le Lundi 17 janvier 2022
le Jeudi 25 juillet 2019 9:12 Arts et culture

Au Pays de la Sagouine : Citrouille et Peigne à la recherche de leurs racines

Les comédiens et les musiciens du spectacle Racines, présenté au théâtre Viola-Léger jusqu’au 20 aout. De gauche à droite : Luc LeBlanc, Monique Poirier, Philippe Boudreau, André Roy, Mario Robichaud et Bryan Poirier. — Photo : Claire Lanteigne, avec l’autorisation du journal Le Moniteur acadien
Le Moniteur acadien, NB. L’équipe du spectacle Racines du Pays de la Sagouine vivait de la fébrilité, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille et Peigne prenaient la route de la France pour trouver leurs ancêtres.

La fébrilité régnait au sein de l’équipe du spectacle musical Racines du Pays de la Sagouine, le soir de la première. Pour une deuxième année, Citrouille (Luc LeBlanc) et Peigne (André Roy) reprenaient la route vers la France dans le but de retrouver leurs ancêtres.

«Ce spectacle correspondait bien avec le Congrès mondial acadien, de dire Luc LeBlanc, directeur du Pays de la Sagouine et comédien. Peigne cherche sa famille, tandis que moi je cherche l’amour et tout ce que ça veut dire, dont les problèmes qui viennent avec.»

Les deux quêtes, aussi importantes l’une que l’autre, mèneront les deux personnages sympathiques et attachants du Pays de la Sagouine à vivre l’aventure de leur vie! Avec la complicité de la Catoune (Monique Poirier), Citrouille et Peigne traverseront les frontières inexistantes de l’Île-aux-Puces pour refaire le voyage de leurs ancêtres.

Photo : Claire Lanteigne, avec l’autorisation du journal Le Moniteur acadien

De la relève

La troupe compte un nouveau membre, Philippe Boudreau, alias Phil Athanase, membre du Big bad party band. Il remplace Christian Kit Goguen.

«Phil apporte une nouvelle énergie au spectacle, d’ajouter Luc et André. Nous lui avons lancé une balle courbe et il a été vite à l’attraper. Il a un registre de voix qui peut suivre celui de Kit Goguen. L’équipe de création l’a écouté et il va laisser sa marque et trouver sa propre couleur.»

Le principal chanteur du spectacle a passé quatre à cinq mois à apprendre les textes et les 18 chansons qui forment le spectacle. «J’étais habitué de faire les bars et les festivals et je n’avais jamais fait de théâtre avant, mais j’ai travaillé fort pour faire partie d’une excellente équipe. L’accueil ici a été très chaleureux et j’ai déjà le sentiment d’appartenir au Pays, c’est une merveilleuse expérience.»

Photo : Claire Lanteigne, avec l’autorisation du journal Le Moniteur acadien

Enfants du Pays de la Sagouine

Luc LeBlanc, André Roy et Monique Poirier se considèrent comme des enfants du Pays de la Sagouine. «Nous avons grandi ici, de poursuivre Luc LeBlanc, qui en est à sa 25e année. Et le pays nous a permis de grandir comme artistes en nous donnant un lieu de création. Le Québec a une longue tradition théâtrale, mais ce n’est pas la même chose en Acadie. Nous sommes chanceux d’avoir le privilège de bénéficier des succès de la Sagouine et d’Antonine Maillet. Le Pays est sorti d’une œuvre littéraire et nous avons le bonheur de jouer ici dans des pièces l’été et aux Fêtes.

«Ce n’est pas évident pour un jeune en Acadie de vivre des arts et de la culture, c’est peut-être plus facile au Québec, mais il faut travailler fort pour rester ici, poursuit-il. J’avais des contrats d’un mois, six semaines et en 1995 j’ai eu un premier contrat ici et je m’y retrouve encore 25 ans plus tard. Le Pays a aussi évolué au cours de ces années. C’est Éric Butler qui fait la mise en scène. Dans quelle autre place aurait-il pu faire de la mise en scène théâtrale? Ici, on développe les différentes forces des artistes. […] Les gens de la communauté et d’ailleurs nous apprécient et viennent ici en tout temps. L’amour est là, on sent l’amour entre nous et le public et c’est inestimable de ressentir ça», de conclure Luc LeBlanc, avec l’approbation d’André et de Monique.