le Lundi 5 Décembre 2022
le Lundi 21 février 2022 10:35 | mis à jour le 21 février 2022 10:40 Société

Trois semaines de blocage à Ottawa en images

Ottawa, le vendredi 18 février 2022. — Inès Lombardo – Francopresse
Ottawa, le vendredi 18 février 2022.
Inès Lombardo – Francopresse
FRANCOPRESSE – Le centre-ville d'Ottawa a retrouvé son calme habituel après plus de trois semaines d'occupation. Au 22e jour du blocage des artères principales du centre d’Ottawa par le convoi des camionneurs et leurs sympathisants, les forces policières ont commencé à intervenir, à coup d’arrestations, dans un climat majoritairement pacifique. Vers 16 h, le 18 février, près de 70 arrestations ont eu lieu. Voici trois semaines de blocage en images.
Trois semaines de blocage à Ottawa en images
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Intervention policière pour déloger le convoi des camionneurs à Ottawa le 18 février.
Vidéo : Inès Lombardo, Montage : Mélanie Tremblay

Le centre-ville d’Ottawa a retrouvé son calme habituel le 21 février après l’opération d’évacuation des manifestants qui occupaient le secteur du Parlement depuis le 28 janvier.

La police d’Ottawa, avec les renforts de la GRC, de la Police provinciale de l’Ontario, de la Sûreté du Québec et de services de polices municipaux de l’Ontario ont procédé à l’évacuation des manifestants. Les autorités ont procédé à près de 200 arrestations et ont saisi près de 80 véhicules de passagers et commerciaux pendant l’opération.

En conférence de presse le 20 février, les autorités ont annoncé avoir procédé au gel de 206 produits financiers, avoir saisi les adresses de 253 bitcoins partagés avec des échangeurs de monnaie virtuelle et avoir procédé au gel proactif du compte d’un processeur de paiements pour une valeur de 3,8 millions $ par une institution financière.

Revivez les trois semaines d’occupation du centre-ville d’Ottawa en photos.

Photos : Inès Lombardo

Semaine 1

Les manifestants arrivent tranquillement, le samedi 29 janvier, pour rencontrer et soutenir les camionneurs qui ont fait le voyage, certains depuis la Colombie-Britannique.

 

Des manifestants sont venus de partout offrir leur soutien aux camionneurs dès le début du blocage.

 

 

 

 

L’ambiance est pacifique et les groupes présents sont bien organisés en ravitaillement.

 

 

Alors que des actes extrémistes et racistes ont eu lieu plus tard lors de cette première journée, certains veulent assurer qu’ils resteront pacifiques.

Maxime Bernier, chef et fondateur du Parti populaire du Canada (PPC) était le seul politicien sur place, à Ottawa, le 29 janvier. Il a prononcé un discours devant des milliers de personnes en les assurant de son soutien.

Un couple qui explique ne pas être tombé d’accord sur la vaccination a tenu à manifester pour la «fin de toutes les mesures», pas seulement celles qui touchent les camionneurs.

 

«Say we are not racists» [«Dis que nous ne sommes pas des racistes»], lance un manifestant, le 29 janvier.

 

 

Les manifestants accusent le gouvernement Trudeau de «diviser» la population canadienne entre les vaccinés et les non-vaccinés. Un argument repris par le député libéral Joël Lightbound, qui a fait une sortie en marge de la ligne du gouvernement sur les mesures sanitaires, le 8 février dernier.

 

Semaine 2

Plusieurs camionneurs ont pris des roulottes pour tenir plusieurs jours, voire des semaines, comme cela a été le cas, sur place.

 

Les médias n’ont pas été toujours bien accueillis par les camionneurs et certains de leurs sympathisant, qui les ont accusés de prendre le parti du gouvernement.

 

L’ambiance reste à la fête sur la rue Wellington, en face du Parlement. Certains font griller des saucisses, d’autres tentent de se réchauffer et la musique se mêle au bruit assourdissant des klaxons.

Semaine 3

Le financement des groupes qui constituent le convoi de camionneurs a fait l’objet de questions de la part de plusieurs partis politiques à Justin Trudeau, à la Chambre des Communes.

 

Les camionneurs entament leur 21e jour et disent «rester soudés» malgré le débat en Chambre sur la Loi sur les mesures d’urgence invoquée par Justin Trudeau pour les déloger.

 

Certains ont improvisé une boite postale, non pour rester joignable, mais pour rappeler qu’ils sont installés devant le Parlement jusqu’à que le gouvernement cède.

Un homme perché sur une estrade qui surplombe une cabane en bois prend le temps de faire signe après avoir entonné l’hymne national canadien.

 

Une zone aménagée par les manifestants les assure qu’ici, ils sont en «sécurité».

 

 

 

Les forces de police avancent doucement, en début d’après-midi du 18 février. Ils tentent de gagner du terrain pour faire reculer les manifestants, qui s’exécutent, mais restent sur place.

 

 

Un policier ferme les yeux devant les accusations et les injures des manifestants.

 

 

Certains manifestants se sentent à leur aise dans le tumulte au centre-ville en plein hiver.

Toute la matinée, dans la zone qui se situe juste devant le Parlement, les camionneurs et leurs sympathisants ont pelleté de la neige pour former une barricade afin de bloquer les policiers.

Des manifestants ont construit des barricades de neige à la suite de la bordée de la veille.

Vendredi soir, 18 février, les policiers s’affairent toujours à évacuer les manifestants. Plus d’une centaine de personnes ont été arrêtées pendant la journée.