bonsawin est Abénakise, de la Première Nation d’Odanak, au Québec. Elle a marqué l’histoire cette année en devenant la première juge autochtone à la Cour suprême du Canada.

«J’espère que mon cheminement va inspirer des jeunes femmes à suivre leur rêve. Je crois fermement que si on a un objectif, si on travaille d’arrachepied et qu’on n’abandonne jamais, on peut réaliser ses rêves», a-t-elle affirmé lors de la cérémonie d’accueil qui s’est tenue en son honneur le 28 novembre 2022. Pendant sa carrière, en tant que juriste et juge à la Cour supérieure de justice de l’Ontario, elle a notamment approfondi des questions juridiques sur la santé mentale ainsi qu’en droit du travail et de l’emploi.

Photo : Courtoisie

Lily Crist (Colombie-Britannique)

«Défendre le français, que je n’ai appris qu’à 5 ans, reste une cause qui est liée à mon existence.»

Lily Crist, présidente de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB), a consacré l’année 2022 à rappeler au gouvernement fédéral ses obligations en matière de langues officielles, notamment dans le dossier de la fermeture des centres de services d’aide à l’emploi francophones de la Colombie-Britannique.

L’ancienne présidente de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne (AFFC) et féministe engagée lutte pour mettre fin aux violences basées sur le sexe au Canada. D’origine kosovare, Lily Crist a choisi de faire sa vie en Colombie-Britannique, il y a un peu plus de 25 ans.

Vitalité de la francophonie canadienne

Photo : Courtoisie

Marie-Hélène Comeau (Yukon)

Cette artiste, enseignante et journaliste pigiste fait rayonner la francophonie dans sa région d’attache, le Yukon, mais aussi à l’échelle nationale et internationale. Les projets artistiques de Marie-Hélène Comeau font partie de La Caravane des dix mots, un projet culturel international sur le partage de la langue française et de la francophonie.

Par des actions de démocratisation et d’inclusion à travers les arts, elle permet à un plus grand nombre de personnes de connaitre, découvrir et s’informer au sujet de la francophonie yukonaise et canadienne. Ses projets créent des ponts entre les générations, les communautés, et  les personnes qui apprécient le français.

Photo : Guillaume Lamy

Martin Normand (Ontario)

L’année 2022 a marqué la publication du rapport final des États généraux sur le postsecondaire francophone en contexte minoritaire. Un projet piloté par Martin Normand, directeur de la recherche stratégique et des relations internationales à l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC).

De septembre 2021 à mars 2022, des centaines de personnes ont pu transmettre leur point de vue lors d’une quinzaine d’évènements sur leur vision et leur expérience du postsecondaire en français. Chercheur en sciences politiques, Martin Normand a étudié principalement les politiques linguistiques au Canada et sur la mobilisation des minorités linguistiques.

Rayonnement de la francophonie canadienne

Photo : Courtoisie

Renée Blanchar (Nouveau-Brunswick)

Celle qui se cache derrière la scénarisation et la réalisation du documentaire Le silence et de la série Le monde de Gabrielle Roy a récolté les honneurs en 2022. Renée Blanchar a reçu un doctorat honorifique de l’Université de Moncton, a remporté le prix Éloize de l’artiste de l’année en arts médiatiques pour Le silence et a obtenu deux nominations aux prix Gémeaux pour chacune des productions.

En mars dernier, le sénateur René Cormier rendait hommage à la cinéaste en soulignant qu’à travers ses œuvres, «elle offre matière à réflexion et à célébration. Deux cadeaux inestimables qui font œuvre utile et qui permettent de comprendre le pays dans lequel nous vivons.»

Photo : Courtoisie

Michel Picard (Ontario)

Depuis 50 ans, Michel Picard œuvre dans l’univers des médias francophones au Canada. C’est en 1972 qu’il a entrepris sa carrière à Saskatoon. Il est passé par la suite par Vancouver avant de s’installer à Ottawa, où il a été la voix de la matinale et le visage du Téléjournal de Radio-Canada Ottawa-Gatineau pendant de nombreuses années.

Impliqué dans sa francophonie, il s’est associé à de nombreux évènements, dont le Festival franco-ontarien et les Jeux de la Francophonie canadienne. Toujours derrière le microphone à Unique FM, la radio communautaire d’Ottawa, il accorde une place prioritaire à la francophonie dans son émission quotidienne.

Photo : Annnie-France Noël

Lisa LeBlanc (Nouveau-Brunswick)

L’autrice-compositrice-interprète acadienne Lisa LeBlanc sait, depuis plusieurs années, faire rayonner sa francophonie et sa couleur en musique. L’album Chiac disco a permis à la musicienne, originaire de Rosaireville au Nouveau-Brunswick, de récolter le Félix de l’album de l’année pop et celui de la réalisation du disque de l’année au gala de l’industrie de l’ADISQ, en novembre dernier. En septembre, son dernier opus se taillait une place sur la courte liste des Prix Polaris.

Photo : FC Salzburg gegen OSC Lille Cl-Gruppenphase 29 Septembre 2021-66

Jonathan David (Ontario)

Jonathan David est l’attaquant vedette de l’équipe de soccer du Canada qui s’est rendu au Qatar pour participer à la Coupe du monde, fin 2022. Ce Franco-Ontarien d’Ottawa a notamment fait ses classes au programme sport-études au Centre de formation de l’École Louis-Riel.

Depuis 2020, il est l’attaquant vedette du Lille Olympique Sporting Club (LOSC Lille), en France. L’athlète de 22 ans est une inspiration pour la jeune génération d’athlètes francophones du pays.

Hommage

Photo : ONFR+

Gisèle Lalonde (Ontario)

La francophonie ontarienne a dit adieu à une militante de toujours pour les droits des francophones. Gisèle Lalonde, bien connue pour son combat contre la fermeture de l’Hôpital Montfort à Ottawa, s’est éteinte le 27 juillet dernier à l’âge de 89 ans.

Gisèle Lalonde a marqué plusieurs premières au cours de sa carrière. En 1950, elle devient la première femme à recevoir un diplôme de l’École secondaire d’Eastview High School.

En 1964, l’enseignante de formation devient la première femme à être élue conseillère scolaire d’Eastview. En 1985, élue mairesse de Vanier, elle devient la première femme à occuper ce poste en Ontario.

«Montfort, fermé, jamais!» Cette déclaration de Gisèle Lalonde a marqué le combat contre la fermeture de l’Hôpital Montfort en 1997. Présidente du mouvement SOS Montfort jusqu’en 2003, elle réussit à prévenir la fermeture de l’établissement.

Avec des informations de Diego Elizondo, ONFR+