le Mardi 5 juillet 2022
le Vendredi 27 mai 2022 13:00 Politique

Feuilleton de la Colline — Semaine du 23 mai 2022

Même si les parlementaires étaient en congé, l’actualité politique a suivi son cours cette semaine. — Inès Lombardo — Montage Francopresse
Même si les parlementaires étaient en congé, l’actualité politique a suivi son cours cette semaine.
Inès Lombardo — Montage Francopresse
FRANCOPRESSE — Même si les parlementaires étaient en congé, l’actualité politique a suivi son cours cette semaine : début des consultations pour le prochain Plan d’action pour les langues officielles, plus d’argent pour le postsecondaire en français en Colombie-Britannique, un débat conservateur en français à trois et une première sur la santé mentale des journalistes canadiens.

Plus sur la francophonie

  • Lancement des consultations pour le Plan d’action pour les langues officielles

La ministre Ginette Petitpas Taylor a officiellement lancé les consultations pancanadiennes sur le prochain Plan d’action pour les langues officielles, le 24 mai. Cette opération, qui durera jusqu’à fin aout, permettra de recueillir les demandes et besoins des communautés de langue officielle en situation minoritaire (CLOSM) et d’adapter le prochain plan d’action en conséquence.

Ainsi, ces consultations s’adressent au grand public, aux CLOSM, aux organismes porte-paroles, aux représentants des provinces et des territoires et aux institutions et organisations fédérales.

Cette année toutefois, les consultations ont débuté en retard par rapport au plan précédent et elles se dérouleront pendant l’été, période moins propice à la participation.

À lire aussi : Des consultations sur le tard pour les langues officielles

  • Annonce pour le postsecondaire en français en Colombie-Britannique

Mercredi, la ministre des Langues officielles a profité de sa présence en Colombie-Britannique pour annoncer un investissement de 4,7 millions $ à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), à Éducacentre, et à l’Université de Victoria. Cette somme provient du fonds dédié au postsecondaire et permettra de nouveaux programmes, des cours et la formation de professeurs de français.

Mercredi, la ministre Petitpas Taylor a profité de sa présence en Colombie-Britannique pour annoncer un montant de 4,7 millions de dollars à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), à Éducacentre, et à l’Université de Victoria.

Courtoisie

À cela s’ajoute un soutien à l’éducation et à des activités culturelles bonifiées aux étudiants francophones, selon le communiqué transmis par le Cabinet de la ministre.

Ce nouveau soutien s’inscrit dans la liste d’annonces de la ministre pour le postsecondaire en français depuis qu’elle a déposé son projet de loi sur la modernisation des langues officielles, le 1er mars dernier.

Ce montant est financé dans le cadre de l’Entente Canada–Colombie-Britannique relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle (de 2020-2021 à 2022-2023).

  • Le projet de loi 96 adopté au Québec

La loi 96 a été adoptée mardi au Québec, avec l’appui du parti Québec solidaire. Cette loi modifie la Charte de la langue française (loi 101) et insiste sur la protection de la langue française au Québec. Le texte de la loi a été critiqué partout au Canada, se taillant même une place au sein des débats de la course à la chefferie conservatrice.

Le premier ministre Justin Trudeau a accueilli cette loi avec froideur. Insistant sur ses «préoccupations» concernant la loi 96, il a laissé la porte ouverte à une contestation devant les tribunaux.

  • Le débat en français des candidats à la direction du Parti conservateur

Le débat, auquel participaient les six candidats officiels, s’est surtout déroulé entre les trois aspirants chefs qui maitrisaient le mieux le français soit : Jean Charest et Pierre Poilievre et, dans une moindre mesure, Patrick Brown. Les trois autres candidats, Scott Aitchison, Roman Baber et Leslyn Lewis ont principalement lu leurs fiches.

Ce deuxième débat officiel entre les six candidats de la course à la direction du PCC se déroulait en français le 25 mai. Mais ce sont Jean Charest, Pierre Poilievre et, dans une moindre mesure, Patrick Brown, qui ont pu prendre part au débat sans lire leurs fiches.

Captures CPAC

Contrairement au débat en anglais du 11 mai, les candidats ont débattu de la question des langues officielles. Tous les candidats se sont engagés à protéger le bilinguisme dans les postes à hautes fonctions politiques ou administratives au pays. Seuls Jean Charest et Patrick Brown ont fait référence à la protection du français en situation minoritaire.

À lire aussi : Chefferie du PCC : un débat à trois

Changement au Cabinet fantôme conservateur et stress alarmant chez les journalistes canadiens

  • PCC : Dan Albas remplace Ed Fast aux Finances

Dan Albas est le nouveau porte-parole du Cabinet fantôme conservateur responsable des Finances du Parti conservateur. Le député britannocolombien à la Chambre des communes, qui a soutenu Pierre Poilievre dans la course à la chefferie conservatrice, remplace Ed Fast, qui est quant à lui codirecteur de la campagne de Jean Charest, adversaire principal de Pierre Poilievre.

Dan Albas est le nouveau ministre du Cabinet fantôme conservateur responsable des Finances du Parti conservateur.

Courtoisie page facebook Dan Albas

Ed Fast avait ouvertement critiqué la politique monétaire de Pierre Poilievre la semaine dernière. Vivement critiqué au sein du caucus, il a préféré remettre sa démission à Candice Bergen, cheffe par intérim du Parti.

  • Un taux de stress alarmant chez les journalistes canadiens

Un nouveau rapport dévoilé jeudi révèle que les travailleurs de l’industrie de l’information au Canada subissent des niveaux élevés de stress et de blessures professionnelles.

L’étude est basée sur un sondage mené du 1er novembre au 18 décembre 2021 par Matthew Pearson, professeur de journalisme à l’Université Carleton et Dave Seglins, journaliste d’enquête à CBC News. Le Forum canadien du journalisme sur la violence et les traumatismes et l’Association canadienne des journalistes sont partenaires de ce sondage.

L’étude démontre comment le harcèlement croissant des travailleurs des médias, la COVID-19, la charge de travail, l’insécurité de l’emploi et une certaine culture du travail, qui néglige la santé des employés, entrainent des taux élevés d’anxiété, de dépression, d’épuisement professionnel et de blessures liées à des traumatismes.

Sur 1251 réponses volontaires, 69 % des travailleurs des médias disent souffrir d’anxiété et 46 %, de dépression. Les deux tiers sont affectés négativement par les reportages explicites et dérangeants et 80 % ont souffert d’épuisement professionnel résultant d’une couverture traumatisante.

Confrontés à du harcèlement en ligne et sur le terrain, les travailleurs des médias ont rapporté à 56 % avoir été victimes de harcèlement et de menaces en ligne et 35 % ont été victimes de harcèlement sur le terrain.