le Samedi 25 juin 2022
le Vendredi 3 Décembre 2021 13:00 Société

Un peu plus de ressources en français pour le TDAH

Le Centre de sensibilisation au TDAH Canada (CSTC) fait des démarches depuis le mois de mars pour augmenter son catalogue de ressources en français au sujet de cette condition neurologique atypique. — Jason Goodman – Unsplash
Le Centre de sensibilisation au TDAH Canada (CSTC) fait des démarches depuis le mois de mars pour augmenter son catalogue de ressources en français au sujet de cette condition neurologique atypique.
Jason Goodman – Unsplash
LE VOYAGEUR (Ontario) – Le Centre de sensibilisation au TDAH Canada (CSTC) fait des démarches depuis le mois de mars pour augmenter son catalogue de ressources en français au sujet de cette condition neurologique atypique. Le dernier outil en liste est une série de vidéos animées qui explique le TDAH aux enfants.

Cette poussée pour le français correspond à l’arrivée en poste d’une francophone comme navigatrice de ressource sur le Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), Annie Desrochers.

Depuis son arrivée, le site Web a été refait et en bonne partie traduit – il reste tout de même des ajustements à faire. De plus en plus de documents et de webinaires sont également traduits et offerts en français.

Même si le CSTC avance à petits pas, ses outils sont presque les seuls adaptés pour les Canadiens de langue française hors Québec.

Annie Desrochers a pu constater la rareté de ces informations en 2005, lorsqu’elle a commencé à en chercher pour ses enfants. «On essaie de trouver autant d’informations canadiennes que possible», dit-elle.

Les services offerts dans les écoles des États-Unis ou de la France, par exemple, ne sont pas les mêmes qu’au Canada.

Tout de même, selon des témoignages anecdotiques entendus par Mme Desrochers, les conseils scolaires et les écoles francophones de l’Ontario semblent de plus en plus au fait du TDAH et des besoins des enfants qui en sont atteints.

Consultez le site du journal Le Voyageur

Vidéo par et pour les enfants

André Brisson et Geneviève Bilodeau ont traduit une série de trois vidéos d’animation produites en 2019 par le CTSC. Les voix sont clairement franco-ontariennes, ce qui permet aux jeunes francophones en milieu minoritaire de s’y reconnaitre plus facilement.

Dans la première vidéo, Samuel, un garçon qui a un TDAH, explique à son ami comment le manque de contrôle qu’il a sur certaines pensées et émotions affecte sa vie. Dans la deuxième, Samuel parle avec son père, qui doit lui aussi gérer son TDAH au bureau. Dans la troisième, la grande sœur de Samuel essaie de l’aider avec ses devoirs en lui expliquant comment elle a travaillé pour surmonter les obstacles imposés par son TDAH.

Annie Desrochers espère surtout que les écoles utilisent ces vidéos, qui ont comme public cible les enfants autour de la 5e année. «Cette vidéo peut aider les enfants à côté de l’enfant qui a un TDAH à se dire : “Ah, je comprends maintenant”. Pour reconnaitre que les choses que fait l’enfant qui a le TDAH sont souvent hors de son contrôle.»

Un cahier de ressources a également été traduit. «C’est un outil pour pouvoir montrer aux enseignants [et aux parents] comment utiliser les vidéos», dit Mme Desrochers.

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«Le TDAH est réel»

Les vidéos relèvent le défi de présenter des informations médicales complexes dans un langage facile à comprendre pour des enfants.

Le TDAH est mieux défini seulement depuis une vingtaine d’années. Il est de plus en plus courant de croiser un adulte qui vient d’avoir un diagnostic parce qu’il s’est reconnu dans son enfant qui vient d’avoir le sien.

Dans la première vidéo du CTSC, Samuel explique à son ami Tom comment son TDAH influence ses actions.

CTSC – Capture d’écran 

Chaque enfant avec un TDAH est affecté différemment. Ils peuvent avoir de la difficulté à se concentrer sur les choses qu’ils trouvent ennuyeuses, mais devenir hyperconcentrés pour les activités qu’ils aiment. Ils sont facilement distraits par des stimuli extérieurs et peuvent être plus ou moins impulsifs.

Plus jeune, leur frustration peut s’exprimer par des crises de colère. Ils ont aussi plus de difficulté à reconnaitre les expressions du visage et le langage non verbal.

Le CTSC existe officiellement depuis 2006 et a été fondé par Heidi Bernhardt, qui a voulu améliorer la connaissance de la condition après avoir vu plusieurs professionnels pendant trois ans et demi avant d’avoir le bon diagnostic pour son fils.

Tandis que le CTSC s’occupe de la sensibilisation dans la population, l’Alliance canadienne de recherche sur le TDAH (CADDRA) s’occupe de la sensibilisation des professionnels de la santé.