le Mercredi 7 Décembre 2022
le Lundi 18 avril 2022 13:00 Politique

L’aide financière pour la garde d’enfants arrive lentement en Ontario

Conformément à cette entente, les frais de garde mensuels régresseraient d’ici septembre 2025 à un peu plus de 200 $, selon le nombre de jours de service dans le mois.  — RODNAE Productions – Pexels
Conformément à cette entente, les frais de garde mensuels régresseraient d’ici septembre 2025 à un peu plus de 200 $, selon le nombre de jours de service dans le mois.
RODNAE Productions – Pexels
LE VOYAGEUR (Ontario) – Le 28 mars, le gouvernement ontarien et le gouvernement fédéral ont annoncé une entente pour offrir des places en garderie à 10 $ par jour d’ici 2025. Bien que plusieurs se réjouissent de cet accord, la confusion et l’inquiétude persistent.
L’aide financière pour la garde d’enfants arrive lentement en Ontario
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L’entente entre les deux ordres de gouvernement se traduira par une grande réduction des frais pour envoyer les enfants à la garderie. Selon le quotidien The Globe and Mail, les Ontariens paient actuellement entre 30 $ et 95 $ par jour par enfant qui fréquente un service de garde, ce qui peut représenter une facture mensuelle de 600 $ à plus de 1900 $.

Conformément à cette entente, les frais de garde mensuels régresseraient d’ici septembre 2025 à un peu plus de 200 $, selon le nombre de jours de service dans le mois. «C’est certainement une excellente nouvelle pour les parents, c’est clair», dit le directeur général du Carrefour francophone de Sudbury, Stéphane Gauthier.

Stéphane Gauthier, directeur général du Carrefour francophone de Sudbury.

Courtoisie

Toutefois, la réduction des frais ne se fera pas du jour au lendemain. Il s’agira plutôt d’une transition graduelle. En mai, les parents qui envoient leurs enfants âgés de cinq ans ou moins dans des garderies participantes verront leurs frais réduits de 25 %, calculés rétroactivement au 1er avril.

Une autre diminution de 25 % prendra effet en décembre. Ces réductions continueront jusqu’à ce que les parents arrivent à une moyenne de 10 $ par jour d’ici septembre 2025.

«Je peux dire que le Carrefour va adhérer au programme. On est très content pour les familles. Tout le monde va en bénéficier», indique Stéphane Gauthier.

Le directeur général explique qu’il manque encore beaucoup de renseignements sur la manière dont les parents obtiendront leurs remboursements et à quel moment. «On n’a pas encore les détails sur comment on va être capable de rembourser dès le mois de mai. On patiente», déclare-t-il.

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Les inconnues

L’entente prévoit également la création de 86 000 nouvelles places en garderie et des augmentations de salaire pour les éducatrices de la petite enfance. Sur ce point, Stéphane Gauthier aurait souhaité obtenir des précisions rapidement.

«On est inquiets pour les éducatrices. D’après les informations qu’on a, ce sont seulement les éducatrices qui sont membres de l’Ordre [des éducatrices et des éducateurs de la petite enfance (OEPE)] qui auraient une légère augmentation. Nous avons plusieurs éducatrices membres de l’Ordre déjà au sommet du salaire suggéré. Alors je ne vois pas comment on va en bénéficier tant que ça. Mais encore, nous n’avons pas tous les détails», déplore-t-il.

Il mentionne que le Carrefour connait une grande pénurie d’éducatrices, comme ailleurs en Ontario. Il espère avoir de l’information sur l’amélioration des conditions de travail. «Sur [cette] question, je ne vois pas comment ça va nous avantager pour le recrutement et la rétention», se demande-t-il.

C’est impossible de combler 86 000 places s’il n’y a pas de meilleures conditions.

— Stéphane Gauthier, directeur général du Carrefour francophone de Sudbury.

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Et avec la diminution progressive des frais de garde, la demande de ce service augmentera évidemment, ce qui pourrait aggraver la pénurie. «Nous sommes craintifs, mais nous espérons que le plan contient des solutions», souhaite-t-il.

L’Association francophone à l’éducation des services à l’enfance de l’Ontario (AFÉSEO) se réjouit également de cette nouvelle entente et espère que les familles francophones en profiteront tout autant que les autres.

«Ce financement nous rapproche du rêve que nous avons pour tous les jeunes enfants francophones de l’Ontario ; avoir accès à un programme éducatif de haute qualité, peu importe la situation financière de sa famille et sa situation géographique», souligne dans un communiqué la présidente de l’AFÉSEO, Johanne Dupré.

Dans le même message, l’Association dit être «impatiente de connaitre les détails de la mise en œuvre de cette entente, particulièrement en ce qui concerne le financement destiné aux services à l’enfance francophones».

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