le Lundi 23 mai 2022
le Lundi 21 mars 2022 17:13 | mis à jour le 21 mars 2022 17:14 Éducation

Des investissements fédéraux en infrastructures postsecondaires à venir

Le fédéral et l’Ontario investissent au total 6,8 millions dans le projet de rénovation du pavillon Guigues de l’Université St-Paul.  — Photo : Inès Lombardo – Francopresse
Le fédéral et l’Ontario investissent au total 6,8 millions dans le projet de rénovation du pavillon Guigues de l’Université St-Paul.
Photo : Inès Lombardo – Francopresse
FRANCOPRESSE – L’édifice Guigues de l’Université St-Paul profitera d’une cure de rajeunissement totalisant 6,8 millions $. Le fédéral et l’Ontario contribuent à parts égales au projet qui a été annoncé le 21 mars dans les locaux de l’Université. Cette annonce constitue la première d’une série d’octrois pour les infrastructures postsecondaires en situation minoritaire, selon la ministre des Langues officielles.

«Il va y avoir des annonces concrètes sous peu pour d’autres investissements dans des universités autour du Canada», a confirmé la ministre Ginette Petitpas Taylor en conférence de presse à l’Université St-Paul. Une source proche du gouvernement a confirmé à Francopresse que les prochaines annonces en infrastructure pour le postsecondaire en français auront lieu dans d’autres provinces que l’Ontario.

La ministre des Langues officielles, Ginette Petitpas Taylor, lors de l’annonce à l’Université Saint-Paul, à Ottawa le 21 mars.

Photo : Inès Lombardo - Francopresse

Dans le cadre du projet de rénovation du pavillon Guigues, le fédéral investit 3,4 millions $ sur trois ans et l’Ontario versera la même somme sur deux ans. Les travaux de rénovation permettront entre autres d’améliorer les espaces d’apprentissage et réduire l’empreinte énergétique de l’Université.

Les fonds de l’Ontario proviennent de l’Entente Canada-Ontario relative à l’enseignement dans la langue de la minorité et à l’enseignement de la seconde langue officielle 2020-2021. Les fonds fédéraux proviennent du programme Développement des communautés de langues officielles inclus dans le Plan d’action pour les langues officielles (PALO) 2018-2023 qui prévoit 67,3 millions $ de nouveaux investissements en infrastructures éducatives et communautaires.

La présidente du Conseil du Trésor Mona Fortier était présente à titre de députée d’Ottawa-Vanier.

Photo : Inès Lombardo - Francopresse

 

«C’est une enveloppe séparée, pour des investissements d’infrastructures et non du postsecondaire», a affirmé la ministre Petitpas Taylor qui, pour l’occasion, était accompagnée de la présidente du Conseil du Trésor, Mona Fortier et du secrétaire parlementaire des Langues officielles, Marc Serré.

 

 

  • 121 millions $ sur trois ans: sommes prévues par le fédéral pour l’éducation postsecondaire en situation minoritaire prévus au budget 2021-2022.
  • 80 millions $ par an entre 2021 et 2023: sommes supplémentaires réservées aux infrastructures postsecondaires qui desservent les CLOSM

Diminution des investissements de Patrimoine canadien

En 2021, une étude de la firme Sociopol pour le compte de Patrimoine canadien révélait que les montants investis par ce ministère diminuaient ces dernières années.

 «En 2018-2019, comme par les années passées, Patrimoine canadien a versé environ 15 millions $, par le biais d’un programme de fonds complémentaires, aux établissements postsecondaires membres de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC)», affirment les auteurs de l’étude.

À lire aussi : La francophonie, parent pauvre du postsecondaire

Les chercheurs précisent qu’«au total, considérant que les taux d’inflation ont varié entre 1,1 % et 2,9 % dans les vingt dernières années, la valeur des montants investis par le ministère du Patrimoine canadien a diminué». 

En outre, l’étude affirme que «les programmes de financement fédéraux, qui nécessitent une contrepartie provinciale, semblent désavantager certains établissements postsecondaires qui rencontrent des défis pour convaincre leur gouvernement provincial, et parfois leur établissement hôte, d’injecter des fonds dans des projets spéciaux. Lors d’un refus de la province, les établissements sont amenés à revoir l’ampleur des projets proposés à la baisse ou à les abandonner tout simplement».