le Mardi 4 octobre 2022
le Lundi 19 septembre 2022 18:34 Politique

Jour de deuil en l’honneur d’Elizabeth II : une cérémonie canadienne tout en sobriété

Le cortège commémoratif est parti du manège militaire Cartier à Ottawa.  — Photo : Inès Lombardo – Francopresse
Le cortège commémoratif est parti du manège militaire Cartier à Ottawa.
Photo : Inès Lombardo – Francopresse
FRANCOPRESSE – Élus, personnalités et citoyens se sont réunis, lundi, à la cathédrale Christ Church d’Ottawa pour rendre un dernier hommage à la reine Elizabeth II, décédée le 8 septembre. L’évènement s’est tenu le même jour que les funérailles officielles de la souveraine, à Londres au Royaume-Uni.
Jour de deuil en l’honneur d’Elizabeth II : une cérémonie canadienne tout en sobriété
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Un cortège commémoratif composé de membres de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et des Forces armées canadiennes (FAC) est parti du manège militaire Cartier, à Ottawa, sous une fine pluie pour se rendre jusqu’à la cathédrale Christ Church.

Le juge en chef de la Cour suprême Richard Wagner a assuré le rôle d’administrateur du gouvernement et les fonctions vice-royales, en l’absence de la gouverneure générale Mary Simon qui accompagne le premier ministre à Londres pour les funérailles de la reine.

Photo : Inès Lombardo – Francopresse
Photo : Inès Lombardo – Francopresse
Photo : Inès Lombardo – Francopresse
Photo : Inès Lombardo – Francopresse

Une salve de 96 coups d’artillerie à blanc, pour marquer les 96 années de la vie de la reine, a été tirée juste avant la cérémonie.

Les chefs de partis de l’opposition, Pierre Poilievre et Jagmeet Singh, étaient présents, ainsi que les ministres libéraux Alghabra, Duclos, Fraser, Joly, LeBlanc, Mendicino et Petitpas Taylor.

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Le chef du Parti conservateur, Pierre Poilievre et son épouse Anaida.

Photo : Inès Lombardo – Francopresse

Le chef du NPD, Jagmeet Singh.

Photo : Inès Lombardo – Francopresse

La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly.

Photo : Inès Lombardo – Francopresse

Le ministre de l’Immigration, Sean Fraser.

Photo : Inès Lombardo – Francopresse

Souvenirs de bienveillance et de sens du devoir

La cérémonie a débuté avec les mots de bienvenue et de réconciliation d’Albert Dumont, conseiller spirituel algonquin affilié à la cathédrale Christ Church.

La 26e gouverneure générale, Adrienne Clarkson, a ensuite souligné : «La Couronne du Canada est la base de notre démocratie constitutionnelle. La reine a été symbole de la légitimité démocratique. Pendant 70 ans, nous avons tissé un canevas grâce aux éléments hérités de la Magna carta […], promesse d’une véritable protection contre les injustices. Sa vie a été guidée par la détermination.»

Photo : Ministère du Patrimoine canadien

Elle a salué la reconnaissance de la reine pour les peuples autochtones et en a profité pour souligner au passage sa «fierté» que l’actuelle représentante de la Reine au Canada, la gouverneure générale Mary Simon, soit Inuk.

Brian Mulroney, ancien premier ministre du Canada, lui a succédé à la tribune de l’église : «J’ai souvent été frappé par la bienveillance de cette reine envers le Canada. […] Elle éprouvait un amour profond pour [ce pays]. Elle manifestait un enthousiaste soutenu pour le plus grand pays de son royaume. Elle avait aussi du respect à l’égard du bilinguisme et une maitrise du français, qu’elle parlait à la perfection, avec un grand respect pour le rôle unique joué par Canadiens français dans l’avancement du Canada moderne.»

L’auteur-compositeur-interprète canado-américain Rufus Wainwright a marqué la cérémonie en chantant le titre «Hallelujia» de Leonard Cohen avec émotion, avant que politiciens et personnalités sortent de l’église.

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