le Lundi 5 Décembre 2022
le Samedi 15 octobre 2022 7:23 | mis à jour le 16 octobre 2022 9:23 Chroniques et éditoriaux

Musique : Un projet solo, un alter ego et une hyperbole

FRANCOPRESSE – C’est le temps des récoltes et elles ne se font pas que dans les champs. Pour octobre, je vous propose un panier garni comprenant un album solo, un artiste et son alter ego et une hyperbole.
Musique : Un projet solo, un alter ego et une hyperbole
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Contentement — Julie Aubé :  Le rétro au gout du jour

Pochette de l’album Contentement de Julie Aubé.

Photo : julieaube.me

Débutons notre liste de lecture d’octobre avec le deuxième opus solo de l’auteure-compositrice-interprète acadienne Julie Aubé, que l’on a pu découvrir en 2009 dans le cadre du concours Accros de la chanson au Nouveau-Brunswick. Depuis, elle connait une carrière fulgurante au sein du trio acadien Les Hay Babies.

Pour faire suite à son premier disque solo Joie de vivre (2017), elle nous propose Contentement.

Dès la première plage, Watch-toi, elle nous expose à un son rock postpsychédélique qui nous rappelle l’univers rock de CCR, Bob Dylan et Neil Young. Des guitares grinçantes, des claviers au son d’une autre époque et des trames de piano un peu évasives sont les éléments majeurs qui transportent les auditeurs à travers cet opus.

«Changer le mal de place», Julie Aubé

Ce deuxième album solo est rempli de plages extrêmement solides. Je souligne notamment les pièces Au mitan de la vallée et Contentement, deux chansons folk rock des plus accrocheuses. Une trame à la Dylan supporte Étrangère, le plus beau texte de l’album, à mon avis.

Mention spéciale à Pas grand-chose, un autre exemple de la plume exceptionnelle de Julie Aubé.

Des sonorités rocks des années 1970, des textes magnifiques, une voix familière et réconfortante. Julie Aubé nous partage ce moment solo avec style. Contentement est un produit solide, qui s’écoute d’un trait, sans longueurs.

À consommer sans réserve!

Plywood Joe et les mangeux de Baloni vol.1 : Un alter ego on the go

Pochette de Plywood Joe et les mangeux de baloni Vol. 1.

Photo : legreniermusique.com

Ayant besoin de lâcher son fou, Joey Robin Haché donne toute la place à son alter ego Plywood Joe. Ce dernier prend toute la place avec Plywood Joe et les mangeux de Baloni vol.1, un album qui nous captive dès les premières notes de All Okay.

Ce volume 1 se distingue par son mélange de trames musicales solides passant aisément du country au rockabilly, en faisant un détour par le rock et le postpunk. Les performances à la guitare et à la batterie accrocheuses dictent souvent le «mood» du texte qui les accompagne.

Tout au long de l’album, Plywood Joe aborde des situations du quotidien avec un sourire en coin. On se retrouve facilement dans l’un ou l’autre des textes. L’interprétation, souvent un peu théâtrale, complète parfaitement l’expression du reste de la chanson.

Plywood Joe et les mangeux de Baloni vol.1 nous offrent un peu d’humour et de légèreté devant les situations singulières de la vie.  

«All Okay», Plywood Joe

Hyperbole — Daniel ROA : Une hyperbole qui a bien vieilli

Daniel ROA

Source : danielroamusique.bandcamp.com

Une œuvre de qualité ne perd pas de valeur au fil des ans. Même si Hyperbole de Daniel ROA a été lancé il y a plus de 10 ans, l’album n’a rien perdu de sa valeur.

Ce deuxième opus de l’auteur-compositeur-interprète franco-manitobain réussit toujours à nous transporter dans l’univers d’un créateur exceptionnel.

L’album commence avec une bombe disco accrocheuse, Danse pense. ROA propose dans la foulée Alphabête, une pièce pop rock qui démontre bien la qualité d’écriture de l’auteur et le pouvoir musical du compositeur. Et pour finir ce premier trio de chansons, Les égoûts de Paris, un bon rock’n’roll classique très imagé.

«Alphabête», Daniel ROA

Daniel ROA exprime toute sa créativité sur les 12 plages de l’album où se croisent des textes de qualité et des compositions musicales solides.

Mon coup de cœur, Un ticket, une pièce à la Hall & Oates, un peu soul qui nous ramène dans les années 1980. J’ai aussi un faible pour Popsicle, un slam sur la liberté fictive de la société moderne.

L’album se termine sur une belle trame de piano qui accompagne un des plus beaux textes de l’album, Jolie fille, qui traite de la violence conjugale.

Avec Hyperbole, Daniel ROA exprime toute la puissance de sa créativité.

À découvrir ou à redécouvrir.